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 01- Le sorcier de la montagne de feu

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ashimbabbar
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Jeu 21 Fév 2013 - 7:01

Il y a de petits passages bien menés ici et là dans ce LDVH, même s’ils sont souvent gratuits ou mal exploités: le vampire qui une fois tué devient un cadavre dont s’extrait une chauve-souris, la goule dissimulée parmi les cadavres, les charpentiers squelettes ( qui m’évoquent les mystères médiévaux traitant de l’Arche de Noé, mais c’est juste moi ), le serviteur orc battu par son maître qui nous attaque aux côtés de celui-ci, la fois où on peut se joindre aux gobs pour torturer le nain… et je crois que c’est tout.

Mais quelques bonnes scènes disjointes ne font pas un LDVH.

Le problème, c’est que ce LDVH est BÊTE.

Les villageois qui connaissent la source du pouvoir du sorcier, les clefs absurdes absurdement semées dans le donj’, le livre expliquant comment tuer les dragons dans un donj’ où naturellement il y a un dragon, les deux casques l’un à +1HAB l’autre à -1HAB à choisir…
Si notre perso a pour habitude de tuer des magiciens et s’emparer de leur trésor ( il n’y a pas, dit-on, de sot métier ), on pourrait croire qu’il a une certaine capacité à forcer les coffres aussi… un bête levier est suffisant pour ça…
Ajoutez encore quelques rencontres d’une grande débilité: les outils automatiques qui nous rendent de l’Endurance, le banc qui remonte l’Endurance quand on s’assoit dessus, le marchand de chandelles, les quatre nains qui jouent aux cartes au cœur du labyrinthe… sérieusement, wtf ?

En d’autres termes, l’idée qu’on a irrésistiblement en le faisant, c’est qu’ou bien les auteurs sont idiots ( car ils se sont mis à deux pour pondre ce truc ) ou bien ils écrivent pour des idiots.

Ce qu’il a encore de plus intelligent, c’est le traitement de l’objet Kill-The-Sorcerer: faire que la vision seule de la gemme soit une souffrance pour le magicien, de sorte qu’on comprend mieux ce qu'elle fait au front du cyclope de fer et non dans son antre. Mais on peut légitimement se demander comment il a pu bâtir cette créature alors ( la seule explication pas trop incohérente serait que le monstre a été envoyé par un ennemi et s’est perdu dans le labyrinthe… )

Bref, le LDVH que je conseillerais à quelqu’un que je voudrais dégoûter des LDVH - on peut tenir à miracle qu’il n’ait pas coulé le concept, mais aussi il n’est que de voir quels étaient les scénars AD&D à l’époque: le SMDF n’est pas pire que les plus médiocres du lot ( qui eux-mêmes n’étaient pas grandement inférieurs aux meilleurs, mais c’est un autre débat ). Les gamers se satisfaisaient de ce genre de choses à l’époque. De même les hommes préhistoriques se satifaisaient d’outils de pierre taillée, mais nous avons quelque peu progressé maintenant.


note: 3/20 et c’est bien payé
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Antares
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Mar 19 Mar 2013 - 19:37

Parce qu'il restera à jamais le premier de sa lignée et qu'il a eu le mérite d'essuyer les plâtres, il sera beaucoup pardonné au Sorcier de la Montagne de Feu.

Néanmoins, il souffre de la comparaison avec ses successeurs, y compris ceux sortis peu de temps après. La passionnante histoire promise dans la préface se résume en fait à un Kill The Sorcerer très basique, au background peu étayé.

L'aspect littéraire est peu travaillé, les paragraphes concis et les descriptions courtes, Livingstone et Jackson préférant insister sur l'aspect "jeu" du bouquin, qui constitue l'originalité de leur concept.

La première mouture des règles DF (qui resteront quasi inchangées par la suite) s'intègre facilement et l'adversité est d'une force assez moyenne, ce qui est parfait pour débuter. Le One True Path par contre, pourra en rebuter plus d'un. Et le labyrinthe de Zagor peut constituer un écueil pour un joueur peu chevronné tant il suscite les frustrations! Une difficulté bien malvenue pour un volume introductif...
La gestion de l'équipement n'est pas gérée de manière optimale non plus.

On sent l'influence du jeu de rôle dans le bestiaire, très classique (et où les gobelins deviennent lutins et les orcs des farfadets en version française ^^) et très mythologique, ainsi que dans certains mécanismes de jeu (ah, les fameux monstres errants!).

Le travail de Russ Nicholson sur les illustrations, très détaillées, est salué quasiment unanimement (il est très bon pour dessiner les corps en décomposition notamment).

Porte-Monstre-Trésor simpliste, Le Sorcier, outre son intérêt "historique", présente une difficulté dans l'ensemble raisonnable (hormis la dernière partie, plus exaspérante qu'amusante) mais ne constitue pas pour autant la meilleure intro à l'univers des DF à cause du manque d'ambiance et des incohérences du récit.

Note: 12/20
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titipolo
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Mar 2 Juil 2013 - 13:56

Un livre qui peut être intéressant à faire une fois, ne serait ce que pour son statut de premier d’une longue série.

Ici vous incarnez un aventurier qui part pour l’antre du sorcier de la montagne de feu dans le but de s’emparer de son trésor.

Premièrement, l’ambiance ne retient pas l’attention. On ne dispose d’aucune information sur Zagor et l’auteur aurait pu s’attarder un peu plus dessus d’autant plus qu’on retrouve le sorcier dans d’autres épisodes et qu’une partie de sa vie est retracée dans « la créature venue du chaos ».

