La Taverne Des Aventuriers

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 PREMIER PARAGRAPHE

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MessageSujet: PREMIER PARAGRAPHE   Dim 13 Nov 2011 - 23:37

Afin d'aider les personnes interessées à faire un choix, ou tout simplement, pour leur donner envie de lire vos oeuvres, je vous propose d'écrire dans ce topic le premier paragraphe de vos AVH. Celà peut inciter certains encore hésitants à se lancer. Et puis, ça vous fait un peu de pub au passage...
Pour ma part :

Retour à Griseguilde

1
Vous émergez lentement d'un profond sommeil. Avant même d'ouvrir les yeux, vous avez conscience d'un changement, de quelque chose d'inhabituel, d'anormal. Vous vous redressez, le corps et l'esprit engourdis. Vous regardez autour de vous, clignant des yeux, et les battements de votre cœur s'accélèrent tandis que l'incompréhension et la stupéfaction vous envahissent. Vous êtes assis dans l'herbe et tout autour de vous se déploie une lande immense battue par le vent. Vous réalisez que vous portez d'autres vêtements, une épée est fixée à votre taille… Abasourdi, vous vous levez lentement, comme au sortir d'un mauvais rêve. Un scintillement attire votre regard au loin et vous discernez les contours d'une vaste cité dont les tours s'élancent orgueilleusement vers le ciel. Mettant votre main en visière, vous aperçevez de puissants remparts, de nombreux bâtiments, des dômes et de hauts clochers scintillant sous le soleil. Cette ville vous semble étrangement familière, de vagues souvenirs s'agitent dans les tréfonds de votre mémoire… Soudain, la lumière jaillit avec force dans votre esprit confus : Griseguilde ! Vous comprenez, stupéfait, que vous êtes de retour dans le monde d'Orbus ! Le monde que vous avez autrefois délivré du néfaste pouvoir du Talisman de la Mort. Mais cette fois, pas de dieux pour vous accueillir et vous guider. Juste la lande battue par le vent, marquée par endroits de cultures diverses, balafrée de routes et de chemins se perdant à travers les herbes hautes… Juste le mugissement du vent… Vous passez vos mains sur votre corps, mal à l'aise, envahi par un sentiment de solitude et de détresse épouvantable. De toute évidence, les dieux du monde d'Orbus vous ont fait revenir ici, mais pourquoi ? Où sont-ils ? Que s'est-il passé ? C'est avec ces questions tournoyant dans votre tête que vous commencez à marcher, avançant mécaniquement vers la ville. Peut-être trouverez-vous des réponses là-bas ? Mais vous réalisez bientôt que la cité est bien éloignée. Et surtout, la lumière commence à décliner, la fraîcheur augmente, des ombres s'allongent sur la lande… La nuit ne va pas tarder. Affolé à l'idée de vous retrouver seul, perdu dans ce monde silencieux et désert, vous regardez autour de vous, luttant contre la panique qui monte en vous. Soudain vous parvient le bruit d'un galop encore lointain, mais qui se rapproche rapidement… Rendez-vous au 401.

L'été de la vengeance (en projet)

1
Le train ralentit avant de s'arrêter dans le sifflement de sa sirène et un panache de fumée. Vous descendez sur le quai inondé de soleil, regardant autour de vous. Il fait un soleil radieux en ce lumineux jour d'été, les palmiers ondoient doucement dans le vent et en forçant le nez, vous parvenez presque à sentir le parfum de la mer. Prenant votre valise, vous suivez les autres voyageurs qui entrent dans le hall de la gare, passant sous le panneau «Nice côte d'azur» suspendu à l'auvent métallique. A l'intérieur, les murs du hall sont tapissés d'affiches vantant les dernières liaisons ferroviaires entre la côte et Paris, les derniers spectacles de music-hall à Monte Carlo ou Cannes. Un peu désorienté par la langue française que vous maîtrisez correctement, mais dont vous avez un peu perdu l'habitude, vous traversez le hall pour rejoindre l'extérieur. Devant le trottoir écrasé de soleil, vous remarquez tout de suite la superbe Delage qui attend, garée à l'écart. Le chauffeur en livrée vient aussitôt à vous, portant respectueusement sa main gantée à sa casquette :
- Bonjour Monsieur. Bienvenu à Nice ! Monsieur a fait bon voyage ?
- Bonjour Maurice, content de vous revoir. Oui, le voyage était bon, mais fatiguant… Le bateau de New-York à Cherbourg, le train pour Paris, puis pour Nice… Mes bagages sont bien arrivées ?
- Oui, Monsieur, ne vous inquiétez pas. Montez, Monsieur Stéphane et le reste de la famille vous attendent avec impatience.
Vous vous installez confortablement à l'arrière tandis que Maurice prend le volant. La voiture quitte les abords de la gare et se mêle à la circulation. Bientôt, vous quittez la ville pour vous retrouver sur une petite route en lacets qui surplombe la mer. Avec un sourire, vous tournez la manivelle de velours pour baisser la vitre, respirant avec plaisir les parfums de la végétation et l'air marin. La mediterranée est décidément bien différente de l'océan. Vous voilà bien loin du manoir familial de Long Island… Mais vous aviez promis depuis longtemps à Stéphane de venir passer l'été chez lui. Votre rêverie est interrompue par votre arrivée devant les grilles ouvertes d'une grande propriété nichée dans la pinède. Le gravier crisse sous les pneus et la voiture s'immobilise bientôt devant le perron et les colonnes de marbre blanc de la maison. Un grand et solide gaillard, vêtu d'un polo blanc, de pantalons de golf, une casquette plate penchée sur ses cheveux blonds gominés descend les marches pour vous accueillir, les bras grands ouverts :
- Alors l'américain, tu t'es enfin décidé ?
Avec un grand éclat de rire, vous ôtez votre chapeau et donnez une étreinte chaleureuse à votre ami d'enfance, lui tapotant le dos avec affection.
- Combien de temps depuis la dernière fois, à New York ? demandez-vous.
- Trop longtemps, mon vieux. Allez, viens, tout le monde t'attend.
Montant les marches bordées de fleurs, vous traversez la véranda pour entrer dans la maison à la suite de votre ami. Rendez-vous au 150.

