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 LES CHRONIQUES DU FORUM

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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyLun 17 Sep 2018 - 23:18

Voyageur Solitaire a écrit:

- Bon, et pour ma gueule de bois ?
- Un œuf dur dans chaque narine.
- PARDON ?
- Mais oui, c'est très efficace. Un œuf dur dans chaque narine, juste avant de dormir. Fais-le cet après-midi avant ta sieste, tu seras surpris du résultat.
- Ha… Si tu le dis…

Laughing Bordel de merde, tu m'as tué là... Laughing
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyLun 24 Sep 2018 - 22:09

- J'ai dit non.
Debout devant la porte de service située derrière le palais, se tenait le chambellan du roi, les bras croisés sur la poitrine, fronçant les sourcils et battant du pied au sol visiblement très en colère. Devant lui, se trouvait Squallion, tenant un parchemin à la main et une plume d'oie dans l'autre. Derrière lui encore, une charrette tirée par des bœufs en train de brouter la pelouse du parc sur laquelle se trouvait plusieurs tonneaux en bois.
- Mais voyons, j'ai un ordre du roi et je dois livrer cette marchandise.
- Je m'en cogne de l'ordre du roi, il peut dire ce qu'il voudra c'est non. Il y a eu trop d'alcool au palais dernièrement et ça a entrainé beaucoup de débordements. La salle des fêtes est en travaux à cause des nombreux dégâts de la soirée d'anniversaire et elle est inutilisable pour plusieurs semaines. Alors stop les conneries.
- Pourtant c'est du très bon cru, qui vient spécialement de la Vassagonie. Il a un gout sucré et puissant, tu devrais gouter.
Le jeune garçon s'approcha d'un tonneau, en fit jouer le couvercle et plongea une seringue dans le liquide ambré à l'intérieur.
- Regarde moi cette belle couleur, si ça ce n'est pas du premier choix.
- J'AI DIT NON, AU DIABLE AVEC TA MARCHANDISE.
Le garçon très remonté, fit appel à des gardes pour raccompagner Squallion à la porte. Ce dernier une fois dans la rue, leva les épaules, rangea son papier et regagna en maugréant en direction de sa taverne.

La matinée se passa sans aucun autre incident, le roi s'était bien remis de sa gueule de bois malgré le remède farfelu de Vik, puis arriva l'heure de passer à table pour le repas de midi. Assis sur sa chaise royale, sa couronne posée sur un petit cousin sur un piédestal, le roi, une serviette blanche brodée d'or autours du cou attendait. Enfin la porte principale s'ouvrit, laissant la place au chambellan suivit de prêt par plusieurs aides portant plusieurs plateaux qu'ils installèrent devant le souverain. Sauf qu'en fait il manquait quelque chose. La nourriture était là, l'eau aussi, le pain, etc.
- Euh ?? je ne vois pas ma bouteille de vin habituelle.
Devant le silence de son chambellan, le roi osa reposer la question, le jeune homme n'avait peut être pas entendu à cause du bruit des plats et des couverts qui étaient installés sur la table.
- Je crois mon cher ami, que tu as oublié le vin, tu sais, cette bouteille rapporté par Loup Solitaire la dernière fois qu'il est passé chez nous, un cru excellent soit-dit en passant.
Toujours le même silence du chambellan. Ce dernier n'avait pas entendu ou ne voulait pas entendre, le seul détail qui apparaissait, c'était ses sourcils froncés et son air de colère.
- Hé ho, ma bouteille de vin s'il te plait mon cher...
- Y A PLUS DE VIN, FINIT L'ALCOOL DANS CE PALAIS, MOI VIVANT, PAS UNE GOUTTE D'ALCOOL NE RENTRERA PLUS JAMAIS DANS CE LIEU DE DÉBAUCHE ET DE PERVERSION.
Adrian avait été très surpris devant la réaction du jeune homme, lui d'habitude si calme, qu'il ne répondit rien du tout. Ce dernier sorti et en revins quelques instants plus tard portant une carafe.
- De l'eau, voila la seule boisson raisonnable dans ce palais. J'en ai plus qu’assez d'être le chambellan d'un roi alcoolique qui passe son temps à picoler lors de ses fêtes qu'il en termine par vomir en public pendant que ses amis tout aussi soiffards que lui, détruisent la salle des fêtes en faisant une chenille. L'alcool sera banni du palais, jus de fruit et eau, voila le seul truc qui compte.
Cette fois Adrian s'énerva, il se leva en colère.
- Tu as oublié que je suis encore le maître de cette cité et que je fais ce que je veux.
- Vous oubliez aussi que je suis le chambellan et que ma famille est à vos ordres depuis plusieurs générations, je ne suis pas certain que l'ancien roi votre père, soit content de savoir que son fil est un ivrogne qui dégobille en public. Et votre mère, vous y avez pensé ?? si elle apprenait que vous êtiez tellement pété, que vous avez fait zizicoptère avec votre membre viril sur la scène devant le public hilare. Quelle honte mon dieu.
Adrian ne répondit pas, le chambellan avait marqué des points. Il retomba sur sa chaise et ne mangea même pas. Bien entendu, la nouvelle fit le tour rapidement, les serviteurs dirent à d'autres personnes que l'alcool était banni, puis ces mêmes personnes le dirent à d'autres et etc. Si bien que quelques heures plus tard, toute la ville était au courant. Le chambellan avait même réquisitionné la garde d'or et des soldats entouraient le palais, empêchant toutes personnes de rentrer sans une fouille préalable auparavant. Milos avait été mis en position devant la porte de la réserve à alcool située au premier sous-sol du palais, avec ordre de casser la gueule à toutes les personnes s'approchant de trop prêt. Même si le colosse aimait bien boire un coup de temps en temps et qu'il était déçu de ce bannissement, il se consolait en se disant qu'il allait pouvoir latter des couilles. Il faisait craquer ses doigts, dans un monstrueux bruit qui se répercuta en échos sur les murs des couloirs et affichait un air mauvais. Autant dire qu'il était suicidaire de venir là.

Les jours passèrent ainsi, il n'y avait plus que de l'eau et des boissons sans alcool au palais, les repas étaient tristes, les fêtes aussi. Même le pauvre Hippocrate, le saint-Bernard de Vik, avait vu son petit tonneau de liqueur confisqué. Si bien qu'un soir, dans l'arrière salle de la taverne, c'était réunion de crise. Debout sur un tonneau, Squallion tenait conseil. Devant lui, plusieurs personnes dont aussi plusieurs membres du conseil, eux aussi déçus du bannissement de l'alcool.
- Voila, vous connaissez la situation, j’attends donc des idées pour faire entrer de l'alcool au palais et fournir le roi.
- Faudrait surtout songer à éliminer ce chambellan de malheur.
- Ouais c'est vrai, à cause de lui, on ne doit plus boire que de l'eau et des jus de fruits, tu parles d'une boisson sans déconner.
Gorak se leva la main en l'air
- Et si nous prenions des ballons. Gonflés à l'hélium et nous les faisions grimper le long du mur pour atteindre la fenêtre du roi.
- J'ai déjà pensé à cette solution, mais la milice a ordre aussi de tirer sur tout les objets volants non identifiés.
- Vous avez essayé de soudoyer Milos ??
- Y en a qui ont essayés, ils ont eu des problèmes.
Squallion tourna la tête en direction de Lowbac. Le malheureux, assis sur une chaise roulante, était couvert de plâtres et de bandages. Il lui manquait aussi beaucoup de dents. Un frisson parcourra la salle, personne n'avait envie de se frotter avec le guerrier aux milles victoires.
- Nous pourrions faire entrer des fioles en douce, je ne sais pas moi. Par exemple en les dissimulant sous les habits d'une femme par exemple.
- Mauvaise idée, j'ai essayé aussi. J'ai demandé ce matin à Eve d'aller porter un panier de champignons aux cuisines du palais. Pensant bien entendu, que les soldats masculin n'oseraient pas la fouiller, mais...
-Mais ??
...je n'avais pas pensé à Antares, l'adjointe de Milos. Elle a fouillée Eve, a mis la main sur les fioles et lui a passée un gros savon. Même si la jeune femme parait être calme en apparence, elle sait aussi user de persuasion, elle n'est pas la seconde de Milos pour rien.
- On pourrait aussi creuser un tunnel.
Dragonides, le bras en l'air à son tour venait de parler.
- Il est vrai que l'idée de creuser un tunnel est une option intéressante, mais les fondations du palais s'enfoncent très profondément et elles sont très résistantes.
- Oui mais moi je connais un endroit où il n'y a pas de fondation, un petit espace oublié lors de la construction du palais, il manquait de béton et le roi n'a pas jugé bon de faire venir un bateau pour en livrer pour un tout petit bout de 1m environ. J'ai lu ça dans un livre au palais, alors que je faisais du ménage dans la bibliothèque du roi.
Pas une personne ne parlait dans la salle, tous en train de se regarder.
- C'est une très bonne idée, indique où creuser, nous allons pouvoir pénétrer dans le palais sans se faire voir des gardes et fournir notre bon roi.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le petit groupe sorti de la taverne et s'enfonça dans la nuit, portant des pioches et des pelles, marchant avec prudence dans les rues pour ne pas croiser les patrouilles. Au bout d'une dizaine de minutes, ils arrivèrent devant une haie située dans un petit parc non loin du mur situé au sud-ouest du palais.
- C'est là. Il faut commencer à creuser ici et ensuite partir en ligne droite pour atteindre le passage souterrain.
Creuser au pied même de la muraille était trop dangereux, les patrouilles étaient nombreuses autours du palais, encore plus depuis la prohibition de l'alcool, ils savaient qu'ils risquaient de finir à la prison des âmes perdus si ils se faisaient prendre.
- Allons-y alors.
Squallion empoigna une pioche et se mit à frapper le sol. Gorak utilisant une pelle remplissant des sceaux vidés ensuite plus loin par Dragonides. Le groupe s'enfonça, s'enfonça, s'enfonça. La terre était facile à creuser, ils avancèrent rapidement. Malheureusement, sous terre le sens de l'orientation n'est pas du tout le même. Si bien qu'ils finirent par dévier légèrement de l'objectif.
- Je pense que nous ne sommes pas loin là.
- Creuse en haut et regarde.
Squallion passa la tête par le trou et eu la surprise de voir que le palais était maintenant derrière lui.
- Malheur, nous avons déviés de la route. Il faut faire 1/2 tour.
Et voila les mineurs creusant à nouveau dans l'autre sens. Une bonne demi-heure plus tard, le propriétaire de la taverne passa à nouveau sa tête dans un trou. Immédiatement, il senti le contact avec une chose gluante et rapeuse qui lui laboura le visage. Lorsqu'il pu à nouveau voir correctement, il tomba nez à truffe avec une montreuse créature pleine de poils qui le regardait joyeusement en remuant la queue. Il rentra dans la galerie, pestant sur le fait qu'ils s'étaient encore trompés de direction. A l'extérieur, la créature se mit à aboyer fortement.
- Ben alors mon chien, qu'est ce qu'il se passe ??
Vik s'approcha de l'endroit où Hippocrate s'agitait, il tomba sur un énorme tas de terre.
- Houla, je ne sais pas quelle est la taupe qui à fait ça, mais elle a l'air énorme. Heureusement, j'ai quelque part ici une fiole, d'un poison violent. Où se trouve-t-elle.
Le divin guérisseur chercha dans sa sacoche et en sorti finalement une petite fiole contenant un liquide gris et portant une étiquette avec une tête de mort.
- Hé hé hé, tu vas voir sale taupe, goute donc à ce poison.
- Euh, j'ai entendu le mot poison il me semble.
- T'es sur.
- Euh oui, ça sent même étrange là.
- Fuyons.
Et voila le petite groupe, repartant dans la galerie, creusant aussi vite qu'ils pouvaient pour échapper au nuage mortel. Au bout de très longues minutes, ils étaient enfin hors de portée, ils s'arrêtèrent pour souffler. Ne sachant pas où ils étaient, Squallion passa à nouveau la tête par un trou, il eu la surprise de recevoir de l'eau.
- Tien, il pleut ??
La pluie s'arrêta rapidement et il agita la tête pour enlever les goutes qu'ils avaient devant les yeux, il tomba nez à nez sur une longue barbe blanche. Tenant un arrosoir à la main, Guilibran regardait cette taupe étrange dans son parterre de bégonias.
- Elle est vraiment énorme celle-là.
Le nain tendit la main et saisit le manche d'un râteau, il en donna un grand coup sur la tête de la créature qui s'enfonça dans le sol et retomba dans la galerie. Des étoiles et des petits oiseaux lui tournant autours de la tête.
- Ho le zoli cui cui.
- Bon cette foi-ci j'en ai ma claque...
Gorak laissa tomber sa pelle.
...ça fait plusieurs heures que nous creusons pour rien, nous ne savons pas où nous sommes et je suis fatigué.
- Moi aussi...
Dragonides baya si fort qu'il faillit s'en décrocher la mâchoire.
...je vais rentrer me coucher. Tant pi pour le roi.
- Nous ne pouvons pas le laisser là par contre.
- En effet.
Les deux compagnons prirent Squallion toujours dans les pommes allongé au sol, par les bras et le tirèrent hors du terrier. Dés qu'ils furent à la surface, ils purent constater que le palais était à plusieurs km à l'est.
- Dire que nous devions creuser 200m en ligne droite.
Ils se regardèrent, se mirent à rire et s'enfoncèrent dans la nuit, tirant toujours le propriétaire de la taverne qui comptait toujours les étoiles et les petits oiseaux.

Le lendemain matin, alors qu'il était en ville pour régler une affaire urgente et alors qu'il se trouvait en grande discussion avec Warlock, le chambellan passa au travers du sol et tomba dans une galerie. L'érudit fit prévenir les secours et ils retrouvèrent le jeune garçon inconscient au sol.
- Brrrrrr, je ne sais pas quelle créature à creuser ceci, mais elle doit être énorme, je ferais bien de prévenir le roi pour organiser une traque.
Le chambellan fut conduit au grand hôpital et Vik en personne s'occupa de lui. Malheureusement, son cas était sérieux et il se trouvait dans un coma artificiel. Le roi avait été mis au courant et il se précipita à son chevet. Alors qu'il marchait dans les couloirs en compagnie de Vik.
- Il va s'en sortir ??
- J'ai bon espoir, je l'ai plongé dans un coma artificiel pour qu'il puisse récupérer de ses blessures. Ensuite lorsqu'il ira mieux, je l'enverrais quelques temps en repos dans les terres du sud.
- Tu fais bien, ce repos devrait lui faire le plus grand bien.
- Je suis touché de voir que vous vous préoccupez autant de lui.
- Oui et non.
- Comment ça ??
- Si il n'est plus là, ce casse pied ne viendra plus râler pour l'alcool et les fêtes, si tu pouvais lui prescrire un repos long, très très long. Je sais pas moi, quelques mois ou une année même.
Adrian laissa là le médecin qui le regardait perplexe. Il regagna le palais, donne l'ordre à Milos de retourner à ses occupations, disant qu'il y avait une taupe géante à traquer et à éliminer. Ce qui fit la joie du guerrier qui se mit immédiatement en chasse.
Le soir au palais, une grande fête fut organisée pour souhaiter un prompt rétablissement au chambellan. Bien entendu l'alcool coula à flot et une belle gueule de bois était en prévision le lendemain.
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyLun 24 Sep 2018 - 23:35

VS se laissa glisser de selle avec un soupir, le mouchoir sur les lèvres. Le chameau était bel et bien "le vaisseau du désert" comme le rappelait le mal de mer qui avait brassé le divin Voyageur tout le long de la route depuis Atalis au Forum. Le voyage avait été infernal d'ailleurs avec cette tempête de sable, cette attaque de pillards et surtout ces petites cigarettes qui sentent bizarre que Ganja, l'herboriste, avait fait tourner, le soir au bivouac. Résultat, ses fidèles serviteurs ricanaient bêtement en parlant à des chauve-souris imaginaires depuis deux jours… Mais bon, ils étaient enfin arrivés. Le dieu des voyageurs s'étira avec une grimace, regardant d'une paupière morose ses ennuques décharger ses bagages de la file impressionnante de 36 chameaux, 24 octopodes, 40 mules et 52 lézards géants dressés qui s'étirait dans la grande cour des Arrivées Discrètes.

Content d'enfin dégourdir ses longues jambes, VS entra d'un bon pas dans le palais, à la recherche des autres. En vain. Antichambres, salons de réception, bibliothèque, cabinets de travail, couloirs… Il ne trouva personne. Ce n'est qu'à l'approche de la salle des Réjouissances Alcoolisées que lui parvînt la rumeur assourdie d'une fête ou du moins ce qui en restait. Sa main d'artiste aux doigts impeccablement manucurés poussa le panneau ouvragé et le divin Voyageur vacilla sous l'assaut d'une puissante odeur d'alcool. Abasourdi, il regarda autour de lui : la plupart des divinités étaient là, vautrées sur leurs sièges ou même au sol, au milieu des coussins renversés, leur couronne de fleurs fanées de travers sur la tête, leurs précieuses soieries maculées de vin, parmi un monceau de victuailles qui s'entassait sur les tables. Le sol de mosaïque était tâché de vin, de plats renversés, jonché de fleurs piétinées, de verres brisés… Stupéfait, VS avança avec précaution à travers ce carnage, enjambant assiettes cassées, coussins et tabourets renversés, parts de pizza et bouteilles de champagne vides.
- Par tous les feux du désert, ils sont tous déchirés ma parole… Vik, c'est VS. Vik, tu m'entends ?
- Dîtes 33…
Agacé, VS laissa retomber Vik sur ses coussins, s'approcha de Milos. Le colosse endormi ronflait puissamment, vautré sur son fauteuil, les pieds sur la table et souriait béatement au plafond, tenant contre lui d'un bras puissant et amical un Adrian tout aussi pinté et qui riait bêtement en murmurant "zizicoptère… hi, hi, hi… zizicoptère…"
C'est à sa crinière épaisse tombant aux épaules que VS reconnût Warlock, la tête de ce dernier disparaissant dans une amphore de vin gravée Grand cru Château-Durenor, cuvée spéciale. Rien à tirer non plus de Dagonides qui dormait non loin, de PileouFace qui, à quatre pattes sous la table, semblait chercher quelque chose en chuchotant "Lapin... Laaapin ?" ou de Lowbac, seul encore debout et qui, grimpé sur une table, affublé d'une perruque blonde, balançait la jambe au rythme d'un orchestre invisible en chantant qu'il voulait "a man after midnight".

- Maître, dois-je servir maintenant les magrets de canard à l'armagnac et les melons au porto ?
Surpris, VS se retourna vers le chef cuisinier qui passait sa tête ronde de bon vivant gourmand par la porte.
- Oh, salut à toi divinité. Je ne t'avais pas vu. Je voulais demander au roi si je devais servir maintenant le…
- Oui, oui, j'ai entendu. Sers plutôt du café. Noir et sans sucre.
- Du café ? Heu, à tes ordres.
- Et par les esprits de la brousse, qu'on ouvre les fenêtres, ça sent le fennec ici !
- Heu, Maître ?
- Hum ?
- Le café… Irish coffee ?
Le brave cuisinier détala sans demander son reste, évitant de peu une coupelle en porcelaine qui alla se fracasser contre le mur.

N'en pouvant plus, VS quitta la pièce et sortît faire un tour dans le parc. Parvenu en bas des marches de marbre, il s'arrêta, stupéfait. Que s'était-il passé ? Un bombardement de cristaux explosifs par nef volante ? Un assaut des hordes de Naar ? Une tentative de cambriolage de la Guilde des Voleurs de Port-Sable Noir ? Sinon, comment expliquer tous ces trous et tunnels qui transformaient les jardins en une vaste passoire ? Après quelques pas, le dieu des caravanes et des vagabonds entendît du bruit et, au détour d'un bosquet, tomba sur Gorak. Ce dernier se tenait appuyé à une pelle plantée verticalement pour tenir debout et, d'une voix pâteuse, expliquait doctement aux écureuils du parc regroupés autour de lui pourquoi il fallait voter Gorak en 2022.
- Gorak, mais qu'est-ce qui s'est passé ici bordel ?
- Salut à toi gente Damoiselle…
- Damoiselle ? Non mais merde, tu te fous de ma gueule ?
- T.T.T.T.T, fît Gorak en dressant l'index, sévère comme un maître d'école. Faut pas dire ces mots là, c'est vilain dans la bouche d'une Damoiselle…
De plus en plus énervé, VS revînt sur ses pas, croisant au passage Frog, le Maître des Grenouilles du Marais au Scorpions qui se baladait en zigzags, guitare en main, chantant à tue-tête d'une voix éméchée"Everybody 's got to live together...", suivi par toute une cohorte d'animaux, insectes, tortues, écureuils, lapins et sauterelles.

De guerre lasse, le divin Voyageur regagna la grande salle et se laissa tomber sur un tabouret, visiblement déprimé. Sur sa droite trônait une bouteille de champagne encore fraîche et un Linflas complètement défraîchi lui. Sur sa gauche, Hippocrate dévorait joyeusement les restes d'un grand vacherin au Kirsch à grands coups de langue baveuse. VS promena un regard morne autour de lui et frappa sur un gong d'or, faisant apparaître un de ses ennuques.
- Maître ?
- Va chercher Ganja.
Cinq minutes plus tard, l'herboriste entrait, d'une démarche chaloupée et nonchalante, arborant toujours un sourire idiot aux lèvres.
- Yo Maître ?
- Il te reste de tes fameuses cigarettes...
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyMar 23 Oct 2018 - 18:47

La porte du palais s'ouvrit en grand, le lourds battants frappant contre les murs si fort, que les personnes dans le grand hall sursautèrent en regardant la personne indélicate. Presque immédiatement, il s'inclinèrent en avant avec respect.
Debout et visiblement fatigué, le visage en partie caché par la capuche rabattue pour se protéger du soleil du désert, tenant une valise dans chaque mains. Kous kous se précipita vers le maître de la cité.
- Mon maître, comme je suis heureux de vous revoir. Alors, vous avez fait bon voyage ??
VS fit basculer sa capuche en arrière, révélant un visage extrêmement fatigué et qui manquait de sommeil.
- Le voyage était superbe, mais par contre le transport, quelle horreur.
- C'est vrai que les Itikar ne sont pas spécialement confortables, malheureusement. J'en parlais justement l'autre jour avec le seigneur Adrian et...
- Adrian est venu ici ??
- Euh oui oui. Il est passé pour te saluer et pour vous faire signer des documents, mais il avait oublié que vous étiez en voyage. Mais il a dit que ce n'était pas important et qu'il repasserait un de ces jours.
- Qu'il ne se dérange pas, je comptais justement aller saluer mes compagnons du forum dans les prochains jours lorsque je serais remis du voyage, ce sera l'occasion de saluer Adrian.
Le maître des chemins délesté de ses lourdes valises, se massa les bras qui le tirait. Il avait besoin d'un bon bain, d'un bon repas puis d'un long repos réparateur. Il avança dans le hall, puis se retourna vers Kous-kous en train de donner des ordres à des serviteurs pour décharger les reste des bagages de son maîtres (45 valises + 20 coffres, VS aime voyager léger lors de ses déplacements).
- Mais dit moi.
-Oui divinité ??
- Qui est donc ce Tonny Hallité ?? j'ai vu des affiches sur les murs et j'ai entendu plusieurs de mes citoyens chanter des chansons.
- Ho ça, c'est un saltimbanque, parait qu'il a du succès au forum et le roi l'a amené avec lui pour te le présenter. Il l'a laissé ici en partant et depuis, il a conquit ton peuple avec sa musique "mon pays c'est ta moule". Moi personnellement je n'aime pas, mais ma femme elle, passe ses journées à l'écouté, même qu'elle me regarde avec des yeux tristes en disant que lui au moins avait réussi et que ça au moins c'était un homme.
VS mit sa main devant sa bouche, ne pouvant pas se retenir de rire, mais ne voulant pas le montrer à son susceptible servant.
- Ça a l'air spécial en effet. Mais laissons là cette personne, tu me le présentera ce soir au repas, là j'ai vraiment besoin de prendre un bain.
- Tout de suite seigneur.
Il claqua dans ses mains et des serviteurs se précipitèrent pour faire couler un bain au maître des lieux. Ce dernier profita de son bain, dans sa modeste baignoire à bulles en or de 20m de long et 20m de large. Au lait de chèvre parfumé. Puis il se rendit au salon pour prendre son diner. Il y avait foule ce soir pour assister à son royal repas en public, encore plus que d'habitude.
- Je sais que j'ai été absent et que j'ai manqué à mon peuple, mais là quand même, on peut presque plus marcher dans la salle tellement il y a du monde.
VS regarda la foule compacte.
- Bon, ben quand faut y aller.
Et voila le maître des lieux, se frayer un chemin dans la foule en souriant de toutes ses dents et en saluant. Mais par contre, personne ne le regardait. D'habitude il y avait des cris, des femmes hystériques lui jetant des fleurs en disant qu'elles voulaient l'épouser, mais là, il n'était pas là ça aurait été la même chose. Les femmes n'avaient d'yeux que pour une personne à l'autre bout de la pièce.
- Euh Kous-kous.
- Oui mon maître ??
- C'est normal ce qu'il se passe là ??
Le pauvre garçon pris un air gêné, baissant la tête et n'osant pas regarder son maître dans les yeux.
- Euh comment dire sans être vexant ??
- Je t'écoute.
- Cette personne c'est ce fameux Tonny Hallité dont j'ai parlé plus tôt.
- Il n'a pas l'air si particulier pourtant. Blond, petit et chétif, qu'est ce donc qu'il a que je n'ai pas.
Avant même que le serviteur n'ouvre la bouche pour répondre, le mystérieux chanteur ouvrit la sienne et se mit à chanter. VS eu l'impression qu'une bombe éclata dans la pièce, les femmes si mirent à hurler, en criant le nom de Tonny et en lui jetant des fleurs ou des sous-vêtements. Cette fois c'était trop, normalement c'était lui, le divin VS, qui provoquait l'hystérie des femmes du royaume. Il se senti blessé dans son amour propre et se précipita sur la scène pour chanter à son tour, mais se fit presque immédiatement jeté. Il abandonna finalement, fit 1/2 tour, ne mangea même pas (et pourtant il avait faim) et s'enferma dans sa chambre en boudant.

Cette nuit là il ne réussi même pas à dormir, il pouvait entendre les chansons de Tonny et les cris du public se répercutant en écho dans le vaste palais jusqu'à sa chambre. Il avait eu beau se boucher les oreilles ou mettre sa tête sous l'oreiller, rien à faire. Et quand les cris et la musique s’arrêtèrent enfin (vers 5h du matin) et qu'il réussi enfin à s'endormir, il fit des cauchemars, voyant Tonny assis sur son trône en train de chanter et lui, le maître de la cité d'Atalis, en train de lui donner à manger sous une foule féminine excitée hurlant le nom maudit de ce chanteur. Le coq chanta et le soleil se leva enfin.
Toc toc toc.
- Euh maître je peux entrer ??
Aucune réponse ne lui parvint.
- Divinité, j'ai apporté votre petit déjeuner.
Kous-kous ouvrit la porte et trouva son maître, des cernes affreuses sous les yeux, assis derrière son bureau, un livre ouvert devant lui et tenant une plume d'oie dans la main. Le jeune garçon posa le plateau sur un pupitre et s'approcha.
- Maître ?? hou hou.
Aucune réponse, VS semblait ne pas l'avoir entendu entrer, perdu dans ses écrits qu'il était. Le serviteur osa s'approcher encore plus, regarda par dessus l'épaule de son maître et fut pris de stupeur. Le maître des chemins était en train d'écrire une chanson, enfin, ce qui ressemblait à une chanson, il avait du mal à lire tellement il y avait de ratures et les feuilles au sol étaient nombreuses. En prêtant l'oreille, il pouvait l'entendre marmonner.
- gnagnagna chanson romantique gnagnagna moi aussi chanter gnagnagna moi aussi recevoir culottes et soutien-gorge femmes hystériques gnagnagna.
Il osa lui poser la main sur l'épaule, VS sursauta, le regardant avec des yeux rouges à faire peur.
- Quoi quoi ?? toi aussi dire que moi mauvais ?? toi finir miam miam fauves hahaha. Tonny Hallité miam miam fauves haha hahaha.
- Seigneur, il est possédé.
Le pauvre garçon effrayé, sorti de la pièce et se précipita à la volière royale, pour faire parvenir un message au forum à destination du grand hôpital.

Quelques heures plus tard, un carrosse s’arrêta devant le palais, la porte s'ouvrit laissant la place à un monstre sur pattes tenu en laisse, portant un petit tonneau sous le cou et remuant la queue en reniflant le sol. A l'autre bout de la laisse, tenant sa sacoche et portant un large chapeau sur la tête, Vik descendit à son tour.
- Seigneur guérisseur, merci d'être venu si vite, c'est mon maître, il va très mal.
- J'ai tout laissé tomber et je suis venu lorsque j'ai reçu ton message, que lui arrive t-il ??
- Et bien, pour commencer il faut que je vous explique...
Il ne termina pas sa phrase, qu'une voix se fit entendre, suivi de nombreux cris féminin. Hippocrate leva les oreilles, s’assit et se mit à hurler à la mort.
- C'est pour ça que j'ai demandé à ce que vous veniez.
- Allons-y, tu m'expliqueras ce qu'il se passe en route.
Kous-kous expliqua au divin guérisseur le retour de VS après son voyage, le repas du soir et sa confrontation humiliante avec Tonny Hallité qui remporta le match par KO, puis l'état de VS blessé dans son amour propre qui voulait sa revanche. Si bien que lorsqu'il franchirent la porte du bureau de VS, ce dernier n'était plus là.
- Mon dieu, maître hou hou ??
- Là bas.
Vik tendait son doigt en direction de la porte de la chambre ouverte.
- Maître non pas ça.
VS se trouvait debout devant la fenêtre ouverte, torse nu et tenant un parchemin à la main.
- Gna hahaha écoute ça Tonny.
Il se mit alors à chanter, enfin, chanter était un bien grand mot.
- Ho mamy, si tu savais, tout le mal que tu as eu, en tombant, dans les escaliers, ton col du fémur ne l'a pas supporté.
Hippocrate se mit à nouveau à hurler à la mort devant cette voix horrible. VS debout sur le rebord de la fenêtre, menaçant de tomber à tout moment. En bas, la foule le regardait un peut inquiet.
- Il va tomber.
- VS mon vieux, reprend toi, on va trouver une solution.
Le divin guérisseur s'approchait doucement, tout doucement, cm par cm, les yeux rivés sur son ami priant le ciel qu'il ne fasse pas une connerie. Kous-kous les mains jointes priant, le souffle coupé. Enfin Vik réussi à empoigné VS et le projeta en arrière. Dans sa chute, il se cogna la tête contre un meuble et tomba inanimé.
- Seigneur. Il est mort ??
- Non rassure toi, simplement assommé, mais aide moi à le coucher, je vais lui donner un remède.
Vik pris une fiole dans sa sacoche et lui administra une piqure dans la fesse.
- Avec ça il va dormir et ça ira bien mieux à son réveil. En plus cette potion est spéciale, il devrait avoir oublié les derniers évènements à son réveil.