La difficulté est très mal dosée. Les combats sont trop facile même pour un premier jeu de rôle. Même le dragon de la montagne est tout à fait faisable l’épée à la main. On même le vaincre sans combattre si on possède un objet très simple à trouver. On peut se réjouir au départ de la liberté de choix entre plusieurs chemins mais on se rend très vite compte que c’est très linéaire. Pour autant, si le livre est adapté pour un novice en terme de combats, le livre n’est pour autant pas facile. Car une fois rentré dans le labyrinthe, il est quasiment impossible de se repérer sans se perdre. Il est d’ailleurs très conseillé de faire un plan. Par ailleurs, il n’y a qu’un seul chemin avant d’atteindre son but et si vous cherchez toutes les clés, ce sera encore plus difficile. Le combat final est loin d’être épique et peut se révéler une formalité si vous possédez un bon objet.

Le scénario est très stéréotypé, du déjà vu. Qui ne rêve pas de partir à l’aventure pour vaincre un grand méchant et s’emparer du trésor. Au passage on se demande vraiment qui est le méchant étant donné que le personnage que l’on joue part à l’aventure non pas pour vaincre un méchant sorcier mais pour lui voler ses biens mais bon, ce n'est qu'un livre. Par ailleurs, il n’existe aucun rebondissement.

Au final, on peut conseiller ce volet pour un novice de manière à se familiariser avec le système de dés mais ça s’arrête là. Si vous avez déjà joué à un autre livre de cette série, passez votre chemin, il va vous ennuyer.

Note : 6/20


Dernière édition par titipolo le Mer 24 Fév 2016 - 21:43, édité 1 fois
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Karandas Nadostan
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Jeu 9 Jan 2014 - 19:13

Le légendaire sorcier de la montagne de feu.

C'est d'abord le donjon par excellence à déconseiller vivement aux claustrophobes. En amateur de donjons et dragons j'aime bien entendu , c'est un style d'aventure classique d'exploration de donjons où chaque salle recèle sa part de piège de monstre et de trésor.

Le sorcier de la montagne de feu est quand même assez difficile , outre les clés qui sont indispensables pour achever l'aventure le labyrinthe peut s'avérer un méchant casse tète.

Très bon donjon.

17/20
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ALIN V
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Sam 11 Jan 2014 - 9:58

Mad dog a écrit:
Je suis actuellement en train de parcourir le LDVEH intitulé "Le Sorcier de la Montagne de Feu" et voici ce que j'en pense....

C'est bien gentil de dire "oui, il est pourri, mais c'est le premier Livre Dont Vous Etes le Héros" "sans lui, y aurait pas eu d'autres" "fallait penser au concept" encore fallait-il que cela fusses vrai... Avant Steve Jackson, d'autres avaient expérimentés le concept du "Gamebook", pour preuve, la série "Choisis toi même ta propre Aventure", publiait en 1981, Who Killed Harlowe Thrombley (Qui a tué Edouard Ballaruc) chez Bantam Books (NY) et édité en france dans les éditions du Pellican.

http://gamebook.free.fr/moins%20connus/Choisis%20aventure%20GdV/Qui%20a%20tu%e9%20Edouard%20Balaruc.html

Et je pense qu'il doit y en avoir des plus vieux, ceci dit "Who Killed Harlowe Thrombley" est un très mauvais Gamebook (pour l'avoir reparcouru cet aprem pour vérifier la forme) à côté duquel, "Le Sorcier de la Montagne de Feu" (SMF) paru l'année suivante, semble presque être une merveille (le simple fait que le parcourt soit cohérant en est la preuve.)

Evidemment, il faut replacer le SdlMdF dans son contexte : le Jeux de Rôle. L'idée de base est de retranscrire les sensations que l'on a en jouant  aux Jeux de Role dans un livre, de sortes à ce que ça soit lisible par une personne. On prend donc la situation la plus basique possible (un méchant sorcier) quelques règles pour les combats (proche d'un système BasiC) et  un héros qui ressemblent aux héros de l'époque (un aventurier, sans magie, sans particularité spéciale que son courage.)
Voilà ce que c'est, c'est une partie de Donjon et Dragon dans ce qu'elle avait de plus dépouillée, d'où l'aspect "Porte/Monstre/Trésor" qui sayait aux jeux vidéos de l'époque.

Et on voit dans l'écriture de Steve Jackson, cet aspect "écriture de Maitre de Jeu" au mépris du background: Des couloirs, des directions vues en "nord/ouest", des portes sur les côtés "gauches" ou "droits" des murs et pas vraiment d'enjeux autre que l'exploration, et le jeu pour le jeu. Le but du SdlMdF est juste d'arpenter des couloirs, massacrouiller quelques monstres, trouver des objets, déjouer des pièges, et déjouer l'énigme finale, c'est tout.

S'il reste assez exécrable à jouer, ce livre reste intéressant de façon historique pour voir comment le genre à évolué par rapport à ce qu'il était au départ.

Par exemple, ici, les combats contre les monstres semblent sans enjeux : le seul but est de collecter de l'argent ou des objets magiques. Ici, on sait que chaque porte peu donner lieu à un combat, le but est de savoir si on va avoir le courage de le faire ou pas. Or, petit à petit LDVEH va pousser à donner des "raisons" aux combats, certains inévitables, d'autres à éviter à tout prix, mais aussi la sensation qu'on a une raison de se battre autre que "zut, une grosse chauve souris est devant moi!"

Autre relent roliste, l'argent qui ne sert strictement à rien. Sans doute pour faire des concours entre les lecteurs de celui qui amassera le plus d'argent possible au cours de la quête.

Ceci dit, malgré sa simplicité et sa rigidité, on trouve quand même des passages comiques, voire complètement grotesques (farfadets se fouettant entre eux, monstres idiots, fontaine anti-gobelin) Et, Steve Jackson insère lui même des choix totalement "incongrus" que seul un joueur curieux (ou sévèrement atteint) choisira, ainsi qu'une réponse complètement décalée à cet évènement incongru. (J'avoue avoir éclaté de rire devant cette scène débile où voyant un nain torturé, on peut choisir de l'éventrer soit-même "en poussant un rire sardonique.")
On voit ce qui inspirera quelqu'un comme Brennan, plus tard, qui choisira de donner un sens à ces

Autre remarque intéressante, c'est l'écriture de Steve Jackson qui donne au joueur dans un même paragraphe ce qu'il doit faire si son jet de dé réussi et ce qu'il doit faire si cela échoue, avec un minimum de détail du style "si tu as raté ce jet de dé, ton personnage est mort. Dommage s'il avait réussi, il serait allé au 21. Que tout ceux qui aient réussi aillent au 21 oui, j'ai dit 21

En bref, s'il n'est pas terrible, le Sorcier de la Montagne de Feu reste une curiosité, à bouquiner (voire même sans y jouer) histoire de voir à quoi ça ressemblait au début de la collection.  