L'île des dieux sauvages (en projet)

1
Un vent pur et vif gonfle la voile de toile rayée de votre embarcation. Cette dernière file à vive allure sur les flots éclaboussés de soleil. Au loin, l'île de feu semble se hisser, vague après vague, de plus en plus proche, le cône de son volcan se découpant sur le bleu du ciel. Une nuée de souvenirs vous revient en mémoire alors que vous approchez… De passage dans la région, vous vous êtes dit qu'il serait temps d'aller saluer vos anciens alliés, ceux que vous avez délivré du joug du Roi-Lézard autrefois. En effet, après la déroute de ce dernier et de ses troupes, les nains et autres captifs que vous aviez délivré ont décidé de rester sur l'île et de reprendre à leur compte l'exploitation des mines d'or. Ils se sont installés dans l'ancienne colonie pénitentiaire, formant une petite communauté vivant en autarcie. Le temps a passé depuis, mais vous ne les avez pas oublié et c'est pourquoi, profitant de votre passage dans cette région, vous vous êtes décidé à aller les voir. La petite chaloupe à une voile achetée à ce pêcheur de la Baie de l'Huitre va vous permettre de rejoindre l'île rapidement.
Effectivement, peu de temps après, l'étrave de votre embarcation heurte le fond de sable et vous sautez dans l'eau , tirant votre esquif sur la grève. Une sensation familière vous envahit devant la masse épaisse de la végétation d'un vert tropical bordant la plage. Au-dessus de vous, des mouettes et des goélands tournoient dans la lumière, claquant des ailes comme pour vous accueillir et saluer votre retour. Ayant abordé par la côte nord de l'île, vous pouvez distinguer au loin la masse imposante de l'ancienne colonie pénitenciaire se dresser parmi les rochers. Il ne vous faudra qu'une journée pour la rejoindre, vous devriez y être en début de soirée. Mais pour vous y rendre, quel itinéraire allez-vous choisir ?
Allez-vous traverser la plage et pénétrer sous le couvert de l'épaisse végétation (rendez-vous au 42) ?
Ou préférez-vous longer cette même plage pour trouver un chemin plus facile d'accès (rendez-vous au 26) ?
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Milk
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Lun 14 Nov 2011 - 6:55

Je dois admettre ne pas avoir ete beaucoup sur le forum dernierement, L'été de la vengeance, c'est quel genre? Au pif, je dirais une histoire de meurtre? C'est que le style riche vancancier americain en europe me rappelle beaucoup Patricia Highsmith (une de mes auteures preferes dans le genre) :-p Je suis intriguer...


Allez je peux bien, c'est une suite directe de l'intro (qu'on peut trouver dans le topic de mon avh) donc sans avoir lu celle-ci on pourra trouver que ca manque de mise en contexte. Attention pour ceux qui ignore tout de mon projet AVH c'est un western et c'est en anglais.


A Trail of Lead and Iron

1

At the edge of town, you pass the first house, a small clapboard bungalow. A kid on its porch, looking not much older than ten, is sitting on a stool and peeling potatœs into a bucket. He lifts his head slowly to look at you, squinting in the afternoon sun, for a second seemingly surprised at your unexpected presence. Then his eyes fasten on the holster hanging down your leg and on the Colt resting in it and his face betrays a hint of uneasiness. You nod at him and at that moment, a man comes out of the front door. "Git in here son, shouldn't be hangin' out in that darn sun on a day like today" he says as he ushers his child inside. You keep staring at the house for a while and presently notice one of the font windows' curtain being pushed aside. The boy appears, soon flanked by the man and a woman who all watch you warily as you trot onward and past. Soon enough, other citizens around town start noticing you, the few folks on the street giving you unashamedly evident wide berths and throwing suspicious glances (and for the less craven-minded, sometimes even sustained stares) your way. The town is very small, nearly bereft of vegetation and its entirety fits on only two streets, one oriented north/south, and the other, east/west. For a few miles around it is surrounded with nothing but flat desert landscape, save for the faint suggestion of hills to the north, from whence you came. Stopping at a public pump near the intersection to refill your canteen and water your horse in the nearby trough, you un-mount and take a minute to survey the town's buildings for an interesting destination. You see a two-stories barroom right ahead, splitting the road headed west in two. Off to your right is a stone-walled bank. A little way down further in the same direction is a white adobe structure advertising itself as the local Marshall's office and town jail. You are looking for information about whether or not a stranger has recently passed through this town and any of these locations could be a good place to start.

If you reason that a barroom is usually the best information bank in any town (not to mention a good place for drink, meal and board), go to 83
If you suspect the most logical place an outlaw going through here might have been interested in is a bank of the usual financial sort, go to 32
Lastly, if you'd like to meet the Marshall and find out what he might tell you about this place, go to 47
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Lun 14 Nov 2011 - 10:11

MILK, pour répondre à ta question, le résumé de "L'été de la vengeance" :

" 1926, les Années Folles battent leur plein. Et en tant qu'héritier insouciant d'une riche famille de la côte Est, vous n'êtes pas le dernier à en profiter ! Surtout cet été où votre ami d'enfance, Stéphane, vous invite à passer les vacances chez lui, dans le sud de la France. Mais trés vite, la fête tourne au drame : Stéphane est retrouvé assassiné. Et c'est à vous qu'il revient de trouver son meurtrier. Une enquête qui vous fera plonger dans une sombre histoire de vengeance remontant à la Grande Guerre..."
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Lun 14 Nov 2011 - 11:08

Tiens voilà le paragraphe 1 de ma future AVH. Encore une novélisation d'un jeu que certains reconnaîtront immédiatement. Smile