Plusieurs jours se passèrent. Vik resta au chevet de son compagnon au cas où, puis devant rentrer au forum pour soigner ses propres malades, il salua Kous-kous, lui demandant de le prévenir au cas où.
Le jeune garçon encore traumatisé après avoir vu son maître à deux doigts de se jeter dans le vide à cause d'un maudit chanteur, décida une solution radicale. Avec l'aide de plusieurs hommes fatigués du pouvoir attractif de ce Tonny sur leurs femmes, décida de s'en débarrasser. Un soir qu'il se préparait à chanter, Kous-kous lui demanda quelque chose. Alors que Tonny lui donnait son renseignement, un homme passa derrière lui et l'assoma. Puis ils l'enfermèrent dans une malle à destination du forum. Une sorte de retour à l'envoyeur donc.
VS se réveilla enfin, surpris de se retrouver dans son lit. Pour une fois le remède de Vik avait fonctionné et il ne se trouvait pas sur le toit nu à regarder les pigeons. Il avait oublié les derniers évènements et son retour à Atalis. Kous-kous heureux de retrouver son maître en parfaite santé, posa le plateau du petit déjeuner et lui raconta une histoire inventée pour l'occasion. Toutes les traces de Tonny avaient disparus de la cité, ordre avait été passer à la garde de menacer les citoyens de finir avec les fauves si quelqu'un parlait du chanteur maudit en présence de VS. Ce qui fut respecté, l'appétit des fauves était connus à travers le royaume.

Mais Tonny alors ?? Adrian se leva à l'aube. Mais personne n'était là pour lui servir son déjeuner, dans le palais il n'y avait personne. Après enquête, il découvrit non sans avoir des sueurs, que son peuple se trouvait au grand théâtre royal à écouter le récital de Tonny Hallité. Le roi avait voulu s'en débarrasser en l'envoyant à Atalis, il l'avait de nouveau sur les bras.
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyMar 23 Oct 2018 - 20:00

Il y eut d'abord quelques accords, des doigts habiles tournèrent les chevilles d'os et d'ivoire pour tendre les cordes tandis que d'autres tapotaient la peau tendue d'un tambourin… Puis les ennuques rassemblés autour du bassin commencèrent à jouer. VS ôta sa robe d'intérieur et entra dans son bain de lait enrichi d'huiles apaisantes et parfumées. C'est Vik qui lui avait conseillé les bains de lait d'ânesse pour préserver sa peau du feu du soleil et du dessèchement, inévitables dans cette contrée désertique qu'était Atalis. VS avait donc, en toute simplicité, fait installer au palais une centaine d'ânesses que l'on trayait chaque matin pour son bain. Résultat de ces bains de lait : plus aucun coup de soleil. Bien sûr, tous les chats du palais le suivaient toute la journée en miaulant mais bon…

Ce matin, le divin Voyageur semblait ailleurs, l'air pensif, accoudé au rebord de marbre. Assis non loin, un de ses fidèles ennuques qui l'éventait, se résolût à questionner son maître :
- Divinité, tu as l'air ailleurs ce matin.
- Hum… J'ai mal à la fesse, un moustique a dû me piquer, j'ai une grosse marque rouge.
Le serviteur se mordît la lèvre : il faudrait vraiment que le divin Vik apprenne à mieux faire les piqûres, il avait la main lourde quand-même. En attendant, son maître semblait réfléchir, l'air concentré. L'effet du remède s'atténuait, la mémoire revenait progressivement au dieu des voyageurs.
- C'est étrange, toutes les femmes que j'ai croisé ce matin au palais semblent au désespoir. Même celle de Kous-Kous.
- Elles sont tristes du départ de ce baladin, Tony Hallité, Maître. Elles disent toutes que ça, c'était un homme, un vrai. Même la femme de Kous-Kous.
- Mouais, en même temps, Kous-Kous étant comme vous tous un ennuque, c'est pas difficile…
- Oui, ça me rappelle d'ailleurs cette devinette du seigneur Lowbac : qu'est-ce qu'un combat d'ennuques ? Un combat sanglant. Hi, hi, hi…
Sans répondre, VS sortît du bassin, se laissa sécher et envelopper d'un ample drap parfumé avant d'aller s'asseoir devant sa table de toilette où s'entassait tout le génie cosmétique de l'Orient, flacons, crèmes, onguents, parfums… VS se jeta un regard maussade dans le miroir tandis que son serviteur le coiffait et se trouva moche, les traits tirés et les yeux cernés de mauve.
- Les voyages, ça fatigue, murmura-t-il. J'ai une sale gueule…
- Quoi ma gueule… Qu'est-ce qu'elle a ma gueule…
- Pardon ?
- Heu non rien, excuse-moi Maître. Une chanson qui me trotte dans la tête.

Une fois coiffé, manucuré, pédicuré et habillé, sa barbe impeccablement taillée, le divin Voyageur se trouva enfin à son avantage.
- Merci, tu as fait du bon travail. Tu es doué.
- Merci Maître. Je reconnais bien m'en sortir même si ce n'est pas mon métier à la base.
- Ha oui ?
- Oui, je travaille à côté dans un cabaret en ville... Mon vrai métier c'est la nuit que je l'exerce, travesti… Je suis artiste… J'ai un numéro très spécial, qui finit en nu intégral...
- Oui, oui, c'est bon, merci.
Un vacarme soudain attira tout le monde aux fenêtres. En bas, sur la grande place, une caravane de jongleurs, musiciens, acrobates, baladins et autres venait d'arriver, rameutant les gens autour de leurs grands chariots bâchés et colorés.
- Une troupe itinérante de comédiens, sourit VS.
- Viens voir les comédiens, voir les musiciens, voir les magiciens...
- Bon, ça suffit maintenant !
- Pardon.
Le Voyageur se retourna vers son chambellan qui venait d'entrer et s'inclinait profondément.
- Une troupe de comédiens vient d'arriver en ville dirait-on.
- Oui Maître.
- Et sait-on d'où ils viennent ?
- D'Extrême-Orient, Maître, du lointain royaume de Ten-Essi.
- On a tous en nous quelque chose de Ten-Essi...
VS explosa :
- Assez ! Je vous entends encore chantonner une seule fois et je vous fait tous empaler !
Le chambellan gloussa :
- Hi, hi, hi, comme le dit Kous-Kous, "le pal est un supplice qui commence tellement bien et qui finit tellement mal", hi, hi, hi… Hum, pardon.
Agacé, VS allait passer dans son cabinet de travail mais, sur le pas de la porte, il se retourna vers le jeune préposé aux bains :
- Au fait, c'est où le cabaret où tu travailles ?
- Dans le quartier des Jeux Maître, ça s'appelle "la Boîte", c'est un établissement très à la mode à Atalis.
- Dans le bruit familier… De la boîte à la mode...
- Je vais tous vous tueeeeeer !

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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyMer 31 Oct 2018 - 22:44

Toc toc toc.
Warlock complètement blasé, du quitter la chaleur de son bureau et son livre qu'il était en train de lire. Pris en râlant un panier en osier et descendit les marches de la tour du savoir en direction de la porte principale.
Toc toc toc.
- Grumbl oui oui j'arrive. Ils commencent à me saouler maintenant.
Le jeune homme visiblement énervé arriva devant la porte, pris la poignée ouvragée en argent et ouvrit le lourd panneau en bois, pour tomber nez à nez avec une bande de monstres.
- Des bonbons ou un sort ??
Sans répondre, l'érudit mit sa main dans le panier pour en sortir une poignée de friandises pour les tendre aux jeunes enfants déguisés en sorcière, en fantôme, en zombie, etc...tenant des citrouilles grimaçantes et lumineuses.
- Merci monsieur.
En riant, les jeunes enfants se mirent à courir dans la rue en direction d'une autre maison. Warlock regardait en soupirant.
- Quelle idée ridicule a eu le roi d'importer cette fête idiote. En plus les bonbons ça donne des caries.
Il referma la porte et remonta dans son bureau pour se remettre derrière son livre. Il est vrai que le roi, avait fait des heureux chez les enfants, voyant là l'occasion de faire la fête et de s'amuser le soir, mais pas tout le monde n'était du même avis que le souverain.
- Enfin, c'est qu'un soir, oublions ça.
Malheureusement, à peine avait-il terminé de lire la page.
Toc toc toc.
Cette fois c'était le toc toc toc de trop. Furieux, il se leva et descendit les escaliers, bien décidé à dire sa façon de penser à ces petits monstres. A peine eu t-il ouvert la porte, qu'une créature poilu lui sauta au coup et il bascula en arrière, le visage labouré par un objet gluant.
- Hippocrate, au pied, vilain chien.
Furieux contre son animal de compagnie, Vik tendit la main à son ami allongé et qui avait du mal à se remettre de son contact avec ce bœuf bourré aux hormones.
- Excuse le mon vieux, j'ai essayé de l'éduqué et lui apprendre à ne plus faire ça, mais maintenant je crois qu'à son age c'est peine perdue.
Warlock se releva, repris ses esprits et tomba sur une vision d'horreur qui le fit bondir de peur. Vik était devant lui, enfin, un squelette phosphorescent qui avait la voix de Vik. Derrière lui, un personnage sans tête tenant un sac où dépassait le visage sanguinolent de Guilibran.
- Froussard.
C'était le personnage sans tête qui venait de parler, avec la voix de dav-ID. La tête dans le sac lui répondit en fronçant les sourcils.
- Voyons maître, ce n'est pas gentil de vous moquer.
- Ho ça va, si on peut plus rigoler hein.
- C'est certain qu'on aurait du te prendre en photo mon vieux, le bond que tu as fait, c'était impressionnant.
C'était Albatur qui venait de parler à son tour, ce dernier déguisé en loup garou poilu, souriait et se mit à rire de bon cœur avec le forgeur de merveilles. Encore derrière eux, un autre personnage, dans un costume rose, avec un groin et une queue en tire-bouchon, avec des toiles d'araignée partout.
- Et ça c'est quoi ??
Le guérisseur tourna la tête en soupirant.
- Ça ?? ben c'est Lowbac. Je lui ai demandé un costume de monstre, mais il a dit qu'il avait eu une idée et voila.
- Ben quoi ?? il est beau mon costume de spider cochon. Spider cochon, spider cochon, il peut marcher au plafond, est ce qu'il peut faire une toile ?? bien sur que non c'est un cochon, prend garde, spider cochon est là. C'est génial non ??
- Oui oui. Et donc vous faites quoi là ??
- Ben devine, Halloween. Regarde.
En souriant, dav-ID montra à Warlock un panier remplit à raz bord de tout un tas de friandises avec des papiers colorés de toutes les couleurs.
- Je vais me péter le ventre.
- Oubliez pas de vous brosser les dents avant de vous coucher maître.
Regardant ébahis ses compagnons du conseil faire les enfants, Warlock présenta ses excuses, il avait un livre à finir et il devait retourner à son bureau.
- Bon ben c'est pas tout ça, bonne soirée à vous alors.
- A non alors, tu viens avec nous.
Albatur sauta sur Warlock et lui passa un costume.
- Le croque mitaine ha ha ha ha ha.
- Enlève moi ça tu veux, je me plaindrais au roi.
- Ho ça va, ça te va très bien en plus, vient avec nous et laisse donc tes bouquins pour un soir.
- C'est vrai, ça te ferait du bien de sortir un peut plutôt que de resté cloitré dans cette tour humide. Après tu vas venir me voir au grand hôpital en te plaignant que tu as un rhume.

Voila donc comment contraint et forcé, Warlock se retrouva à parcourir les rues de la cité, sonnant aux portes pour demander des bonbons ou un sort. Par contre si ses compagnons n'en avaient rien à faire, lui faisait quand même en sorte de ne pas trop faire voir son visage de peur d'être reconnu. Surtout en passant à côté d'enfants qui se mirent à rire devant ces adultes faisaient les enfants.
- Quelle honte mon dieu, quelle honte, l'année prochaine je me casse en voyage à cette date.
Perdu dans ses pensées, Warlock ne fit pas attention que ses pas le menèrent vers la caserne de la garde d'or. C'est en entendant frapper à la porte qu'il revint sur terre. Il leva la tête et vit le squelette Vik frapper.
Toc toc toc.
Au bout de quelques minutes, la porte s'ouvrit, laissant le passage à un jeune garde, le nez rouge, ne marchant pas droit, visiblement ivre.
- Ouais ouais hips, zé pour quoi ??
- Des bonbons ou un sort.
- Ze zé pas, zé pas zévident comme zoix hips, ze vé demandé à mon zef. Hep zef, zef.
Un peut surpris par l'état du soldat, le groupe de monstres pénétra dans l'enceinte de la caserne. Il y avait une grande animation dans la cantine, au dessus de la porte, on pouvait lire "grande fête d'halloween".
- Zef ?? zef ?? z'êtes où ??
Passant la porte, Milos visiblement ivre lui aussi, marcha en titubant vers le jeune soldat. Le colosse déguisé en barbare viking plein de cicatrices et de sang, une belle collection de têtes accrochées à sa ceinture, était impressionnant à voir mais faisait aussi un peut pitié.
- Ouais ouais z'arrive hips, il y a pas le feu hips. Zé pour quoi ??
- Chef, zé monstres veulent vous parler hips.
- ze zavait que l'alcool faisait voir des zéléphants roze, mais des monztres hips, zé trop bu ze crois.
- Ze crois z'aussi hi hi hi.
- Chut maître, vous allez l'énervé et vous savez comment est Milos lorsqu'il a trop bu.
dav-ID arrête immédiatement de rire, ce n'était point des menaces en l'air. Se plantant devant Vik, qui du détourner son visage tant l'odeur d'alcool sortant de la bouche du guerrier était forte.
- Euh, ben en fait nous voulions juste des bonbons ou un sort, mais nous ne voulons pas non plus déranger, voila voila voila, nous allons partir et vous laissez alors.
- QUOI PARTIR. Vous rezté ici, venez à la fête, on va boire et rire.
- Mais mais, non voyons, en plus j'ai des malades à aller voir moi et...
VOUS VENEZ A LA FETE FISSA SINON.
Milos faisait tourner sa lourde hache de guerre au dessus de sa tête. Les membres du conseil devinrent blanc comme des linges devant la menace. Contraints et forcés, ils se mirent à marcher derrière le capitaine de la garde d'or qui rigolait bruyemment. Alors qu'ils rentrèrent dans la salle, l'odeur monta aux narines, puissante et forte, faisant tourner les têtes presque immédiatement. La plupart des soldats étaient déguisés, une véritable orgie. De la nourriture partout, des l'alcool aussi, au milieu de la musique. Milos leva sa chope et se mit à hurler.
- A BOIRE POUR NOS AMIS. TRINQUONS MES FRÈRES.
- OUAISSSSSSSSSSS.
Les soldats levèrent leurs verres à la suite de leur capitaine.
- Euh, ça ne me dérange pas de boire un coup...
Vik regardait le liquide ambrée qu'un jeune soldat était en train de lui verser dans la chope qu'il tenait dans les mains.
...Par contre vous ne pourriez pas ouvrir juste une fenêtre, ou bien casser un carreau ?? non ?? bon d'accord je bois.
La soirée allait être très très longue.

En fait il manquait quelqu'un dans le groupe. Warlock avait bénéficié d'un gros coup de chance et il avait réussi à s'esquiver sans se faire voir. Il était sorti de la caserne, avait jeté son costume dans une poubelle et avait regagné sa tour en ronchonnant.
- Bien fait pour eux, ils avaient qu'à rester chez eux au lieu de vouloir jouer les gamins. En tout cas l'année prochaine, sans moi.
Il arriva devant sa tour, remonta dans son bureau non sans avoir fermé la porte à double tours et bien décidé à ne répondre à personne.
- Le prochain qui m'emmerde, sera bien emmerdé nierk nierk nierk.
L'érudit regardait un sceau d'eau verte à l'odeur malodorante, qu'il avait remplit à l'égout au sous-sol de la tour.

Un Itikar sa posa au centre de la place. Deux hommes en descendirent. l'un déguisé en Frankenstein, l'autre en Dracula.
- Décidément, j'ai du mal avec ces voyages en itikar.
- Vous savez bien que c'est pourtant le moyen le plus rapide d'atteindre le forum depuis Atalis.
- Je sais bien, aie, mon pauvre dos.
Voyageur solitaire Dracula, étira son dos.
- Et donc c'est quoi le but de cette fête déjà ??
- Kous Kous Frankenstein, attrapa deux paniers en osier accrochés à la selle de l'Itikar et en tendit un à son maître.
- Je vous l'ai déjà dit. Nous allons sonner aux maisons et nous demandons aux gens des bonbons ou un sort. Normalement on devrait avoir des bonbons et ensuite nous remercions les gens et nous passons à une autre maison, ce n'est pas compliqué.
- C'est certain que le concept est très simple.
En fait le but de cette visite, c'était de savoir si cette tradition importée par Adrian, pouvait prendre ou non à Atalis. Un sorte de test réel sur le terrain quoi. Kous Kous avait lourdement insisté pour venir. Ça n'avait pas été évident de convaincre VS de le faire. Lui faire porter ce costume qui avait bien fait rire ses eunuques n'avait pas été chose facile, mais il avait réussi et les voila donc au forum.
- Tenez, nous allons essayez ici...Donc voila, je frappe à la porte comme ça...
Toc toc toc.
...Et maintenant nous attendons que le propriétaire vienne. Nous sourions et nous lui demandons des bonbons ou un sort. Tenez maître, j’entends du bruit dans la serrure, préparez-vous.
- Des bonbons ou un SPLATCH.
- Niak niak niark, vous l'avez pas volé celui là bande de vauriens.
- Ou un sort.
Tout dégoulinants dans leurs costumes, VS cru s'évanouir tant l'odeur était infecte, on aurait cru qu'il avait un cadavre sous le nez. Il recula et rendit son repas au sol. Tenant son sceau à la main et sa pince à linge sur le nez, Warlock ouvrit de grands yeux en reconnaissant VS.
- Mais ?? mais ?? VS ?? qu'est ce que tu fait ici dans ce costume, et...
Mais il ne termina pas sa phrase, VS venait de se reprendre, il regardait Kous Kous lui aussi tout trempé.
- Ça pour un sort, ça a été un beau sort. A elle est belle ta tradition à la con. Et tu veux que je fasse la même chose à Atalis.
- Mais mon maître, ce n'est pas censé se passer comme ça d'habitude.
VS pris une pelle qui se trouvait sur un monticule de pierres à côté de lui (des travaux de réfection de la chaussée mis en suspend pour la nuit), la leva au dessus de sa tête et se mit à courir après son chambellan en hurlant des menaces "Aux fauves" "Le pal" "L’écartèlement" etc...
Warlock regarda le duo descendre la rue et disparaître. Se frappa la tête avec son index.
- Ils sont fous, tous fous dans cette cité.
Il referma la porte, remonta à son bureau et se mit derrière son livre, cette fois, il était bien décidé à ne plus répondre. Heureusement pour lui, plus aucune personne ne vient le déranger et c'est en terminant son livre satisfait, qu'il alla enfin se coucher.
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyMer 31 Oct 2018 - 23:48

Toujours blanc de colère, VS regagna l'ambassade d'Atalis où il avait l'habitude de séjourner lorsqu'il était au Forum, suivi par un Kous-Kous penaud (et sentant très mauvais). Réconforté par un bain chaud, un massage aux huiles essentielles à la rose musquée, enveloppé dans une robe d'intérieur en soie, le divin Voyageur oublia ses griefs contre le chef de ses ennuques et lui fît signe de se retirer. VS passa alors dans son cabinet de travail pour se plonger dans la relecture de sa dernière AVH qui avait pris du retard mais il laissa vite tomber, en panne d'inspiration. Laissant son regard errer sur la pile de livres posée sur son bureau, il remarqua un ouvrage… Relié en écailles de serpent, muni d'un fermoir de métal gravé de têtes de mort en ivoire, 100 histoires à vous faire frémir semblait lui faire de l'œil… Le maître d'Atalis se laissa tomber dans un fauteuil, ouvrît le volume et se plongea dans sa lecture…

Un quart-d'heure plus tard, le Voyageur sentait son cœur battre plus vite, un frisson glacé lui couler le long de l'échine et les poils de ses avant-bras (qu'il n'aurait jamais cru aussi nombreux) se hérisser. Prenant ce bouquin… Flippant aussi, ce Pierre de Belle Mare s'y entendait à raconter une histoire. Histoires vraies en plus… Minuit était passé, un silence presque tangible régnait sur le bâtiment endormi. L'huile s'était consumée dans les lampes de bronze, seul la lueur du feu mourant dans l'âtre éclairait le profil du maître des caravanes toujours plongé dans sa lecture… Au-dehors, la nuit était d'encre, froide et silencieuse. VS en venait à lire à voix basse, comme un murmure… "et alors, au moment où notre héros s'y attendait le moins, une main écailleuse et griffue saisit la poignée de la porte…"
Toc, toc, toc.
Le Voyageur fît un bond prodigieux pour sauter au plafond et y rester collé, le cœur battant et le poil hérissé, ressemblant à son chat persan favori la dernière fois qu'Hyppocrate avait voulu jouer avec.
Toc, toc, toc.
Qui cela pouvait-il être, en pleine nuit ? Cela venait de la petite porte qui donnait directement sur la rue. A travers la vitre de verre colorée, des silhouettes s'agitaient. Tendu, VS empoigna la batte de Bays Ball oubliée un jour par Milos (ce dernier s'était pris de passion pour ce jeu découvert lors d'un séjour au pays des Bays, un jeu débile auquel personne ne comprenait rien et qu'il avait tenté en vain d'acclimater au Forum, enfin bref…).
Toc, toc, toc.
A pas de loup, VS s'approcha de la porte. Un quelconque vampire en maraude ? Un démon surgi des Enfers à la recherche d'une proie ? Une goule affamée cherchant sa pitance ? Le fantôme de Davidou revenu hanter les habitants du Forum ? Le Voyageur tendît lentement la main vers la poignée dorée, la tourna lentement, ouvrît tout aussi lentement… Et frappa !
- Tiens, salaud de psychopathe ! Encaisse, saleté de démon de mes deux ! Ha, tu dis plus rien, hein, fumier !
Le seigneur des intersections s'arrêta, essoufflé et ruisselant de sueur pour regarder sa victime étendue à terre, sur le perron. Une espèce de cochon bizarre drapé de toiles d'araignée, contusionné, avec à ses côtés un panier plein de bonbons renversés, gémissant et geignant :
- Aïe, aïe, j'ai mal…
- Lowbac ? !
- Aïe, aïe, j'ai une côte cassée...
- Oh merde. Heu, désolé…
VS referma brusquement la porte et poussa le verrou. Tradition à la con...
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyDim 30 Déc 2018 - 11:37

Ho douce nuit


- Nan, nan et nan, je n'irais pas.
La voix du capitaine de la garde d'or se répercuta en échos multiples à travers le palais, faisant sursauter les serviteurs occupés à décorer la demeure royale pour noël qui approchait à grand pas, accrochant guirlandes, boules, illuminations multiples, etc.
Debout au centre de la salle du trône, rouge de colère, le poing gauche serré, Milos regardait un bout de bâton qu'il tenait dans la main droite. Autours de lui, les autres membres imminents du conseil, tenants eux aussi un bout de bâton.
- Nan, nan et nan, je vous dit et je répète que je n'irais pas.
- Voyons du calme mon vieux, le sort en a décidé ainsi et...
Warlock arrêta de parler, l’œil mauvais du guerrier posé sur lui, le faisait transpirer à grosses goutes.
- Ho et puis merde après tout, arrange toi avec Adrian.
Le roi justement, se tenait assis sur son trône, regardant la scène avec amusement. Il faut dire qu'il y avait une coutume un peut étrange au forum, une coutume inventée de toutes pièces par le royal monarque et qui intervenait lors des fêtes. Le but étant tout simple, les membres du conseil devaient tirer à la courte paille, celui qui avait la plus courte, devait se déguiser en père noël et apporter la joie parmi les citoyens en amusant les enfants et apportant des cadeaux. Il faut aussi rajouter, que Milos avait toujours réussi à esquiver cette tradition par chance...en réalité, il menaçait le serviteur chargé de donner les bouts de bâton aux membres du conseil des pires sévices, sauf que cette année, ben le serviteur en question était tombé malade au dernier moment, faisant s'envoler le plan de Milos. Le guerrier comptait encore sur sa célèbre chance, mais cette dernière, lui avait fait défaut.
- Milos mon ami, je pense que tu feras un très beau père noël.
Le colosse ne réagi pas à la phrase du roi, il savait que si il disait quelque chose, il pourrait finir jugé et condamné par Alin à la prison des âmes perdues. Le souverain claqua dans ses mains.
- Chambellan.
Le fidèle serviteur du roi, dans sa livrée rouge et or, ouvrit la porte et s'inclina.
- Majesté ??
- Nous avons notre père noël, conduit le à la salle des costumes.
- Bien mon roi. Par-ici ho divinité.
Les deux personnages sortirent de la pièce, Milos marmonnant des choses dans sa barbe. A peine la porte s'était fermée, que des rires montèrent dans la salle. Les membres du conseil, n’osant pas rigoler en présence du guerrier, se lâchèrent alors.
- Milos en père noël ha ha ha ha. Ça va être pas mal.
- C'est clair.
dav-ID et Albatur se regardèrent et partirent alors en fou rire en voyant l'image. Des larmes lui coulèrent des yeux. La scène choqua le roi qui se leva.
- Voyons calmez-vous un peut, ce n'est pas gentil pour notre cher capitaine et...
- Avec tout le respect que je vous dois mon roi, mais ça vaudra pour toutes ces années où il se moquait de nous lorsque nous devions jouer le rôle. Warlock croisa les bras, fronçant les sourcils.
- Cette année, il a passé les 6 premiers mois à me harceler avec ça. M'envoyant des piques multiples, "ça t'irait bien la barbe blanche comme l'année dernière" ou "le père noël fait un régime", etc...
Adrian esquisa un sourire, il est vrai que Milos avait passé des heures à rigoler, aux autres de rires un peut.

- J'y arrive pas.
- Mais tirez donc voyons.
Rouge et transpirant de sueur, le capitaine de la garde d'or en caleçon, essayait tant bien que mal de passer sa jambe musclée dans le pantalon rouge que lui avait tendu le chambellan.
- Non vraiment, il est trop petit ce pantalon.
- Vous y mettez de la mauvaise volonté voyons, tirez un coup sec, ça rentrera tout seul.
- Si tu insistes...
CRAC
...là, tu vois que ça ne passe pas.
Le pantalon avait craqué, au grand désespoir du chambellan qui se fit apporter un nouveau costume, le dernier de la réserve, les autres étaient au sol en morceaux.
- C'est le dernier, après je ne sais pas comment faire, surtout qu'il reste ensuite le haut à enfiler, faites donc attention à ne pas le...
CRAC
...déchiré *soupir*
Le jeune homme tomba sur un siège, fatigué. Il fallait trouver une solution, un père noël en caleçon ça ne le faisait pas. Milos lui, s'amusait de la situation, le dernier pantalon craqué, était signe qu'il ne pourrait pas enfiler le costume, surtout que le haut, était aussi petit que le pantalon, autant dire qu'il était inutile insisté pour le passer. Alors qu'il était assis sur son siège, la tête dans les mains à réfléchir à une solution, un grattement se fit entendre à la porte, il leva les yeux et tourna la tête. Dans l'entre bâillement de la porte, il vit le visage du roi qui assistait à la scène. Le pauvre garçon devin pâle comme la mort, Adrian allait être en colère et ça allait tomber sur lui. Bien au contraire, le roi lui demande de venir, un étrange sourire aux lèvres. Il se pencha à son oreille et lui murmura quelque chose. Aussitôt le visage du chambellan repris des couleurs, c'était une solution.
- Milos, arrête de chanter et viens avec moi, j'ai une solution.
Il ouvrit la porte, suivi par le capitaine de la garde d'or visiblement étonné, lui qui pensait avoir esquivé le costume.

Après avoir descendu une volée de marche puis avoir pénétré dans un atelier, Milos était debout sur un piédestal , le peintre royal, tenant une palette de couleur d'une main et un pinceau de l'autre, parcourait son corps pour lui étaler de la peinture rouge à même la peau.
- Ho ho ho ça chatouille ha ha ha.
- Le roi est un génie, je n'aurais jamais pensé à ça.
- Voila j'ai terminé.
Le peintre posa son pinceau et regarda son œuvre. Le chambellan se leva, un large sourire sur son visage.
- Parfait. Bravo maître, c'est un véritable chef d’œuvre.
Toujours debout, regardant ses bras et son corps couvert de peinture, Milos leva les yeux en direction d'un miroir que lui tendait le peintre, un frisson lui parcouru le corps. Il ressemblait maintenant au père noël, sauf qu'il était en simple caleçon.
- Voyez-vous ho divinité, c'est une nouvelle technique, body-painting que ça s'appelle, ça permet d'imité les vêtements alors que le sujet n'en porte pas, génial non ??
Le guerrier avait le visage rouge, les poings serrés, il allait bondir sur le peintre pour lui enfoncer ses pinceaux dans le cul, mais la porte s'ouvrit d'un coup, laissant passer le roi. Milos se calma, un peut honteux.
- Formidable, un père noël plus vrai que nature...
Il s'approcha du peintre et lui serra longuement la main.
...vous avez sauvez noël.
- ho, ce n'était pas grand chose voyons.
- Si si, j'insiste. Bien, chambellan ??
- Oui majesté ??
- Aide notre fier capitaine à descendre et rendez-vous à l'animalerie royale pour aller chercher le traineau et les rennes.