Note : 12/20

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macbeth
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Jeu 16 Jan 2014 - 17:04

Premier de la Trilogie de Zagor, premier défis fantastique tout court, le Sorcier de la Montagne de Feu est un pionnier dans bien des domaines.

Alors, bien évidemment, il a tous les défauts des pionniers. L'aventure est très simpliste (entrer dans la montagne, trouver le sorcier, le tuer, prendre son trésor) et l'histoire tiendrait sur un emballage de Carambar. De plus, la traduction sont assez peu heureuse (avec des Gobelins et de Hobgobelins transformés en lutins et farfadets).

Toutefois, le SdlMdF reste un DF honnête, et je trouve que son statut de premier de la série devrait lui accorder un minimum d'indulgence.

11/20
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Zapp
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Mer 17 Sep 2014 - 16:53

Le sorcier de la montagne de feu est le premier DF à être sortis, pourtant ce n'est pas par celui-la que j'ai commencé.
M'étant déjà régalé sur des chefs-d'oeuvres comme la légende de Zagor ou le vampire du chateau noir, je m'attendais à tomber de haut en lisant celui-ci...

Finalement ça s'est passé mieux que prévu.
Certes, on a droit a une aventure sans scénario où l'on enchaine les séquences cliché des jeu de rôle (aller affronter un méchant sorcier dans un labyrinthe, rencontrer des monstre/personnage au milieu de nulle part placé exprès pour notre rencontre, et récupérer le trésor) mais l'aventure se joue comme du petit lait... C'est rapide, les combats sont faciles, la carte se déssine avec aisance et les illustrations sont plutôt jolies dans leur ensemble. Ce livre était le premier d'un longue série, un prototype en somme, et cela ajoute une note d'excuse aux auteurs pour l'absence de trame.

Un gros bémol quand même: Un passage dans un labyrinthe assez complexe qui nous ferait limite refermer le bouquin aussi sec!

12/20
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Napalm
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Dim 12 Oct 2014 - 23:27

Lu le mythique premier DF, malgré un synopsis de départ qui a un peu mal vieilli, mais peu importe, j'adore revisiter les classiques et je suis bon public.

L'ambiance du livre est agréable malgré un bestiaire des plus classiques, voire préclassiques (on remarquera que les noms ont été francisés en "lutins" et "farfadets") et certaines salles de ce "porte-monstre-trésor" clairement assumé, plutôt amusantes. On a l'impression de se refaire une bonne vielle partie de "héroquest" ou plutôt "warhammer quest" (on incarne un pillard amélioré, pas un vrai héros^^).

On notera au passage que les illus de Russ Nicholson sont plutôt jolies dans l'ensemble, comparées à celles, très kitsch et très laides d'autres dessinateurs, de volumes ultérieurs...

Je me suis moins amusé dans le labyrinthe qui m'a clairement cassé les noix, mais j'ai réussi à m'en sortir. A la rigueur, j'aurais préféré des pièges magiques et d'autres salles marrantes que cette succession de corridors vides de Moebius (sans début ni fin)^^, mais j'en ai retrouvé tant bien que mal la sortie (sans carte d'ailleurs, j'ai simplement mémorisé les paragraphes déjà traversés), au fait:
Spoiler:
 
.
On notera la présence de personnages et de créatures non maléfiques au beau milieu de cet "endroit du mal" (selon les propres mots de certains), ce qui est un peu incongru: quoiqu'il me semble qu'un passage du livre explique que le sorcier a enchanté la montagne et enfermé nombre de créatures hors du monde extérieur (mais d'où vient donc toute leur richesse, comment se nourrissent-ils...). Bref, poser son cerveau sur la table de nuit et ne pas trop chercher de cohérence à certaines situations...

Edit: une bonne idée que j'avais oublié de mentionner et qui correspond à ma vision des points de chance: les combats difficiles et les actions judicieuses sont récompensées par un regain de chance (un peu trop peut-être, on ne s'en sert pas si souvent que ça...), variable, un peu comme les points d'honneur des Chroniques crétoises. J'ai l'intention de faire pareil pour mes propres avh car c'est comme ça que je vois le total de chance, plus un total d'"héroïsme" que de chance pure et qui différencie le héros des Pnj.

Le sorcier est assez violent, plus que son animal de compagnie, mais c'est le boss...
Bon sinon je me doutais que les clés numérotées étaient utiles mais pas au point de servir d'unique moyen d'accès au trésor (Fort Boyard n'a rien inventé). Donc non, je ne recommencerai pas ce donjon au risque de m'en dégoûter et j'avouerai ma paresse à refaire ce OTP qui n'a pas clairement son dit son nom avant que je ne débusque le maître des lieux.

Allez, 11/20 pour la nostalgie et car il a essuyé les plâtres^^.
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Lun 12 Oct 2015 - 18:30


Bon, je triche un peu, parce que c'est une critique que j'ai déjà posée sur rdvau1, mais bon... qu'importe ^^

Critique du Socier de la Montagne de Feu :

Introduction

Pour commencer cette première critique, je vais faire une petite rétrospective de ma situation pour bien situer le contexte de mes arguments / reproche sur ce premier LDVELH.

Il faut savoir tout d’abord que j’avais joué déjà, il y a quelques années à plusieurs LDVELH, et ceux-ci avaient marqué mon enfance… enfin plutôt mon adolescence.