1

Dès l'instant où vos pieds quittent le sol ferme du cockpit, le bruit du vent soufflant avec une force incroyable envahit vos oreilles. L'avion semble être propulsé au dessus de vous, comme si une gigantesque main invisible le rappelait vers les cieux. Un froid glacial envahit chaque parcelle de votre corps et malgré l'air qui vous enserre dans son étau, vous avez l'impression d'étouffer. Dans les ténèbres environnantes, vous ne parvenez pas à distinguer le sol sous vos pieds. Aucune trace non plus d'Aline et vos mains se crispent sur l'extracteur se situant au niveau de votre ceinture. Vous n'avez jamais pris de cours de parachutisme, ni même sauté à l'occasion, et vous ignorez totalement le moment où il faut ouvrir le parachute. Vous vous en remettez donc purement et simplement à l'instinct, et surtout à votre bonne étoile. Vous passez encore quelques secondes ballotté par les vents avant de tirer d'un coup sec l'extracteur. Aussitôt, vous entendez un sifflement suivi du bruit caractéristique de la toile qui se déplie. L'instant suivant, vous sentez une force incroyable vous attirer vers le ciel. Votre estomac se contracte violemment et vous vomissez votre déjeuner d'une seule traite. Vous vous accrochez fermement aux deux poignées du parachute, appréciant la fin de votre chute libre. Néanmoins, si cette dernière est bien révolue, vous foncez encore très vite vers un sol que vous ne pouvez toujours pas distinguer. Vous tentez désespérément de freiner votre allure en tirant de toutes vos forces sur les harnais accrochés à vos avant-bras. Le noir insondable de la nuit est maintenant teinté du gris pâle d'un brouillard épais et humide qui vous semble presque solide. Des filaments restent accrochés à vos vêtements et s'entremêlent dans votre chevelure. Soudain, vous sentez vos pieds frôler quelque chose de dur et vous ne pouvez retenir un cri où se mêlent surprise et terreur. Puis, brutalement, votre chute s'arrête net et votre estomac connaît une nouvelle contraction peu agréable. Vous tentez de vous dégager mais votre parachute semble coincé par quelque chose. La nuit se fait moins obscure ici et peu à peu vos yeux s'habituent à la pénombre ambiante qui vous encercle. Vous apercevez bientôt le sol, à environ trois mètres sous vos pieds, ce qui vous fait sursauter. En effet, vous flottez comme par magie dans les airs ! Puis vous levez les yeux et vous comprenez instantanément la situation et également la chance qui a été la votre. Lors de votre chute, votre parachute s'est pris dans les branches d'un arbre et se retrouve maintenant prisonnier des ramures. Sans nul doute, cet incident vous a évité une chute violente et peut être irrémédiable pour votre santé. En maugréant, vous entreprenez de détacher les harnais qui entravent vos jambes. Une fois ces dernières libres de leurs mouvements, vous vous contorsionnez pour tenter de trouver un point d'appui dans les branches. Ces quelques minutes pour y parvenir sont éreintantes et vous commencez sérieusement à douter d'y parvenir. Finalement, vous trouvez une position à peu près stable et vous entreprenez de détacher les harnais fixés à vos bras. Si vous avez raté votre coup, c'est une chute de plus de trois mètres qui vous attend. Heureusement pour vous, votre prise est solide et vous vous retrouvez bientôt en relative sécurité sur une grosse branche. Cette dernière craque néanmoins de manière peu rassurante et vous entreprenez de descendre rapidement de votre perchoir. Bientôt, vos pieds retrouvent la terre ferme et vous poussez un long soupir de soulagement. Pour un premier saut en parachute, vous n'êtes pas prêt de l'oublier ! Vous perdez un point de Résistance pour tous les efforts consentis. Vous détournant de l'arbre, vous cherchez dans votre manteau la lampe-torche que vous ne manquez jamais d'emporter pour toutes vos enquêtes. Aujourd'hui plus que tout autre jour, vous vous en félicitez intérieurement. La lueur pâle dévoile autour de vous un décor plutôt inquiétant. Vous avez atterri non loin d'un petit sentier, qui serpente quelques dizaines de mètres avant de s'enfoncer dans une forêt touffue. La brume que vous avez traversée un peu plus tôt recouvre les environs, instaurant une ambiance pour le moins lugubre. Vous avez peine à croire que vous n'êtes qu'à une heure de vol de Boston. Il vous semble au contraire vous trouver à des milliers de kilomètres de toute civilisation.
Soudain, un vibrement se fait sentir dans votre poche. Interloqué, vous vous demandez de quoi il s'agit puis votre mémoire se réveille. Les portables ne fonctionnant pas sur l'île faute de réseau, Johnson a insisté pour que vous emportiez des talkies-walkies. En saisissant l'appareil, vous constatez subitement que vous n'avez pour le moment aucun moyen de joindre votre employeur. Vous espérez que le téléphone fixe de Morton fonctionnera, autrement vous voilà dans le pétrin. Vous tirez l'antenne rétractable et vous dites :
« Ici Carnby.
Une voix essoufflée et tremblante se fait entendre à l'autre bout du fil :
- Carnby ! Dieu merci vous allez bien !
- Aline ? Et vous, comment allez-vous ?
- Ca va. J'ai eu de la chance ; j'ai atterri sur le toit d'une espèce de manoir. Sûrement celui des Morton. Où êtes-vous ?
- Qu'est-ce que j'en sais ? A la lisière d'une forêt je crois. On n'y voit pas à vingt mètres ici.
- Johnson ne vous avait pas remis un plan de l'île ? insiste Aline.
- Il est resté dans l'avion. Excusez-moi mais j'avais d'autres chats à fouetter à ce moment-là.
- Vous ne l'aviez pas étudié ?
- Si mais superficiellement. De toute manière, l'île n'est pas bien grande. Je finirai bien par dénicher le manoir. Restez là-bas et attendez-y-moi. Vous avez vu Morton ?
- Non, pas encore. Mais il y a une fenêtre allumée pas très loin. Je crois que je peux l'atteindre.
- Mais personne n'a entendu votre chute ?
- Visiblement non. Mais Obed Morton vit seul et il a peut-être le sommeil lourd.
- Possible.
Vous sentez la voix d'Aline s'altérer :
- Ecoutez Carnby, ça me fait mal de le dire mais j'ai une sacré frousse.
- Ne paniquez pas. Je sais que c'est une situation imprévue mais il n'y a plus lieu de s'inquiéter, vous ne risquez plus rien. Je viens vous chercher.
La voix du jeune professeur est chevrochante :
- Compris. Faites vite. »
Vous repliez l'antenne et vous rangez le talkie-walkie dans la poche de votre veste. Etant donné l'obscurité et le brouillard, ajoutés à votre méconnaissance des lieux, vous décidez de ne pas vous aventurer hors du sentier. Il vous faut simplement décider dans quel sens l'emprunter. Si vous voulez vous enfoncer dans la forêt, rendez-vous au 111. Si vous préférez partir dans la direction opposée, rendez-vous au 92.
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Lowbac
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Lun 14 Nov 2011 - 11:14

Le paragraphe 1 de Retour à Griseguilde place le lecteur d'emblée dans une urgence celle de trouver un abri, isolé qu'il est dans une lande rendue inquiétante avec la tombée de la nuit, d'ailleurs ce passage rapide du jour à la nuit crée une tension palpable, la nuit on est plus vulnérable même si une épée est à nos côtés. Une AVH DF que je lirais un de ces jours, sachant qu'une nouvelle version mastérisée^^ est en cours.
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sunkmanitu
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Lun 14 Nov 2011 - 12:34

Non Aragorn ?
Alone in the dark ??
Mais alors là c'est une nouvelle énorme ! L'année 2012 va être riche en avh fantastiques !
Excellent ! Twisted Evil
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Lun 14 Nov 2011 - 13:13

LOWBAC : pour info, la version définitive de "Retour à Griseguilde" est terminée et disponible (je ferai les illustrations plus tard).
ARAGORN : Sympa, ton premier paragraphe !
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Lun 14 Nov 2011 - 14:14

sunkmanitu a écrit:
Non Aragorn ?
Alone in the dark ??
Mais alors là c'est une nouvelle énorme ! L'année 2012 va être riche en avh fantastiques !
Excellent ! Twisted Evil

Effectivement, de "The new Nightmare" pour être exact. Avec une grosse liberté prise par rapport au jeu quand même, tu comprendras si tu lis l'AVH quand elle sortira. Wink
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Lun 14 Nov 2011 - 17:50

1er § de l'Ombre du Phoenix (Version non relue ^^ )