L'animalerie royale était une vaste enceinte à l'est du palais, la zone était immense. Elle se composait de vastes parcs et jardins colorés où se trouvaient toutes sortes d'espèces, de grandes serres chaudes pour les animaux exotique, des lacs pour les animaux aquatique, il y avait même une zone polaire pour des espèces aimant ce milieu. C'est justement là que se rendait le chambellan, suivi par un Milos claquant des dents et dont le rouge commençait à virer au bleu. Ils se retrouvèrent bien vite, devant le parc des rennes, par contre détail surprenant, il y avait bien un traineau chargé de cadeaux, mais pas les rennes pour le tirer. Alors qu'ils s'approchèrent, un personnage portant un costume de lutin se présenta. Lowbac avait accepté de jouer le rôle pour l'occasion.
- Comment donc, le traineau n'est pas encore préparé.
- C'est qu'il y a un petit problème.
- Un problème ??
- Oui, les rennes sont malades, j'ai fais demander le divin Vik pour avoir son avis, mais il n'est pas vétérinaire, alors je ne serais que dire. Ho, le voila qui arrive justement.
Descendant une volée de marche et tenant son fidèle Hippocrate en laisse, Vik avait la mine perplexe.
- Je ne sais pas ce qu'ils ont mangés vos rennes, mais ce n'est pas joyeux.
- C'est grave ??
- Grave non, une bonne intoxication alimentaire générale oui.
- C'est embétant, ça tombe pile poil le soir du réveillon et du passage du père noël.
- Oui, le père noël devra faire sa tournée à pied cette année. Tien, bonsoir Milos, je ne t'avais pas reconnu dans ton habit rouge et sous ta barbe blanche.
Le guerrier afficha un regard mauvais, signe qu'il était en colère. Le guérisseur détourna la conversation.
- Comment faire alors ho divinité ?? le roi risque d'être en colère et les habitants déçus de ne pas recevoir de cadeaux.
Vik réfléchi, guérir les rennes en quelques heures était mission impossible pour lui, sa spécialité c'était les humains, pas les animaux. Soudain, son regard perplexe tomba sur son fidèle chien, qui reniflait les jambes de Milos en remuant la queue.
- J'ai la solution.
- Ho seigneur, vous venez de sauver noël.
- Bon, par contre c'est un système D, une roue de secours.
- C'est pas grave, dites votre idée.
- Nous pourrions prendre Hippocrate, en plus il a besoin de faire de l'exercice le gros pépère, ça lui fera le plus grand bien.
Le chambellan resta muet devant la proposition surréaliste de Vik. Il tourna la tête, juste au moment où le montre poilu la patte levée, finissait de se soulager sur la jambe du capitaine de la garde d'or, les poings serrés et la figure rouge de colère.
- Mais ?? mais ?? vous croyez qu'il en sera capable.
- Tout à fait capable, aller viens mon chien.
- Wouaf wouaf.
Vik tira sur la laisse et amena le gros chien au traineau, lui enleva son collier et son petit tonneau d'alcool pour lui passer les sangles de son nouveau véhicule. Pendant ce temps, Lowbac excité comme une puce, chargeait une montagne de cadeaux de toutes les couleurs et de toutes les tailles à l'arrière dans des gros sacs. Le chambellan leva le épaules.
- Bof, après tout pourquoi pas, ça ne peut pas être pire et si ça sauve noël. Venez par-ici seigneur Milos.
Sans bouger et sans même résister, le guerrier aux mille victoires se retrouva assis sur la traineau, les rênes dans les mains. Lowbac, s'installa à ses côtés.
- Et surtout, vous n'oubliez pas de faire le cri du père noël.
Milos leva des yeux vides sur le chambellan.
- Le cri ?? moi je connais des tas de cris de guerre, ça irait ??
- Non, c'est noël et son cri c'est "ho ho ho".
- Ho ho ho ?? c'est ridicule comme cri.
- Oui mais c'est comme ça.
Le guérisseur lâcha son chien, qui parti comme une trombe, passant sous le portail de l'animalerie royale et descendit la rue en faisant s'écarter les gens sur son passage.
- N'OUBLIEZ PAS, HO HO HO.
- N'insistez pas mon vieux, ils sont trop loin maintenant.
- Je suis inquiet, vous croyez que ça va bien se passer ??
- Rassure toi, je suis confiant.
Même si son visage montrait clairement le contraire.

- Arrêtez-vous, il faut que je donne les paquets.
Le pauvre Lowbac, debout, essayait tant bien que mal de prendre les cadeaux dans le sac pour les distribuer aux passants, mais la vitesse du traineau était tellement importante, qu'il ne distinguer plus le paysage, juste des masses colorés. Et heureusement, car c'était une catastrophe, le chien excité, aboyant avec force et courant comme un dératé, avait déjà provoqué bon nombre d'accidents.
- J'essaye, mais je n'y arrive pas.
Le puissant guerrier, les muscles tendus au maximum, tirait de toutes ses forces sur les rênes, avec l'espoir de faire stopper Hippocrate.
- Le roi risque de ne pas être content et, Houla...
Lowbac fut déstabilisé et tomba à la renverse, le traineau venait de stopper net. Un peut hébété, il leva le nez du tas de neige où il avait atterri, pour voir Milos en sueur, s'éponger le front, le gros chien en train de renifler le pied d'un réverbère en remuant la queue. Derrière c'était le chaos, à cause de la vitesse, les patins du traineau avaient laissés deux sillons profonds dans le sol d'où sortait des flammes. Charrettes renversées, passants au sol se plaignant de multiples blessures, etc, les dégâts étaient visiblement importants. Milos se leva, pris le gros sac, enfourna sa grosse main et sorti des paquets qu'il lança dans la foule hurlante.
- Ho ho ho, joyeux noël mes amis.
- C'est un scandale, regardez ma charrette, complètement détruite et ma récole de légumes piétinés.
- Nous irons nous plaindre au roi.
- Bande de voyous.
- Chassons les d'ici.
- Ouais, pendons les à un lampadaire.
- OUAISSSSSSSSSSSSSS.
- Ho ho ho, euh dit moi, normalement les gens doivent être contents devant le père noël et les cadeaux ??
Lowbac bondit sur son siège et attrapa les rênes.
- Si vous voulez mon avis, ils veulent nous tuer plutôt. Allez le chien, youhou.
Excité pas Lowbac, Hippocrate aboya fortement et se remit à courir de plus belle, semant très facilement la foule en colère.

Quelques minutes plus tard, il s'arrêta à nouveau sur une petite placette vide. Milos descendit, tira sur les rênes et dirigea le traineau vers une recoin sombre, attacha le chien à un pilier en pierre avec un bon paquet de nourritures, il empoigna finalement le gros sac qu'il plaça sur son épaule sous les regards interrogateurs de Lowbac.
- Je pense que nous allons continuer à pied, ce sera plus prudent.
- Si vous voulez, ce sera plus prudent en effet. Le roi risque de ne pas être content et il est inutile d'en rajouter.
Marchant dans la nuit, empruntant des petites ruelles, le duo essayait de faire au mieux sa besogne, escaladant les façades pour jeter des paquets par les trous des cheminées, laissant des paquets devant les portes, la nuit promettait d'être longue, la cité était très vaste et des portes ou des cheminées, il y en avait légion. Par contre chose étrange, Lowbac avait beau prendre des cadeaux dans le sac, ce dernier était toujours autant lourd et ne paraissait pas se vider. Milos posa la question à son compagnon de galère.
- C'est un sac magique donné au roi par le mage Yaztromo. Les cadeaux sont envoyés dans une dimension parallèle, une sorte d'entrepôt géant...
- Chut.
Le jeune garçon ne termina pas sa phrase qu'il fut plaqué au mur par le colosse, ce dernier, faisait signe de se taire en mettant un doigt devant sa bouche. Il passa son œil dans le coin du mur. Il vit passer une patrouille de la garde d'or, patrouille en armes et portant des torches à la main, il reconnu aussi, son adjointe, la jeune Antarès, visiblement énervée, la jeune femme donnait des ordres à ses hommes. Un soldat s'approcha d'un mur, colla une affiche et s'en alla. Une fois la placette calme, Milos s'approcha de l'affiche.
- C'est quoi ??
- Probablement un avis de recherche, un criminel évadé ou un autre truc du genre.
- Tien c'est marrant ça, c'est bien un avis de recherche, mais par contre.
- De quoi ??
- Ben je ne sais pas, les deux personnes, elles me sont familières non ??
Milos regarda à son tour et esquissa un hurlement étouffé, c'était eux qui étaient recherchés. Pour trouble à l'ordre public, destructions de biens, coups et blessures, etc.
- J'ai entendu parler là bas.
- Tu es certain ??
- Oui oui, ça parlait là bas.
Milos vit deux soldats arriver, l'un deux plus en arrière que ses compagnons, avait entendu des voix, il était alors revenu en arrière pour voir d'où elles venaient.
- Seigneur Milos, qu'allons nous faire ??
- Fait comme moi, fait toi discret et fait ton boulot d'assistant du père noël.
Le colosse repris son sac, monta sa barbe blanche sur son visage et traversa la place pour passer à côté des soldats.
- Hola, qui va là ??
- Mais calme toi vieux, regarde, ce costume rouge, cette barbe blanche et ce gros sac, c'est le père noël.
- Ho ho ho, bonsoir à vous mes enfants, vous avez étés sages ho ho ho ??
- Ho oui père noël, très sages.
- C'est bien, assistant.
- Oui seigneur Mil...euh père noël ??
- Donne donc à ces deux braves soldats, quelques cadeaux. Ho ho ho.
- Bien entendu.
Lowbac, plongea sa main dans le sac pour en sortir deux gros cadeaux qu'il tendit aux soldats. Excités comme des enfants, ils posèrent leurs armes pour déballer leurs cadeaux. Pendant ce temps, le duo remonta discrètement la ruelle.
- Merci père noël pour cette nouvelle épée. Ho, mais où est-il passé ??
- C'est le père noël, il a du travail cette nuit, probablement sur les toits à glisser des cadeaux dans les cheminées.
En réalité, Milos et Lowbac, étaient en train de marcher dans la ruelle, en direction des autres soldats, c'était le seul passage pour rejoindre le traineau.
- Si ça a marché pour les autres, ça fonctionnera pour eux aussi. Ho ho ho, joyeux noël mes enfants.
- Regardez, le père noël et un lutin.
- Vous avez étés sages vous aussi ho ho ho ??
- Ho oui, très sage.
- Moi j'ai été plus sage que lui.
- Et moi encore plus.
- C'est très bien, voici vous cadeaux.
Malheureusement pour Milos, il y en avait une qui était plus méfiante que ses soldats, Antarès regardait d'un œil interrogateur ce personnage. La jeune femme avait passée des années sous la tutelle de Milos, jusqu'à devenir la seconde de ce dernier. Elle connaissait donc très bien le capitaine et ses gestes.
- Milos, c'est vous ??
Le silence tomba sur la place. Les soldats abandonnèrent leurs cadeaux pour regarder ce gros personnage rouge avec sa barbe.
- Je ne suis pas ce Milos, je suis le père noël ho ho ho.
- Désolée, mais à moi on ne me la fera pas. Soldats, ce sont les fugitifs recherchés. Excusez moi capitaine, mais c'est un ordre du roi.
Les soldats entourèrent le duo.
- Rendez-vous seigneur Milos.
- Qu'allons nous faire ho divinité ??
Le guerrier fit craquer ses doigts.
- Courir.

Et les voila, fendant la masse des soldats. Milos avait mal, de devoir frapper ainsi ses propres compagnons, mais ils devaient fuir et rejoindre le traineau. Ils finirent par l'atteindre, mais Hippocrate, gavé par la nourriture, était allongé et dormait comme un bien heureux. Milos et lowbac avaient beau le bouger dans tout les sens pour le réveiller, le monstre ne remua pas une oreille.
- N'insistons pas, il est inutile de compter sur ce fainéant. Je le retiens le Vik avec son idée ridicule.
- Ils arrivent.
- Courons.
Et les voila, à nouveau en train de courir dans les rues de la cité. Derrière eux, les soldats sifflèrent, ce qui eu pour but de faire venir d'autres patrouilles. Ils arrivèrent sur la place du marché et ils furent alors cernés de toutes parts.
- Rendez-vous Milos et Lowbac, la partie est terminée.
Le guerrier aux mille victoires, ne comptait pas s'avouer vaincu, surtout par ses propres hommes. Il regarda son compagnon d'infortune.
- Tu m'as dit que ce sac était magique et qu'il conduisait à une dimension parallèle ??
- Tout à fait.
- Parfait, suis-moi.
A la stupeur des soldats, les fugitifs pénétrèrent dans le gros sac et disparurent.

Assis sur son trône et visiblement en colère, le roi regardait son chambellan qui baissait la tête.
- Ça pour une idée, c'est une idée.
- Je suis désolé majesté.
- Silence, j'ai passé la matinée à recevoir mes sujets pour les calmer. Le trésor royal a diminué de moitié pour rembourser, pour une noël, c'est un beau noël. Et puis où sont passés les responsables, où sont Milos et Lowbac ??
- C'est que...
- Ils sont ici majesté...
Antarès se présenta, indiquant au roi, un sac que portait un soldat.
... Lorsque nous les avons interceptés, ils sont rentrés dans ce sac et refusent d'en sortir depuis.
- Milos, Lowbac, un peut de courage que diable, c'est noël et je serais magnanime avec vous. Alors arrêtez de faire les enfants et sortez.
Mais les appels du roi restèrent sans réponses.

En réalité, le duo se trouvaient dans la fameuse dimension parallèle, dans cet entrepôt géant où était fabriqués et stockés les cadeaux. Assis au sommet d'une pile de cadeaux, regardant avec curiosité un groupe de lutins en train de s'occuper d'une machine d'où sortait des paquets, Milos n’entendait pas son compagnon lui parler. Finalement, il tourna la tête.
- Tu disais ??
- Je disais, que c'était pas mal ici, c'est calme et les lutins sont sympas. En plus on bouffe bien.
- Mouais, si tu le dis.
- Ho, arrêtez donc de tirer la gueule, on finira bien par sortir d'ici.
- Mais quand ??
- Vous inquiétez pas, dans quelques jours c'est le réveillon du jour de l'an, le roi va encore organiser une de ses fêtes au palais, tout le monde sera pétés d'alcool et il aura oublié le noël.
- Si tu le dis.
Et Milos, replongea dans ses pensés.
- gnagnagna, courte paille, gnagnagna noël...
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyDim 30 Déc 2018 - 13:28

Hélas, Milos et Lowbac n'avaient pas compté avec l'irruption d'un personnage inattendu, déboulant de nul part dans un grand halo de lumière dorée : un grand type blond habillé en vert, le visage encadré de longs cheveux blonds presque cendrés, la barbe de trois jours impeccablement taillée et le corps musclé mais pas trop, juste ce qu'il fallait pour faire rebelle et gendre idéal à la fois. L'inconnu tenait à la main une sorte de cristal bizarre, émettant un kaleidoscope de couleurs fantasmatiques qui faisait penser à ces étranges pilules de Ganja, l'herboriste d'Atalis, pilules supposées apaiser l'anxiété de son maître le divin VS et lui faire voir la vie sous d'autres couleurs…
- Ishir et Kaï, je me suis planté. J'ai dû inverser la troisième ligne de la dernière invocation…
- Euh, qui es-tu donc l'ami ? demanda Milos d'un air méfiant.
-Ah, excusez-moi. Loup Solitaire, pour vous servir. Je suis parti à la recherche de l'œil de verre de Naar pour sauver le Magnamund et en voulant fuir la dimension parallèle du Daziarn, je me suis retrouvé ici. Ce foutu cristal de téléportation est comme Rimoah qui me l'a donné, il commence à partir en c... Je vais retenter le coup. Excusez-moi pour le dérangement.
Sous le regard étonné de Milos, Lowbac et des lutins, le grand blond entama une invocation étrange et un halo de lumière éclatante apparût avant d'engloutir soudainement tous nos héros.

Un froid glacial, un ciel noir piqueté d'étoiles, des toits enneigés, quelques fenêtres allumées. Milos regarda autour de lui, claquant des dents et frottant ses bras. Il faut dire qu'avec son corps peint, puissant, musclé et superbe certes mais nu à part un caleçon et un bonnet de Père Noël, il y avait de quoi avoir froid. La peinture rouge avait fondu d'ailleurs et là, claquant des dents et hérissé de chair de poule, bleu de froid, avec son bonnet et sa fausse barbe blanche, notre brave capitaine ressemblait plus au Grand Schtroumpf qu'autre chose… A ses côtés, Lowbac et les lutins lançaient un regard accusateur au grand blond.
- Ha, ce ne sont pas les toits d'Holmgard ? Mince, j'ai dû inverser le premier paragraphe de…
- Oui, bon, ça va ! On est où là ? demanda Milos, énervé.
Lowbac tendît le doigt vers la flèche élancée d'un beffroi, dans le lointain :
- Le Grand Beffroi du Forum ! On est de retour à la maison !
- Mouais, mais en attendant, on est sur les toits.
Lowbac fît quelques pas prudents, ses pieds s'enfonçant dans la couche de neige épaisse recouvrant les tuiles et se pencha.
- Je reconnais l'endroit, on est sur le toit de l'ambassade d'Atalis.
- Génial : VS ne nous refusera pas l'hospitalité et en plus, l'ambassade est territoire atalien, on ne pourra pas venir nous emmerder ici. La question maintenant est : comment on descend ?
- Par ici seigneur, fît un des lutins en désignant la cheminée.
Milos, Lowbac et Loup Solitaire semblèrent hésiter mais le lutin insistait :
- C'est facile, mes frères et moi avons l'habitude. On va vous guider.

Dans sa somptueuse chambre, le rite du coucher de VS s'achevait. Ses fidèles ennuques éteignaient les dernières lampes, refermaient les lourds rideaux et disposaient la robe de chambre en soie de leur maître à portée, sur un fauteuil. Victime d'une crève carabinée, bien calé sur ses oreillers, son chat persan sur le lit, le Voyageur se laissa border et promis à un sommeil réparateur en grommelant :
- Foutue crève. Quelle idée de venir passer Noël dans le froid et la neige… Warlock et ses idées…
- Son invitation partait d'un bon sentiment Maître. Bonne nuit.
- Mouais. Bonne nuit… Attendez, allumez un feu avant de partir, avec ce rhume, j'ai froid.

- Poussez ! Mais poussez merde ! grommela Loup Solitaire.
- Mais on ne fait que ça bordel ! grogna Lowbac, le nez dans le postérieur musclé de Milos, coincé au milieu de la cheminée.
De leur côté, les lutins, encore sur le toit, assistaient à une scène surréaliste : de Loup Solitaire, il ne voyaient que les jambes qui s'agitaient, le reste étant plongé dans la cheminée. Au milieu du conduit se trouvait Milos, le massif guerrier coincé par sa musculature imposante. Sous lui, Lowbac qui tentait de tirer le guerrier vers lui tandis que Loup Solitaire poussait de son côté.
- Poussez ! Plus fort !
Le visage de Milos se contracta, passa au rouge brique tandis qu'il redoublait d'efforts, efforts bientôt couronnés par un pet tonitruant. Lowbac, en-dessous, vît soudain tout tourner...
- Désolé, j'aurais pas dû reprendre de la bûche aux marrons, fît Milos, gêné.
- Ha, je sens que ça vient, cria Loup Solitaire.

Debout en robe de chambre dans la lueur dorée des flammes, VS et le chef de ses ennuques regardaient le conduit de la cheminée avec circonspection.
- Tu es sûr de toi Maître ?
- Mais oui, j'ai entendu du bruit dans la cheminée je te dis ! J'ai pas rêvé !
- Heu Maître… Excuse-moi, je sais bien que c'est Noël mais ne me dis pas que tu t'attends à voir débouler le Père Noël et…
Un fracas épouvantable de maçonnerie qui se détache se fît entendre, accompagné d'un grand cri. Dans un vacarme tonitruant et un nuage de poussière, Loup Solitaire, Milos et Lowbac tombèrent dans l'âtre. C'est à dire dans le feu… Tombé le premier, Lowbac étouffa les flammes mais ce fût pour aussitôt jaillir du foyer en courant et dansant comme un possédé, de la fumée sortant de son postérieur :
- Haaaaa ! Haaaaaa ! Au feu, au feu, j'ai le feu au cul !
- Mais fais quelque chose ! ordonna VS au chef des ennuques.
Le brave serviteur avisa le verre posé sur la table de nuit et le saisit pour courir derrière Lowbac et lui en asperger le fessier. Hélas, en raison du rhume de VS, le verre ce soir là ne contenait pas de l'eau à la fleur d'oranger mais un solide grog, largement empli d'alcool… Le derrière de Lowbac prît l'apparence d'une torche et le pauvre garçon arracha les rideaux, ouvrît la fenêtre, enjamba le balcon et sauta dans les jardins en contrebas. Penchés au-dessus de la balustrade de pierre sculptée, les autres le virent assis dans la neige fumante, une expression de soulagement intense sur le visage. Se remettant de sa surprise, VS regarda vers Milos, assommé et gisant devant la cheminée, à moitié nu et un bonnet ridicule de Père Noël sur la tête. Autour de lui, d'étranges lutins (qui par leur apparence rappelaient à VS sa phobie des Hobbits) lui passaient des sels sous le nez et lui tapotaient la main avec inquiétude.
- C'est la fièvre… C'est ça, je suis fiévreux, je devrais retourner me coucher… murmura le Voyageur.
Une toux discrète le fît se retourner. Un grand type blond vêtu de vert, un étrange cristal en main, le regardait, un peu gêné :
- Bonsoir. Loup Solitaire, Loulou pour les intimes. Enchanté de vous connaître. Heu… et JOYEUX NOEL !
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyMar 1 Jan 2019 - 20:29

Warlock émergea péniblement d'un sommeil lourd, avec l'impression d'avoir un éléphant sur la nuque, un autre sur le front et également l'impression que les deux s'envoyaient joyeusement en l'air sous son crâne… Chassant cette image saugrenue de son esprit encore embrumé par l'alcool, le Grand Erudit regarda autour de lui avec des yeux en trous de pine. Comme il s'y attendait, la salle des Réjouissances Débridées ressemblait à un champ de bataille… Bouteilles vides, restes de gâteaux, macarons et confiseries dispersés ici et là au milieu des fleurs fanées, coussins renversés… A proximité, Lowbac dormait en souriant béatement, renversé sur sa pile de coussins, un bandage impressionnant autour de son postérieur meurtri (voir plus haut). Adrian était affalé sur son trône, ricanant bêtement dans son sommeil "Hi, hi, hi, zizicoptère, hi, hi, hi…" à côté d'un Milos en caleçon et bonnet de père Noël qui ronflait, entouré de guirlandes argentées par des petits lutins ivres morts eux aussi. Warlock se leva, enjamba Dagonides étendu par terre, passa devant une bouteille de champagne encore fraîche et devant Linflas, complètement défraîchi lui… Le Grand Erudit se traîna jusqu'aux cuisines, espérant que le cuisinier-chef aurait eu la bonne idée de faire du café.

A son entrée aux cuisines, un simple coup d'œil confirma à Warlock qu'ici aussi, c'était le carnage. Comme le prouvait le cuisinier-chef, ivre mort, accroupi nu dans un vaste plat posé sur la table, une pomme dans la bouche et un oignon dans… l'oignon justement. Autour de lui, marmitons et commis gisaient ici et là, vautrés sur les bancs ou à même le sol et ronflaient, leur souffle faisant tomber les mouches. Au bout de la grande table se tenaient les deux seuls qui n'avaient pas bu, dav-ID et VS. Le premier pour raisons médicales, le second parce qu'il ne tenait pas l'alcool : un verre ça allait, deux verres et il était pompette et au troisième, il se mettait à lever la jambe et danser en gueulant qu'il voulait "a man after midnight". Chat échaudé craint l'eau froide et donc, notre Voyageur restait prudent désormais avec la bouteille. Ses fidèles ennuques étaient déjà à leur poste, stylés, efficaces : ils avaient jeté une nappe sur un bout de table pour servir le thé à leur maître et le café au divin Forgeron.
- Dieux, grommela Warlock en se dirigeant vers un placard, quelqu'un peut-il me dire ne serait-ce qu'une fois comment se réveiller sans avoir mal au crâne ?
- Tu pourrais boire moins.
- Merci dav-ID, ça m'aide beaucoup… J'arrive pas à trouver le café dans ce foutu placard…
- Normal, là tu fouilles dans la huche à pain…
- Hé merde…
Warlock se laissa tomber sur un banc à côté de VS et lorsque ce dernier fît tinter délicatement sa petite cuillère en argent sur le rebord de sa tasse, notre Erudit eu l'impression que toutes les cloches de la ville sonnaient l'attaque des Maîtres des Ténèbres.
- Bon, alors, on a droit à quoi cette année ?
- De quoi tu parles Warlock ?
- Chaque année, au matin du Nouvel An, on a une catastrophe… La tisane qui donne des hémorroïdes ou la douve, Adrian qui glisse sur une part de vacherin tombée par terre et se casse la jambe, Alin qui marche dans une merde d'Hippocrate grosse comme un steak… Alors, cette année, c'est quoi ?
dav-ID eu un sourire en se resservant de la confiture :
- Pour l'instant, pas de catastrophe en vue mon vieux.
- Salut les couillus, bonne année !
- Merde, j'ai parlé trop tôt…
Loup Solitaire venait d'entrer dans la cuisine, frétillant et joyeux, le teint frais et le brushing impeccable. Souriant, il vînt s'asseoir avec les autres tandis que VS se penchait pour murmurer à l'oreille de dav-ID avec un soupir :
- Elle est encore là la grande blonde ?
- Patience, il doit rentrer au Sommerlund aujourd'hui. Commence pas l'année en faisant la gueule tu veux ?
Elevant la voix :
- Alors cher Loup Solitaire…
- Loulou, je vous en prie.
- Euh, ouais. Alors cher Loulou, quoi de neuf ?
Le Suprême Grand Maître prît la cafetière pour se verser le fond qui y restait (sous le regard furieux de Warlock qui convoitait ce fond de cafetière également) et se beurra soigneusement une tartine avant de répondre :
- Hé bien, vous n'allez pas le croire…
- Après avoir vu Milos en Père Noël, Lowbac et des petits lutins débouler de ma cheminée le soir de Noël, je suis prêt à croire n'importe quoi, soupira VS.
(Petit rire flûté de Loup solitaire qui fît frémir toute la table)
- Hé bien, je suis allé prendre l'air dans le jardin et je suis tombé sur un type étrange qui parlait aux corbeaux d'un air docte et solennel en leur expliquant pourquoi il fallait voter Gorak en 2022...
- C'est normal, soupira dav-ID.
- Ha bon ?
Loup Solitaire tendît la main vers la cafetière qu'un des ennuques venait de remplir mais la retira craintivement sous le grognement féroce d'un Warlock qui montrait les dents.
- Et… Le type qui est tout nu avec une couche et installé dans une étable, sur la grande place devant le palais, avec un âne et un bœuf ?
VS haussa un sourcil :
- Merde, on a oublié Squallion… Chaque année, il tient à son idée de faire une crèche dans le hall du palais et Adrian ne veut pas en entendre parler. Du coup, Squallion a décidé d'installer une étable sur la grande place et d'y jouer lui-même le rôle du petit Jésus pendant toutes les fêtes…
dav-ID se resservît du pain d'épice :
- Le problème, c'est qu'il a neigé et gelé ces derniers jours. Il doit être congelé à l'heure qu'il est notre Mister Freeze…
- Faudra pas oublier de ramener l'âne et le bœuf au fermier, fît VS. L'année dernière, il a piqué un coup de sang et a poursuivi Squallion avec une fourche à travers les rues pendant trois heures…
- Tu peux t'en occuper ?
(Farouche dénégation de la tête)
- Non ! La dernière fois, avec ma barbe, mon teint bronzé, mes vêtements du désert, ma couronne et mes ennuques qui me suivaient, portant mes affaires, Squallion est tombé à genoux et en pleurs, les mains jointes, me confondant avec un certain Balthazar. Non, Gaspard... Ou Melchior, je sais plus… Bon, sur ces bonnes paroles, je vous laisse.
Le divin Voyageur se levait effectivement de table, grapillant encore un macaron ici et là. Le chef de ses ennuques lui mît un ample manteau sur les épaules.
- Tu rentres déjà à Atalis ? demanda dav-ID.
- Oui, je déteste le froid et la neige, tu le sais bien. Tu embrasseras les autres pour moi. Et puis, j'ai une AVH à terminer et je suis à la bourre.
- J'en ai entendu parler, fît soudain Loup Solitaire. Oucestquejsuisla, c'est ça ?
- Non, Alshaya répondît VS d'une voix douce que dav-ID reconnaissait chez le seigneur d'Atalis comme étant celle de la colère aveugle.
- Mais oui, c'est ça ! Et ça se passe au Macumba, c'est ça ?
- Shamanka, fît VS dont la lèvre inférieure disparaissait sous ses dents.

Coupant court à la conversation, le Voyageur quitta la cuisine, ouvrît grand la porte d'un geste de souverain outragé et... se vautra magistralement sur Hippocrate qui s'était bien sûr couché de l'autre côté, en travers du couloir. Une série de jurons orduriers retentît à travers tout le palais, suivi d'un fracas épouvantable et du bruit d'un corps dévalant de nombreuses marches avant de finir dans un pot de fleurs.
Pendant que les ennuques se précipitaient au secours de leur maître, dav-ID, souriant, resservît du café à Warlock :
- Ben tu vois, tu l'as ta catastrophe. Suffisait juste d'attendre...
- Hum. Et ça, c'est quoi ?
Le Grand Erudit désignait un étrange gâteau, genre bûche de Noël, qui trônait sur la table, entouré d'autres pâtisseries ressemblant étrangement à des crottes.
- Ha, ça... C'est un cadeau de l'ambassadeur de la principauté d'Eru, dans le Magnamund, une spécialité de chez lui. C'est un Kloug et autour ce sont des Doubichous.
Loup Solitaire en prît un d'un air méfiant, le renifla et le rejeta. Curieux de cuisine étrangère, Warlock prît entre deux doigts un des fameux "doubichous" et mordît dedans avec entrain :
- Ha oui ! C'est vraiment... C'est...
Surpris, dav-ID et Loup Solitaire regardaient le Grand Erudit, sans même faire attention aux ennuques qui rapportaient leur maître inconscient, le tenant par les pieds et les épaules. Warlock semblait s'être figé, comme une statue. Pas un muscle de sa face ne bougeait, il était comme intégralement contracté, pétrifié, sans pouvoir dessérer les mâchoires, une lueur de stupeur dans les yeux. Inquiet, dav-ID se décida à questionner :
- Euh, Warlock ? Warlock ?
Pas de réponse. Le divin Forgeron poussa un soupir :
- Bon, je crois que cette année, on a deux catastrophes pour le prix d'une...