J’ai revendu il y a plusieurs années la totalité de ma collection (une trentaine d’ouvrage) pour un prix dérisoire (d’autant plus qu’aujourd’hui, je réalise que certains d’entre eux étaient plutôt rares et se revendent à prix d’or sur Ebay par exemple).

Signe du destin, il y a quelques jours, je me réveille en repensant à mon rêve de la nuit : j’avais trouvé de tous nouveaux Livre dont vous êtes le héros, fraichement sortis sur les étalages.
Ce simple rêve m’a immédiatement donné envie de me replonger dans cette nostalgie. Me revoilà donc à racheter un à un ces fameux livres-jeux.

Parmis eux… Le sorcier de la montagne de feu, auquel je n’avais jamais touché. C’est donc logiquement que je commence par celui-ci.

Le jeu est aussi prenant que dans mes souvenirs. Je plonge facilement dans l’histoire (certes ultra-basique !) et prend plaisir à créer mes statistiques et livrer mes premiers combats.

Combats

Combats que je trouve archaiques… bon, ce n’est pas propre à ce volume, mais je ne les trouve pas très dynamiques… on se contente d’enchainer les ennemis en retranchant à chaque tour 2 points d’endurance à soi-même ou à l’adversaire. Aucune originalité ne vient pimenter un peu le jeu, mais on excusera le fait que nous en sommes encore qu’aux balbutiements des fameuses aventures dont vous êtes le héros.
Le combat final lui-même n’est pas exaltant, et pas très difficile.
Pourtant, je trouve déjà fabuleux la mise en scène jusqu’à la rencontre tant attendue de ce « boss ».

Ambiance

Car dès le premier livre, déjà, on se retrouve dans un univers, une ambiance, qui moi, me donne toujours des petits frissons.
Errer dans ces sombres couloirs est un pur plaisir, la mise en scène est parfaite, et je visionne parfaitement les décors dans ma tête. Dans certains livres, c’est le scénario fouillé qui permet de vraiment « plonger dedans », mais ici, comment dire… on ressent une sorte de magie inexpliquable qui en ressort. Malgré son apparente simplicité, on ressent tout de même que le background est finement travaillé pour un premier épisode.

Plaisir de jeu

Il n’y a vraiment pas à dire, malgré des règles on ne peut plus basiques, et un cheminement ultra classique (un long couloir entrecoupé de quelques pièces facultatives), j’ai vraiment pris plaisir de retrouver les LDVELH avec cette première aventure.
J’ai d’ailleurs noté 2 éléments que je trouve rédhibitoire dans la plupart des autres livres et que je n’ai pas retrouvé ici :
1) Je déteste avoir à trouver un objet essentiel, qui ne se trouve qu’à un moment précis, en devant emprunter un chemin unique, sans aucun indice logique sur le pourquoi du chemin. Ici, il y a bien 2 clés à trouver, mais elles ne sont vraiment pas bien difficiles à récupérer, il suffit presque de visiter chaque salle rencontrée sur le chemin
2) C’est lié avec le point précédent, mais je n’aime pas trop également avoir à recommencer 10 fois le livre de par sa trop grande difficulté, en relisant les mêmes choses, et en repassant aux mêmes endroits. Du fait de la simplicité de ce livre, on arrivera sans mal à la fin sans jamais mourir (et donc sans repartir de zéro)

Nombre d’essais / Difficulté

Comme indiqué ci-dessus, un seul essai m’a suffit pour boucler ce plaisant premier récit.
J’ai apprécié la simplicité du cheminement, même si un peu plus de difficulté et de complexité dans les combats n’aurait pas été de refus.
J’ai bien sûr un peu buté arrivé au labyrinthe avant le combat final, et n’aime pas trop le principe du « voulez-vous aller à l’est, au nord, au sud etc… »
Ne croyez pas que je n’aime qu’uniquement les cheminements simples et sans prise de tête, simplement, je n’aime pas trop le principe des directions selon les points cardinaux sans aucune logique de choix, en ne s’en remettant qu’exclusivement au hasard. Passe encore ici pour ce court passage dans un dédale de couloirs (qui est assez bien amené d’ailleurs), mais on verra par la suite, que cela me rebute pas mal dans d’autres épisodes de la série.

Notes

13/20 car je trouve qu'en tant que premier essai, on retrouve la möelle épinière essentielle de toutes les séries de LDVELH à venir... même venant de ceux qui tentent de s'en écarter!
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Xylo
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Mer 25 Nov 2015 - 18:26

Le Sorcier de la montagne ed Feu n'ets pas le premier ldvelh que j'ai fait dan sma vie, mais un de ceux quui m'avait laissé une impresson de nostalgique. J'ai donc décidé plusieurs année saprès de me refaire la série des DF en commençant par le premier d'entre eux.
Ce livre est le type même du kill the sorcerer et du porte-monstre-trésor, en même temps, comme c’est le premier de tous les ldvelh, paru en 1982 et ensuite sorti en jeu de société, normal qu'il soit à la base du principe des ldvelh.
Autant, j'ai eu du mal à le finir quand j'étais ado, autant cette tentative récente a été assez simple, notamment car une fois qu'on a trouvé l'objet indispensable pour la victoire
Spoiler:
 
, le reste est simple. J'aime beaucoup les ldvelh où on peut beaucoup visiter et fouiner, là j'ai été servi.
Pas moins de 22 adversaires vaincus, c'est plus que la moyenne des DF en général, mais leur niveau est assez faible (6.4 de Hab et 5.5 d'End), les combats sont simplissimes d'autant plus que la Chance est sans arrêt régénéré, ce qu'on ne voit guère dans les tomes suivants. 14 objets en fin d'aventure et une quarantaine de pièce d'or, ça amasse pas mal dans ce livre

Donc au final un premier tome bien agréable, bien écrit et avec une bonne dose de nostalgie meme si le thème de départ de l'aventure n'est pas des plus louables (tuer un sorcier juste pour récupérer un trésor, même pas pour sauver le monde... Sad )

14/20
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Damohl
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Dim 20 Déc 2015 - 14:54

Enseignant cette année à des adolescents dans un lycée d’Ankara, je pioche mes lectures dans les ouvrages en français que leur destine la médiathèque de mon établissement, essentiellement constituée d’ouvrages pour la jeunesse : « Le tour du monde en 80 jours » de Jules Verne, « Le lion » de Joseph Kessel, « Pêcheur d’Islande » de Pierre Loti.