Alors que vous baignez dans votre sang mais aussi de celui de vos compagnons d'infortune, vous sentez que quelqu'un vous souleve et vous hisse sur un cheval. Vous parcourez un trajet d'une longueur indéfinie puis le cheval s'arette et vous sentez qu'on vous repose sur une couche ou sur un lit. Puis de nouveau tout est noir autour de vous.
A votre réveil, vous constatez que vous êtes dans un lit et qu'un énorme bandage ceinture tout votre thorax. La pièce, d'une dimension de quatre mêtres sur cinq, ne comporte qu'un lit dans lequel vous vous trouvez, une petite table de chevet en bois et sur le coté une armoire. Au pied du lit, vous apercevez une lourde épée a deux mains. Soudainement la porte s'ouvre et un barbare d'une taille imposante fait son apparition. Il a la peau mate et en le voyant vous avez un choc car il ressemble trait pour trait à ce fameux Toram dont parle sans cesse votre grand-père, mais c'est impossible car il est jeune et votre grand-père l'a croisé il y 'a plus de quarante ans.
- Ah ! Tu es enfin réveillé mon jeune ami. Sache que tu as échappé à la mort de justesse, la lance qui était fichée dans ton torse a été déviée de sa course par une petite médaille en argent que tu portais et qui est désormais pliée en deux. Mais, grace à elle, ton cœur a pu etre épargné de la pointe fatale de la lance. Le choc à quand même du être violent car celle-ci était sacrement bien plantée, si bien d'ailleurs que tes agresseurs ont crus à ta mort. C'est pourquoi j'ai pu te trouver, baignant dans ton sang certes, mais encore en vie, ce qui n'est pas le cas, hélas, de tes compagnons qui sont tous morts. Cela fait presque deux semaines que je t'ai ramassé, ramené dans ma petite maison et soigné. Pendant quelques jours j'ai même cru que tu ne survivrai pas à tes blessures, mais apparement tu es d'une constitution solide et tu t'es finalement rétabli.
Il vous demande ce que vous faisiez là et vous lui racontez en détails votre périple depuis votre village et les raisons qui vous ont amené à être intégré dans cette petite troupe. Il écoute avec attention votre récit et une légère surprise semble avoir éclairé son visage à l'évocation de votre patronyme.
- Bien je comprends, maintenant repose toi encore un peu. Au fait, je m'appelle Toram.
Ce nom ! Celui que recherche depuis des années votre grand-pere, ce serait bien lui ! Vous vous levez d'un bond à cause de la surprise mais vous êtes trop faible pour un effort aussi intense et vous retombez aussitôt dans les vapes.
Lorsque vous revenez à vous, vous constatez que votre bandage à réduit de moitié, ce qui prouve que vous êtes encore resté inconscient un long moment. Votre sauveur ne semble plus là, son épée a disparue elle aussi. Sur la table de chevet, vous apercevez une note manuscrite :

«Mon jeune ami, lorsque tu lira cette lettre tu devrais être en mesure de te lever. J'ai été appellé en renfort par un viel ami pour combattre à l'est du pays car les Trolls y enchainent les victoires depuis peu et les troupes royales déjà minées par un conflit fratricide ont subi de lourde perte. Tu n'es pas sans savoir que le Roi Belthar III a déjà subi une trahison innatendue lorsque son propre frère, Astar, a vainement tenter de le faire assassiner afin de lui prendre le trône. Depuis il a été maté et banni du royaume mais il est fourbe et trés fortuné. Depuis son repaire situé dans l'ile de Mekets où il se terre, il rumine sa vengeance. Ces Trolls ont du être payés grassements et ne sont là que pour masquer un projet plus ambitieux. Je le soupçonne de financer ou d'armer ces «Phœnix Noirs».
Assez parlé stratégie et politique, maintenant un peu de concret pour toi. Sache que j'ai aussi eu quelques nouvelles de Crestallia et d'aprés un de mes informateurs, quelques personnes présentes sur place lors du massacre des cinqs sages auraient été faites prisonnières mais ont ne sait où elles sont retenues, peu être ton père fait parti de ceux là. Regarde dans l'armoire, tu y trouveras un petit sac contenant quelques pièces d'or, une épée, un bouclier ainsi qu'un pourpoing en cuir qui, je l'espere, doit être à ta taille. Sache que depuis que ces fameux «Phœnix Noirs» sont apparus le chaos semble gagner en puissance. Adieu et Bonne chance. Toram»

Vous êtes frustré de n'avoir pu avoir les réponses aux questions en ce qui le concerne mais au moins vous pourrez, en revenant dans votre village, apporter des nouvelles fraiches de ce curieux personnage à votre grand-père. Pour le moment vous ne pensez qu'à retournez à Crestallia afin de rendre compte au capitaine de la garnison de l'attaque que votre groupe a subi. Vous ouvrez l'armoire et vous vous emparez de l'épée qui est légère et trés maniable puis vous vous parez du bouclier (+1P) et vous enfilez le pourpoing (+1P). Sur une tablette de l'armoire vous remarquez une petite bourse de cuir qui contient 15 pièces d'or et à coté une carte détaillée de la région. (Vous pouvez la consulter en fin de livre). Celle-ci vous apprend que vous êtes environ à cinq jours de marche de Crestallia. Deux options s'offrent à vous. Soit partir vers le sud, ce qui serait le chemin le plus direct. Mais il vous faudra traverser les terres verdoyantes et sauvages du Talamikun, des territoires, hélas, remplis de peuplades farouches qu'il faudra amadouer ou esquiver afin de gagner la ville de Tilksum qui est la plus proche de Crestallia.Vous pouvez aussi tenter de passer par l'est et traverser la Lande du Désespoir. Une contrée hostile, rocailleuse comportant de grandes barrières rocheuses offrant de nombreux endroits propices aux embuscades, technique préférée des pillards Erks. Mais aussi parcourue par plus de petits villages ce qui rendrait votre progression plus simple car, à chaque arrêt, vous pourrez vous reposer à l'abri d'un toit, prendre des nouvelles du front et refaire le plein de provisions. Arrivé à Sarnam, il suffira de bifurquer au sud-ouest pendant une journée et gagner Crestallia. Devant le perron vous trouvez le sac à dos dont vous a parlé Toram dans sa lettre; à l'intérieur: 5 baumes de guérison. (Occupe une place du sac à dos.)
Vous voilà fin prêt à partir d'ici. Par ou allez vous partir ?