(Mes respects à l'équipe du Splendid et à celle du film Le Père Noël est une ordure)
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyVen 11 Jan 2019 - 18:24

Debout dans la salle des fêtes, le chambellan faisait de grands gestes et hurlait des ordres à des ouvriers en charge de l'entretien du palais. Sa figure toute rouge indiquait qu'il était furieux.
- Voila, je le savais qu'une fois encore, ça allait être le bordel gnagnagna et patati et patata. Seigneur si ce n'est pas malheureux, regardez moi l'état de la salle et je ne parlerais pas du reste du palais blablabla et blablabla.
Montant les marches et franchissant la porte d'entrée, Antares de retour après une mission spéciale, retire son casque et le plaça sous son bras. La jeune femme resta en arrêt, tournant la tête en direction de la niche où se trouvait normalement l'huissier. Ce dernier, dans un costume de bonhomme de neige, était allongé sur le sol de sa guérite et ronflait, faisant même une bulle de morve par son nez.
- Décidément, je vois que la soirée a été arrosée encore une fois.
En soupirant, elle se remit en marche et se dirigea vers la salle d'où montait les hurlements du chambellan. Elle se figea en voyant l'état de la salle, c'était le chaos complet. Pourtant, elle avait participé à un grand nombre de batailles malgré son jeune age, mais là, ça dépassait tout ce qu'elle avait pu voir jusqu'à présent. Finalement, elle s'approcha du chambellan qui ne l'avait pas vu.
- Hem hem.
- Hep toi, va l'aider à porter cette table cassée au lieu de le regarder.
- HEM HEM.
- OUI, QUOI ENCORE ??
Le garçon sursauta en voyant Antares dans son armure dorée.
- Ho, excusez moi jeune dame, je ne vous avez pas entendu arriver.
- Ce n'est pas grave.
- Voyez-vous, j'ai du travail là.
- Je vois ça.
- Pourtant, j'avais dit au roi, majesté, restez raisonnable avec l'alcool. Ce dernier m'a promis qu'il resterait sobre et ses invités aussi, mais non. Il a commencé à prendre un verre, puis deux, puis trois, se demandant si c'était de la prune ou de la poire et finalement, la soirée c'est transformée en orgie.
Le jeune homme s'éffondra en larmes.
- Je suis le chambellan d'un ivrogne, c'est triste, si mes parents me voyaient.
Antares lui tapota amicalement l'épaule.
- Mais non, mais non, il faut te ressaisir voyons.
- Tu es gentille, la seule personne qui reste sobre en toute circonstance.
- Il y a aussi VS et dav-ID qui ne boivent pas.
- Oui, d'ailleurs ils sont ici, enfin, à l'étage, à aider les servants à remettre de l'ordre.
- Je suis venue chercher Milos, tu ne sais pas où il se trouve, il y a des choses à faire à la caserne et...
- Ho, quand nous parlons du loup.
Le chambellan tourna la tête en direction du grand escalier. Descendant les marches, un Milos chancelant à moitié nu, avait les deux bras par dessus les épaules des deux membres du conseil. Posant un pas mal assuré sur les marches.
- Voila, pose ton pied là. C'est bien, maintenant l'autre pied.
- Quelle idée tu as eu mon vieux de te mettre dans un état pareil.
- Ho gné flute, zé la nouvelle z'année youpi hips.
Finalement, le trio arriva en bas, le forgeron ayant un instant hésité à lâcher le guerrier dans les marches pour qu'il descende plus rapidement, ce dernier ayant été arrêté par VS qui lui fit un non de la tête. Connaissant le caractère de cochon du colosse, faire ça c'était signer son arrêt de mort.
- Tien, zalut Zantarez hips. Et bonne z'année hips.
- Oui, bonne année, seigneur, vous puez l'alcool.
Le jeune femme agita sa main devant son nez tant l'odeur sortant de la bouche du capitaine de la garde d'or était insupportable.
- Zé bonne zanté auzi youpi hips. On ze fait la bize ?? hips.
Elle esquiva d'un geste souple et gracieux, Milos qui les bras écartés, s'approchait d'elle pour la serrer dans ses deux bras ressemblant à des poutres en acier. Pris dans son élan, il tomba au sol dans un grand boum faisant trembler les murs. VS qui avait bondi de côté lui aussi, dans un geste moins gracieux et souple que la guerrière et esquiva néanmoins le colosse de Rhodes. Finalement il se pencha en avant, car ce dernier ne bougeait plus, inquiet de savoir si il n'avait rien.
- Euh Milos, ça va ?? hou hou ??
Pour toute réponse, ce fut un long, un très long ronflement qui lui répondit.
- Vous voyez, des ivrognes et des alcooliques, je savais que la fête allait se transformer en orgie et partir en sucette.
- Bon c'est pas tout ça, mais il faut rentrer à la caserne.
Antares réussi à relever le guerrier toute seule, sous les regardes hébais de dav-ID et de VS.
- Ho vous savez les gars, lorsqu'il est comme ça et qu'il dort, il est totalement détendu donc il est beaucoup plus léger.
- Hep, vous oubliez ceci.
Guilibran le nain, Tenant l'équipement de Milos, descendait les marches de ses petites jambes. Finalement il arriva en bas sans casse et poussa un soupir de soulagement, cet escalier avait vraiment de trop grandes marches. Il faudrait qu'il en parle au roi un de ses jours, pas à son maître, car la dernière fois, il avait hurlé de rire en disant qu'il faudrait demander au roi d'installé un monte escalier roulant plutôt.
- Accompagne les à la caserne, nous nous avons encore du travail ici.
Un peut grognon, le fidèle nain passa la porte à la suite de Milos et d'Antares.

Du travail il y en avait, mais vraiment beaucoup, ils passèrent une bonne partie de la journée à ranger le palais. Ils réussirent à retrouver tout les autres membres du conseil. A cause de l'alcool, la plupart s'étaient endormis dans des endroits totalement improbables. Lowbac par exemple, avait enjambé une fenêtre et s'était endormi sur un porte drapeau à 20m au dessus du sol et tenant miraculeusement en équilibre sur la barre en métal. Heureusement pour lui, il n'y avait pas de vent. Enfin, jusqu'au moment ou dav-ID, tout content, passa par hasard la tête à travers de la fenêtre, l’aperçu et se mit à hurler.
- Je t'ai trouvé.
Le pauvre garçon, se réveilla en sursaut, fut déséquilibré et tomba dans le vide en hurlant.
- HAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaa
- Oups.
- Quoi oups ??
Il tourna la tête vers VS qui ne comprenait pas d'où venait ce hurlement affreux qui lui glaça le sang.
- Ho rien, je t'expliquerait un jour.
BOUM CRACH.
- J'ai entendu du bruit non ?? comme un truc cassé.
- Tu crois ?? non, je pense que tu as du rêver.
Il tourna la tête vers l'ouverture et constata en soufflant, que le jeune homme était tombé sur une charrette pleine de foin, il avait rebondi et avait fini sa chute dans la mare des cochons. Ces derniers le regardèrent en poussant des grouink grouink interrogateurs.
- Oui sans doute, probablement un servant ramassant des objets brisés au sol.
- Oui oui c'est ça, un truc brisé au sol.
dav-ID, rouge, se retenait de rire en voyant Lowbac nez à grouin avec un monstrueux cochon rose qui ne comprenait pas de quelle espèce pouvait provenir cette créature pleine de boue.

L'une des plus grosses difficultés du duo, fut de réveiller Hippocrate, le gros saint-Bernard de Vik. Le chien complètement pété lui aussi, s'était endormi juste à côté de Duchesse, la chatte Angora offerte au roi pour noël (un cadeau d'Orion, par minou). Lorsque le monstre poilu ouvrit un œil, ce dernier tomba sur le félin. Il se mit aussitôt à grogner, le chien de Vik, avait horreur des chats. Duchesse se réveilla aussitôt et se mit à feuler. Puis parti en courant, le chien aboyant sur les talons. Debout dans une salle non loin de là, les manches remontées et tenant un balais, le chambellan se passa la main sur le front pour essuyer la sueur qui coulait. Regardant avec satisfaction, un gros tas d'objets divers à côté de lui. La salle était d'une propreté impeccable.
- Ouf enfin, c'est pas trop tôt.
Avant même de comprendre ce qu'il se passait, le tas vola en éclat dispersant poussières et objets dans la pièce. Le pauvre garçon, avait entendu aboyer et miauler, puis ce fut l'explosion. Il tourna la tête, constatant les dégâts, la main toujours sur son front. Il s'éffondra en sanglots.

Enfin le soir arriva. Le trio redoubla d'ardeur pour remettre le palais en état.
Le gros chien fut rendu à Vik, le guérisseur, qui avait l'impression d'avoir un troupeau d'éléphants martelant le sol en rythme dans la tête, regagna difficilement sa demeure. Certains dirent même, qu'il se trompa et termina dans la taverne de Squallion qui faisait soirée after nouvel an. Le médecin royal, du annuler ses rdv de la semaine et resta couché sur son lit, on dit même qu'il s'administra des remèdes à lui, disant qu'il préférait se retrouver nu sur les toits à rire bêtement avec les pigeons, que de subir une minute de plus la rave party des éléphants dans sa tête.
Le roi, qui était sur la scène, faisant tourner son membre royal en rigolant "hi hi hi zizicoptère hi hi hi", fut facile à trouver, il regagna son appartement en subissant les réprimande du chambellan et en demandant à ce denier, qui étaient donc les éléphants rose qui étaient dans son palais.
- Voyons majesté, ce sont vos servants.
- Ok, je croyais hips que nous étions chez Babar. z'est normal que tu zas une trompe hips ??
- Majesté.

Complètement vidés, VS et dav-ID étaient dans les cuisines, mangeant pour reprendre des forces. Alors qu'il allait se couper une tranche de saucisson, une voix lointaine se fit entendre soudain.
- Maître, hou hou maître ??
- ICI, dans les cuisines.
La porte s'ouvri laissant la place à Guilibran, enfin, un nain ressemblant fort à Guilibran.
- C'est toi ??
- Bien sur que c'est moi, quelle question, voyons maître.
- Non je ne sais pas hi hi hi, tu as quelque chose de différent ha ha ha. Tu es comme transformé ho ho ho.
Le voyageur, voyant l'air vexé du nain et la figure rouge du forgeron, pris la parole pour éviter un nouveau débordement. Mais malheureusement, il dérapa.
- Dit moi, tu as fais quoi à ta barbe ??
Il pouvait parler d'un tas d'autres choses mais non, il posa une question sur la longue barbe blanche faisant la fierté du nain.
Le forgeron avait les larmes aux yeux, il se mit à partir en fou rire.
- Maître, vous êtes désespérant parfois. Bref, j'ai accompagné Antares et Milos. Malheureusement...
- Malheureusement ??
- Et bien en arrivant, Milos c'est réveillé, il a vu que nous étions dans la cour de la caserne. Antares du le lâcher car il était trop lourd pour elle. Soudain il a hurlé "Bonne z'année à tous hips".
- C'est gentil.
- Peut être, mais les soldats complètement ivres eux aussi, lui répondirent. Ils se serrèrent alors dans les bras en se faisant des bises.
- Comme c'est mignon.
- Tellement mignon, que le guerrier aux mille victoires, décapita une bouteille et hurla qu'il fallait fêter ça.
- Seigneur.
- Bref, un soldat, n'a rien trouvé de mieux, que de me faire des tresses à ma barbe.
- HA HA HA HA HA.
- Tien prend ça.
- Merci.
Le nain vexé de voir son maître se rouler par terre en hurlant de rire, attrapa une grosse louche en bois que lui tendait VS et assomma le forgeron avec.
- Aie.

Le soirée se termina comme ça. VS une fois restauré, pris congé de ses deux amis et regagna son itikar pour regagner Atalis, lui aussi avait des vœux à formuler à son peuple, espérant que son palais ne ressemblait pas à celui d'Adrian. En survolant la ville, il passa au dessus de la caserne éclairée, une odeur d'alcool lui attaqua le nez et une musique lui vrilla les tympans. Il pouvait aussi entendre, la voix forte caractéristique de Milos.
- Bonne z'année hip, bonne zanté BLURB.
- Ha ha ha, vous z'avez vomi dans mon cazque.
- Zé pas grave ha ha ha, porte le donc.
- Zé plein de vomi de Milos sur le crâne ho ho ho.
- Zanté et bonne z'année.
- Hé bien, c'est pas gagné, j'imagine même pas si il y a une attaque des maîtres des ténèbres.
l'Itikar s'enfonça dans la nuit, sous la pleine lune...
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptySam 12 Jan 2019 - 0:00

Lorsqu'Adrian entra dans la salle des Lendemains de Fêtes Difficiles, la migraine qui lui essorait le cervelet depuis l'aube avait bien diminué. Certes, dans un premier temps, le divin Vik s'était révélé indisponible, devant apparemment garder la chambre. Par chance, Loup Solitaire, toujours présent au palais, avait proposé les services du médecin de l'ambassade du Sommerlund, le célèbre Alka Selzer, qui s'était révélé plutôt efficace. Bien que son esprit soit plus clair, le roi eût du mal à comprendre en voyant une grande partie de ses seigneurs assis autour de la table. Milos, dav-ID, Lowbac, Warlock, Dagonides, Linflas, Pileouface… Ils étaient tous là. Même le divin Voyageur était présent : sur le chemin d'Atalis, son Itikar avait été attaqué par les guerriers du Village dans les Nuages, criblé de flèches et tombant en vrille avant de finir dans une rivière. Ayant regagné la berge à la nage, VS était reparti en maugréant vers le Forum. Se rendant vite compte que un kilomètre à pied, ça use vraiment les souliers, il avait décidé de faire du stop et avait été pris en charge par un brave gars rondouillard et jovial aux tresses et moustaches blondes, conduisant un chariot tiré par une mule, un poissonnier venant vendre sa marée au Forum semblait-il. Le maître d'Atalis était donc revenu au Forum mais par la petite porte cette fois, calé entre un tas de harengs et un tonneau de saumure, avec les dents du fond qui baignent comme on dit familièrement tant la route était mal entretenue, crevée de nids de poule et de dos d'âne. Moulu de courbatures, au bord de la nausée et le teint brouillé, VS avait brièvement remercié le brave homme qui commençait à décharger sa marchandise en gueulant : "Il est frais mon poisson, il est frais !" Pas très frais lui, VS avait rejoint le palais, suivi par une meute de chats aux ronronnements énamourés…

- Hé bien, que se passe-t-il ? demanda Adrian en prenant place à l'extrémité de la table. Table dressée avec l'argenterie de rigueur et au centre de laquelle trônait une sorte de gros gâteau bizarre dans un grand plat en vermeil, entouré d'une rangée de pâtisseries étranges ressemblant à des… crottes. Loup Solitaire se leva, rejeta en arrière une mèche rebelle d'un geste élégant et désigna au roi un étrange personnage, un type petit, avec de gros sourcils broussailleux et des cheveux qui n'avaient pas vu un peigne depuis la création de la Pierre de Lune…
- Notre ami, l'envoyé extraordinaire de la principauté d'Eru, nous propose de tirer les rois…
- Pardon ?!
- Ben oui, c'est l'épiphanie…
(soupir soulagé d'Adrian et fou-rire naissant de dav-ID)
- Ha bon, j'ai eu peur…
- De tirer les rois donc de manière originale cette année avec une spécialité de son pays.
Le petit bonhomme timide se leva, salua respectueusement, son bonnet de feutre orné d'une plume à la main, avant de se rasseoir. Pileouface fût le premier à prendre un couteau et à se lever, l'œil gourmand et la mine alléchée :
- Allez, on va goûter ça, envoyez vos assiettes ! Comment ça s'appelle cette spécialité, Seigneur ambassadeur ?
- C'est Kloug.
- Zboub ? demanda Albatur, surpris.
- Non, Kloug. Et à côté, ce sont des Doubichous.
Dagonides se pencha pour murmurer à l'oreille de Gorak qui était en train de déboucher le champagne :
- Ils ont une drôle de gueule ces gâteaux, non ?
- Vous trouvez pas que ça sent le poisson ? renifla Linflas, assis à côté de VS, le Voyageur arborant en réponse un sourire crispé.
- Ha merde, j'ai cassé mon couteau...fît Pileouface.
Sous les yeux surpris de l'assistance, le fameux "Kloug" sembla se dégonfler soudainement, laissant échapper une odeur épouvantable. Lowbac vît soudain tout tourner, lui revenant en mémoire une certaine nuit de Noël coincée dans une cheminée sous le postérieur musclé de Milos… Une sorte de crème épaisse, de couleur marron, visqueuse, était en train de s'écouler du gâteau. Albatur se pencha, narines frémissantes, les poils des avants-bras hérissés :
- Mais c'est quoi cette matière ? Mais… Mais c'est de la merde…
- Non, c'est Kloug.
- Mais c'est quoi qui pue comme ça, il y a un cadavre sous un meuble, c'est pas possible, s'énerva Akka.
- Euh, on pourrait ouvrir une fenêtre s'il vous plaît ? demanda VS d'une voix vaseuse, agitant sa serviette brodée devant son visage, le teint brouillé.
Entretemps, Pileouface avait enfin réussi, après avoir emprunté le glaive d'adamantium de Milos, à découper plusieurs parts. Il en poussa une devant Warlock qui, déjà échaudé par les Doubichous, prît l'assiette et la posa discrètement par terre, à portée d'Hippocrate. De son côté, Adrian avait décidé de goûter les fameux "Doubichous", ces pâtisseries bizarres qui ressemblaient à des crottes. L'occasion pour le roi de se rendre compte que non seulement elles ressemblaient à des crottes mais qu'elles en avaient aussi le goût…
- Ha oui, c'est… C'est spécial…
- Oui, oui, sourît l'envoyé d'Eru, c'est fait maison, roulés à la main entre les cuisses de nos bergers.
- Ha, c'est pour ça le poil de cul alors... nota Lowbac, exhibant victorieusement le poil en question entre le pouce et l'index après une première bouchée.
Warlock se tourna, inquiet, vers VS :
- T'as une sale gueule mon vieux, tu devrais boire un coup. Bon, Gorak, tu la débouche cette bouteille de champagne ?
La seule réponse fût un grognement étouffé, dents serrées. Genoux fléchis et penché en avant, ce qui faisait ressortir son postérieur de façon disgracieuse, bouteille coincée entre ses cuisses, visage crispé et rouge comme le derrière d'un singe en pleine crise hémorroïdaire, Gorak s'acharnait sur la bouteille. Un pet tonitruant vînt couronner ses efforts, le bouchon jaillit soudain avec violence, traversa la salle et heurta le grand lustre en cristal de Durenor qui se détacha pour s'abattre en sifflant.
- Aux abris ! hurla Warlock en se jetant sous la table.
Le lustre s'écrasa sur VS, s'encastrant parfaitement autour de sa taille, le transformant en une étrange créature surréaliste à dix bras chargés de breloques de cristal et terminés par des bougies qui clignotaient. Le bouchon, lui, continuait sa course folle :  après avoir rebondi sur le mur, il passa en sifflant au-dessus d'Akka qui se baissa juste à temps pour l'éviter, plongeant la tête en plein dans le fameux Kloug. Le bouchon continua à rebondir de tous les côtés, fracassant assiettes et verres, louvoyant entre les divinités tous à terre ou sous la table, bras repliés au-dessus de la tête. Hippocrate, croyant avoir à faire à une baballe, se mît aussitôt à courir derrière en jappant furieusement.
- Mais stoppez ce bouchon, bordel ! hurla Adrian.
- Arrêtez ce chien ! cria Dagonides.

Depuis le salon du Repos Contrarié où il tentait de faire la sieste, allongé sur un divan garni de coussins, Vik maugréa et se leva. Quel était donc ce vacarme ? Impossible de se reposer un moment ici décidément. Agacé, le divin Guérisseur gagna la salle à manger et ouvrît la porte… pour se prendre un bouchon de champagne en pleine tête, entre les deux yeux. Fauché net, le pauvre praticien s'effondra contre le mur avec, au milieu du front, une grosse marque circulaire rouge marquée Domaine de Varetta sur Coteaux, grande cuvée royale. Warlock laissa VS qui clignotait toujours au milieu de la table pour aller s'agenouiller devant Vik et lui tapoter la main tandis qu'Hippocrate refaisait le brushing de son maître à grands coups de langue rose et baveuse.
- Vik ? Vik, dis-moi quelque chose…
Au milieu du carnage, on entendît alors le cri étouffé de Lowbac qui venait de mordre dans quelque chose de dur, pris dans sa part de gâteau. Un craquement sinistre s'ensuivît, sans que l'on sache de quoi il s'agissait. On eût bientôt la réponse :
- La fève ! F'est moi qui ai frouvé la fève ! F'est moi le roi !

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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyMar 12 Fév 2019 - 22:34

Nouvel An Shin-Hoi et contrepèteries

Il faisait étonnamment doux en ce mois de février, assez en tous cas pour que VS oublie sa frilosité et mette le nez dehors pour faire un tour dans les jardins, encore dénudés par l'hiver. Au détour d'une allée, le Voyageur tomba sur dav-ID qui faisait lui aussi sa promenade quotidienne et les deux divinités décidèrent de faire un tour ensemble.
- Dis-moi, demanda le divin Forgeron en passant son bras sous celui du Voyageur, c'est quoi toute cette agitation en cuisine ? Le chef cuisinier m'a semblé au bord du suicide ce matin, il m'a vaguement parlé d'un grand repas ce soir.
VS poussa un soupir en repoussant une branche d'églantier glacée par l'hiver :
- Adrian a décidé d'honorer l'ambassadeur du royaume Shin-Hoi. C'est un lointain royaume exotique qui a un calendrier différent du nôtre et, d'après ce que j'ai compris, ils fêtent le Nouvel An ce soir. Le roi semble avoir signé pas mal de traités commerciaux avec eux ces derniers temps et donc, il veut marquer le coup en offrant à l'ambassadeur un grand dîner.
- Autrement dit, après le Réveillon de Noël, le Nouvel An, l'Epiphanie et la Chandeleur, on va encore bouffer ?
- J'en ai bien peur.
Les deux divinités longeaient une haie taillée quand un hurlement de désespoir se fît entendre, ressemblant à la plainte d'Hippocrate quand son maître avait une minute de retard à l'heure de la pâtée.
- C'est quoi ce cri, on dirait une âme torturée en Enfer ? demanda VS, les poils des avants-bras hérissés.
- Oh, c'est Lowbac. Il a voulu tester le nouveau labyrinthe de haies taillées conçu par les jardiniers du palais et ça fait trois jours qu'il cherche la sortie.
- Ah, d'accord. Bon, je dois te laisser, le roi m'a chargé de superviser les festivités, je dois m'assurer que tout sera prêt. A tout à l'heure.
Alors que VS s'éloignait, une nouvelle plainte désespérée résonna lugubrement sous les frondaisons. "On devrait peut-être monter une expédition de secours..." pensa dav-ID en reprenant sa promenade.

Devant cet étrange dragon de carton-pâte et de papier mâché, aux couleurs criardes et débordant de fanfreluches, VS sentait monter en lui ce pressentiment caractéristique, souvent synonyme de catastrophe imminente.
- Vous êtes sûr de votre coup les gars ?
- Mais oui, répondit Dagonides. C'est la danse du dragon, l'ambassadeur va adorer. Allez les enfants, on fait une démonstration à VS.
Linflas, Pileouface, Vesper et le Zakhan noir se glissèrent à leur tour sous le grand dragon de carton, en file indienne, et entamèrent une dance assez enjouée et dynamique, agitant plumes et fanfreluches et faisant tinter les clochettes de jade. De son côté, le divin Voyageur avait plus l'impression d'assister à l'agonie d'un gros mille-pattes pris d'épilepsie mais son visage fermé ne sembla pas décourager Dagonides. Ce dernier releva la tête du dragon sous laquelle il était dissimulé, affichant un grand sourire.
- Alors, génial non ? Et avec les pétards, ce sera encore mieux !
- J'en suis certain mon vieux. De toute façon, c'est trop tard pour trouver autre chose…

Malgré son sale pressentiment, ce soir là, VS dût reconnaître que les choses se passaient plutôt bien. Dans la salle des Réjouissances Fatiguées, l'ambassadeur du royaume Shin-Hoi affichait un sourire radieux, assis à la droite du roi, les mains passées dans les amples manches de sa robe de soie brodée de fleurs de pêcher. Devant les invités, la table croulait sous les rouleaux à la vapeur aux pignons et au sésame, les bouchées aux petits légumes croquants, le porc au caramel en croustille ou encore le canard laqué au gingembre et aux trois épices. Adrian fît tinter son couteau contre son verre pour réclamer le silence et se leva, discours en main (discours rédigé par VS, assis à sa gauche, comme toujours promu Ministre des Affaires Etrangères du Forum à la dernière minute, sous prétexte qu'il avait énormément voyagé et connaissait tout le monde… Manque de bol, le divin Voyageur n'avait jamais mis les pieds au royaume Shin-Hoi et avait dû improviser à l'arrache en puisant dans les écrits des deux grands poètes du royaume, Susi Wan et Wasabi…). La voix d'Adrian s'éleva, claire et majestueuse :
- Cher ambassadeur, c'est pour nous un immense honneur de vous recevoir à ce dîner, à mes côtés. Car tout le monde le sait, il faut être deux pour bien piner.
Battement de cils furtif de VS qui se penche vers l'oreille du roi pour chuchoter, tout en affichant un sourire éblouissant (bien qu'assez crispé) :
- Heu non, il faut être peu pour bien dîner…
- Ah oui, pardon. J'espère donc de tout cœur que ce dîner vous plaira, car lorsque les couilles nuisent au cul de Jeanne…
Sourire toujours aussi radieux de VS (mais avec quand-même un degré de plus dans la crispation).
- Non, lorsque les nouilles cuisent au jus de canne…
- Oui, c'est ça. N'oublions pas qu'à la vue des nichons, la pine se lève…
Sourire de plus en plus faux-cul de VS, au bord du malaise.
- Non, n'oublions pas qu'à la vue des nippons, la Shin se lève…
- Et pour notre prochaine rencontre, cher ambassadeur, je vous laisse le doigt dans la chatte.
VS semble aller très mal.
- Non, je vous laisse le choix de la date, bordel.
- C'est cela : je vous laisse le choix de la date bordel.
Tonnerre d'applaudissements tandis que les serviteurs débarrassaient et apportaient la dorade pochée aux oignons de printemps et les raviolis à la crème de lotus. Souriant, l'ambassadeur se leva, s'inclina, avant d'entamer un discours interminable dans sa langue natale, discours auquel personne ne comprît rien. Sauf VS (qui avait étudié le Shin-Hoi) et qui devenait de plus en plus blanc au fil des phrases, s'épongeant le front avec un mouchoir vite transformé en serpillère… Le discours achevé, Adrian applaudit à tout rompre, tout sourire.
- Merci cher ambassadeur. On a rien compris mais vos déclarations nous touchent au cœur, soyez-en sûr. Pour compléter cette soirée, j'ai l'honneur de vous présenter la danse du dragon !
Les portes s'ouvrirent et toutes les têtes se tournèrent vers le grand dragon de papier mâché et carton-pâte qui venait d'entrer en se contorsionnant frénétiquement au rythme de la musique, accompagné du claquement des cymbales et des pétards. Un tintamarre qui tira Hippocrate de sa digestion engourdie. Jusque là sagement couché sur un coussin au pied de son maître, le monstrueux saint-bernard redressa la tête, effrayé par les pétards. Voyant cette étrange créature se déhancher dans sa direction, le fidèle toutou crût qu'on attaquait son maître bien-aimé. Avec un grondement sauvage, le chien se jeta sans prévenir sur le dragon pour le déchirer et le lacérer, renversant au passage porcelaine précieuse et vaisselle de jade dans un fracas épouvantable. Vik se redressa sur ses coussins :
- Hippocrate, non ! Couché !
La musique fût submergée par une succession de cris :
- Hé mais il est con ce chien ! Il m'a bouffé au moins 10 centimètres carrés de fesse !
- Hé, regardez où vous allez devant ! Dagonides, qu'est-ce que tu fous ?
- Arrêtez vos conneries, on va se péter la gueule !
Vik se précipita pour retenir le chien par son collier mais le molosse refusait de lâcher cette créature que ses crocs mettaient en charpie. Déséquilibrés, n'y voyant rien, les danseurs ne tardèrent pas à se vautrer sur la table dans un grand fracas de plats qui se brisent. Les assiettes volèrent, l'ambassadeur se prît la soupière de potage aux cinq vermicelles en pleine tronche, VS plongea lâchement à l'abri des coussins tandis qu'Adrian hurlait :
- Mais arrêtez ce clébard !
Warlock tenta d'aider Vik à retenir le chien mais un grognement rauque et la vue de crocs longs comme des poignards le firent aussitôt renoncer à ses intentions pacifiques. Devenu fou-furieux, le saint-bernard déchiquetait le dragon à pleines dents, les yeux brillants et la queue battante. Adrian, perché en haut de son trône, le chien à ses pieds, tenta de récupérer sa majesté au passage mais cria "Faîtes quelque chose !" d'une voix de vierge livrée aux fauves. Peine perdue, tout le monde avait fui, sauf Gorak qui avait glissé sur un macaron aux airelles et s'était vautré pour finir la tête dans le plat de compote au soja fermenté. Dagonides avait trouvé refuge au sommet du grand lustre à pendeloques de cristal où ses jambes l'avaient porté à une vitesse inconnue jusque là, une main se retenant au lustre, l'autre tenant un coussin sur son postérieur meurtri. Vik réussît finalement à calmer le chien et à le sortir, non sans difficultés. Un long silence, celui qui suit les grandes catastrophes, régna un moment, rompu par dav-ID qui émergeait de dessous la grande table en grommelant :
- Pourquoi on peut plus faire un repas sans que ça parte en couilles, bordel !
A côté de lui, Milos se relevait aussi, le crâne recouvert d'un bol de pâtes au soja qui le faisait ressembler à Pollux, du Manège Enchanté. Tandis qu'on décrochait Dagonides du lustre, Adrian se laissait retomber sur son trône. Lentement, son regard remonta jusqu'à l'ambassadeur maculé de potage, des petites nouilles et des morceaux de légumes pris dans les cheveux.
- Heu… Et bien… Bonne année !
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyVen 15 Mar 2019 - 18:40

TOC TOC TOC
Debout devant la lourde porte en bois sculptée représentant une scène champêtre avec deux cerfs buvant l'eau d'un lac couvert de canards, se tenait Kous-Kous, un plateau en argent à la main. Visiblement, le jeune homme était inquiet.
- Maître ?? hou hou, vous allez bien ??
Le silence seul lui répondait.
- Non, parce que nous sommes très inquiets, vous n’étiez pas là pour la présentation des nouveaux fauves, des membres du conseil m'ont posés la question en voyant votre siège vide sur la tribune. Vous auriez du venir, à un moment un des fauves à réussi à se libérer et à sauter sur un de ses gardiens, pour ensuite commencer à le bouffer, c'était génial.
Seul le silence lui répondit à nouveau.
- Bonjour Kous-Kous.
Le jeune chambellan sursauta en entendant cette voix dans son dos. Puis senti un truc étrange contre ses jambes et un gros bruit de reniflement. Il se retourna et reconnu la personne qui venait de lui parler.
- Bonjour à vous ho divin Vik. Comme je suis heureux de vous voir.
Le guérisseur dans son habit de voyage, enleva son chapeau qu'il tendit à un aide à côté de lui. Tenant dans une main sa trousse de secours et de l'autre sa laisse en cuir avec au bout, son saint-Bernard. Assis regardant le jeune chambellan, tirant une longue langue rose et remuant la queue.
- WOUF.
- Bonjour à vous aussi ho divin Hippocrate.
Le gros bœuf lui saute dessus et se mit à lui labourer le visage. Son maître ayant bien du mal à calme son monstre.
- Hola, du calme voyons, laisse le parler.
Le chambellan se releva, s’essuyant le visage couvert de bave.
- Ce n'est pas grave, j'aime les animaux.
Se tournant vers un jeune garçon en habit blanc silencieux à côté.
- Kaki ??
- Oui ??
- Veux tu donc tenir notre ami et lui faire faire sa promenade dans le palais ??
- Oui maître.
Vik un peut inquiet, tendit la laisse à ce dernier, le regardant ensuite partir dans le couloir derrière le gros chien visiblement curieux de découvrir Atalis.
- J'espère que ça se passera bien ??
- Ne vous inquiétez pas ho divinité, il a l'habitude de travailler dans L’arène et de s'occuper des lions, alors pensez bien que votre chien ne lui posera pas de problème.
- Si tu le dis. J'étais en train de me préparer pour repartir au forum après avoir rendu visite à des malades dans le palais, mais on m'a demandé de venir rapidement alors que j'allais grimper sur l'Itikar que VS m'a mis à disposition.
- Voyez-vous, c'est justement à cause de mon maître, je suis très inquiet, il est enfermé depuis ce matin ici...
Kous-Kous tendait son doigt en direction de la porte des latrines.
...Je ne me suis pas inquiété plus que ça au début, c'est normal de s'y rendre de temps en temps dans la journée, mais là, ça fait quand même 5h qu'il est enfermé, refusant de répondre à nos appels. D'où mon inquiétude.
- Tu as très bien fait de prévenir...
BOUM BOUM BOUM
- VS...??...VS...??...c'est moi Vik, ouvre moi donc mon vieux...
Le silence lui répondit.
- Vous voyez, c'est comme ça depuis ce matin.
Le guérisseur posa sa trousse au sol, regardant la porte perplexe.
- C'est inquiétant en effet. J'espère qu'il n'a pas fait un malaise.
Le chambellan devint pâle et des goutes de sueur apparurent sur son visage.
- Seigneur.
Vik, s'approcha de la porte, se mis à genoux et posa son œil sur le trou de la serrure. Mais il ne vit rien.
- Inutile de vouloir regarder ce qu'il se passe dans la pièce, notre maître a fait retiré les serrures à clés, depuis qu'il est resté enfermé avec le roi Adrian au palais lors d'une fête. Il a décidé de placer un système avec un loquet qui coulisse et verrouille la porte. Vous ne pourrez plus voir ce qu'il se passe à l'intérieur.
- Et part au dessus ??
- Inutile aussi, le maître en avait plus qu’assez que des eunuques viennent assister à son royal démoulage du matin en passant leurs têtes au dessus des parois de la cabine de toilette, du coup, il a demandé la mise en place d'un plafond au dessus de la cabine. Il disait que c'était très gênant de faire ça en public. Pourtant c'était une chose qui se faisait depuis des siècles et les anciens souverains avant lui devaient aussi se plier à cette règle.
Vik avait le visage rouge, des larmes lui coulaient des yeux et il avait la main devant la bouche. Essayant au mieux de cacher le fou rire qui montait progressivement en s'imaginant VS assis sur le trône, poussant de toutes ses forces avec au dessus, des gens en train de faire des commentaires.
- Ouille.
Kous-kous tourna la tête en entendant ce cri.
- Un problème divinité ??
- Non rien.
En réalité, Vik venait de se donner une grosse baffe pour reprendre ses esprits et ne pas rigoler, ça aurait été mal vu et gênant de se moquer de son ami.
- Et par dehors ??
- C'est à dire ??
- Je ne sais pas, il y a bien un système d’aération ou autre chose ??
Le chambellan sursauta en réalisant ce qu'il venait d'entendre.
- Vous avez raison ho divinité, il y a une fenêtre qui donne sur l'extérieure.
- Allons-y alors.
- Par contre je pense que ça ne vas pas être évident.