Quelle ne fut pas ma surprise d’y trouver, étrangement dans les rayons de « Littérature américaine » (et non anglaise), deux bons vieux classiques de littérature interactive : « Le Sorcier de la Montagne de Feu » et « La Citadelle du Chaos », tous deux en édition primitive (celle ne comportant pas encore le médaillon « Défis fantastiques » sur la page de garde).

Vraiment, la base, les origines, le substrat. Alors, la quarantaine fêtée, j’ai décidé ce week-end, dans un élan de nostalgie, alors que d’autres se ruaient sur le dernier « Star Wars », de me replonger dans le tout premier DF avec l’innocence de mes 12 ans.

Qu’en ai-je pensé au final ? Je dois avouer que, même en tenant compte de l’impondérable dimension proustienne, et même aux yeux d’un routard interactif ayant depuis écumé des séries autrement plus complexes, j’ai trouvé ce livre-jeu tout à fait honnête, ludiquement parlant.

Certes, avec toutes ses salles disposées comme aléatoirement, contenant une gamme hétéroclite de monstres, eux aussi comme dispersés au hasard, qui ne paraissent avoir d’autre fonction que de garder des trésors, eux encore disposés au petit bonheur la chance, le lecteur se sent comme dans un jeu de plateau.

Pour ceux qui la connaissent, souvenez-vous de cette version en boîte de jeu du « Sorcier de la Montagne de Feu » : sur des cases représentant des pièces, on y dépose une carte « monstre » et une carte « trésor », que le joueur retourne quand il y parvient. J’ai retrouvé exactement le même principe dans l'avatar en livre-jeu.

(En d’autres termes, comment peut-on expliquer par exemple la promiscuité d’une grotte suintante, repaire d’une araignée géante, avec une pièce au sol en marbre et aux murs de pierres brutes sur lesquels sont accrochés des tableaux ?)

Certes, le parcours peut se révéler linéaire et redondant : on progresse dans des couloirs, on y écoute aux portes (quelle indélicatesse), on les ouvre, on les franchit ou non. C’est assez flagrant dans la toute première partie, constituée d’une succession de salles malodorantes, comportant toutes une table bancale sur laquelle brûle une bougie et sous laquelle repose une boîte en bois, tandis qu’à l’autre bout gît une paillasse. (Oui, vous aurez deviné les chambres des si mal traduits farfadets.)

Certes, la logique touchant à la gestion de l’équipement peut paraître absurde. Ainsi, comme justifier le fait que, dans un butin découvert dans telle ou telle pièce, on ne puisse emporter qu’un seul item parmi tous ceux proposés, sans être empêché d’en prendre ensuite d’autres dans les salles suivantes ? Comment expliquer qu’à plusieurs reprises, on nous demande d’abandonner un objet en notre possession pour pouvoir en emporter un autre (genre une clef), sans nous interdire d’ajouter par la suite des pièces à notre équipement ?

Comment légitimer le fait que dans la première partie, il nous est impossible de revenir sur nos pas, alors que nous pouvons indéfiniment tourner en rond dans le labyrinthe de Zagor ?

Et pourtant, malgré ces défauts, qui ressortent essentiellement du fait que, dans ce premier jet, la dimension « jeu » s’est faite au détriment de la dimension « livre », j’ai pris du plaisir à l’accomplir, à tester chaque option (toutes les combinaisons de clefs notamment), à essayer chaque direction (tiens ? aviez-vous remarqué qu’un secteur, certes pourri, n’est accessible que sur un mauvais jet de chance ?), à découvrir chaque salle, au cours de mes tentatives successives.

Il ne faut pas trop chercher la cohérence et la logique là derrière, et bien se dire que nous n’évoluons pas dans un monde réel. Ainsi, quelque part, aidé par les somptueuses illustrations de Russ Nicholson, j’ai perçu dans cette lecture une tonalité onirique semblable à un récit comme « Alice aux pays des merveilles », dans lequel le personnage principal progresse dans un monde régi par ses propres lois, alignant les rencontres rocambolesques et sans grand lien entre elles. Personnellement, je me suis laissé dériver et surprendre sans me prendre la tête sur le pourquoi du comment.

Mention particulière à cette salle totalement vide, au sol recouvert de mosaïques en forme de mains et d’étoiles. Voire cette clef d’or dans une pièce aux murs de roc d’où jaillissent des jets de gaz (comme dans une séquence du jeu « Dungeon Master » pour ceux qui s’en souviennent). Autres détails amusants : au paragraphe 1, le texte assure, au sujet du sommet flamboyant de la Montagne : « Personne, peut-être, ne saura jamais ce qui pousse là-haut, car il est certainement impossible d’escalader ce pic. » Impossible ? Mon œil ! Dans « La Sorcière des Neiges », on grimpe tout en haut sur un simple jet de chance ! J’ai aussi remarqué que vers la fin, dans la caverne du dragon, on voit, pour la première fois depuis que nous sommes entrés dans la Montagne, la lumière du jour filtrer par une ouverture. S’approcherait-on du pinacle, et la chambre de Zagor culminerait-elle tout juste sous la cime ? Avez-vous remarqué d'ailleurs que le sorcier, gentillet au possible, se dématérialise et se rematérialise à volonté dans son antre sans que cela ne lui confère le moindre avantage au combat ? Scènes amusantes avec les farfadets : le maître qui fouette son serviteur, ou les deux lutins bossus qui torturent un nain attaché aux poignets (sadomasochisme et difformité, on se croirait dans une chanson de GiedRé).