Le sud ? Rendez-vous au 2
L'est ? Rendez-vous au 3



Et si vous etes sage demain je poste le 1er § de ma future AVH (celle sans titre Very Happy )
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http://frederic.cuvilly.perso.neuf.fr/main.php?page=Blank
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Lun 14 Nov 2011 - 17:56

Miam, c'est alléchant tout ça !
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sunkmanitu
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Lun 14 Nov 2011 - 23:06

Allez dans la continuité des mes copains, je poste le paragraphe 1 de ma dernière avh : 1930

« Bloomfield, en 1930. Cette ville située sur les bords de l'océan Atlantique est une ville parfaite pour faire prospérer nos petites affaires. Notre famille, la famille Scalabrese, se partage le territoire avec ces enfoirés de la famille Luciano. On règne sur la contrebande d'alcool, sur le jeu clandestin et sur les contrefaçons de vêtements, les Luciano s'occupent de la prostitution, des commerces divers et du contrôle portuaire. Chacun fait ses petites magouilles et tout le monde y trouve son compte ; tout le monde sauf ce con de Pete Falks, un des «associés» des Luciano qui a cru bon de nous voler un camion de whisky pour vendre le chargement et s'en mettre plein les poches ! Quel con ! On te l'a attrapé un soir au Caruso's, un bar à putes de la 58e rue, il faisait le coq avec toutes les filles et sortait des dollars par liasse. On est rentré, on l'a chopé et on l'a jeté dans la bagnole. On a roulé quelques kilomètres et pendant que je conduisais, ce con de Pete ramassait dur sur la banquette arrière ! Arrivé sur les hauteurs de Bloomfield, on est sorti de la voiture et on l'a jeté par terre, coups de pieds, coups de batte, ah putain il pissait le sang comme un panier !!! On lui demandé où était tout le putain de fric qu'il avait encaissé sur notre dos, tu sais ce qu'il nous a répondu ? Non, mais tu sais ce que ce con de Pete Falks nous a répondu ?? Qu'on aille se faire mettre !!! A nous, des Scalabrese !!! Pan, pan, pan ! Il s'est reçu trois balles de .45 dans la face et on l'a jeté comme une merde dans le fossé ! Ah mon Dieu quelle nuit ç'a été !
Quelques jours plus tard cet enfoiré de James Bolton, le numéro trois des Luciano, le type qui gère les maisons closes, les bordels si tu préfères, nous a rendu une visite, très diplomatique. Un soir, voilà que Bolton s'emmène avec trois hommes de main, costards à 500 $ chacun, et il vient me voir, face à face - j'étais en train de siroter un cognac français exquis, avec Franky Dozzo et Toto Albertino - il nous regarde et nous balance :
— Les Scalabrese, je viens pas ici pour me battre, j'ai juste un message de la part du Don (il s'appelle Siméone Luciano), on sait que vous avez refroidi Pete Falks. Le Don ne vous en tient pas rigueur pour cette fois. Il s'est rendu compte que cet enfoiré de Falks, volait du pognon aux poules de la 46è et 56è rue. Donc je l'aurais refroidi un de ces quatre matins… Alors ce qui va se passer à partir d'aujourd'hui, c'est qu'on va s'occuper chacun de nos secteurs et on en reste là… des deux côtés… Capisce ?
On n'a pas bougé d'un pouce, on a fini notre cognac tranquille puis on est rentré se pieuter. Les Luciano ne nous ont plus jamais emmerdés depuis cette histoire. Ça fait cinq mois. Puis faut aussi que j'te mette au parfum pour une autre famille qui est arrivée il y a quelques semaines, les Bologna, une bande de Napolitains qui arrivent de New York, ils se sont fait démolir là-bas et c'est le fils, Giorgio Bologna, qui a décidé de monter vers Bloomfield pour faire du pognon avec les boucheries et les épiceries. Jusqu'ici pas de soucis, ni nous, ni les Luciano on s'occupait de ce secteur. Mais je me méfie des ces fouineurs…
Ah et une dernière chose aussi, un petit conseil que j'te donne, dans ce métier, il y a trois choses que tu ne dois jamais oublier :
- Tu n'as rien vu,
- Tu n'as rien entendu,
- Tu ne dis rien ; si tu suis ces trois règles tu feras de vieux os, sinon…»

- Nicki Santoro, soldat de la famille Scalabrese -


Vendredi 3 Octobre 1930 , le jour où tout bascule.

Vous avez roulé toute la journée : livraison sur la 44e, au Tom Ashton's restaurant, une palette de Pespi Cola, sur la 23e, au Folston Club, 12 caisses de Nestlé, et ce fût les plus grosses livraisons de la journée. Tout le reste ne fût que des livraisons éclairs de quelques caisses de sodas, de quelques bouteilles de cidre importé de France et un peu de bière blonde provenant de Belgique. Vous avez mangé sur le pouce comme souvent à la mi-journée. Votre métier n'est pas plus difficile qu'un autre mais vous êtes souvent sur la route entre livraisons et réceptions des marchandises à l'entrepôt. La North Drinks Company est une bonne entreprise, qui paie bien mais vous ne comptez plus les heures de travail. D'ailleurs votre patron vous a donné votre paye aujourd'hui, le 3 Octobre, vous avez reçu 300 $ (notez-le sur votre feuille d'aventure), et vous pouvez enfin redémarrer un mois, soulagé. Vous fumez une cigarette en repensant à cette cliente d'hier, Agatha, une brune pulpeuse et vénéneuse, ce genre de femme fatale au regard et à la voix hypnotique. Elle peignait, des paysages, vous a-t-elle dit, elle comptait partir pour New York exposer ses œuvres. Vous avez essayé de lui faire la cour mais la toile d'araignée ne s'est pas refermée sur cette petite libellule. Tant pis, vous essayerez avec une autre !
Soudain vous entendez des coups de feu quelques mètres plus loin ; vous êtes près de la porte de livraison du restaurant le First Lady, la ruelle fait une centaine de mètres puis tourne brutalement à gauche. Votre camion est garé contre le mur du restaurant, prêt à rejoindre la rue principale, la 17e. Vous tournez la tête vers cette petite voie et vous ne voyez rien d'anormal. Le réceptionniste des marchandises montre du doigt quelque chose derrière vous. Vous vous retournez et vous voyez deux hommes courir en boitant vers vous. Le réceptionniste, très courageusement vous pousse hors de la réserve et tire le rideau métallique d'un coup sec. Les deux hommes arrivent à votre niveau et vous remarquez qu'ils sont blessés, l'un au ventre, l'autre à la cuisse.
— Toi, là ! Aide nous ou ils vont nous buter ces salauds !
— Mais…de quoi…qu'est-ce que…Vous ne savez pas trop quoi faire ni répondre à ces deux individus plutôt louches.
— Aide-nous bordel, tu le regretteras pas !
Vous faites monter les deux hommes à l'arrière du camion et vous les voyez se dissimuler tant bien que mal derrière des caisses de jus de fruits. Vous avez à peine le temps de refermer les portes du camion que trois hommes arrivent en courant vers le camion. Vous ne montez pas tout de suite et vous faites mine de remplir le carnet de bord des livraisons du jour. Les trois hommes arrivent à votre niveau et vous remarquez que l'un d'eux se promène avec un fusil à pompe, ils vous lancent :
— Oh toi ! Gamin ! T'aurais pas vu deux hommes courir dans cette ruelle ?

Si vous souhaitez répondre que oui, que vous étiez occupé à remplir votre bordereau, et qu'ils se sont enfuis sur la 17e rue, rendez-vous au 35.
Si vous souhaitez chuchoter aux trois hommes qu'ils sont cachés à l'arrière de votre camion, rendez-vous au 36.