Quelques minutes après, le duo se retrouva au pied d'une haute muraille percée de nombreuses fenêtres. Kous-kous chercha des yeux et tendit soudain son doigt.
- C'est celle là.
- Tu es sur de toi ??
- Certain.
Vik regardait la fenêtre mais il était inquiet.
- C'est un peut haut quand même.
Il est vrai que la fenêtre n'était pas à portée de là, Vik s'imaginait qu'elle se trouvait au pied de la muraille ou à quelques mètres à peine, mais là, elle était à peine visible, à plus de 100m de haut.
- Comment faire pour l'atteindre.
- En escaladant voyons.
Vik sursauta à nouveau.
- QUOA ???
- Nous avons au palais une section spéciale escalade, ça sert beaucoup lors de l'entretien, etc. Almeth ??
- Oui seigneur ??
- Vas donc prévenir Al-Piniste que nous avons besoin de ses services.
- Tout de suite seigneur.
Le jeune homme se précipita dans le palais.
- N'empêche, c'est haut.
Vik était un peut blanc quand même, il s'imaginait mal devoir faire de l'escalade pour atteindre un WC dans lequel VS se trouvait enfermé.
- Enfin, la vie de mon ami passe avant tout et je ne serais pas digne de mon titre de guérisseur si j'osais abandonner un malade potentiel. N'empêche que c'est haut quand même.
Il regardait le fenêtre, là haut, tout là haut dans les nuages du désert.

Pendant ce temps dans le palais, toujours gambadant joyeusement, tenu en laisse, Hippocrate curieux, s'arrêtait très souvent pour renifler ce qu'il voyait. Poussant des gros WOUF ou WAF régulièrement. Derrière lui, Kaki se laissait guider par le chien.
- Il est bien calme ce gros pépère. J'ai souvent entendu dire qu'il était intenable ou que c'était une catastrophe ambulante, mais je crois que ce sont des légendes et des racontars. Enfin, ce n'est pas pire qu'un lion ou qu'une panthère.
Malheureusement, le jeune garçon parla beaucoup trop vite. On connaissait beaucoup la passion du maître de la cité pour les félins, il avait plusieurs chats qui se baladaient en totale liberté dans le palais. Hors, c'est justement à ce moment là, que passa dans le champ de vision du chien, un magnifique chat angora tout blanc. Marchant dignement, la tête et la queues relevés en signe de fierté, n'était-il pas après tout, le chat préféré de VS.
- WOUAF WOUAF.
Le chat blanc sursauta, tournant la tête en direction de ce cri. Horreur, un chien ici. Le félin bomba le dos en poussant des feulements de colère. Le chien se mit à grogner et montra les dents, tirant sur sa laisse. Kaki avait bien du mal à le retenir.
- Hola, du calme mon vieux, ce n'est qu'un des chats de mon maître et...
Il ne termina pas sa phrase, un aboiement plus fort que les autres, Hippocrate tira fort sur sa laisse et se lança à la poursuite du chat. Kaki bascula en avant et se retrouva tracté par le monstres dans un nuage de poussières, faisant sursauter et s'écarter les gens sur son passage.

- Je vous présente Al-Piniste.
- Enzanté ze faire votre connaizzance...ya.
- C'est le chef de la section escalade, il vient d'un lointain, très lointain pays qui s'appelle La S'uisse. Mon cher Al-Piniste, vous connaissez la situation, je compte sur vous.
- Ya, ze vais monter et aller rezoindre le maître, razzurez-vous, ze n'est pas 50m qui vont me zaire peur, z'ai déjà triomphé ze nombreux zommets à travers le monde plus haut que za...ya.
A la fois inquiet et curieux, Vik regardait ce curieux personnage. Portant chaussures à pointes, gants, harnais couverts de crochets et tenant une longue, très longue corde.
- Vous zallez zuivre mes pas...ya. Et pozer vos pieds là où ze les pozes...ya ??
- Oui oui...ya.
Al-Piniste, commença à frapper la paroi avec une sorte d'outil ressemblant à une pioche mais en plus petite. Puis il installa une sorte de fixation où il placa un crochet métallique dans lequel il installa la corde. Il visa ensuite une molette en métal pour verrouiller l'ensemble.
- Comme za si nous tombons, la corde zera retenue par le crochet...ya ??
- Oui oui...ya.
Vik avait du mal à s'y faire, il n'avait pas l'habitude de porter des chaussures à pointes et de grimper à une parois comme un lézard. Mais il montait, encore et encore, Kous-Kous devenait de plus en plus minuscule au fil de l’ascension, le guérisseur resta ébahi par la vue qu'il avait, lui permettant de voir la cité et le désert d'une autre façon.
- Vous voyez comme z'est facile, vous vous en zortez très bien...ya??
- Oui oui...ya.
Par contre à un moment, il y eu quand même un incident. Al-Piniste passa sa tête par une fenêtre, aussitôt suivi par de grands cris féminin.
- HIIIIIII, un voyeur, un pervers.
Divers objets passèrent par la fenêtre et valsèrent dans le vide. Un sceau fit mouche et atteignit le guide en pleine figure. Avec horreur, Vik regarda ce dernier lâcher prise et basculer en arrière. Il devint blanc en le voyant passer à côté de lui à une vitesse folle, croyant qu'il allait à son tour basculer et être emporté par le poids du guide, il se plaqua à la paroi de toutes ses forces en faisant des prières, croyant sa dernière heure arrivée. Mais le guide s'arrêta net dans sa chute, retenu par la corde tendu au maximum et se retrouva plaqué au mur, il recommença son ascension sans montrer le moindre signe de peur ou d'affolement, comme si c'était chose normale pour lui.
- Vous voyez, si ze tombe, ze suis arrêté par les crochets...ya ??
- Oui oui...ya.
- ze me suis trompé de fenêtre...ya, z'était le vestiaire des femmes, la cabine de toilette et plus zaut...ya ??
- Oui oui...ya.
Le duo repris son chemin, montant encore et encore jusqu'à atteindre enfin la fenêtre désignée par Kous-Kous.
- Zé là, vous pouvez regarder...ya ??
- Oui oui...ya.
Un peut las d'entendre des ya à la fin de toutes les phrases, Vik passa la tête avec prudence quand même, ne voulant pas se prendre un objet en pleine figure et basculer dans le vide, il sait qu'il ne supporterait pas de vivre cette expérience fort désagréable. Heureusement pour lui, il n'y eu aucun cris. Il regarda dans la pièce. La cabine de toilette était décorée avec goût, dans une grande scène de chasse, représentant un groupe de chasseurs à cheval, suivi par des chiens en train de poursuivre un cerf.
- Un peut spécial quand même...ya ?? Non mais, voila que je me met à parler comme l'autre maintenant.
Il laissa ses yeux s'habituer à la différence de lumière entre l'intérieur et l'extérieur et pu enfin distinguer un peut mieux ce qu'il se passait. Il tomba sur la chevelure de VS, assis sur le trône qui lui tournait le dos.
- Hou hou VS ??
Pas de réponse.
- VS ?? c'est moi mon vieux hey ho ??
Pas de réponse.
Cette fois, Vik monta le son et se mit à crier.
- VSSSSS, C'EST MOI, RÉPOND MOI.
Avec soulagement, il pu constater que VS bougeait, signe qu'il n'était pas mort. Il le vit retirer une sorte de casque qu'il avait sur la tête et qui lui couvrait les oreilles. De cet objet mystérieux, sortait de la musique. Le voyageur tenait un livre dans une main et une plume de l'autre. Avec étonnement, il tourna la tête, se demandant si il avait rêvé.
- Tien, c'est étrange, il me semble avoir entendu une voix.
- Vvvvvvssssssss, c'est moiiiiiiiiiiiii.
- C'est qui ça moi ??
- C'esttttttt moiiiiiii, je suis le dieuuuuu des cabinetssssss.
VS sursauta sur le trône.
- Le dieu des cabinets ?? je ne savais pas qu'il y avait un dieu des cabinets.
- Bon, si nous arrêtions un peut les conneries hein ?? Je suis là.
VS tourna la tête en direction de la fenêtre et sursauta à nouveau en voyant le visage de son ami.
- Vik ?? mais mais ?? qu'est ce que tu fais là ??
- Ho rien, je m'amuse, je passe le temps tu vois.
- Tu as de drôles d'amusement dit moi.
- Bon c'est finit, ouvre donc la porte, je descend et je t'explique.
Le maître des chemins qui ne comprenait pas, se leva, ouvrit la porte et se prépara à sortir, se demandant combien de temps il avait passé là, plongé dans sa musique et son écriture, il avait perdu le fil du temps. Presque aussitôt, un gros aboiement se fit entendre à ses oreilles, il senti une boule de poil, son chat, toujours poursuivi par Hippocrate, s'était réfugié aux creux de ses bras. Malheureusement, VS n'en vit pas plus. Après avoir aperçu le gros chien aboyant avec rage, derrière dans un nuage de poussières il cru reconnaitre Kaki. Le bœuf aux hormones dans sa course, défonça la cabine de toilette, le choc avait été si violent qu'il défonça aussi le mur du fond et ils furent précipités dans le vide, faisant une chute de 100m. Vik et Al-Piniste, furent eux aussi emportés et tombèrent à leurs tours, la corde ne joua pas son travail et les crochets de détachèrent tous un à un.
- Za z'était pas prévu...yaaaaaaaaaaaaaa ??
- Oui oui...yaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.
Ils s'écrasèrent au sol sur Kous-kous, le nez en l'air, aveuglé par le reflet du soleil sur la parois de la tour, n'eut pas le temps de se pousser pour éviter la chute de son maître, le chat, le chien et le jeune homme, le guérisseur et le guide.

Vik ouvra les yeux, il avait mal partout. Il était couché sur le sable du désert au pied de la haute tour. Miraculeusement, il n'avait rien à priori. Une charrette passant par là par hasard, avait amorti sa chute, il avait rebondi et avait terminé sa course sur une dune. Il se releva un peut hagard et inquiet sur la santé de ses amis. Ils avaient eux aussi de la chance. Hippocrate était tombé en premier, Kaki avait rebondi sur le chien suivi de prêt par VS tenant son chat, suivi par le guide. Ils étaient eux aussi en train de se relever. Seul le gros saint-Bernard n'avait apparemment rien, il gambadait joyeusement, reniflant le pied d'un palmier qu'il arrosa pour l'occasion. Il en fallait plus que ça pour abattre ce chien bourré aux hormones.
Le seul qui eu du mal à se relever était le pauvre Kous-Kous. Seule sa tête était visible à la surface du sable, il tenait des propos incompréhensibles disant qu'il voyait des étoiles en plein jour et des petits oiseaux rigolos de toutes les couleurs faisant cui cui.
Vik récupéra sa trousse au sol et allait se précipiter pour faire son métier de porter assistance à un blessé, mais ses yeux tombèrent alors sur un livre ouvert dont les pages bougèrent au vent. Le livre que tenait VS dans la cabine de toilette. Avec curiosité il s'approcha et ses yeux tombèrent sur le titre.

Mémoire d'un voyageur solitaire après 10 ans de forum.


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Dernière édition par dav-ID le Ven 15 Mar 2019 - 22:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyVen 15 Mar 2019 - 20:02

- Après tout Maître, ça s'est bien terminé, non ?
Pas de réponse. Immergé jusqu'aux épaules dans le bassin empli d'eau chaude et parfumée nimbée de pétales de roses, VS se laissait frictionner, visage fermé et sourcils froncés. Tout autour, ses ennuques s'activaient en silence, sortant des coffres linge frais, flacons de parfum et huiles de massage, serviettes du coton le plus fin. Le maître de la cité des sables se décida à enfin sortir de son mutisme:
- Mais oui, très bien… Tu parles… Ce foutu chien n'a rien trouvé de mieux que de saccager ma collection de porcelaines précieuses du royaume Shin-Hoi. C'est plus de la porcelaine, c'est un puzzle en trois dimensions… Quant au chat, depuis l'incident, il miaule à la lune et chie partout sauf dans sa litière…
Agacé, le divin Voyageur sortît de l'eau qui refroidissait et se laissa envelopper et sécher dans une grande serviette.
Squik, squik, squik…
- C'est quoi ce bruit ?
Squik, squik, squik…
Stupéfait, VS vît entrer son fidèle Kous-Kous, assis dans un étrange fauteuil pourvu de grandes roues, poussé par un des ennuques. Couvert de bandages, Kous-Kous ressemblait vaguement à une momie abandonnée en cours de route par les embaumeurs. Le brave chef des ennuques répondît à la question muette de son maître :
- C'est un présent du divin dav-ID, il l'a forgé pour moi et me l'a fait parvenir, c'est gentil non ? C'est un fauteuil roulant, regarde… Squik, squik… Bon, par contre, les roues grincent un peu…
- Hum. Dis-moi Kous-Kous, poursuivit VS en s'allongeant sur la table de massage en marbre, tu l'as trouvé où ce type ? Celui qui escalade les montagnes ?
- Oh, tu m'avais envoyé faire les courses, tu te souviens ? Dix rouleaux de soie, trois ballots d'encens, deux flacons de parfum précieux, un sac de dattes, un de pistaches…
- Oui, oui, et ?
- Et ça faisait beaucoup à porter, alors du coup, j'ai voulu acheter un esclave pour m'aider et au marché, je suis tombé sur lui. Je l'ai trouvé rigolo.
- Hum. Et tu l'as payé combien ?
- Heu… 500 mesures d'or.
Le divin Voyageur se contracta si fort que le masseur eût soudain l'impression de pétrir un faisceau de bambous. Sous le regard noir de son maître, Kous-Kous commença à opérer ce que Milos, dans son traité de stratégie La guerre pour les nuls, appelait une retraite stratégique…
- Heu, c'est un peu cher c'est vrai, mais il est rigolo. Et puis, dis-toi que c'est un investissement.
- Un investissement ? Un type qui escalade des montagnes ? En plein désert ? Dis-moi Kous-Kous, tu serais pas en train de te foutre de ma gueule ?
Alors que le chef des ennuques sentait monter en lui la prémonition d'une catastrophe imminente, VS explosa :
- Rhaaa ! Sortez, sortez tous ! Je veux plus vous voir ! Vous me suivez partout, vous me servez à manger, vous me baignez et m'habillez, vous dormez au pied de mon lit, vous m'accompagnez dans mes promenades… J'en ai marre ! Le seul endroit où je pensais être tranquille, c'est aux chiottes mais même pas ! Je suis tranquillement en train de fendre le marbre (en plus vous cuisinez trop épicé, j'ai des hémorroïdes comme des œufs de pigeon et j'ai l'impression de chier de la vaisselle cassée) et je me fais emmerder par un alpiniste et un de mes meilleurs amis avant de faire un numéro de chute libre ! J'en peux pluuuus, vous me faîtes tous CHIEEEEEEEEER !
Silence.
- Excusez-moi, ça m'a échappé.
Sourire soulagé et général.
- Vous pouvez vous retirer.
Squik, squik, squik.
- Et arrêtez ce bruit bordel !

Resté seul, VS passa dans son cabinet (de travail cette fois) et regarda avec déprime les brouillons de sa dernière AVH avant de se laisser tomber sur son siège, se massant le visage.
Pendant ce temps, Vik finissait d'attacher la laisse d'Hippocrate au fauteuil de Kous-Kous qui semblait moins enthousiaste que le chien, frétillant d'aise et remuant la queue (le chien, pas Kous-Kous...).
- Divin Guérisseur, tu es sûr que…
- Mais oui, comme ça tu pourras te déplacer sans aide, sans avoir besoin de te faire pousser. Et ça fera faire de l'exercice à mon toutou. Allez, je vous laisse tous les deux, soyez sages.
- Merci divin Vik.
Squik, squik, squik.
Agacé, VS froissa rageusement sa feuille avant de la rouler en boule et de l'envoyer rejoindre les autres dans la corbeille doublée de taffetas vert. Rassuré par la présence de son maître, Sultan, le chat favori, risqua une patte prudente et un œil de lynx dans le couloir. Personne, le monstre n'était pas là, il pouvait rejoindre la chambre de son maître pour s'allonger voluptueusement parmi les coussins du lit. Alors que le petit félin traversait le couloir, posant une patte dédaigneuse sur les tapis d'Orient, un bruit étrange se fît entendre…
Squik, squik, squik.
Une souris ? Coup d'œil à droite…
- Miaooooouuu ! (le monstre !)
- Ouaaaaaff ! (à bouffer !)
Kous-Kous fût soudain plaqué contre le dossier du siège par une accélération d'une sauvagerie extravagante tandis que le chien bondissait en avant. Le chat détala comme un fou, poursuivi par le chien qui entraînait le fauteuil (squiiiiiiiiik) où se retenait aux accoudoirs tendus de velours rouge un Kous-Kous blanc comme un linge qui avait soudain l'impression d'être Ben-Hur lors de la fameuse course de chars… Au même moment, une porte latérale s'ouvrît.
- Sultan, qu'est-ce que tu fais ?
- Maître, attentionnnnn !
Deux secondes plus tard, VS se retrouvait à califourchon sur les genoux de son fidèle ennuque, lui faisant face et ses bras passés autour du cou (position assez ambigüe et inconvenante il faut l'avouer) et voyant défiler tapis, marbres et boiseries à une vitesse qu'il n'aurait jamais crû possible.
- Arrêtez ce chieeeeen !
Parvenu au bout du couloir, le chat sauta par la fenêtre ouverte pour atterrir à l'abri dans les branches d'un grand cèdre majestueux. Hippocrate freina des quatre pattes, faisant gondoler le tapis et s'immobilisa brutalement. Kous-Kous et VS s'envolèrent et traversèrent la fenêtre pour se retrouver dans l'arbre, le fidèle ennuque se cramponnant aux chevilles de son maître, ses propres jambes gigotant dans le vide.
- Maître, ne me laisse pas tomber !
- Mais fais quelque chose, crétin ! Apelle les autres !
- Je croyais que tu voulais plus nous voir…
- Ze peux vous aider ?
Les deux naufragés des airs contemplèrent l'étrange bonhomme vêtu en montagnard (malgré la chaleur) qui levait la tête vers eux, son rouleau de corde sur l'épaule. Kous-Kous eût un sourire :
- Tu vois Maître, je te l'avais dit que c'était un bon investissement...
- Kous-Kous, tu veux savoir si les lions font la grève de la faim...
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptySam 16 Mar 2019 - 10:16

Après avoir joué les hommes araignées avec l'aide d'Al-Piniste, VS et Kous-Kous se retrouvèrent à nouveau sur la terre ferme au pied de l'arbre. A peine eu t'il touché le sol, que le voyageur péta à nouveau un câble, hurlant qu'il en avait raz les sandales, qu'il voulait être tranquille et qu'il savait ce qu'il devait faire. Il se précipita en fronçant les sourcils et en serrant les poings en direction du palais, ignorant les gens le saluant sur son passage.
- Euh maître, vous ne voudriez pas m'aider à me relever et à m'installer dans mon fauteuil, hou hou ??
- Ne vous z'inquiétez pas, zé vé vous z'aidez...ya.
- Euh oui oui...ya.

Debout à côté de l'Itikar à destination du forum, Vik était habillé dans sa tenue de voyage, portant des habits chaud pour supporter le froid de l'altitude et une paire de lunette pour protéger ses yeux du vent. Il avait enfin réussi à récupérer son chien qui s'était coincé la tête dans un trou d'un mur en poursuivant le chat de VS.
- Bouh, vilain chien, c'est la dernière fois que je t’emmène avec moi en voyage. Pas de bon miam miam pour le vilain chien ce soir, bouhhh pas beau.
Le monstre le regardait, tirant la langue et remuant la queue.
- Wouf.
- Wouf ?? c'est tout ce que tu trouves à dire pour ta défense ?? ha ben bravo. Allez grimpe et je ne veux plus t'entendre de tout les voyage, vilain chien.
Le guérisseur aida son chien à s'installer dans le panier et grimpa à son tour dans la nacelle couverte. Il ferma la porte et l'oiseau, sous une impulsion des rennes du pilote assis à l'avant, s'agita, remuant ses larges ailes pour prendre son envol. Alors qu'il allait s'élancer sur une longue piste tracée sur le sable du désert.
- Attendez, ne partez pas.
Paroles suivi par une série de Squik, squik, squik désagréables. Le pilote tira à nouveau sur les rennes et l'oiseau arrêta de battre des ailes. Vik tourna la tête et pu voir un spectacle étonnant. VS marchait, tenant une petite valise dans la main et habillé avec une tenue de voyage ressemblant à celle du guérisseur. Le maître d'Atalis, toujours en colère, parlait avec le pauvre Kous-Kous dans son fauteuil. Derrière eux, une cohorte d'eunuques portant malles et coffres divers.
- J'ai dit non.
- Voyons maître, ce n'est pas raisonnable, je vais venir avec vous.
- Non, non et non, cette fois-ci j'en ai plus qu’assez, je pars au forum prendre des vacances et je refuse, que vous m'accompagniez. Donc dit aux autres de remmener ces valises et malles, je pars avec ça et cela me suffit largement.
VS montra une petite valise brune, vraiment petite, très petite même. Il portait une sacoche en bandoulière contenant le livre de ses mémoires et de quoi écrire. Mais aussi une petite cage de voyage verte dans l'autre main.
- Mais ?? mais ??
- Il n'y a pas de mais, surveille la cité et arrange les dégâts, c'est tout ce que je te demande, sur ce, au revoir.
Le chef des eunuques, stupéfait, resta sans voix, il regarda son maître, s'installer dans la nacelle à côté de Vik ébahi lui aussi.
- Quoi ?? tu ne vas pas t'y mettre toi aussi.
- Euh non, non.
- Ho et puis pendant que j'y suis et pour éviter une catastrophe aérienne, essaye de calmer ton monstre.
VS montra la cage au guérisseur, dans laquelle se trouvait Sultan.
- Je l'emmène avec moi, il a besoin de vacance lui aussi.
Comprenant que c'était dangereux de se retrouver dans le ciel avec un chat et un chien, pour éviter un éventuel crash, Vik ouvrit sa valise et fit avaler un puissant calmant à son monstre, ce dernier plongea dans un profond sommeil.  
- On peut y aller maintenant, fouette cocher.
Le pilote, voyant que ses passagers étaient prêt à partir, tira sur les rennes, le majestueux oiseau agita ses ailes, se mit à courir sur la piste et s'envola. Voyageur observa sa cité, c'était un spectacle toujours grandiose que de voir cette perle du désert. Il regarda aussi ses fidèles eunuques, agitant avec tristesse des foulards. Par contre, VS n'avait pas remarqué, qu'il manquait quelqu'un, Kous-Kous n'était plus là. En réalité, il avait joué les passagers clandestin et se tenait aux pattes de l'oiseau.
- C'est trop bête, le maître va être perdu sans mes précieux conseils.

Le voyage ne dura pas longtemps, au bout d'à peine 2 heures de vol, voila que l'Itikar atteignit la côte pour survoler très rapidement la cité du Forum. La cité d'Atalis était grandiose, mais elle n'était rien à côté de la splendeur du forum. Le palais royal, la place des héros, le port, le grand hôpital, la tour du savoir, elle était vraiment très belle vu d'en haut.
- Pas fâché d'être arrivé.
- Oui c'est vrai, moi aussi je suis content d'être là, je me sent même beaucoup mieux.
- Tu comptes faire quoi ??
- Je vais passer pour saluer le roi, puis je pense aller m'installer dans ma villa au bord du lac des songes, ça va me faire le plus grand bien.
- Chers passagers, si vous pouviez attacher vos ceintures, nous allons descendre, merci.
Des turbulences se produisirent, l'oiseau effectua un cercle et entama sa descente. Il se posa très rapidement sur la piste et les voyageurs purent descendre enfin. VS se massa les jambes. Ils prient leurs bagages et se rendirent à la sortie, finirent par mettre la main sur un char taxi libre. Ce dernier parti en trombe dans les rues de la cité noire de monde, il faisait beau et chaud sur la ville, les gens en profitaient pour sortir, en plus c'était aussi jour de marché. Le char arriva finalement devant le grand hôpital.
- A bientôt mon ami et repose toi bien.
- Je n'y manquerais pas, à bientôt aussi.
La maître des chemins, regarda un instant le dieu de la médecine, tenant son chien en laisse, grimper les marches de l’hôpital.
- Bien, au palais s'il vous plait.
- Oui seigneur.