Je modulais mon parcours en fonction des caractéristiques initiales que j’avais tirées aux dés. Les héros faibles, je les préservais des combats et les envoyais en éclaireurs explorer les secteurs et alternatives (même les plus absurdes) qui m’étaient encore inconnus. Les héros forts, je les confrontais aux antagonistes bien balèzes pour connaître l’avantage à en tirer. (N’hésitant pas, pour le fun, à leur faire terrasser le dragon et le sorcier sans nul recours à la magie.)

Le labyrinthe de Zagor notamment, représente un challenge assez élevé. Je me souviens que lors de ma première lecture, il y a presque trente ans, le livre m’en était tombé des mains. Mais cette fois, en tenant rigoureusement un plan, en notant soigneusement chaque numéro de paragraphe et en les reliant entre eux, j’ai fini, en une petite heure, par découvrir la sortie tout seul comme un grand.

En ce sens, je trouve « Le Sorcier de la Montagne de Feu » plus ludique et jouable que nombre de ses successeurs. Je pense notamment aux Livingstone qui, même avec les caractéristiques maximales, s’avèrent presque impossible à terminer loyalement.

Ainsi, au final, j’ai tenté l’aventure avec un personnage doté des caractéristiques minimales, et j’ai fini par m’en tirer (ce qui n’est pas possible dans n’importe quel LDVELH). Bien entendu, il m’a fallu affronter à une dizaine de reprises le cyclope de fer pour enfin le vaincre, à la faveur des dés, et je faisais profil bas, évitant tout combat inutile. A ce niveau, même un monstre avec une habileté de 6 se révèle redoutable, et je craignais fort de réveiller au tout début le garde dans sa guérite. Quel suspense aussi, en traversant la rivière ! Comme j’appréhendais d’y tomber pour affronter les piranhas et perdre de précieux points d’endurance ! Mais après avoir abattu les zombies (avec encore un peu de chance aux dés), une épée magique a grandement facilité ma tâche. Du coup, je me trouvais à armes égales face au minotaure, et le trésor fut à moi.

Je trouve que ce livre-jeu écrit à quatre mains comporte en germe, pour leurs parties respectives, les défauts de Livingstone et les qualités de Jackson. Ainsi, Livingstone nous impose pour réussir un parcours linéaire, sans possibilité de retour en arrière, qui nous fait éviter de nombreuses salles, et comportant un monstre incontournable aux caractéristiques assez élevées. De même, et je l’ai déclaré à nombreuses reprises dans ce forum, le « chemin idéal » est jonché d’items trop puissants déséquilibrant le jeu et nuisant à son intérêt. On sent déjà se profiler l’horreur d’injouabilité que se révélera « La Crypte du Sorcier » par exemple.

Spoiler:
 

Par contre, Jackson avec son labyrinthe propose au lecteur chevronné un défi réclamant patience, réflexion, logique, et ne relevant pas du pur hasard. Voilà les bases conceptuelles d’où émergera le chef d’œuvre absolu que sera « La Créature venue du Chaos ».

J’ajoute que même si le scénario tient en une ligne, la narration n’est pas pour autant dépourvue de tout background, et le lecteur attentif recueillera quelques bribes attenantes à l’histoire du lieu. Ainsi, le marchand qui vous vend la Chandelle Bleue (assurant que « le prix en vaut la chandelle », est-ce fantaisie du traducteur ?) mentionne la « Longue et Sombre Nuit » (que l’on ne peut connaître, ne venant pas de « là-bas »), un événement qui aurait multiplié les prix. Le passeur (qui se révélera un Rat-Garou) invoque une « inflation », sous-entendant un système économique opérationnel sous la Montagne de Feu (les Pièces d’Or seraient-elles cotées en bourse ?) tandis qu’un vieillard (le Loup-Garou) évoque (sans doute en lien avec les éléments précités) une crue de la rivière qui aurait provoqué une famine, permettant au « Maître » d’asseoir son emprise sur les lieux. Zagor, comme nos dictateurs, aurait-il pris le pouvoir à la faveur d’une crise économique ? (Je ne sais pas si l’historique de Titan nous éclairera là-dessus.)

Par contre, quelle idée a eue le mage Farrigo di Maggio de dissimuler sa formule dans la Montagne de Feu, pour éviter précisément qu’elle se retrouve entre de mauvaises mains (en l’occurrence, celles de deux farfadets bourrés) ? Je suppose qu’au moment où il y cacha son livre, les lieux n’étaient pas encore contrôlés par Zagor.

Une dernière remarque encore, de portée symbolique. On aura remarqué qu’il est possible d’affaiblir grandement Zagor en lui brûlant

Spoiler:
 

et que, ce faisant, il s’écrie désespérément : « Mon livre ! » Tel serait donc le grimoire du sorcier ? Peut-être faut-il y cerner une mise en abyme, explicitant la puissance ludique de l’ouvrage, et rappelant au lecteur que le véritable pouvoir auquel il se confronte s’avère celui du JEU.
Fraîcheur et simplicité.

15/20
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Phooey
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Jeu 17 Mar 2016 - 17:10

Pas grand chose à ajouter, tout a été dit et mon sentiment rejoint celui de beaucoup d'autres.
Un KTS un peu fourre tout, une aventure qui manque de relief.

C'est le premier, beaucoup d'autres plus fouillés sont arrivés. Effectivement si on découvre les ldvelh par celui ci, on va le trouver plus original que les bouquins classiques mais c'est un porte monstre trésor extrême.
Ca marche bien si on a 10/11 ans et qu'on adore l'univers heroic fantasy.

Si on est plus vieux, c'est vrai qu'on se demande ce que vient faire un cyclope la dedans, le pourquoi du comment d'un tel dungeon, pourquoi chacun sa chambre et pas une salle commune bien conviviale.

Bref, c'est un peu juste pour un lecteur expérimenté et perso, les labyrinthes à rallonge quasiment vides ce n'est pas tellement ce que je recherche. (j'avoue, j'ai toujours la flemme de dresser des cartes alors forcément...).
J'ai bien aimé les clefs, même si ça manque la aussi de coherence mais j'aime bien trouver des objets avec des numeros dans les ldvelh !
Je l'ai tenté deux fois à la loyale et puis ça m'a fatigué et j'ai arrêté de faire les combats.