Je poste aussi le paragraphe 1 du premier tome de ma future saga Samouraï (j'ai ôté volontairement la partie introduction trop longue pour être postée ici) :

Chapitre I : Les Trois Villages

Dix-neuf ans ont passé depuis votre entrée au temple de Tsuba, vous êtes désormais un vaillant combattant prêt à en découdre avec les armées du seigneur de l'ombre. O sensei Murata est venu vous trouver ce matin alors que vous méditiez sous les eaux glacées de la cascade Kiwa, tout près du temple.
Vous avez senti la présence de votre maître – bien que celle-ci soit difficile à détecter – et vous avez immédiatement arrêté votre profonde communion avec l'eau. Vous rejoignez votre maître sur les bords du petit bassin où se déverse Kiwa et vous vous asseyez tous les deux sur une grosse roche plate.
— Keijiro, il faut que je te parle.
— Je vous écoute O sensei…
— Vois-tu Keijiro, tu as aujourd'hui vingt-quatre ans et il est temps pour moi de t'informer plus précisément de ta mission en tant que samouraï de Tsuba.
Je t'observe depuis l'âge de cinq ans et j'ai vu en toi une chose que je n'ai jamais vue auparavant : la soif de connaissance.
Tu veux toujours apprendre plus, savoir plus et connaître le moindre recoin de toute chose. Tu es quelqu'un de très réceptif Keijiro, un jeune guerrier que les Forces Obscures auront du mal à faire plier mais ne t'y méprends pas, le seigneur de l'ombre connaît mille et une façons de noircir ton esprit et de le rendre aveugle à la vérité. Nous avons été prévenus que des petits groupes d'obscurs tentent de répandre une vague de terreur dans le Sud-Est des Territoires Libres. Plusieurs paysans ont été retrouvés à demi-dévorés, des champs prennent feu sans raisons apparentes et certains disent même avoir vu des samouraïs obscurs chevaucher des Okuras dans les plaines. Depuis des années nous affrontons régulièrement des créatures obscures qui viennent chercher refuge sur nos terres. Mais aujourd'hui ce sont les hommes qui changent sur l'île principale, ils deviennent fous et attaquent leurs propres familles ; c'est le signe de la Force Obscure…
O sensei Murata marque une pause, se lève et s'approche d'un sumac, petit arbuste à fleurs blanches dont l'infusion est bienfaitrice pour le sommeil. Il touche délicatement une des fleurs et aussitôt tous les pétales tombent en tourbillonnant vers le sol.
— Vois-tu Keijiro, l'équilibre de l'Archipel est aussi fragile que la fleur de ce sumac. La moindre secousse pourrait être fatale à l'harmonie que l'on tente de protéger et maintenir. Le seigneur de l'ombre veut sa revanche ; il n'abandonnera que lorsque tous les territoires seront obscurs ou lorsque lui-même et son armée ne seront plus que poussière.
— Dois-je tuer le seigneur de l'ombre ? demandez-vous inquiet et innocent.
— Non… pas encore…Ta première mission va te conduire sur les Territoires Libres. Ce soir tu mangeras Kitoshi et dans la nuit Ikki te conduira jusqu'à l'île principale. Demain matin tu te réveilleras et tu devras accomplir ton devoir. Je t'ai dessiné une carte que tu devras toujours garder sur toi, roulée dans ton kimono. Je t'ai aussi fait fabriquer un sac de toile qui contiendra quelques provisions pour les premiers jours de ton voyage. Tes armes sont entre les mains de Sakano, il les prépare pour ta mission.
O sensei Murata tourne les talons et repart vers le petit escalier de pierre qui conduit aux portes du temple. Avant de descendre la première marche il vous professe ces sages paroles :
— Keijiro, ne doute jamais de tes actes. Ce que tu vas accomplir, beaucoup de samouraïs de Tsuba l'ont tenté avant toi, mais aucun d'entre eux n'a supporté les visions répandues par les Forces Obscures. Si tu veux avoir d'autres informations, avant ce soir rend toi aux Deux Pics, au Sud d'ici et trouve Yoki. C'est le seul samouraï encore vivant qui ait combattu les Forces Obscures il y a quatre-vingt-deux ans, sur leur propre territoire. Aujourd'hui il est âgé et silencieux mais si tu sais demander il saura répondre… Et prend garde aux créatures qui vivent autour des Deux Pics…

Vous restez sans voix devant tant de mystère et vous regardez votre maître disparaître entre les branches de cèdre.

Si vous souhaitez vous rendre sans plus tarder auprès de Sakano pour lui demander des renseignements sur les armes et leurs effets, rendez vous au 2. Si vous préférez consulter la mémoire de Yoki, aux Deux Pics, rendez vous au 3.

Au suivant !
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Milk
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Mar 15 Nov 2011 - 1:13

Voyageur Solitaire a écrit:
MILK, pour répondre à ta question, le résumé de "L'été de la vengeance" :

" 1926, les Années Folles battent leur plein. Et en tant qu'héritier insouciant d'une riche famille de la côte Est, vous n'êtes pas le dernier à en profiter ! Surtout cet été où votre ami d'enfance, Stéphane, vous invite à passer les vacances chez lui, dans le sud de la France. Mais trés vite, la fête tourne au drame : Stéphane est retrouvé assassiné. Et c'est à vous qu'il revient de trouver son meurtrier. Une enquête qui vous fera plonger dans une sombre histoire de vengeance remontant à la Grande Guerre..."
'


Ainsi donc j'avais vu juste. 8)

Tu as un bon defi quand meme, rendre un gosse de riche sympathique. Wink
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Mar 15 Nov 2011 - 15:37