- Ça fera 2 pièces d'argent seigneur.
Farfouillant dans sa sacoche, le voyageur sorti deux pièces d'argent qu'il déposa au creux de la main du pilote du char. Ce dernier planta ses dents dedans pour vérifier qu'elles étaient véritables.
- Désolé d'être si méfiant, mais il y a de fausses pièces qui circulent en ville, alors je préfère vérifier. C'est parfait, merci seigneur et bonne journée.
- Oui c'est ça, bonne journée.
VS leva la tête, il avait beau déjà avoir vu le palais royal, mais il ne s'en lassait toujours pas. Il passa la grille, marcha sur une allée couverte de gravier blanc avec une pelouse de part et d'autre. Plus loin, des bassins avec des statues crachant des jets d'eau et d'immenses parterre de fleurs de toutes les couleurs. Il grimpa les marches, passa sous la grande arche.
- Le divin VS, grand maître des chemins, des carrefours et des panneaux de direction.
Droit comme un I, dans sa petite guérite, se trouvait l’huissier, dans sa tenue rouge et or. Le regardant en souriant de toutes ses dents.
-Ho ta gueule.
Un autre personnage s'approcha, souriant lui aussi.
- Bonjours à vous VS, vous tombez très bien, le roi Adrian m'a justement demandé si nous avions de vos nouvelles et il voulait vous voir à l'occasion.
- Ça tombe bien, moi aussi je comptais le saluer.
- Suivez-moi alors, ça lui fera très plaisir.
Le duo grimpa les marches, puis le chambellan s'arrêta devant la porte de la salle du trône, il toqua et une voix se fit entendre à travers le panneau.
- Majesté, le divin VS est là.
Adrian se trouvait derrière son bureau, de petites lunettes sur les yeux et tenant une plume à la main. Il leva la tête en direction du voyageur, eu un sourire, posa sa plume et se leva.
- Mon cher ami, comme je suis heureux de te voir.
- Moi de même majesté.
- Ho, pas de majesté avec moi s'il te plait, après tout, n'est-tu pas toi aussi souverain de ta cité.
- si si.
Voyant à la figure de VS que ça n'allait pas, le roi posa la question.
- Qu'est ce qu'il se passe ??
- Ho rien, un petit coup de moins bien en ce moment, besoin de vacance et de repos.
- Mais dit moi, je constate que tu es seul ?? il est où le petit bonhomme que tu suit de partout, je ne vois pas non plus tes serviteurs tenant malles et coffres divers.
- C'est une longue histoire.
- Je serais heureux de l'entendre, asseyons-nous là.
Le roi et VS s'installèrent sur des fauteuils. Le chambellan entra et apporta une bonne bouteille, sortant deux verres. Le jeune homme regarda son maître avec méfiance.
- Avec modération majesté.
- Oui oui, fait moi confiance, pas plus d'un verre.
- Mouais, je vous connais, vous dites ça mais finalement c'est 2, puis 3, puis toute la bouteille et ensuite vous êtes ivre et vous vous mettez à chanter nu.
VS esquissa un sourire puis un rire mal dissimulé.
- Hem, enfin bref, raconte moi.
La voyageur raconta les derniers évènements, le fait qu'il ne pouvait pas être tranquille même aux wc, toujours quelqu'un dans les pattes, ne pas pouvoir se balader tranquillement en ville sans devoir dire bonjour à tout le monde et de devoir dire aussi de se relever car ses sujets avaient la mauvaise habitude de se mettre à genoux sur son passage. C'était marrant au début, mais à la longue ça saoule.
- C'est vrai, mais tu dois te plier à cette règle, moi aussi je ne peux pas sortir tranquillement dans la rue sans qu'on me tombe dessus.
En parlant de saouler et de tomber, le roi venait de se servir un deuxième verre qu'il tomba d'un trait. VS remarqua ce détail et le souligna.
- Ho ça va, laisse parler mon chambellan, c'est juste un casse pied, c'est quoi un deuxième verre ?? surtout qu'il est délicieux, par contre tu n'as presque pas touché au tien.
- Ho vous savez moi l'alcool.
- Oui c'est vrai hi hi hi, je ne sais pas comment vous faites toi et dav-ID pour ne pas boire.
Adrian se versa un 3em verre et était de plus en plus joyeux.
Toc toc toc.
- Entrez.
La porte s'ouvrit, laissant la place à Milos dans son armure d'or étincelante, il portait son casque sous le bras et affichait une énorme bosse sur le crâne. Derrière lui, une série de Squik, squik, squik désagréables. Le voyageur posa son verre et devint pale en reconnaissant son chambellan dans son fauteuil roulant. Il se leva en colère. Le guerrier aux mille victoires s'arrêta devant le voyageur.
- Salut VS, je te ramène ça.
- Kous-Kous, je t'avais dit de resté à Atalis.
- Oui je sais maître, mais j'ai pensé que vous auriez besoin de moi.
- Non, je n'ai pas besoin de toi, je suis suffisamment grand pour faire les choses par moi même.
- Mais ?? mais ??
Le roi regardait la scène amusé, se servant à nouveau un verre.
- Hi hi hi, qu'ils zont drôles tout zé zens.
- Tu l'as trouvé où ??
- Figure toi que j'étais au centre de la place d'arme de la caserne, en train de regarder l'entrainement des jeunes recrues. J'ai entendu un cri venant du ciel, j'ai levé la tête, j'ai eu mal à la tête et ensuite le trou noir. Lorsque je me suis réveillé, j'ai vu Antares en train de me parler. Elle m'a ensuite expliqué qu'elle avait vu on objet volant non identifié tombant du ciel et me percutant la tête.
- Je suis désolé ho divin Milos, mais je n'ai plus eu de force et j'ai lâché les pattes de l'Itikar.
- Hi hi hi hi.
Le roi porta la bouteille à sa bouche et se chargea de descendre lui aussi, le liquide qu'il y avait encore dedans, il se leva tout rouge.
- Zé l'hiztoire la plus drôle que zé zamais entendu hi hi hi ho ho ho ha ha ha.
Le chambellan, entendant le rire du roi, pénétra dans la pièce. Croisa les bras et frappa le sol du pied.
- Majesté, vous m'aviez fait la promesse d'être correct et de vous tenir.
- Ho za va hein. Vil zupozitoire de zatan ho ho ho.
- Oui oui c'est ça, excusez moi messieurs, le roi est souffrant.
- Zé vé très bien.
- Oui oui c'est ça, il est temps de vous couchez majesté. Un bon bain froid et au lit les petits.
- Zé pa zommeil moi.

VS, Milos et Kous-kous sortirent du palais. Le voyageur avait retrouvé le sourire, ça lui faisait du bien de sortir dans la rue, sans devoir dire bonjour ou subir les courbettes de ses sujets, ici au Forum, il était presque un inconnu aux yeux du grand public. Il tourna la tête en direction du guerrier qui se massait le haut du crâne.
- Tu devrais te faire examiner par Vik non ?? on ne sait jamais.
- Non, ça ira, j'ai connu pire que ça, ce n'est pas une petite bosse de rien du tout qui va me faire peur. Et toi, tu vas faire quoi ??
- Moi ?? je compte aller me reposer quelques temps dans ma villa au bord du lac des songes, c'est calme et je sais que je pourrais me détendre, en plus, ça fera du bien à Sultan, hein mon chat d'amour à son papa.
VS regardait la cage, une petite boule de poils en train de le regarder en se disant que son esclave humain avait vraiment un air de débile lorsqu'il lui parlait.
- Mais avant ça, je vais me rendre à la grande forge, il faut vraiment que dav-ID s'occupe de ce fauteuil roulant, je ne vais pas supporter plus longtemps d'entendre ces Squik, squik, squik.
- Bonne vacance alors et à bientôt.
Le colosse repris son chemin en direction de la caserne, sa longue cape blanche flottant au vent. VS tourna les talons en direction de la rue de l'épée, suivi de prêt par son chef des eunuques sur son fauteuil. Il avait vraiment l'impression désagréable, d'être suivi par une grosse souris grise. Ce bruit amusa les enfants par contre...
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptySam 16 Mar 2019 - 11:14

- Mais que se passe-t-il encore ?
- Je ne sais pas Maître, on dirait que la rue est barrée, répondît Kous-Kous, se redressant en prenant appui sur ses accoudoirs.
Effectivement, un attroupement s'était formé près de la place des Forges, des gens s'agitaient, braillaient, des filles criaient… VS laissa le chat à son compagnon et joua des coudes, fendant la foule (très jeune majoritairement) pour rejoindre le centre de la place. Là, sur une estrade protégée du soleil par un grand auvent de toile rayée, se tenait un adolescent au physique banal qui chantait en s'accompagnant à la mandoline, suscitant l'enthousiasme, voire l'hystérie de la foule. A une extrémité de l'estrade se tenait une sorte de comptoir derrière lequel, assis d'un air solennel, se tenaient Pileouface, Dagonides et Lowbac. Chacun avait devant lui une petite clochette. Indifférents aux cris et hurlements, ils écoutaient le jeune baladin d'un air grave et réfléchi.
- Mais que se passe-t-il ici ? demanda VS à une jeune fille au bord du malaise, le visage ruisselant de larmes et tenant contre elle un petit ours en peluche.
- C'est le concours de la Voix du Forum, d'où tu sors papy ? Et là, c'est lui, c'est lui, Jean Frémy Doreur, il est beau, il est beaaauuuu !
Suffisamment étonné pour oublier ce "papy" désagréable, VS ouvrît des yeux ronds et commença à avoir très vite mal aux oreilles… Pourquoi ce jeune artiste criait-il ainsi, il s'était fait mal ou quoi ? A côté du divin Voyageur, une autre hystérique hurlait au baladin qu'elle l'aimait, qu'elle lui offrait sa virginité et qu'elle voulait porter ses enfants. Elle fût bousculée dans le caniveau par un jeune éphèbe maniéré et parfumé aux gestes précieux qui se mît à hurler plus fort qu'elle. Sa maigre réserve de patience épuisée, VS s'énerva :
- Oui, bon, c'est bien beau votre concours là mais vous pourriez dégager la place ? Oh, vous m'entendez ?
Pas de réponse et énervement croissant.
- Vous allez vous bouger le cul oui ou merde ? C'est un ordre !
Un jeune homme s'arrêta de taper dans ses mains et de hurler pour se retourner :
- Hé, d'abord t'es qui Papy ?
VS eût assez de contrôle de soi pour ne pas filer une paire de claques à ce petit présomptueux et répondre d'une voix maîtrisée :
- Je suis Voyageur Solitaire, dieu des voyageur, ça te dit quelque chose (p'tit con) ?
- Ha ouais, Voyageur Solitaire, c'est le nom de la grande avenue qui longe l'Agora, l'avenue Voyageur Solitaire. Sûrement un type mort à qui on a donné le nom de l'avenue, je demanderai à mon prof d'histoire.
- C'est une blaque là ?
- Une blague ? Ben non. Oh Papy, t'es chelou toi, tu viens d'où ?
Rouge de honte, au bord de l'étouffement, les oreilles emplies de hurlements féminins et suraigus, VS réussît à se contrôler. Sur sa gauche, un jeune et gracieux jeune homme (qui semblait avoir un faible pour les hommes d'âge mûr, bruns, bronzés et poilus, vu les regards énamourés qu'il lançait au Voyageur) lui expliqua les règles du concours. Quand VS apprît que si l'un des juges actionnait sa petite sonnette, le candidat était rejeté, il vît sa planche de salut et l'occasion d'enfin dégager la rue. Sans attendre, le Voyageur se rua vers l'estrade, se jeta sur le comptoir pour saisir les trois sonnettes et les agiter comme un forcené, au moment où le jeune baladin terminait de hurler ses trémolos, sa dernière note se brisant en un couinement suraigu.
Silence de mort. Stupéfaction totale. Allongé à plat ventre sur le comptoir, sonnettes en main, VS releva lentement la tête, sentant converger vers lui des dizaines de regards d'abord étonnés puis très vite chargés de haine…

dav-ID se recula, essuyant la sueur qui ruisselait sur son front, avant de contempler avec satisfaction son ouvrage. Alors qu'il s'essuyait les mains, pestant contre la chaleur de fournaise qui régnait dans la forge, il entendît un bruit sourd, comme le grondement d'une foule en colère. Soudain, la porte arrière de l'atelier s'ouvrît, laissant entrer un groupe des plus inattendus… En premier venait VS, titubant et contusionné, les vêtements déchirés, tenant contre lui une cage en or où se trouvait son chat, ce dernier hérissé au point d'en avoir doublé de volume. Derrière lui venait un gros ennuque au ventre rebondi, ses doigts épais chargés de bagues, assis dans un fauteuil roulant aux pneus usés jusqu'à la jante, le tout poussé par le fidèle Gilibran. Ce dernier se hâta de refermer la porte, de pousser le lourd verrou et de caler une table en travers.
- Je crois que nous sommes sauvés, ça va aller maintenant. Une chance que je vous ai aperçu en revenant du marché.
Toujours sous le choc, VS restait immobile. Ses réflexes reprenant le dessus, Kous-Kous se redressa pour épousseter son maître et réparer du mieux qu'il pouvait le désordre de sa tenue. Avec des mots hachés, le dieu des Voyageurs expliqua ce qui s'était passé tandis que Guilibran allait chercher à boire pour tout le monde. dav-ID eût un soupir :
- Hé oui VS, le temps a passé depuis 10 ans, le Forum et le monde ont changé… C'est comme ça.
Le maître d'Atalis ne répondît pas. Il se disait que, finalement, le désert avait du bon. Le silence, la chaleur, des voisins tranquilles...
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyLun 15 Avr 2019 - 16:31

Il faisait beau et chaud en cet après-midi d'avril, pourtant, il y avait une certaine animation à proximité du grand tribunal, les habitants passant pas là, levèrent la tête avec curiosité. Ils purent voir un spectacle très étonnant. Un vaste échafaudage en bois était installé tout autour du bâtiment et des ouvriers en train de s’affairer. Au pied du mur, se trouvait Alin, tenant dans les mains un parchemin et en grande conversation avec une femme un peut forte et blonde.
- Vous pensez que ça ira bien comme ça ???
- Oui, ne vous inquiétez pas ho divinité, on va dégager les angles et donner un bon coup de rouleau, ça va être pas mal.
Un peut sceptique, le juge tourna la tête en direction de plusieurs pot de couleurs posés au sol.
- Je ne sais pas, je ne suis pas trop fan de cette couleur.
- Ne vous inquiétez pas, ça va être pas mal.
- Si vous le dites, n'empêche que cette couleur pour les murs du tribunal, j'ai des doutes.

Bien entendu, la nouvelle avait déjà parcouru la ville et elle était arrivée aux oreilles du roi. Le souverain installé sur son trône à écouter les demandes de ses paysans, sursauta lorsque le chambellan pénétra dans la pièce pour lui dire cette nouvelle insolite.
- Quelle mouche à donc piqué Alin ??
- Je ne sais pas majesté, mais en tout cas vous devriez allez voir ça par vous même, c'est spécial.
- Excusez moi, nous poursuivrons cette conversation plus tard.
Adrian se leva, passa un habit et descendit les marches quatre à quatre pour sortir, passant devant l'huissier qui eu droit à son "ho ta gueule" habituel avant même qu'il ne puisse ouvrir la bouche. Milos avait été averti que le roi sortait et voulant lui faire escorte, le pauvre guerrier eu bien du mal à suivre le roi qui marchait vraiment trop vite, son armure d'or était vraiment très lourde. Antares avait décidée de nettoyait l'armure d'or du capitaine, ce dernier avait du se rabattre sur son ancienne armure beaucoup plus lourde et moins confortable.

Son arrivée sur la place fut remarqué, les citoyens se baissèrent devant le passage du roi, mais ce dernier ne réagissait pas, il avait les yeux fixés sur le tribunal et au plus il s'approchait, au plus il pouvait voir le bâtiment plus distinctement et ce qu'il voyait ne le réjouissait pas du tout, au contraire. Il avait l'impression que le tribunal ressemblait à un gros gâteau à la fraise. Alin le vit arriver, posa son parchemin sur une petite table en bois et avant même de pouvoir ouvrir la bouche.
- Bonjour Adri...
Que le roi visiblement en colère, tendait son doigt sur le tribunal.
- C'est quoi ça ??
Il parla si fort, que le silence s'installa sur toute la place, même le vent se calma.
- Ça ?? mais c'est le tribunal du forum.
- Je le sais bien que c'est le tribunal du forum, mais qu'est ce que donc que ça ??
- Euh, le tribunal du...
- C'est quoi cette couleur bordel ???
- C'est vrai que c'est spécial mais...
- Arrête, ton tribunal ressemble à un gros gâteau à la fraise, il lui manque plus qu'un coup de blanc au dessus pour la chantilly. T'as pété un plomb ou quoi ??
Visiblement gêné, le grand maître de la justice tomba les yeux, lui qui d'habitude pouvait regarder n'importe quel criminel, même les pires directement dans les yeux, tombait le regard devant celui du roi très en colère, dont les veines du visage étaient visibles.
- Ha elle est belle la justice, les criminels vont se mettre à rigoler lorsqu'ils vont arriver devant le bâtiment. Un tribunal c'est fait pour faire peur et se dire qu'on va morfler lorsqu'on rentre dedans. Là tu as juste l'impression que tu vas aller au pays des Bisounours où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (dédicace à Jean-Yanne).
- Ho la la, qu'est ce qu'il a le vieux grincheux ?? on va dégager les angles et tu vas voir comment que c'est beau, ça va être magnifaque.
Le roi regardait cette femme blonde, les yeux grands ouverts, il avait bien entendu ?? elle l'avait traité de vieux grincheux.
- Madame, je ne vous permet pas, je suis Adrian, maître de la cité.
- Mamama, c'est à vous le grand palais là bas ??
- Euh oui, c'est le palais royal pourquoi ??
- C'est pas du tout magnifaque cette couleur. Je ne sais pas qui a décidé de faire ça, mais c'est pas beau.
Alin essayait de retenir la femme blonde et tentait de placer sa main devant sa bouche, il était inquiet, le roi était de plus en plus rouge, de la fumée lui sortait des oreilles, il sentait venir une catastrophe.
- Euh, je pense ho seigneur Adrian, que Vanérie ici présente. Ho, je ne l'ai pas encore présentée, elle se nomme Vanérie Darmigot.
- Je suis enchantée ho roi.
Le femme effectua une révérence. Décontenancé, Adrian se calma, pris la main qui lui tendait le femme et déposa un baiser.
- Je suis ici parce que notre cher juge Alin, avait envie de faire un nettoyage de printemps et remettre un peut les couleurs au gout du jour. Je lui ai dit que l'ancienne couleur n'était pas très belle et qu'il fallait un truc qui claque.
Elle se mit à claquer dans ses doigts.
- Oui mais rose quand même madame.
- C'est plus chaleureux du rose, plutôt que le gris sombre qu'il y avait.
- Peut être mais c'est un tribunal et rose...
- Je mangerais bien une glace moi.
Le roi ne termina pas de parler, il tourna la tête pour voir Milos, en sueur, qui regardait le tribunal, une lueur gourmande dans les yeux et le main devant la bouche.
- Intéressante cette couleur, ça me donne envie de manger un sorbet à la fraise. Quand je retournerais à la caserne, je demanderais ça.
Adrian ne dit plus rien, il avait les yeux au sol.
- Des fous, je suis le roi d'une cité de fous, roi des fous premier.
Le souverain tourna les talons et s'en alla, ne disant plus rien, regardant constamment le sol en répétant qu'il était chez les fous. Il était suivi par un Milos qui toujours l’œil gourmand, répétait qu'il mettrait bien quelques cerises et de la crème sur son sorbet.
Il y en a un autre qui était gêné, Alin, regardait le roi et le guerrier partir, se demandant si c'était une bonne idée, ainsi que les habitants qui regardaient le tribunal, c'est vrai que là, pas certain que les criminels aient peur en voyant ce lieu où était normalement rendu la justice.
- Bon c'est pas tout ça, mais il est temps de se remettre au travail, il faut dégager les angles et maroufler.
- Euh excuse moi Vanérie, mais je ne suis plus certain de vouloir cette couleur.

Quelques jours plus tard, le roi s'était enfin rétabli de son désespoir, alors qu'il était installé sur son trône d'or à poursuivre la conversation laissait en suspend quelques jours plus tôt, le chambellan pénétra à nouveau dans la salle. Adrian eu des sueurs en le voyant arriver.
- Bon dieu, qu'est ce qu'il va encore me dire lui ??
- Majesté j'ai plusieurs nouvelles.
- Dit toujours.
- La première c'est pour vous mettre au courant de la santé de Milos.
- Qu'est ce qu'il a ?? il est malade ??
- Euh oui, enfin ça va mieux. Figurez vous qu'en rentrant à la caserne l'autre jour, il a foncé dans la cuisine et a descendu plusieurs bacs XXL de sorbet à la fraise, au point de se rendre malade et il a terminé au lit à la diète. Vik est passé à son chevet et avec quelques remèdes et du repos, il va beaucoup mieux.
- Parfait, je suis heureux pour lui. Et les autres nouvelles.
- Vik a abandonné son projet de tribunal rose, enfin, il a fait repeindre le bâtiment mais avec des couleurs plus sombres, finalement ça rend très bien et ça inspire encore plus la peur aux condamnés, vous devriez les regarder lorsqu'ils arrivent devant le tribunal. Ce ne sont que des cris, du désespoir et de la peur, il y en a même qui se font dessus.
- C'est bien, c'est le but d'un tribunal après tout. C'est tout ??
- Euh non. La dernière nouvelle c'est euh...??...
- Parle donc sans crainte.
- Euh, il y a une femme blonde un peut forte qui est passé tout à l'heure. Elle a dit que si le roi Adrian le voulait, elle pouvait repeindre le palais, parce que la couleur n'était pas du tout magnifaque, que c'était une horreur et qu'il faudrait dégager un peut les angles.
- Sort s'il te plait, sortez tous.
A nouveau seul dans la pièce, le roi déboucha une bouteille qu'il tomba d'un coup.
- Zé fou hips, zé zuis le roi d'une bande zé fous hips.
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyLun 15 Avr 2019 - 18:12

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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyLun 15 Avr 2019 - 19:48

- Le divin Voyageur Solitaire, dieu des voyageurs, seigneur des carrefours (les intersections, pas les magasins), souverain de…
L'huissier s'arrêta, stupéfait. Les yeux ronds, les poings sur les hanches, il tourna vers le dieu des voyageurs un visage où l'étonnement se mêlait à la colère, voire à l'humiliation :
- Hé ho ! Et mon "ta gueule !" alors ?
VS ne répondît pas. Descendu du carrosse-taxi qui l'avait déposé devant le Grand Palais, il restait figé de stupeur, bouche ouverte, en une expression presque comique. Derrière lui, ses ennuques déchargeaient ses malles tandis que Kous-Kous donnait un généreux pourboire au centaure qui les avait conduit. Le maître d'Atalis réussît enfin à ouvrir la bouche :
- Qu'est-ce qui s'est passé ? Qui est mort ?
Ce ne pouvait être que ça. Quelle autre explication donner à ce revêtement de marbre blanc et noir qui recouvrait tout le bâtiment ? Du marbre partout, des tons gris, anthracite, un noir laqué et brillant… Ne manquaient plus que les chrysanthèmes. Toujours sous le coup de la stupeur, le divin voyageur franchît les portes et sursauta violemment devant les couleurs vert acide, vert pomme, blanc lavabo et bleu électrique qui ornaient les murs. Autant l'extérieur donnait l'impression d'un mausolée, autant l'intérieur évoquait les chars colorés de la Guet Pride lors du Grand Carnaval annuel ou les enseignes criardes du quartier des Jeux et Cabarets. Derrière lui, même ses fidèles ennuques semblaient avoir du mal à s'y faire.
- Je sais pas ce qui s'est passé mais ça pique un peu les yeux, reconnût Kous-Kous, portant la cage d'or où Sultan lui-même, le chat préféré de son maître, semblait avoir doublé de volume, les poils hérissés.
- Attendez-moi là, ordonna VS avant de se diriger vers la Salle des Discussions Acharnées.

La salle était bondée, toutes les divinités y étaient réunies, il y avait bien longtemps que l'on n'y avait vu autant de monde, au moins depuis le débat sur la porte des toilettes du premier qui grinçait et fermait mal. Dans l'hémicycle, c'était le chaos, des discussions enfiévrées, des débats houleux transpercés de sifflets, de huées et d'insultes en un brouhaha indescriptible tandis que près du trône, le grand chambellan agitait en vain et frénétiquement sa sonnette, comme un bouffon sa crécelle. Stupéfait, VS se glissa dans le premier gradin pour rejoindre son siège, voisin de celui où Warlock s'époumonait à dire que c'était pas assez "old school", soutenu par Vik et Albatur sous les sifflets et les huées. Au même moment, Adrian se leva de son trône, imposant le silence d'une voix forte :
- Il suffit ! Taisez-vous ! Vous avez voté et les résultats sont sans appel : 50% d'entre vous sont pour ce nouveau décor et 50% contre.
Grand silence. Warlock se tourna alors vers VS, semblant enfin réaliser sa présence.
- Majesté, le vote ne peut être pris en compte : le divin VS n'était pas présent. Il n'a pas voté. A lui donc de nous départager.
Tous les regards convergèrent vers le dieu des voyageurs qui se sentît soudain aussi à l'aise qu'une jeune et jolie pucelle dans une caserne de soudards en campagne et privés de femmes depuis un an…
- Hé bien VS, demanda Adrian, que votes-tu ?
- Heu… Hé bien… Je vote blanc !
Acclamation sur certains gradins, consternation sur d'autres. Warlock tourna un visage livide vers son ami :
- Tu peux pas nous faire ça ! Comment as-tu pu voter pour cette couleur ? Ne me dis pas que tu apprécies ce marbre blanc ?
- Hein ? Mais non, je vote un bulletin blanc, pas la couleur blanche !
Sur les gradins du haut, les partisans du nouveau décor se mirent à scander en cœur, frappant dans leurs mains :
- VS a voté blanc ! VS a voté blanc !
Warlock s'emporta, semblant voir rouge :
- Ha c'est malin ! Tu nous as fait quoi là, de l'humour noir ?
- Mais non merde ! répliqua VS qui riait jaune.
Adrian agita lui-même la sonnette, annonçant une pause dans les débats :
- Je propose de faire une coupure et d'aller nous promener dans les jardins… ça nous fera du bien de nous mettre au vert...
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyMar 11 Juin 2019 - 20:41

Le retour.

Penché en avant et tenant dans sa main tremblante une carte à jouer, Adrian déposa délicatement cette dernière au sommet d'une gigantesque structure faite de nombreuses autres cartes. Installé derrière son bureau et éclairé par une bougie à la flamme tremblotante, le maître de la cité profitait ainsi de sa fin d'après-midi au calme. Il faut dire que la journée avait été vraiment particulièrement tranquille, pas un seul citoyen à l'horizon pour venir lui demander des conseils ou pour faire une réclamation, ça lui changeait beaucoup de son quotidien de roi à passer des heures à régler des problèmes ou trouver des solutions. Il s'était amusé un moment avec ce paquet de cartes posé sur son bureau, puis avait posé comme ça deux cartes l'une à côté de l'autre, pour ensuite se mettre à construire ce beau château.
- Bien, encore une là haut et ça sera terminé.
Il ramassa la toute dernière carte du paquet et se leva pour la placer au sommet de la structure, tremblant, faisant des gestes minutieux car la moindre vibration pouvait provoquer une catastrophe et la perte de très longue heures de travail. Alors qu'il était debout sur sa chaise comme un équilibriste, un cri se fit entendre à l’extérieur de la salle. Se maitrisant pour ne pas sursauter, il approcha encore plus la carte, une goute de sueur lui coulait sur le visage.
- Doucement, tout doucement, voila, encore quelques millimètres.
La porte de la salle s'ouvrit soudainement et avec force, les panneaux en bois venant frapper les murs dans un grand BOUM. Le roi surpris sursauta, sa main dérapa et le château tomba comme un soufflet au fromage raté.
- Nonnnnnnnnnnnnnnnnnnn (voix affreuse).
Rouge de colère et les yeux haineux, il tourna la tête en direction du fautif, se disant qu'il allait le jeter sans aucun procès dans la cage au lion. Il vit le chambellan, tout couvert de sueur qui essayait de reprendre son souffle.
- Majesté.
- GARDES, QU'ON LUI TRANCHE LA TÊTE.
Le jeune homme ne comprenait pas la colère d'Adrian, il ne comprenait pas non plus pourquoi il se trouvait debout sur son siège dans une position surréaliste, le bras tendu et tenant une carte à jouer. Alors que deux gardes en armes s’approchèrent de lui pour le saisir.
- Majesté, c'est un grand jour.
- T'as intérêt à me dire un truc fameux, car sinon, couic.
- Encore plus incroyable que vous ne pouvez l'imaginer.
Descendant de sa chaise et posant la carte sur le bureau, regardant tristement son ex œuvre d'art.
- Soit, je t'écoute, mais fait vite, le bourreau attend déjà.
- C'est Yavanna.
Voila un nom, qu'il n'avait plus entendu depuis une éternité.
- Quoi Yavanna ??
- Elle est revenue.
Cette simple phrase eu l'effet d'une bombe dans l'esprit du souverain.
- Yavanna...??...ma gardienne absente depuis de très nombreuses années, de retour ??
- Oui oui, tout à fait.
- Gardes, faites lui faire un test de dépistage de produits interdits plutôt, je ne sais pas ce qu'il a pris là, mais il délire complètement.
- Majesté, je ne délire pas, elle est revenue. Je l'ai vue comme je vous vois.
- A oui, quand et comment ??
- Ce matin au marché, alors que j'étais sorti pour acheter des patates, des navets et des carottes pour faire une soupe, je l'ai vu, elle était là, devant moi.
Il pointait un doigt devant lui dans le vide, affichant une expression étrange, la même que celle du poisson que l'on sort de la mer et qui se demande où il se trouve et pourquoi il ne peut plus respirer. Le roi le regarda perplexe.
- Toi tu as besoin de vacance, non ?? Gardes, enfermez le, ça lui fera du bien de se trouver dans une geôle sombre, froide et humide.
- Majesté, prenez donc votre longue-vue et regardez vers la place des héros, elle m'a dit qu'elle allait à son temple.
Adrian pris la longue-vue en soupirant, prenant en pitié la santé mentale de son ami, posa son œil sur la lunette et dirigea son appareil vers la place où se trouvaient les temples de Requiem, de Sombrecoeur et de Yavanna. Bien entendu et comme il s'y attendait.
- Alors, vous voyez que j'ai raison.
Le temple était comme mort, les torches éteintes signifiant que la maîtresse des lieux n'était pas là. Il poussa un soupir et reposa sa longue-vue sur son bureau.
- Alors alors ??
- Alors quoi ??
- Ben j'ai raison hein ??
- Prend moi pour un con, ta blague est de fort mauvais gout, gardes, enfermez le, je demanderais à Alin de le juger pour lui apprendre à faire des blagues aux gens.
Les deux gardes saisirent le jeune garçon et le tirèrent hors de la pièce. Ses pieds raclant le sol soulevant un nuage de poussière et hurlant qu'il avait raison, un hurlement déchirant d'un homme qui semblait frappé par la folie.
- Le pauvre, je demanderais à Vik de venir le voir, on ne sait jamais.

Allongé sur une table en bois et attaché par des sangles en cuir. Le chambellan se débattait comme une diable, rouge et en sueur, la bave aux lèvres hurlant qu'il avait vu la divine ce matin au marché en allant acheter, des patates des navets et des carottes pour faire une soupe. Debout à côté de la table, le regard interrogateur, se trouvait Vik. Assis à côté de lui et tenu en laisse, regardant lui aussi le pantin hystérique sur la table, Hippocrate le saint-Bernard, remuant la queue et tirant une longue langue.
- Je ne comprend pas trop de quel mal il est atteint.
Vik venait de farfouiller dans sa sacoche pour la 20em fois, cherchant désespéramment un remède qu'il ne trouvait pas.
- Pourtant il me semblait être en bonne santé ces derniers jours et puis ce matin, il débarque sans prévenir, alors que j'étais en train de mettre...hem (raclement de gorge) au point une nouvelle manœuvre militaire stratégique. Et puis il se met à hurler qu'il a vu Yavanna ce matin au marché alors qu'il allait acheter des patates, des navets et des carottes pour faire une soupe.
- C'est surprenant en effet, depuis le temps qu'elle est partie, puis je pense que si elle était vraiment revenue, elle serait passée au palais pour vous voir, elle ne se cacherait pas comme une vulgaire voleuse.
- J'ai chargé Milos de mener une enquête sur place, mais personne ne se souvient de l'avoir vue.
- Ou bien alors.
- Ou bien alors ??
- Il aura confondu avec une autres personne, avec les années, je pense que la divine a un peut changée quand même.
- C'est possible.
- Ou bien aussi.
- Ou bien aussi ??
- Mais non, là ce serait méchant.
- Quoi donc ??
- Non, j'ose pas.
- Si va-y donc, je suis disposé à tout entendre aujourd'hui, donc fait toi plaisir.
- Bon ok. Il a peut être vu une patate qui ressemblait à Yavie.
Le silence s'installa dans la pièce, on entendait seulement le gros chien respirant bruyamment et le pauvre diable se débattant sur la table. Vik baissa les yeux un peut honteux.
- Euh vous voyez, patate, paréidolie, visage, euh, hem désolé majesté (rouge de honte et regardant le sol).
- Tu devrais, heureusement qu'elle n'est pas là pour t'entendre, sinon.