Au passage, j'ai bien rigolé en lisant ta critique spoiler VIK !

Ma note : 11/20 parce que c'est le papa mais sinon je n'aurai peut être pas mis plus de 9/20.
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Sam 3 Sep 2016 - 23:49

Premier défi fantastique, écrit par deux auteurs qui deviendront mythiques dans l'univers des LDVELH, j'ai nommé Ian Livingstone (pour la partie avant le fleuve) et Steve Jackson (pour la partie après le fleuve).

Je vais être clair, on ne pouvait pas mieux commencer !

Ce livre qui respire l'Héroic fantasy, possède une ambiance enchanteresse que peu de DF auront par la suite, une jouabilité développée (clefs, labyrinthe, énigmes, armes magiques, potions, pièges....), un bestiaire varié, des illustrations de Russ Nicholson bien trouvées, une difficulté bien dosée, ainsi qu'un "boss de fin" qui deviendra lui aussi mythique, en l’occurrence Zagor.

Peu importe l'âge auquel on joue à ce livre, l'effet ("nostalgie" ou pas) est toujours présent.

Le SDLMDF trace le chemin aux futurs DF qui se passeront sur Titan concernant les règles et l'ambiance Heroic fantasy. De plus, il constitue selon moi un des meilleurs premier volume d'introduction toutes séries confondues, meilleur que les "maîtres des ténèbres" pour Loup solitaire, que "Les collines maléfiques" pour sorcellerie ! , ou que le château des ténèbres pour QDG, par exemple.

A mes yeux, c'est LE livre à conseiller à n'importe quel débutant dans le monde des LDVELH (même un adulte ne reste pas insensible à une bonne aventure menant à un coffre empli de trésor, et à plus forte raison un ado).

En bref, une réussite !

15/20.
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Mar 20 Sep 2016 - 21:01

Il est difficile de passer après tant de brillants critiques, a fortiori sur ce célèbre livre, car le premier opus "officiel" d'une longue liste de ldvelh. Mais allons-y quand même gaîment.

L'un des points les plus régulièrement soulevés est-il "ce livre mérite-t-il une critique plus indulgente qu'à l'accoutumée car étant le premier ?". A cela, je réponds oui, du moins en ce qui concerne la "technique", le "gameplay". Je ne critique pas "la technique" d'une œuvre de la même manière selon son époque : critiquer un film muet à petit budget selon son budget d'effets spéciaux et de montage sophistiqué m'est par exemple un contresens. Tout comme je ne suis pas déçu après avoir vu Pirates des Caraïbes de me mettre devant un Murnau. Le Sorcier de la Montagne de Feu n'est pas autre chose qu'une mise en littérature des parties Porte-Monstre-Trésor des jeux de rôles de l'époque, Donjons et Dragons en tête. A l'exception peut-être du tome 3 de la QDG, c'est réellement le livre appliquant systématiquement ce schéma simple. Peu élaboré, ce schéma est doublé d'une classique montée en puissance des monstres au fur et à mesure que l'on avance, de très faibles farfadets (ou hobgobelins) tuables en un coup à un vampire bien plus coriace, ce qui n'est pas sans faire penser à bien des jeux vidéo, en pleine expansion dès cette époque.

Suivant ce que j'ai dit en introduction, il m'est difficile de critiquer ces choix car le ldvelh en était à ses tous premiers essais, avec quelques tentatives reléguées dans l'oubli. De ces tâtonnements - cela se voit à la distribution hyper généreuse de points de chance, on peut quasiment tenter sa chance à chaque assaut contre chaque ennemi - ce tome 1 des DF se démarque par sa volonté de créer ex nihilo un système efficace à défaut d'être audacieux, un gameplay désormais repris par la majorité des DF (Habileté, Endurance, Chance, et Or, provisions, armes, armures). En cela, il est digne d'éloges. Le bestiaire varie au fur et à mesure, et le côté un peu mécanique de l'exploration est compensé par des lieux souvent hétéroclites, comme cette galerie de tableaux, ce bac, cet hangar à bateaux, ce refuge de goule, ce vendeur de chandelles... Avant de passer une porte, tout peut arriver ! Bref, l'immersion est efficace, et la durée de vie est bien calculée, avec la possibilité de tout recommencer si on a pas les bonnes clés dès le 1er coup. Le labyrinthe infernal est très difficile (seul celui du Roi Minos des chroniques crétoises le surpassera en difficulté), mais cela fait partie du charme du jeu : le chemin menant à un boss n'a pas à être linéaire, sinon, c'est que le boss cherche vraiment à se faire tuer. Le facteur aléatoire est peu présent, et le livre n'est pas un OTP, ce qui le rend agréable pour le débutant.

Maintenant, le scénario reste aussi développé qu'un film d'action avec Chuck Norris (tuer monstres, KTS, piller trésors, tuer monstres...). Et de ce point de vue, je ne me montre pas indulgent car l'art du storytelling échappe à la technique : si l'histoire n'est pas bonne, c'est qu'on est pas bon, c'est tout. Dans ce livre-jeu, le jeu est réussi, mais pas l'histoire, tandis que l'univers des DF n'est que faiblement esquissé. Des faiblesses qui s'expliquent par le fait que le duo d'auteurs souhaitait assurer le côté "jeu", l'innovation, quitte à négliger l'histoire. Les deux parties sont plutôt égales : Livingstone convoque une intéressante atmosphère, mais Jackson va un peu plus loin grâce au talent du labyrinthe, et l'explication de gravures face à Zagor, sans oublier ces petits jaillissements d'humour comme les outils parlants, les vieillards fans de poker, ou parfois des choix volontairement débiles proposés le plus sérieusement du monde (affronter Zagor... avec un morceau de fromage). J.H.Brennan pointe le bout de son nez...