Tant qu'on y est, autant s'y lancer :
Dans l'Ouest des Collines aux Saules, que traversent maints cours d'eau bouillonnants et vifs comme le vent, se trouvait un petit village aux toits hauts et rouges que l'on nommait Feroville. Ses habitants - comme ceux de autres villages des Collines aux Saules - vivaient principalement des champs environs et du flottage du bois ; nombres de forêts poussaient autrefois dans les Collines aux Saules, et on y trouvait du bon bois, solide bien qu'aussi souple qu'il le fallait ; et la récolte des bûcherons était acheminée jusqu'aux grandes villes du Ryloa grâce aux joyeuses rivières qui coulaient dans les Collines aux Saules. Pourtant, malgré l'argent que l'on retirait de cette activité asez profitable, nul Ferovillois ne se fût approché du Bois des Trois Sœurs, bien qu'il fût visible depuis l'entrée du village.
Cela tenait au fait que ce bois avait une très sinitre réputation. Chaque année, en effet, toujours la veille du printemps, à la tombée de la nuit, une étrange lueur rougeâtre émanait d'entre les arbres de cet forêt. Elle teintait maléficieusement les premières maisons du village ; et les chiens de ces chaumière-ci se mettaient inexplicablement à gémir et à se recroqueviller sur eux-mêmes ; les chats se cachaient au greniers ; et les habitants sentaient le voile froid de la peur de l'inexplicable flotter devant leur yeux.
Mais ce qui faisait véritablement la lugubre renommée du Bois des Trois Sœurs, c'était que, à l'aube de chacune de ces nuits - surnommées par les habitants du village «Nuits de l'Etrange» - l'on s'apercevait qu'un Ferrovillois avait disparu. En vérité, il n'en fallut pas plus - si ce n'est quelques témoignages douteux - pour que se créât une légende ; et peut-être n'avait-on pas tort ; car une disparition de ce type survenait après chacune des «Nuits de l'Etrange». Un jour, on finit par réunir le Conseil du Village, composé principalement des Anciens et de quelques-uns des plus jeunes, que l'on savait sages ; et il débattit longuement. Lorsque s'éteignit le crépuscule, il fut décrété que des offrandes seraient déposées à l'entrée du bois à la fin de chacunes des saisons où l'on récoltait ; et ainsi fut fait, car censée semblait cette décision ; et ce, bien que les Ferovillois fussent endurcis par les rigueurs de la vie.
Cette idée connut un demi-succès ; car, si les montrueux prélèvements annuels ne cessèrent pas, ils devinrent plus ou moins graves en fonction des dons : le Bois prenait un vieillard impotent ou, au pire, une petite jeune fille, si les offrandes avaient été généreuses, ou, dans le cas contraire, un homme dans la force de l'âge. Les villageois restants, quant à eux, commencèrent à spéculer follement sur le sort des choisis. Que leur faisaient les «Esprits du Bois» ? Nul ne le savait. Pourtant, nombreuse étaient les hypothèses ; et peut-être l'une d'elle refermait-elle un germe de vérité ?
Justement, il est temps pour vous de le découvrir. Car les mytérieuses forces du Bois des Trois Sœurs vous ont appelée, et vous êtes obligé de les écouter. Si bien que, vous, Niv, jeune fille ferrovilloise d'une quinzaine d'années, vous vous trouvez maintenant à l'orée de la Forêt, en chemise de nuit, sans songer à ce que dirait votre père, le plus riche propriétaire du village. Les lumières rougeâtre qui s'échappent du bois vous attirent étrangement, et peu à peu, comme dans un rêve, vous pénétrez dans les arbres maudits… Survivrez-vous à cette nuit ? Pour le savoir, rendez-vous au 1

1

Comme dans un rêve, vous marchez sur l'étroit chemin qui court entre les arbres épais. Vous avez l'impression que l'un de ces vampires revenus du fond de âges qui peuplent le folklore des Collines aux Saules s'est introduit dans votre esprit, contrôlant vos pensées. La grise lumière de la lune éclaire vos pas, s'infiltrant dans les trous des grands arcs de feuilles, que la végétation forme au-dessus de votre tête. La douce clarté argentée illumine également les nœuds formidablement complexe que la végétation a formés au cours des siècles. Malgré votre pas hésitant, vous parvenez à ne pas trébucher sur les lourdes racines qui en plusieurs endroits ont crevé le sol. Le chant tranquille des grillons parvient à vos oreilles. Sans que vous ne vous rendiez compte, les heures passent au rythme de cette sereine mélopée. Peu à peu, l'impression que vous aviez d'avoir un parasite dans votre tête s'efface, vous laissant une curieuse sensation de vide. Lentement, vous reprenez vos esprits, et vous vous apercevez avec stupeur que vous êtes dans le Bois des Trois Sœurs ! Interdite, vous vous ressaisissez néanmoins rapidement, et vous comprenez que vous devez en sortir le plus vite. Cette nuit est l'une des Nuits de l'Etrange… Mais par où aller ? Vous songez immédiatemment à faire demi-tour, mais une soudaine vous prend à la gorge quand vous regardez le chemin par lequel vous êtes venue. Un sentiment diffus de danger vous semble en émaner, et vous décidez de faire confiance à votre instinct. Cette décision vous paraît deux fois plus sage quand un bruit sourd se fait entendre dans votre dos… Vous décidez donc de continuer vers l'avant. Autour de vous, la végétation continue à s'épaissir, prenant des formes grotesques et phantasmatiques. Un peu plus loin, le sentier se divise, de part et d'autre d'un vieux chêne, en deux autres chemins, partant respectivement vers l'Est et le Nord. Vous y jetez un bref coup d'œil. De chaque côté, l'obscurité et le silence semblent régner. Vous devez néanmoins choisir une direction. Si c'est vers le Nord, rendez-vous au 2. Si c'est vers l'Est, rendez-vous au 3.

Ce n'est qu'une idée. Je ne sais même pas si ça ira loin. Mais on ne sait jamais...
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AqME
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Mar 15 Nov 2011 - 20:49

Premier paragraphe de ma première AVH finalement nommée "Sorcières":

La nuit est votre élément. Vous ne savez pas pourquoi, mais la nuit vous attire, vous plait et c'est dans les moments les plus profonds que vous êtes le plus efficace. Est-ce le calme apaisant? Est-ce ce sentiment d'être seul au monde? Ou bien est-ce les lumières blafardes et criardes que projètent les néons des devantures de magasins, vomissures fluorescentes tapissant le pavé? Vous n'en savez rien, mais vous êtes un oiseau de nuit.
C'est le nez dans vos dossiers, un soir, que vous êtes dérangé par le clignotement surexcité du téléphone reposant sur votre bureau. Vous regardez la provenance de l'appel interne et c'est avec une certaine surprise que vous voyez que l'appel provient du bureau de votre chef. Voilà quelque chose qui a lieu d'être surprenant, car votre chef ne travaille que très rarement la nuit, sauf lors que quelques opérations pour prendre en flagrant délit des dealers ou encore des maquereaux. Vous reposez vos dossiers, en soufflant un bon coup, car la paperasse n'a jamais été votre truc et vous prenez la direction du bureau du grand manitou.
Alain Lando est votre chef. un homme corpulent, grisonnant et avec une moustache bien fournie vous attend derrière un bureau impeccable qui laisse voir un homme méthodique, à la limite maniaque.Il lève les yeux vers vous, vous lançant un regard fatigué, et, d'un geste négligé de la main, vous fait signe de vous asseoir. Bien entendu vous acceptez le siège offert et vous vous tenez à l'écoute.
_ « Bien, nous avons un léger problème. Une série de meurtres assez… glauques s'est produite en Avignon. Les agents sur place sont un peu débordés et font chou blanc. C'est pour cela qu'ils veulent que vous alliez jeter un œil.
_ Je veux bien, lui répondez-vous, mais je n'ai pas encore fini de ranger tous mes dossiers et il reste encore l'affaire Beethoven à résoudre ici.
_ Pour les dossiers clos, ce n'est pas forcément urgent. Et en ce qui concerne l'affaire en cours, je mets votre remplaçant sur le coup, cela le fera monter en grade et je pense qu'il possède le talent nécessaire au bon déroulement de l'enquête. Vous partez demain matin.
_ Attendez, en quoi cette affaire est si sordide?
_ Vous ne regardez jamais les infos? Trois enfants ont été retrouvés morts en trois jours d'intervalle, à ce ryhtme là, un couvre-feu risque d'être mis en place et les écoles vont surement fermées. Mais le pire, c'est les morts des enfants.
_ C'est-à-dire?
_ Les autorités avignonnaises ont retrouvé une jeune fille immolée, un garçon de onze ans pendu à un arbre et une autre fillette noyée dans le Rhône.
_ Tout cela ressemble à des suicides… dites-vous.
_ Sauf que l'âge des enfants est assez alarmant, et la fréquence des décès restent, comment dire, alarmante.
Vous hochez légèrement la tête en signe d'acquiescement, vous prenez le dossier que vous tends Alain et vous partez chez vous pour préparer vos affaires.