Adrian remonta dans sa salle du trône, songeur, se demandant pourquoi bon dieu, il avait parlé de la divine comme ça d'un coup et si c'était chose possible. Il s'installa sur son fauteuil, déboucha une bouteille, vida un verre, puis un deuxième. Réfléchissant à son chambellan, au marché, un panier en osier à la main en train de choisir ses patates, ses navets et ses carottes pour faire une soupe et pouf, voila ti pa qu'il voit Yavie comme ça.
- Ben voyons (portant un nouveau verre à sa bouche), et moi je suis la reine d'Angleterre pendant qu'on y est. Hummm, cet alcool est vraiment très bon, par contre j'ai du mal à choisir et savoir si c'est de la poire ou de la cerise, encore un dernier verre et on verra bien.
Bien entendu, la bouteille y passa complètement.

Au fil de la journée par contre, il eu droit aux visites de plusieurs personnes, toutes disant qu'elles avaient pu voir Yavanna ici et là à travers la cité. Tantôt c'était un paysan, une fourche à la main et un chapeau de paille sur la tête, rentrant ses poules qui l'avait vu sur le chemin.
- J'l'ai vu com' j'vous vois, ouais mon gars.
Adrian le regardait, se demandant qui étaient donc ces deux personnages venant lui parler, l'alcool avait fait son œuvre.
- Hi hi hi, qu'ils zon rigolos eux deux hips.
Plus tard c'était un maréchal ferrant qui avait pu la voir, alors qu'il venait de faire tomber un fer au sol, ce dernier se pencha pour le ramasser, mais une jeune femme souriante le précéda et le ramassa avant lui.
- Mil diou, j'la vois comme j'vous vois, s'pas des mensonges, demandez donc à Marcel, hein Marcel qu'ta vu donc la divine ??
Marcel c'était un magnifique cheval blanc comme la neige, qui hocha la tête affirmativement en hennissant.
- Hi hi hi, un z'éléphant roze qui dit oui, zé rigolo ha ha ha (et une nouvelle bouteille de descendu au passage).
Encore plus tard, alors que le roi était de plus en plus bouillant et rouge. Un homme barbu entra, une canne à pêche à la main et un chapeau jaune. Disant qu'il avait lancé sa ligne trop en arrière, que son hameçon c'était emmêlé dans les rochers et que...
- Attendez, vous z'allez me dire que vous z'avez vu Yavanna et qu'elle vous za aidé.
L'homme surpris, ouvrit ses yeux en grand.
- Ouais, zé zuis trop fort, zanté hips.

A travers la ville, ils étaient nombreux à l'avoir vue, vraiment très très nombreux. Même des membres du conseil vinrent voir le roi pour lui dire que Yavie était là, quelque part dans la cité.
Le roi fatigué par l'alcool et par les visites, tomba sur son fauteuil endormi. Il se mit à faire un rêve étrange, dans un monde joyeux et coloré, il voyait des patates, des navets et des carottes en train de danser devant lui, les légumes avaient tous la tête de Yavanna, puis un paysan qui avait la tête de Yavanna, descendit un chemin avec des poules Yavanna en rang derrière lui, faisant cot cot et picorant le sol de temps en temps. Ensuite ce fut au tour d'un maréchal ferrant Yavanna, tapant une enclume Yavanna avec un marteau Yavanna, sur lequel se trouvait un fer Yavanna pour un cheval blanc Yavanna, puis ensuite le pêcheur Yavanna, portant un panier avec des poissons Yavanna.
Toute cette armée de Yavanna, se mit en mouvement, dans une grande farandole festive, se transformant progressovement en un tsunami de soupe gigantesque partant à la poursuite du roi qui s’enfuit en hurlant.
- Majesté, c'est moi.
- Non, je sais que ce n'est pas vous, Yavanna n'a pas une tête de patate, de navet, de carotte, de fer à cheval, de poule, etc...
- Si c'est moi, je suis de retour.
La vague de soupe lui tomba dessus et il essaya de se maintenir à la surface en hurlant de terreur et en levant un bras hors du liquide sentant la patate, le navet et la carotte.
- NONNNNNNNNNNNNNNN.
- Adrian, je suis de retour.
- NONNNNNNNNNNNNNNN.

Le roi retomba sur terre et ouvrit les yeux, comme dans un brouillard, il pouvait voir la tête d'une jeune femme le regardant avec des yeux qu'il connaissait très bien.
- Adrian, hou hou ?? ça va ??
- Où je suis là ?? et pourquoi j'ai autant mal à la tête ??
- Alors vous êtes au palais, pour le mal de tête, je dirais que c'est à cause de la caisse de bouteilles vides se trouvant à côté de votre bureau.
- Mais qui êtes vous donc ??
- Moi ?? voyons, vous ne me reconnaissez pas, je suis Yavanna.
- Ouais ouais, moi je suis la reine d'Angleterre, enchantée.
- Majesté, voyons, un peut se sérieux que diable.
Elle l'aida à se lever et à s'installer sur son fauteuil, le brouillard se dissipa, il y avait devant lui, une jeune femme qu'il connaissait bien et qu'il reconnu au premier coup d’œil, il se pinça pour voir qu'il ne rêvait pas.
- Oui c'est moi, je suis de retour.
Adrian se leva.
- Ça se fête, il faut faire une grande fête (levant son verre), santé.
Son mouvement fut arrêté.
- Euh, pour la grande fête, vous avez déjà trop bu je pense.
Sentant son mal de tête revenir.
- Euh oui, je pense aussi, mais alors une toute petit fête de rien du tout, petite, toute petite, minuscule.

La nouvelle de son retour fut annoncé à travers la cité, beaucoup furent surpris, d'autres étaient enchantés de la revoir par minou, autant dire que ce fut un véritable tsunami, mais pas de soupe cette fois-ci.

Pendant ce temps dans les profondeurs du palais.
- Tu vois mon chien, je ne sais vraiment pas ce qu'il a, son cas est presque désespéré pour la science.
- WOUF.
- WOUF ?? c'est tout ce que tu trouves à dire toi. Ha ben merci bien pour ton aide, la prochaine fois je te demanderais rien comme ça.
- WAF WAF.
- Ho mais attend une seconde mon gros, je n'ai pas encore essayé ceci, elle se cachait au fond de ma sacoche la coquine.
Il sorti de sa sacoche une grosse fiole contenant un liquide rouge sang (et aussi une étiquette à moitié décollée portant une tête de mort) et une seringue à l'aiguille affreusement longue et pointu.
- NONNNNNN, je me sent bien, je n'ai pas vu Yavanna, c'était un rêve, pitié, laisse moi retourner au marché pour acheter mes patates, mes navets et mes carottes pour ma soupe.
- Allons, allons, juste une petite injection (plantant l'aiguille dans la fiole pour la remplir dans un bruit de succion fort désagréable), ce ne sera rien, après tu auras ta bonne sousoupe.
- NONNNNNNNNNNNNNNNNN (hurlement affreux se répercutant en échos sur les murs)
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyVen 14 Juin 2019 - 16:56

Portant un plateau d'argent où se trouvaient une tasse et un pichet en argent, le chambellan frappa à la porte du seigneur Adrian.
Toc toc toc
- Entrez.
Le jeune homme ouvrit la porte aux motifs champêtre en or (une scène représentant des chasseurs à cheval en train de charger un groupe de sangliers).
- Ha enfin, je commençais à avoir faim moi.
Mais le garçon ne répondit rien du tout, il ne regardait même pas le roi, affichant un air de mépris le plus complet. Limite boudeur même. Il posa le plateau en silence sur le bureau et fit demi-tour toujours silencieux.
- Euh tu sais, euh pour l'autre jour, je voulais juste te dire...
Mais il ne termina pas sa phrase, le chambellan n'écoutait pas ce qu'il lui disait...il passa la porte et claqua les battants si fort, que cela mit fin à ce début de tentative de conversation. Faisant tomber par la même occasion, un portrait du roi accroché au mur.
- LA PORTE MERDE. C'est vrai quoi, il fait tomber mon royal portrait à chaque fois.
Le souverain quitta son bureau pour ramasser son tableau au sol. L'essuyant avec sa manche car il était tout couvert de poussières.
Toc toc toc
- Entrez.
La porte s'ouvrit à nouveau, mais cette fois-ci, elle laissa passer VS suivit par Kous-Kous. Adrian laissa son portrait sur une chaise et salua son homologue souverain.
- Bonjours VS, quel plaisir de te voir ici.
- Bonjour Adrian, je suis moi aussi content de vous voir. Euh par contre, je viens de voir passer votre chambellan, il a une drôle de tête, il est malade ??
- C'est une longue, très longue histoire.
- Et puis je ne veux pas dire, mais il boite un peut non ??
Kous-Kous avait noté ce détail et en fit part à son maître.
- Euh, ça aussi c'est une très longue histoire.
- Ça tombe bien, j'aime beaucoup les histoires.
Le chambellan tira une chaise et s'installa, impatient d'entendre cette histoire.
- Voyons, si le roi ne souhaite pas en parler, laissons le donc et ne soyons pas indiscret. Et puis je ne suis pas venu au palais pour ça...
- Non laisse le, ça me fera du bien de parler et de vider mon sac...comme tu le sais probablement, Yavanna est revenue dans notre belle cité, j'en suis encore tout chamboulé...ho mon ami, j'en oubli les bonnes manières, tu veux boire quelque chose ??
VS qui connaissait le penchant du roi pour l'alcool, surtout l'alcool très fort, déclina l'offre.
- Si vous avez un jus de fruit, ça ne serait pas de refus.
- Du jus de fruit ?? j'ai une tête à boire du jus de fruit ??
- Euh non.
- J'ai de l'eau si tu veux ??
- Volontiers.
Adrian pris deux verres qu'il remplit, ne comprenant pas comment on pouvait aimer l'eau et trouver quelque chose pour ce liquide sans saveur.
- Euh, moi ça ne me dérange pas de boire une goute d'alcool, mais une petite hein.
Le chambellan tendait son verre au roi pour que ce dernier le remplisse.
- Fait attention, tu sais que tu ne tiens pas l'alcool et cet alcool, me semble fort puissant.
- Laisse le, juste un verre, ça ne peut pas tuer personne un verre.
- On le connait votre un verre, puis ensuite deux, trois, etc et vous êtes ivre et...(marmonnant dans sa barbe).
- Tu disais ?? je n'ai pas entendu.
- Non rien, continuez.
Le roi vida son verre cul sec et s'en resservi un deuxième.
- Enfin bref, je disais que Yavanna était de retour par minou.
- Je sais, j'ai tout laissé tomber à Atalis et je suis venu en apprenant la nouvelle. Je suis passé à son temple mais elle n'était pas là, les membres de son culte m'ont dit qu'elle était occupée à remettre en état les lieux. Du coup je suis passé ici pour vous saluer et j'ai vu votre chambellan sortir en faisant la gueule.
- Et il boitait aussi, mon œil d'expert l'a remarqué. Hum, fameux cet alcool, vous devriez y gouter mon maître.
- Euh non merci.
- Tien, en voila un nouveau verre.
- Merci seigneur Adrian, mais j'ai peur que ça fasse trop là.
- Rassure toi mon ami, il n'est pas très fort (VS regarda l'étiquette et le degré en se disant que la notion de pas très fort était étrange chez le roi). Où j'en étais moi ?? à oui. Tu penses bien que quand j'ai appris la nouvelle, je ne l'ai point cru, avec son histoire de marché, de patates, de navets et de carottes pour faire une soupe. Je l'ai fait enfermé au sous-sol dans une geôle, j'ai demandé l'aide de Vik qui a essayé des tas de traitements et remèdes pour dissiper sa folie.
VS eu des frissons, il se souvenait encore de sa nuit passé sur les toits à rigoler bêtement avec les pigeons suite à un remède de Vik. Il eu aussi des frissons en voyant Adrian descendre cul sec son troisième verre et son visage devenir de plus en plus rouge et joyeux.
- Lorsque j'ai vu Yavanna en face de moi hips, excuse moi, je me suis précipité dans la geôle mais trop tard. J'ai eu droit à une vision d'horreur, glaçante, j'ai eu besoin de boire pour m'en remettre, comme ça (il descendit son verre à nouveau cul sec).
- Ça fait peur, hein mon maître ??
VS écoutait à moitié, il regardait Adrian, tomber la bouteille progressivement, puis une fois vide, en prendre une deuxième dans sa réserve.
- Et là...zé vu hips, mon chambellan le pantalon dezendu, le cul à l'air hi hi hi. Vik derrière lui, tenant une zeringue hips avec une aiguille énormeeeeeeeeeeeeeeeeee, comme za (il écarta ses bras de manière démesuré).
- Zé trop triste, hein maître ?? hips.
- Tien, bois donc encore pour oublier ta tristesse mon ami hips.
- Merzi hips.
- Et tu zé quoi ?? ho ho ho.
- Euh non.
- A peine z'avé ouvert la porte ha ha ha, que paf, il lui a planté l’aiguille dans la fesse ho ho ho. Le pauvre a hurlé, comme za HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA...mouar ha ha ha ha ha.
Adrian s'était levé de son siège qui se renversa au sol, tenant son verre dans une main, la bouteille dans l'autre, faisant de grand signes et parlant très fort, faisant par la même occasion, tomber des goutes d'alcool au sol ou sur son bureau dégageant une étrange fumée et faisant se consumer le papier sous le regard horrifié de VS.
- Et puis le zien de Vik hips, zé mi à hurler comme za WAOUUUUUUUUUUUUUUUUUU. Et puis lorsque zé dit à Vik que z'étais vrai, que Yavanna la patate, ou le navet, à moins que z'était une carotte, ze zé plus hips, qu'elle z'était de retour en nageant dans une zoupe hips, hé ben tu zé ze qu'il a fait Vik ?? hein, tu le zé ?? hips.
- Euh non, mais vous allez me le dire (il était de plus en plus gêné par la scène offerte à lui).
- Ho oui, racontez donc hips, zeigneur adrian.
- Et ben Vik il a fait hips...il a fait...il a fait quoi dézà ?? ze zé plus hips...à ouiiiiiiiiiiii, ze zé, il a dit "oups, ze me zui trompé hips". HA HA HA HA HA HA.
- Zé l'histoire la plus drôle que zé zamais entendu, hein maître ?? HO HO HO HO HO.
- Euh oui oui, vraiment très drôle comme histoire.
De plus en plus mal à l'aise, VS cherchait dans sa tête, une solution pour prendre congé. Surtout que le roi commençait déjà à se déshabiller (le roi avait tendance à se mettre complètement nu lorsqu'il était ivre). Il voyait aussi son chambellan enlever ses vêtements, il se leva d'un coup, attrapa l'épaule de son compagnon.
- Ha non alors. Excusez moi, mais il faut vraiment que j'y aille maintenant, une urgence de dernière minute.
- Maître, vous z'êtes pas drôle ha ha ha ha hips.
- Zé bien vrai za hips.
La porte s'ouvrit soudain, laissant passer le chambellan, qui laissa tomber son plateau en voyant la scène, son maître complètement pété à moitié nu, debout sur son bureau royal, un verre à la main et une bouteille dans l'autre. C'était trop pour lui, déjà que sa fesse le faisait affreusement souffrir, là, c'était la goute d'eau faisant déborder le vase. Il quitta la pièce encore plus énervé, ce fut là une bonne occasion pour VS qui s'éclipsa avec son chambellan. Arrivé en bas des marches, ils rattrapèrent le jeune homme toujours en colère.
- Je suis désolé pour ce que tu as eu et...
- HA HA HA, mais ze le reconnais lui, zé celui maître, qui a eu l'aiguille dans les fez BIM.
VS venait de prendre un vase sur un meuble et l'avait écrasé sur le crâne de son compagnon, qui tomba dans les pommes.
- Merci.
- Excuse moi pour le vase.
- Ho c'est rien, j'ai l'habitude.
- Comme je le disais, je suis désolé pour ce que tu as eu à subir.
- N'y pensons plus. Yavanna est passée l'autre jour, pour présenter ses excuses, c'est largement suffisant.
- Le roi m'inquiète, il est encore ivre et tu sais comment il est lorsqu'il se trouve dans cet état.
On pouvait entendre du bruits et les rires du souverain à l'étage.
- Je sais, malheureusement, je suis le chambellan d'un roi alcoolique qui ne passe son temps qu'à trouver des prétextes pour faire des fêtes et se saouler encore plus. Enfin, c'est la vie.
- Si je peux faire quelque chose.
- Ho rassure toi, j'ai déjà demandé à quelqu'un de venir le voir, d'ailleurs, le voici qui arrive.
VS tourna la tête, il pu voir un personnage dans un vêtement ample passer la porte, tenant en laisse un monstrueux chien ressemblant à un bœuf bourré aux hormones et tenant une sacoche à la main. Il enleva son chapeau affichant un grand sourire.
- Tien, salut VS, je suis content de te voir.
- Moi de même mon vieux Vik.
VS sentait la chair de poule lui faire frissonner le dos, il commençait à comprendre la solution du chambellan.
- Hem, je suis désolé pour l'autre jour et...
- Ce n'est rien seigneur Vik, c'est oublié (sa fesse lui faisait encore mal, difficile donc de vraiment oublier).
- Bien bien bien, c'est parfait. Il est là haut ??
- Oui, vous pouvez l'entendre d'ici, il est souffrant, j'aimerais que vous l'examiniez si possible.
- Tout de suite, allez viens mon gros, on va voir le roi et après on va miam miam.
- WOUF.
- Tout à fait WOUF. Tu viens VS ??
- Euh non non, j'ai à faire, passe le bonjour aux autres et à la prochaine.
En sueur et en pensant à ce qu'il allait se passer. VS quitta le chambellan et quitta le palais par la même occasion, portant le pauvre Kous-kous sur son épaule comme un sac de patates, ou de navets, ou de carottes pour faire une soupe quelconque.

Les jours suivant se passèrent plus tranquillement au forum, les citoyens eurent néanmoins la surprise de ne pas vraiment voir Adrian ces jours là. Lorsque des habitant ou des membres du conseil demandèrent des nouvelles.
- Le roi est un peut souffrant mais rien de grave rassurez-vous. Il sera sur pieds dans quelques jours.
Ceux qui purent malgré tout voir le roi, dirent qu'il marchait en boitant et en se tenant la fesse droite.



PS : Je suis vraiment désolé, de faire passer Adrian que je ne connais pas, pour un vulgaire alcoolique qui passe son temps à picoler et à se mettre nu en public une fois ivre (faisant par la même occasion, tourner son membre viril comme l’hélice d'un hélicoptère)... Mr. Green
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyLun 17 Juin 2019 - 17:26

Visage fermé, Milos se laissait faire, entouré par le ballet pépiant et gazouillant des ennuques. Les fidèles serviteurs du dieu des voyageurs assemblaient les différentes pièces de l'armure d'apparat sur le corps puissant aux muscles invaincus du farouche guerrier, frémissant d'excitation et d'effroi tout en pouffant comme des jeunes filles. Debout au milieu de la pièce, Milos fronçait les sourcils, pieds joints et bras tendus, immobile.
- Tu crois vraiment que c'est nécessaire tout ce fourbi ?
Assis sur un siège dont le flot des coussins s'était refermé sur lui, VS, qui supervisait l'habillement d'un air grave, poussa un soupir :
- Allons Milos, arrête de faire la gueule. La Divine est revenue, il est normal que l'on donne une réception officielle en son honneur quand-même.
- Je ne parle pas de ça, je parle de ce discours que je suis censé lui réciter. Qui a eu cette idée à la con ?
- Le roi en personne.
- Mouais… Dans ce cas, c'est une royale idée à la con. Il l'a eu à jeun ou bourré ?
VS secoua la tête, l'index levé et les sourcils froncés :
- Allons Milos, allons. As-tu oublié que c'est toi qui a protégé Yavie quand elle était toute petite, la soustrayant aux loups et elfes noirs de la Forêt de la Malédiction avant de l'emmener chez le druide Woodman, dans le bocage sacré ? Qui d'autre que toi pour lui souhaiter un bon retour ?
Le visage du guerrier se détendît, un fruste sourire étirant ses lèvres. Il se revît, farouche et jeune guerrier, courant à travers les halliers et sous les hautes futaies rêveuses, hache au poing, tenant contre lui une petite fille aux longs cheveux noirs et aux yeux grands ouverts, ses petits bras passés autour du cou puissant cerclé de bronze et d'airain… Une petite fille pas comme les autres, qui parlait déjà aux plantes et aux animaux, entendait croître et pousser fleurs et arbres, savait annoncer les orages… Quand il l'avait remis aux soins du druide Woodman et de sa louve blanche Crinière de Neige, se doutait-il que la petite deviendrait un jour une radieuse déesse marchant sur les nues ?
Un des ennuques le piqua par distraction avec une des broches en or de l'armure, le faisant revenir à la réalité.
- Aïe !
- Je t'ai fais mal Divin ? Trop tard, c'est fait.
VS se leva et fît un signe. Les ennuques s'inclinèrent, tête baissée et mains jointes, avant de se retirer en silence et à la file, comme les personnages des fresques sur les murs. Le Voyageur fixa lui-même l'ample manteau de soie écarlate et glissa la hache à double tranchant à la ceinture du colosse.
- Parfait. Répétons ton discours maintenant.
En grommelant, le guerrier aux 1000 victoires et aux 100 triomphes déroula un parchemin.

A l'annonce de l'arrivée du roi et de la Divine, toutes les divinités formèrent une double haie, s'inclinant comme un seul homme. Et cette fois, lorsque l'huissier en uniforme rouge et or cria : "Sa divinité la très haute et lumineuse Yavanna !", personne n'osa lui crier "Ta gueule !" (ce qui, mine de rien, perturba le brave homme). Adrian s'avança, donnant la main à la Divine. Cette dernière semblait glisser sur les mosaïques précieuses jonchées de pétales de rose (Adrian n'avait pas lésiné en passant sa commande, les fleuristes de la ville avaient fait fortune et pouvaient lui dresser une statue), environnée de lumière, radieuse, arborant les magnifiques émeraudes du Labyrinthe de la Mort que Warlock lui avait offert, de même que la robe de soie ornée de fleurs d'or que les ennuques de VS avaient brodé pour elle pendant des nuits entières, jusqu'à s'en faire saigner les doigts. Le chef de l'orchestre royal, le grand Bet-Oven en personne, leva sa baguette et l'orchestre entama La marche triomphale tandis que la célèbre diva Plavalaguna, venue spécialement de sa planète lointaine, entamait son chant de sa voix cristalline. Très lentement, le couple remonta ainsi la grande galerie d'honneur, marchant sous le vaste et haut plafond peint représentant la fondation du Forum. Lumineuse, souriante, Yavie distribuait sourires et hochements de tête, surprise de découvrir tant de nouveaux visages parmi les divinités. Le couple arriva enfin devant Milos et les anciens. Milos, rouge de timidité, son bouquet de fleurs à la main, tentant désespérément de se rappeler son discours... Derrière lui, Warlock se pencha à l'oreille de VS :
- Pas de catastrophe jusqu'ici…
- Normalement, il ne devrait pas y en avoir… Le chien de Vik est enfermé dans l'armoire avec cinq kilos de steak, mon chat est dans une autre armoire avec trois kilos de harengs, la mouette dépressive de Craft s'est suicidée il y a deux jours… On devrait être tranquilles…
Alin intervînt, à voix basse :
- Et le diner de gala ? Tout est prêt ?
- Oui, le chef cuisinier a fait des merveilles et pour le dessert, c'est le grand chef Emile Feuille qui s'en est occupé.
La musique s'était tue. Milos, de plus en plus rouge, était en train de tendre son bouquet à Yavie. Pourtant, VS sentait se hérisser sans son accord les poils de ses avants-bras, signe indiquant clairement que cette cérémonie commençait à prendre un petit côté prédictions de Nostradamus… Il jetait des regards inquiets vers les portes grandes ouvertes, comme s'il s'attendait à en voir surgir le Roi-Lézard en personne…

Un animal qui ne ressemblait pas au Roi-Lézard mais qui s'annonçait tout aussi redoutable, s'inscrivît soudain dans la prunelle du divin Voyageur. Alerte et joyeux, le massif saint-bernard de Vik venait d'entrer, la langue rose et baveuse, la queue frétillante. C'était impossible, comment ce monstre avait pu sortir de sa prison ? Au même moment, Alin vît le chien aussi, blêmît et se tourna vers dav-ID, lui souriant de toute sa haine :
- dav-ID, dis-moi que tu as réparé la porte de l'armoire de la grande salle…
- Celle qui fermait mal ? Ben non, pas eu le temps, le matériel ne m'a pas été livré à cause des Pourpoints Jaunes qui font la grève et bloquent les routes.
La voix d'Alin ressembla au glissement d'une épée sortant de son fourreau de soie :
- Tu veux savoir si les lions de l'arène font la grève de la faim ?
VS intervînt, toujours à voix basse :
- Allons, pour l'instant tout se passe bien. Mon chat est enfermé, il n'y a aucune raison pour que le monstre fasse une connerie…
Là-bas, Milos avait fini, tant bien que mal, son discours et s'inclinait sur la main baguée de la Divine, posant ses lèvres entre deux énormes joyaux. Yavie souriait plus que jamais mais ceux qui la connaissaient trouvèrent son sourire plutôt figé et forcé. La Divine venait de sentir l'haleine brûlante du chien sur ses mollets délicats, son œil avait discrètement glissé sur le côté et s'était dilaté de stupeur à la vue de ce veau aux hormones déguisé en saint-bernard… Un saint-bernard qui s'ennuyait ferme et avait donc décidé de s'intéresser aux sublimes jambes de la divine, jambes qu'il reniflait avec un bruit d'aspiration qui rappelait furieusement le divin Vador… Enhardi, le chien enfouit sa truffe épaisse et mouillée dans le creux du genou de la Divine. Surprise, cette dernière poussa un cri et tressaillît violemment, ses bagues écorchant aussitôt le nez du pauvre Milos. C'est alors que VS vît l'inavouable, la catastrophe : Gary ! Par tous les dieux, ce foutu mouton était toujours là ! Il le croyait débité en brochettes et digéré depuis longtemps pourtant. Au même moment, le chien vît le mouton et ce dernier se mît à trembler sur ses pattes comme l'agneau en attente du sacrifice.

- Nooooon ! hurla Alin en se jetant sur le chien.
Trop tard : ce dernier venait de bondir, aboyant furieusement, sur le pauvre Gary. Alin, ratant le chien, glissa de tout son long sur le parquet ciré, passa en sifflant devant l'huissier…
- Son Altesse le divin Alin !
- Ah, ta gueuuuuule !
… pour finir sa course dans la grande horloge du Salon de la Pendule qui Déconne, qu'il défonça avec fracas, avant de rester immobile au pied du mur, un petit oiseau mécanique faisant "coucou !", "coucou !" au-dessus de sa tête.
Dans la galerie, c'était la panique : Gary fuyait devant le chien derrière lequel couraient les divinités dont Milos, un pan de sa cape de soie sur son nez en sang. Au même moment, le chef Emile Feuille entra, portant la consécration de son travail, un immense et magnifique gâteau à quatre étages, nappé de crème et décoré de roses et violettes en sucre. Le premier étage vola dans les airs et atterrît dans la face de Gorak qui, très doctement, était en train de raconter à Eve son enfance studieuse et inspirée. Le deuxième étage du gâteau finît sur le parquet, VS marcha dessus, dérapa, tenta de se rattraper avec des gestes d'équilibriste qui lui valurent une salve d'applaudissements admiratifs mais ne l'empêchèrent pas de terminer dans une fenêtre, de traverser la terrasse et de finir dans un rosier. Pendant que ses ennuques se précipitaient, pansements et crème apaisante sous le bras, Gary se réfugiait dans un des grands lustres en cristal de Durenor. Sous son poids, le luminaire se décrocha et s'abattît sur Adrian dans un grand fracas de verre brisé. dav-ID se précipita, tapotant la main du roi :
- Seigneur roi, tu vas bien ?
- Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? répétait Adrian, assis par terre, le lustre autour de sa taille, clignotant de toutes ses lumières.
- Seigneur roi, combien j'ai de doigts ?
- Qui vous êtes Madame ?
- Oh merde…
Plus loin dans les couloirs, le groupe des divinités poursuivait toujours le chien qui poursuivait toujours le mouton. Lâchement réfugié sur une commode, Warlock osa lever les yeux vers la divine Yavanna… Pour réaliser avec stupeur que cette dernière avait les yeux dilatés du fou-rire.
- C'est bon de rentrer à la maison, dit-elle dans un radieux sourire.
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyMar 18 Juin 2019 - 19:41

Une heure plus tard et après de nombreuses difficultés, le monstre de Vik avait été rattrapé et il fut terrassé par un Milos en forme qui signa là une nouvelle victoire à son compteur déjà bien rempli. Le tout sous les "HO", les "HA", les "olé" et les regards admiratifs des divinités qui se mirent à claquer dans leurs mains devant ce combat sanglant à mort entre l'homme et l'animal sauvage. Le chien avait été couvert de chaines et enfermé à la cave, cette fois la porte n'avait aucun problème de fermeture.
- Mais ce n'est pas moi j'vous dit, ce sont les pourpoints jaunes.

Le chambellan c'était mis à hurler que les fêtes se transformaient toujours en catastrophe, mais le clou de sa colère, ce fut lorsqu'il vit le pauvre Adrian qui pour le coup n'avait rien bu, ne pas marcher droit et débiter des phrases incompréhensibles parlant d'étoiles et de petits oiseaux rigolos lui tournant autours de la tête, le même état qu'il avait lorsqu'il avait bu un coup de trop. dav-ID intervint pour rétablir la vérité et le jeune homme se calma.