En définitive, le Sorcier de la Montagne de Feu mérite bien son excellente réputation : sa technique rudimentaire se montre efficace et prenante, et tient du miracle étant donné qu'elle fut créée à partir de presque rien. Les deux auteurs montrent déjà leur talent, avec un bonus pour Jackson. Bonne durée de vie, quête jouable même avec de faibles totaux (ou presque), chose rare par la suite. Scénario faiblard bien qu'explicable par la consolidation de l'aspect jeu. On attend bien plus pour les tomes suivants, certes, mais c'est réussi.

15/20
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Dim 19 Mar 2017 - 14:56

Je me lance dans la trilogie de Zagor avec le premier de la très longue série des DF (leurs auteurs se doutaient-ils à l'époque de l'ampleur qu'aurait le succès des livres-jeux?)
L'idée et la réalisation est révolutionnaire, l'apport des illustrations étant un plus à l'immersion du lecteur qui devient alors joueur. Il se retrouve alors embarqué dans une sorte de JDR en solitaire armé de ses dés, de son crayon et de sa gomme.
La première partie du Sorcier de la Montagne de Feu est d'ailleurs suffisamment accrocheuse pour soutenir le concept. Un porte-monstre-trésor efficace à la cartographie agréable. Après la rivière marquant le changement d'auteur et le milieu de l'aventure cependant, les choses se gâtent, on se retrouve perdu dans un dédale de couloirs où il ne se passe...rien. Les rencontres et évènements deviennent beaucoup trop rares et on finit par pester de revenir sans cesse par les mêmes paragraphes. Si la deuxième partie avait été à la hauteur de la première, on aura eu un honnête DF mais ce n'est pas le cas.
Ce livre a quand même le mérite de poser les bases de ce qui va devenir une série mythique comportant quelques pièces maîtresses.

les + :
le début des DF, à faire pour l'histoire
la première partie de Livingstone
les illustrations

les - :
la deuxième partie de Jackson
le labyrinthe vide et complexe à la fois
peu de descriptions, paragraphes courts

nombre de tentatives pour le réussir : ? pas fait à la loyale, m'ennuyant trop dans le labyrinthe.
difficulté : 78%

note : 6/20
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Jeu 6 Avr 2017 - 8:13

Que de souvenirs en reprenant ce livre légendaire avec mes enfants ! Et je dois admettre que c'est un très bon opus pour faire découvrir les ldvelh (forcément, sinon la série se serait arrêtée là Smile ).
Un porte-monstre-trésor classique scindé en deux parties. Une première qui consiste à rechercher des objets en explorant la montagne. Sans être extraordinaires, les rencontres sont variées, avec une population "farfadet" qui donne du liant au lieu, et d'autres rencontres plus mémorables (parce que les toutes premières des ldvelh). Pour ce livre, les objets sont assez simples.
La deuxième partie, après la traversée de la fameuse rivière, consiste à déjouer le labyrinthe de Zagor. Un vrai labyrinthe, un peu épuisant pour les enfants du coup, surtout que je ne suis pas certain, qu'il n'y ait pas d'erreur. La construction a dû être un casse-tête pour Steve Jackson, malheureusement les (rares) rencontres sont très stériles. Heureusement le livre se relance avec les deux combats finaux, où il faut savoir se servir des objets récoltés, puis le trésor. Le final très réussi est probablement ce qui a fait le succès de ce livre, c'était nécessaire !
Au final un livre qui aurait pu être vraiment bon avec plus d'imagination dans le labyrinthe. Un bonus parce que c'est le premier.

14/20
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MessageSujet: Re: 01- Le sorcier de la montagne de feu   Jeu 27 Juil 2017 - 15:17

Le livre qui a tout commencé, maintes fois réédité... Ce livre doit forcement être un chef d’œuvre. Non ? Non ? Non.

Quand Ian Livingstone et Steve Jackson ont co-écrit le sorcier, ils ne s'attendaient à un tel succès et cela se ressent.

Ce bouquin ressemble plus à une aventure rédigée par un maître du jeu qu'à un roman. Les descriptions sont sommaires et n'aident pas à l'immersion.

L'aventure en elle même est facile, faisable avec une habileté de 7. Il faudra cependant plusieurs tentatives pour trouver les bons objets pour mener l'aventure à son terme. Il s'agit d'un one true path à la Livingstone  :
« Très bien cher lecteur, vas tu tourner à gauche ou à droite ? A droite donc, très bien, tu as perdu. Tu ne le sauras qu'à la toute fin, au moment où il te manquera la flûte à bec capable de vaincre le terrifiant sorcier. Mais bon, continue ton aventure. Sache juste que tu auras fait tous ces combats, toutes ces explorations pour rien parce que tu n'as pas eu le bon sens de tourner à gauche. Nananère, bien fait pour toi. »

Dans cette aventure, on incarne un clodo, pardon, un aventurier fauché qui ne possède que l'équipement de base (épée, armure et beaucoup de bouffe) qui part à conquête d'une montagne abritant un sorcier, Zagor et un tas de monstres.
Pourquoi attaque-t-on ce sorcier ? Parce qu'il est riche bien évidemment, notre clodo va trucider ce pauvre homme et ses serviteurs pour lui voler son trésor.
Est-ce qu'il est méchant au moins ? On sait pas. Les paysans du village voisin ne semblent pas particulièrement effrayés ou opprimés par ce sorcier. Mais bon, c'est un sorcier (warlock en vo), il est forcement maléfique. En avant pour l'aventure !

SPOILERS

Spoiler:
 

Le sorcier de la montagne de feu est beaucoup trop basique. Il existe des défis fantastiques bien meilleurs. Passez votre chemin si vous n'êtes pas collectionneurs.

POINTS FORTS :
- un livre accessible aux débutants
- facile

POINTS FAIBLES
- une histoire bancale avec des incohérences
- une narration basique, n'aidant pas pour l'immersion
- le labyrinthe

Note : 6/20
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