Le repas repris malgré tout et un nouveau gâteau avait été apporté.
- Et maintenant mes chers amis, je vais vous faire la distribution de quelques cadeaux que j'ai ramenée de mes nombreux voyages à travers le vaste monde.
Elle leva ses bras et claqua dans ses mains. Aussitôt, des elfes portant des jupes vertes pénétrèrent dans la salle, elles avaient dans leurs mains, des paquets à la forme rectangulaire, bien emballés dans un papier cadeau multicolore. Elles en firent la distribution à tout le monde. Certains protestèrent qu'il ne fallait pas, mais devant l'insistance de la divine, ils ne dirent plus rien et acceptèrent les cadeaux.
- Mais avant d'ouvrir vos paquets, je vais vous montrer quelque chose de mignon que j'ai pris il y a plusieurs semaines, en traversant un village perdu dans une forêt, alors que j'étais en train de payer de quoi me nourrir, j'ai eu la chance de tomber sur un marchant ambulant vendant ceci.
A la stupeur générale, Yavanna souleva sa tunique pour finalement la retirer complètement. l'ensemble des regards étaient posés sur elle, personne ne parla dans la salle, on pouvait seulement entendre les crépitements des bougies et le pet furtif d'une mouche voletant au plafond cherchant la sortie. Warlock avait les yeux ouverts en grand, à tel point que ses globes oculaires semblaient être sur le point de tomber. Albatur avait la bouche ouverte, il avait lâché sa cuillère qui tomba dans son bol en émettant un bruit métallique. C'est le roi qui osa briser le silence pesant, un peut gêné quand même devant ce spectacle étonnant.
- Allons mes amis, reprenez-vous voyons.
Sa voix trahissait une très vive émotion, il ne pensait pas que sa chère gardienne, pouvait faire ce genre de chose...en public en plus.
- C'est joli non ?? c'est confortable et j'aime bien le motif.
- Euh, c'est spécial en effet, c'est vraiment très euh...new school.
Alin assis à côté de Gorak, secoua la tête en signe d'approbation.
- Je dirais même plus, c'est new school et très spécial en effet.
- Ça pour être spécial, c'est très spécial. Lâcha Hernan tout aussi décontenancé.
- Alors, vous aimez ???
- Euh oui oui bien entendu.
Les membres du conseil, avaient les yeux braqués sur Yavanna, enfin, sur son vêtement. La jeune femme portait fièrement un habit très mignon et original, très original même. Représentant un chat noir aux yeux bleu avec un nœud papillon, le tout dans un méli-mélo de couleurs fluorescentes.
- C'est psychédélique je trouve.
Milos avait beau en avoir déjà vu de toutes les couleurs au fil de ses nombreuses batailles, il commençait à sentir un très violent mal de tête lui monter à force de regarder ce vêtement. Ça tournait, tournait, tournait dans sa tête.
- Mince, j'ai l'impression d'avoir fumé des champignons pour le coup.
Warlock qui avait la rétine en feu, sentait la nausée lui monter, mais il n'osa pas le montrer de peur de vexer la jeune femme. Il fallait qu'il se retienne, ne voulant pas qu'elle le prenne mal et qu'elle se décide à repartir pour de nombreuses années. Il serra les dents mais c'était insupportable à regarder.
Surtout les couleurs, en plus de vriller les yeux, elles semblaient bouger par un effet du cerveau, à chaque fois que la divine faisait un mouvement. Enfin, elle semblait aimer son pull, alors c'était le principal. Le roi conscient du malaise, se leva et claqua dans ses mains pour briser la glace.
- Bravo, quel bel habit que vous portez là ma chère, laissez-moi vous embrasser devant tant de beauté.
Déstabilisé et aveuglé par les couleurs, le roi s'avança vers Yavanna d'un pas très mal assuré. La jeune femme qui tendait la main pour recevoir un baiser, le vit passer à côté de lui avec étonnement, en zigzaguant comme une personne ivre. Il se mit finalement à genoux en face de VS, assis sur un coussin, le maître des chemins disait à son voisin qu'il trouvait le chat vraiment très mignon. Il eu la surprise de voir le roi lui prendre la main et y déposer un baiser fougueux et passionné.
- Voyons majesté, un peut de tenu, nous sommes en public.
VS était rouge de confusion, sentant les regards et les rires furtifs de certains.
- Enfin bref, puisque vous aimez mon pull, j'ai décidée de vous faire ces cadeaux. J'espère que ça vous plaira.
Certains se regardèrent, commençant à comprendre ce qu'il y avait dans les paquets, personne n'osait faire le premier pas et ouvrir ce paquet qui semblait lui dire "ouvre moi ha ha ha ha ha". Ce fut finalement Lowbac qui se lança, affichant un regard excité, le garçon déchira le paquet, faisant voltiger à droite et à gauche des morceaux du papier cadeau, il donnait la même impression que lorsqu'il ouvrait ses cadeaux à noël.
- Chouette, un cadeau de la divine, je me demande bien ce que c'est ??
Il était bien le seul à se réjouir autant. Un frisson glacial parcouru l'assistance. Lowbac tout sourire, exhibait fièrement, un pull un peut dans le même style que celui de Yavanna, mais arborant une vache broutant de l'herbe verte fluo sous un ciel d'un bleu fluo, le tout bougeant pendant que Lowbac le faisait valser de droite à gauche, donnant l'impression d'être sur un bateau perdu en pleine tempête. De quoi rendre aveugle le premier aveugle passant par là.
- Ça te plait ??
- Ho oui, je le porterais tout les jours, merci.
- Allons messieurs, à votre tour.
Les membres du conseil se regardèrent, pas un ne voulant franchir le pas, ils savaient ce qu'il y avait dedans.
- Ho diable, quand il faut y aller, faut y aller.
Milos attrapa le paquet à deux mains et l'éventra comme s'il avait en face de lui, un redoutable adversaire. Affichant un sourire crispé, il montra aux autres, un pull donc le motif lui était dans son style, représentant un crâne sanglant et une hache de bataille à double tranchants au dessus, un style purement guerrier qu'il aimait, enfin, si il n'y avait pas toutes ces couleurs.
- Tu aimes ??
- C'est un cadeau...qui me fait vraiment...très plaisir.
Sa voix trahissait ses émotions, lui qui l'avait sauvée alors qu'elle était petite, pourquoi elle lui faisait ça ?? il avait envie de pleurer pour le coup. La soirée passa ainsi, tour à tour, les paquets s'ouvrirent et c'était un ballet de pulls, représentants tous quelque chose en rapport avec le métier des membres du conseil. Dommage qu'il y avait toutes ces couleurs. Enfin, la divine était contente et c'était le principal.

La soirée avança encore et cette fois-ci, tout le monde avait son pull sur le dos, chacune faisait en sorte de ne pas regarder son voisin de peur d'avoir un éclatement de la rétine immédiat. Ce qui entraina pas mal de situations cocasses et complexes entre les membres du conseil.
- Tien Warlock, tu peux me passer le pichet de vin devant toi ??
- Excuse moi mon cher Albatur, mais ce n'est pas un pichet de vin, c'est un morceau de gigot d'agneau. Et puis aussi, je ne suis pas Warlock, je suis Vik.
- autant pour moi Vik, mais moi je ne suis pas Albatur, je suis Alin.
- Oups, désolé.
Seule Yavanna ne semblait pas être affectée par ce problème, elle regardait ses compagnons en souriant, elle était contente que ses cadeaux plaisent autant.

Puis c'était la fin de la soirée et le moment de partir. Après avoir dit au revoir à son voisin au pif, en croisant les doigts pour citer la bonne personne, certains membres passèrent la porte pour rentrer chez eux, passant devant l'huissier qui fut aveuglé immédiatement par cette avalanches de couleurs psychédéliques.
- Le divin Alba arghhhhhh.
- Qu'est ce qu'il a ?? pourquoi il tremble comme ça ?? se roulant par terre dans des spasmes violents en bavant, les yeux exorbités ??
- Ho rien, laisse tomber, je crois qu'il est épileptique et puis arrête de me regarder comme ça, tu vas finir par te bruler les yeux.
Alors qu'ils allèrent s'en aller, soudain ils entendirent Yavie reprendre la parole dans la salle.
- Hep les garçons, attendez, il reste encore un truc à faire.
Les membres du conseil s'arrêtèrent, retenant leurs souffles, leurs cœurs battants très fort et très vite, se demandant ce qu'il allait encore bien pouvoir tomber sur le coin de leurs gueules.
- Nous n'avons pas encore fait la photo de groupe, revenez.
Photo de groupe ?? de la sueur commença à couler le long des visages de tout le monde. C'était pire que ce qu'ils avaient imaginés, ils tournèrent la tête pour voir la divine tout sourire, faisant la présentation d'un grand homme portant un trépied et un appareil photo.
- Allons allons messieurs, en rang.
- Ça craint.
- Chut, tu vas la vexer.
- Peut être mais ça craint quand même.
Les membres du conseil s’alignèrent en plusieurs rangs, dans un gloubiboulga indescriptible de couleurs se mélangeant aux couleurs. Yavanna se plaça devant eux.
- Allons, à 3 on fait cheese. 1...2...3...
- Cheese (groupé).
Le photographe immortalisa l'instant et remercia les membres pour leurs participations. tout le monde rentra chez lui en saluant Yavanna et en la remerciant pour ce cadeau.

Le lendemain matin, la une de la gazette du forum fit un carton. Chacun croyant que la photo allait ne pas sortir du cadre privé, voir même finir aux oubliettes, mais non, elle était là...dans le journal en première page. Ce fut un véritable carton, en couleurs et en grand format taille poster à détacher et à afficher chez soit. Par contre pour ceux qui achetèrent le journal, c'était une toute autre histoire, l'opticien du coin se frottait déjà les mains, sans parler des épileptiques et autres qui finirent au grand hôpital.

La divine pendant ce temps, avait fait encadrer la photo et l'avait placé sur un mur dans le fond de son temple, juste à côté de son autel où les habitants pouvaient venir se recueillir, prier ou demander des conseils. Sauf que depuis que ce tableau était en place, bien en évidence aux yeux de tous, beaucoup sortaient de là en ayant des problèmes occulaires, d'autres se roulaient par terre avec des tremblements et des spasmes divers. Elle ne comprenait pas pourquoi ils agissaient comme ça, ni d'où venait le mal, n'étant pas atteinte par les couleurs et leurs effets.
Un jour qu'elle était en train de mettre les photos fraichement développées dans des enveloppes qu'elle comptait donner aux membres du conseil, elle se dit que ce serait pas mal de poser la question à Vik à l'occasion.
- Si j'allais au grand hôpital, peut être qu'il pourra m'aider à comprendre d'où vient le problème.
Et la voila sortant de son temple, marchant gaiement, son pull au chat psychédélique sur le dos et ses enveloppe sous le bras...

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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyMer 19 Juin 2019 - 18:43

- Le divin Voyageur Solitaire demande une audience ô Suprême Clarté, Feu de Beauté, Radieuse et Eclatante.
- Qu'il entre.
VS entra, s'inclina, fît quelques pas, s'inclina, fît quelques pas, s'inclina, jusqu'à se retrouver face à Yavanna dont il prît la main baguée pour la porter à ses lèvres avant de se relever avec la souplesse d'un jeune page, le sang à la tête en un instant et avec un tour de reins.
- Mon cher VS, je ne voulais pas que tu penses que je t'ai oublié hier soir. C'est pourquoi je t'ai prié de venir me voir pour te remettre personnellement ton cadeau.
- C'est trop d'honneur Divine, répondît VS en mettant discrètement les lorgnons à verres fumés que dav-ID lui avaient fabriqués à sa demande.
Le Voyageur resta néanmoins surpris… Pas devant le vêtement en lui-même mais devant sa taille… Yavanna pouffa :
- Ce n'est pas pour toi grand bêta, cet exemplaire est pour ton chat d'amour.
- C'est trop de gentillesse Divine, remercia le Voyageur en se retirant à reculons, toujours incliné (ce qui n'était pas difficile vu son tour de reins) et se disant qu'il l'avait échappé belle.

De retour dans ses appartements, VS passa dans sa chambre et demanda à Kous-Kous de le masser mais rien à faire : il était si contracté à partir des reins qu'il aurait pu casser des noix entre ses fesses. Dans le même temps, Sultan se retrouva dans les bras d'un des ennuques tandis qu'un autre lui enfilait un truc bizarre et qui grattait horriblement en plus. L'opération effectuée, le chat resta interdit un moment, secoua ses pattes, la tête, puis haussa les épaules et rejoignît la chambre de son esclave maître. La nuit étant tombée, VS fût mis au lit, bordé et voué aux plus beaux rêves par ses ennuques qui se retirèrent en laissant les chandeliers d'or allumés, leur maître ayant peur de l'obscurité, comme tous les ataliens. Sultan trottina jusqu'au vaste lit inondé de coussins, sauta et se lova en ronronnant contre le traversin. VS ouvrît un œil déjà embué de sommeil, tendît mécaniquement la main pour gratter son chat d'amour entre les oreilles :
- Bonne nuit le chaAAAAAAAAA !
Alertés, les ennuques se précipitèrent dans la chambre pour y trouver leur maître collé au plafond, bras et jambes écartés, les yeux dilatés d'horreur fixés sur le chat.
- Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?
- Mais, Maître, c'est le vêtement que tu nous as donné, nous ordonnant d'en vêtir Sultan.
- Ho la vache ! Bon, je vais dormir sur le divan dans la pièce d'à côté je pense…

Le lendemain matin, à force de gesticulations et contorsions, Hippocrate parvînt enfin à se libérer, à forcer la porte et à rejoindre les étages supérieurs du palais. Peut-être son maître était-il réveillé ? Car pour parler familièrement, le brave toutou avait les crocs.
De son côté, Sultan risqua un œil à droite, un œil à gauche, depuis le pas de la porte, avant d'oser traverser le couloir pour rejoindre sa litière en argent incrusté d'opales et tamisée de poudre d'or. Le monstre n'était pas là. Alors que le chat posait une patte dédaigneuse sur les tapis, le monstrueux Saint-Bernard apparût en haut de l'escalier.
- Miaooooouuu (le monstre !)
- Ouaf (à bouffer !)
Hippocrate s'élança comme une tornade, faisant tomber bibelots et tableaux et onduler tapis et tapisseries sur son passage. C'est alors que le chien vît le pull et ses motifs… Le monstrueux canidé freina des quatre pattes, creusant le parquet de ses griffes et le poil doublant de volume, les yeux exorbités avant de partir en courant en sens inverse, renversant tout sur son passage, dont le serviteur qui montait les petits-déjeuners, dans un fracas de vaisselle brisée. Stupéfait, Sultan resta un moment immobile, sans comprendre, avant de regarder ses pattes, son ventre, son dos et son arrière-train (oui, un chat, il peut le faire…). Satisfait, le félidé reprît sa marche, certain d'être tranquille cette fois.

De son côté, réveillé, calé dans son divan avec son plateau du petit-déjeuner sur les genoux, VS ordonnait aux ennuques d'enlever ce truc au chat, ne tenant pas à avoir un choc oculaire assorti d'une migraine épouvantable à chaque fois qu'il le verrait. Les ennuques récupérèrent donc le chat, l'environnant de mamours aussi débiles et enfantins que ceux de VS tout en commençant à lui ôter son pull.
VS reposa sa tasse de thé vert bio à la menthe fraîche de Varetta et leva la tête, sourcils froncés : quels étaient donc ces rugissements épouvantables, ces grognements de bête fauve monstrueuse à faire trembler les vitres et ces hurlements ? Agacé, il agita sa clochette. Deux minutes plus tard, les trois ennuques entraient en titubant, se tenant par les épaules, les vêtements déchirés et arrachés, couverts d'entailles, de griffures et de morsures…
- Euh, il est pas d'accord Maître...
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MessageSujet: Re: LES CHRONIQUES DU FORUM   LES CHRONIQUES DU FORUM - Page 16 EmptyJeu 1 Aoû 2019 - 11:33

- Le divin Milos, guerrier aux milles victoires et protecteur de la cité.
A peine le nom du capitaine de la garde d'or avait été annoncé par l'huissier (toujours bien droit dans son habit rouge et or impeccable), l'ensemble des regards se tournèrent vers le colosse et le silence s'installa. Puis soudain, un tonnerre d'applaudissements se fit entendre. Rouge de confusion, il baissa la tête et baragouina un vague merci.
Et du monde il y en avait ce soir, la salle des fêtes du palais était pleine à craquer, il y avait tellement de monde, que l'annexe avait du être ouverte pour l'occasion. Les serviteurs du roi, avaient passés la journée à la nettoyer, ce qui prouvait que l'occasion de s'en servir était très rare. Le long du mur, une gigantesque longue table avait été installée, cette dernière était couverte à craquer de toutes sortes de boissons et de nourritures. Un groupe de saltimbanques jouait de la musique et au dessus, une longue banderole avec en lettres d'or "bon anniversaire Milos". Le roi en habit de fête, tenant un verre à la main (le chambellan surveillait de prêt que le roi n'abuse pas de l'alcool), s'approcha.
- Voyons mon ami, ne reste pas donc planté sur le pas de la porte, c'est ta fête hein. Tu es le héro de la soirée.
- Euh, merci majesté.
Le guerrier était beaucoup plus à l'aise sur le champ de bataille que dans les soirées, à ce moment précis, il aurait aimé partir dans les terres du nord pour diriger les manœuvres de ses troupes, mais anniversaire oblige, c'est Antares qui avait été choisie pour les diriger. Impossible de s'esquiver, le roi risquerait de ne pas aimer ça. Un jeune servant s'approcha pour récupérer la veste du colosse, soirée oblige, il avait troqué son armure d'or pour un costume noir, avec un mignon nœud papillon, ce qui en fit rire certains.
- Hi hi hi hi, Milos avec un nœud pap, trop drôle.
- Chut, voyons maître, il risquerait de vous entendre et vous savez comment il peut être susceptible.
Guilibran regardait le forgeron d'un air dépité, non vraiment, il était insortable.
- Voila mon ami, ce soir c'est ta fête, profite en, mange, bois, enfin, si tu aimes les trucs sans alcool (Adrian regardait d'un air triste son verre à moitié plein d'un jus de pomme de très mauvaise qualité).
- Je préfèrerais une bonne bière pour le coup.
A peine eu t-il donné le nom de cet alcool, qu'une voix se fit entendre dans son dos, le faisant sursauter. Il tourna la tête pour voir le chambellan les sourcil froncé.
- Bière, j'ai entendu bière ?? il n'y a pas de bière ce soir, pas d'alcool, zéro, nada. Au moins vous ne serez pas pétés comme des coins et vous ne saccagerez pas la salle des fêtes comme les autres fois ha ha ha et toc. Bouh méchant
Alors que Milos allait ouvrir la bouche pour parler, un nouveau tonnerre d'applaudissements retenti dans la salle en direction du grand escalier. Descendant les marches dans une magnifique robe verte brodée, une fleur dans ses cheveux délicats et portant un énorme bouquet de fleurs, la divine venait de faire son apparition, descendant lentement les marches. En réalité, elle avait surtout peur d'en rater une ou de se prendre les pieds dans sa longue robe et de se ramasser lamentablement sur le sol. Poussant un ouf de soulagement discret pour elle même en atteignant la dernière, elle s'approcha en souriant du guerrier de plus en plus rouge.
- Ce n'est pas grand chose, mais voici quelques fleurs que mes elfes ont fait pousser spécialement pour toi dans la serre royale, ce sont les toutes premières d'une nouvelle espèce, je n'ai pas encore trouvé le nom malheureusement, mais je cherche.
- Euh, merci merci, c'est...très gentil à toi et...
Un léger sifflement se fit entendre alors qu'il allait lui faire un baisemain, l’arrêtant dans son mouvement. Levant les yeux, il tomba sur une étrange créature posé sur l'épaule de Yavie. Un oiseau apparemment, mais très élégant, portant une sorte de mèche sur le dessus de la tête et le regardant de ses yeux noirs.
- Ho excusez-moi, je ne vous ai pas encore présenté. Voici Mr Balthazar, dit bonjour...aie.
L'oiseau en question, était en train de tirer sur une mèche de cheveux de sa maitresse. Puis tournant la tête, il se mit à siffler une étrange mélodie.
- Quel oiseau étonnant.
- N'est ce pas ?? c'est un véritable génie vous savez, toujours en train de siffler des compositions perso, surtout lorsque c'est ma séance de musique, je ne sais pas pourquoi à ce moment là, il siffle encore plus fort. Pour couvrir le vague bruit de fond qui entrave son génie peut être.
Le roi et le guerrier se regardèrent en souriant.
- Bonsoir à vous.
La voix caractéristique asthmatique se fit entendre, c'était le seigneur Vador qui avait quitté son étoile noire pour venir à la soirée. Arborant sont éternel masque noir et son costume de la même couleur, il avait quand même fait l'effort de porter un nœud papillon.
- Hi hi hi, Vador avec un nœud papillon, trop drôle.
- Voyons maitre, arrêtez de vous moquer, vous savez comment est Vador hein.
Le forgeron, commençait à sentir une légère pression sur son cou, le seigneur sombre le regardait, la main en l'air. Soudain il s'arrêta, une mélodie monta. Mr Balthazar, venait de commencer à siffler la marche impériale. Même si il ne le montra pas, Vador était rouge comme une tomate sous son masque noir qui ne laissait paraitre aucune émotion. Trouvant cet oiseau vraiment très mignon et bien éduqué qui connaissait son hymne.
- Euh...excusez-moi (voix très troublée)...je vais me chercher à boire.
- Oui c'est ça, à tout à l'heure.
- Non vraiment ma chère, quel bel oiseau vous avez là et...
Un cri monta de l'entrée.
- Vik le divin guérisseur et haaaaaaaaaaaaaaa.
Le malheureux huissier, se retrouva au sol, sentant sur son corps une charge énorme, pendant qu'une chose gluante lui labourait le visage.
- Ha non alors, vilain, je ne t'ai pas amené avec moi pour souhaiter bon anniversaire au divin Milos, pour commencer à être un méchant chien. Tu n'auras pas une part de gâteau sinon.
Ouvrant les yeux, l'huissier tomba sur une monstrueuse créature poilu qui le regardait en tirant une longue lange rose, une sorte de bœuf aux hormones que sont maître nommait comme étant un chien.
- Allez-vient donc.
Tirant sur la laisse d'aussi fort qu'il le pouvait, Vik s'approcha à son tour de Milos, toujours accompagné par Adrian et Yavanna. Détail amusant, Hippocrate portait lui aussi un nœud papillon.
- Un chien avec un nœud papillon, c'est trop drôle ça aussi hi hi hi.
- Maitre silence, vous savais comment ce chien est susceptible, en plus ils vous regarde d'un œil étrange, je crois que c'est ce que vous avez dans l'assiette qui l'attire.
Un peut effrayé, le forgeron cacha son assiette derrière son dos et regarda le plafond en sifflant. Mais le chien détourna la tête, assis, tirant toujours la langue, regardant tour à tour son maître, le roi, Milos, la divine et surtout, l'étrange créature posé sur l'épaule de cette dernière. Créature qui regardait lui aussi le chien en inclinant sa tête dans tout les sens.
- Ho, quel bel oiseau que vous avez là.
- C'est Mr Balthazar, dit bonjour à Vik.
L'oiseau se mit alors à siffler.
- Bravo.
- Fantastique.
- Bis.
Semblant content de voir les réaction de son public, l'oiseau se mit à nouveau à siffler, voulant faire entendre son dernier morceau à la mode. Mais alors qu'il entonna les première notes, un hurlement monta. Le chien était toujours assis, mais le nez en l'air, il était en train de hurler, en changeant de ton, comme si il était lui aussi en train de chanter.
- Hé bien mon ami ha ha ha, je ne savais pas que toi aussi tu avais un animal chanteur.
Le guérisseur regarda la roi.
- Ho ça, il est juste jaloux en fait, de ne pas être l'attraction de la soirée alors il veut se faire voir. C'est pas gentil d'être jaloux d'un oiseau hein. Allez vient mon gros, on va manger le bon miam miam.
- Wouf.
- Oui Wouf, tout à fait.
La divine se mit à rire.
- Un chien jaloux, comme c'est amusant.
- Il faut dire que votre compagnon à plumes est talentueux, il a du succès.
- Si vous saviez, il en arrive à me piquer toute l'attention des gens lorsqu'ils viennent à mon temple pour me demander conseil ou pour que je fasse une prédiction. Quel bel oiseau vous avez, comme il chante bien, etc...moi à côté de ça, je compte pour du beurre, c'est lamentable.
- Ho, ça leurs passera bien et...
Un nouveau hurlement venant de l'entrée.
- Le grand maître des chemins, des ponts, des panneaux de signalisation, le divin Voyageur et son fidèle Kous-Kous.
VS était un peut énervé, à cause de ses eunuques tristes de le voir partir, il en avait raté l'Itikar de 16h pour attendre celui de 19h.
- Voila ce que c'est, obligé de faire la bise à tout mes eunuques en leurs disant que j'allais bientôt revenir, finalement, nous sommes en retard.
- Mais non voyons maître, la soirée vient à peine de débuter.
Retirant son manteau de voyage poussiéreux par le sable du désert qu'il donna à un servant, VS tomba sur le trio toujours placé au même endroit.
- Tien, bonsoir à vous. Bon anniversaire mon vieux.
Il donna une tape amicale sur l'épaule du colosse qui la lui rendit de manière amicale, sauf que le guerrier avait du mal à contrôler sa force et le voyageur se retrouva les quatre fers en l'air. Kous-Kous se précipita pour porter assistance à son maître, à noter que Kous-Kous portait lui aussi un nœud papillon.
- Ho ho ho, regarde le avec son nœud autours du cou. En plus il est de la même taille que toi, tu serais pas mal avec le nœud pap mon cher Guilibran.
Le fidèle nain resta silencieux, sentant une grosse envie de balancer son assiette et de l'enfoncer dans la gorge du forgeron pour lui claquer la bouche.
Une fois remis debout, le voyageur s'approcha de la divine pour lui faire une baisemain, mais à nouveau, il n'eut pas le temps de lui faire lui aussi, qu'une nouvelle mélodie monta.
- Ho maitre, regardez-là, sur l'épaule de Yavanna, quel superbe oiseau.
- C'est ma foi vrai, comme il est beau cet oiseau.
- C'est Mr Balthazar, dit bonjour.
Il y a un détail que j'ai oublié de préciser, c'est que VS avait fait le voyage avec son chat, Sultan. Qui dormait sur un coussin rouge tenu par Kous-Kous. A peine le mot oiseau avait été cité, que les oreilles du félin se redressèrent, il ouvrit un œil et tomba sur une créature qu'il verrait bien dans son estomac, en plus il avait faim, c'était parfait. Il se redressa en feulant, le dos rond et montrant les dents.
- Sultan non, il ne faut pas être méchant avec cet oiseau, tu n'auras pas de bon miam miam sinon.
- Attendez maître, je vais le placer dans sa caisse de transport et AIE.
Kous-Kous n'eut pas le temps de réagir, que le chat lui échappa des mains, sautant en direction de l'oiseau, faisant basculer Yavanna en arrière qui fut retenue par le roi.
- A bouffer (le chat).
- Un chat, vite, sauve qui peut.
Mr Balthazar s'envola, prenant de la hauteur, dans une manœuvre gracieuse pour esquiver le chat.
Ce dernier arrivé à mi-hauteur, entendit un WAF WAF. Il se glaça d'horreur, oubliant l'oiseau et tournant la tête vers une créature poilu le regardant d'un air mauvais.
- Horreur, un chien ici.
- Un chat, à bouffer WAF WAF.
Vik essayait tant bien que mal de calmer son monstre.
- Allons calme toi, ce n'est juste qu'un chat, tu le connais en plus, c'est Sultan, le chat de VS, dit bonjour plutôt.
WAOUUUUUUU WOAUUUUUU.
- Non, j'ai dit bonjour, bonjour...B...O...N...J...
Le guérisseur n'eut pas le temps de finir, il se retrouva par terre, tracté par le chien partant en aboyant à la poursuite du chat, soulevant un nuage de poussière. Faisant se pousser les gens dans la salle. L'oiseau quand à lui, s'était posé sur une poutre au plafond et se mit à siffler la musique de Benny Hill...
- Et voici le gâteau.
Tout sourire et sortant des cuisines, le chambellan marchait devant 2 pâtissiers en habits blancs et portant la toque sur la tête, poussant un chariot en argent sur lequel se trouvait un magnifique et énorme gâteau qui semblait fort appétissant. Le pauvre garçon n'eut pas le temps de finir son discours, qu'il entendit un gros MIAOU...suivit d'un WAF sauvage...et un ARRÊTE VILAIN CHIEN. ce fut la collision et le noir complet. Le chat venait de bondir sur le gâteau, le chien emporté par son élan venait de défoncer le chariot et le gâteau bascula sur le chambellan.
- Mon dieu, c'est une catastrophe.
la divine horrifiée, regardait la scène avec de grands yeux, même si elle était quand même soulagée de voir son oiseau en sécurité. VS était scandalisé et en colère contre VIK, faisant de grands gestes pour que l'on sauve son chat sous un Kous-Kous qui tournait en rond en brassant du vent. Le roi, les bras croisés, les sourcils froncés.
- Milos mon ami, si tu veux te faire plaisir.
Le guerrier hocha la tête, faisant craquer ses doigts dans un monstrueux bruit glaçant toute l'assistance. Surtout le forgeron qui était carrément en train de se rouler par terre, se tordant de rire. Il se clama aussi sec en entendant ce bruit. Le colosse se dirigea vers le chien et se fut alors une lutte à mort, entre la créature infernale et l'humain.
Le combat fut long et difficile, soulevant des "HO" et des "HA", des "BRAVO" et des "OLÉ". Certains comme Albatur ou PileouFace, firent même des paris pour savoir qui allait gagner. Mais au final, l'homme gagna et le guerrier aux milles victoires en comptait une nouvelle à son compteur. Il se redressa, enlevant la poussière qu'il avait sur les habits sous un tonnerre d'applaudissement et de hurlements admiratifs.
- Merci, merci.
Un sifflement le coupa, venant des hauteurs. Les invités à la fête soulevèrent la tête.
- Ho regardez là haut.
- Quel bel oiseau.
- Il est vraiment magnifique.
Satisfait de voir son public conquis, Mr Balthazar qui venait de s'échauffer la voix, se mit alors à siffler une composition bien à lui, une œuvre magnifique.
- Voila, qu'est ce que je vous disais, tout le monde le regarde, il est petit mais il arrive à capter toute l'attention. C'est lamentable, vraiment. Allez, descend maintenant.
Adrian regardait la scène amusé.
- Ho, laissez le donc ma chère, ça fait plaisir au public et ça fera oublié aussi qu'il n'y a plus de gâteau.
Le roi regardait le chien de Vik, en train de lécher le visage barbouillé de crème de son chambellan pendant que Vik le sermonnait. VS venait de récupérer son chat, hurlant que ce dernier n'était plus aussi blanc qu'avant mais qu'il avait une légère couleur vert de peur. Milos quand à lui, était en train de prendre des poses, ayant enlevé sa chemise et faisant jouer ses muscles, en signant des autographes.

Mais il y a un passage que je n'ai pas cité, la légende de la soirée, raconte qu'une petite araignée se trouvait dans le bouquet de fleurs apporté par Yavanna. Au début elle ne fit pas attention à ce détail, mais c'est lorsqu'elle senti quelque chose se déplacé sur son épaule nue, qu'elle tourna la tête et que ses yeux horrifiés tombèrent sur le monstre, elle se décomposa, en couinant les larmes aux yeux, elle attrapa la première chose qui lui tomba sous la main, c'est à dire le pauvre Kous-Kous et elle s'en servi pour frapper frénétiquement la bête au sol de toutes ses forces.

Légende ou réalité, personne ne le saura jamais.
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