Vous arrivez sur Avignon en fin de matinée. C'est la première fois que vous vous rendez dans cette ville et les remparts entourant le centre-ville vous surprenne et vous font dire que vous allez aimer cette ville.
Le commissariat est assez grand et vous êtes accueillis comme il se doit par les agents en charge de l'enquête. Pierre Boulle est le chef de cette cellule d'enquête et il se tient à votre disposition pour tout renseignement.

Si vous souhaitez lui demander des renseignements sur le premier meurtre, c'est-à-dire la jeune fille immolée, rendez-vous au 25
Si vous souhaitez lui demander des renseignements sur le deuxième meurtre, le jeune garçon pendu, rendez-vous au 13
Si vous souhaitez lui demander des renseignements sur le troisième meurtre, la fillette noyée, rendez-vous au 8
Mais vous pouvez aussi lui dire que vous souhaitez tout d'abord visiter la ville pour vous imprégner de l'environnement de la ville, à ce moment-à, rendez-vous au 3
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Mar 15 Nov 2011 - 20:54

y'a pas mal de 1er § qui donnent envie Smile
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Mar 15 Nov 2011 - 21:38

Putain, Aqme je sais pas si t'es au courant mais en guise d'accroche ton avh fait mal ! Je ne lis pas beaucoup de polars , j'ai essayé les Patricia Cornwell, j'ai pas aimé, par contre je bade jean christophe Grangé, et là pour le coup ton paragraphe 1 met l'eau à la bouche comme les chapitres 1 des bouquins de Grangé. Vite qu'on la lise ton avh ! Ouaww ! Twisted Evil
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Mar 15 Nov 2011 - 23:53

Merci Sunk, mais j'avance trèèèèèès lentement, tout ça à cause de mon boulot et de mon petit de un mois qui me prend beaucoup de temps et d'énergie!

Attention tout de même, c'est du polar fantastique horrifique! Contrairement à Grangé (que j'adore aussi même si je n'ai lu que le vol des cigognes et les rivières pourpres), on va vite se retrouver dans du fantastique pas tendre.
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Mar 17 Jan 2012 - 16:39

Et de ceci, que pensez-vous ?



]Loin à l'Est de notre pays se trouve, bâtie sur le flanc du volcan de Feryr, la ville de Get-Hor. Jadis, elle était entourée de vastes champs et de verdoyantes prairies ; et selon les légendes qui courent dans la ville, cette époque dura trois milles ans environ. Mais, à son terme, le volcan sur laquelle la Cité était construite entra en éruption ; et les laves et les nuées ardentes brûlèrent tout ce qu'elles rencontrèrent, ne laissant qu'une terre noircie derrière elles. Assurément, il y avait quelque sorcellerie là-dedans ; car, contrairement à ce qui se passe habituellement, le sol devint et resta stérile ; et la Cité faillit être abandonnée par la centaine d'habitants survivants. Seule la découverte — due uniquement au Destin — de prodigieux gisements de métaux et plu tard de diamants permit à Get-Hor de devenir ce qu'elle est aujourd'hui : une cité minière, qui vit uniquement grâce aux richesses du sol et à l'argent qu'elle en tire.
Je me suis rendu dans cette ville ; et je dois admettre qu'elle m'a paru fort étrange. Sa présence dans le désert poussiéreux alentour est si impossible que l'on croit d'abord à une illusion ; mais ce sentiment disparaît quand l'on s'en approche. Elle est ceinte d'une immense muraille de pierre noire telle qu'elle semble avoir été taillée d'un seul tenant ; et seul un œil exercé peut démontrer la fausseté de cette idée. Ces remparts, entourés de douves remplies de lave, ont probablement été conçus pour résister à un siège ; mais la cité ne produit pas les ressources avec lesquelles elle pourrait se nourrir ; sans le commerce de matières précieuses et d'armes, elle aurait été depuis longtemps abandonnée. Lorsque l'on passe ensuite la grande porte Sud, on est tout de suite saisi par l'architecture de la ville, si décadente et fantastique que l'on a l'impression que de sombres secrets se cachent entre les hautes voûtes que forme le toit de maisons des rues les plus étroites. Au centre de la ville se trouve le Grand Réservoir. En effet, comme il n'y pas de source ni de puit entre les mur de Get-Hor, l'on a fait d'un métier l'activité d'aller chercher de l'eau à un fleuve coulant à quelques lieues de là. Les Chercheurs d'Eau font ainsi partis des personnes les plus respectées de la Cité. A certains endroits de la ville, de la lave en fusion coule dans les rues, jaillie de profondeurs même du volcan de Feryr ; on a cependant su la contrôler et la faire passer par d'étroits canaux, grâce auxquels le feu liquide alimente les Forges de Get-Hor. Là se forgent encore des épées à la manière perdue des Héogarts, premier des Peuples Orhinityiens à fondre le métal. Ces armes sont réputés dans tout l'Est de notre Continent, et certaines d'entre elles voyagent même jusqu'à Prhêtän, la ville la plus septentrionale du lointain Orguyl.
Grâce à elles, les Horiens purent se lancer sans crainte dans les Grands Conflits, qui ont secoué l'Oloïd durant maintes années, et gagner de nombreux hectares de terre, le rendant moins dépendant du commerce.
Cette guerre fut menée par le Roi Noir, maître de la ville depuis une cinquantaine d'années. La Dynastie des Seigneurs Noirs, dont les membres sont perpétuellement masqués, remonte à une couple de millénaires, à l'époque où se réveilla le Volcan de Feryr. Le premier d'entre eux, anonyme — comme tous ses descendants par ailleurs — sut réunir les survivants et en faire une nation unie. L'actuel Roi Noir est cependant vieux, et va probablement trépasser dans peu de temps.

Hyt Oll, Géographie et Chronologie de l'Oloïd et de ses Peuples, XX, i
Un sinistre rictus déforme votre bouche. Vous êtes enfin parvenu à ce que vous considérez comme le but ultime de votre vie. Devant vous se dresse la noire muraille de Get-Hor, la Cité du Feu et du Métal. Vous allez pouvoir vous venger du Roi Noir, vous venger de la perte de sa famille, de votre vie, de votre folie, enfin ! Car vous êtes fou ; vous-même ne l'ignorez plus. Vous êtes fou depuis ce jour maudit, où le Roi Noir et ses combattants déferlèrent sur Ak-Ryad la Belle, la réduisant à une ruine fumante. Les soldats détruirent tout ce à quoi vous teniez, sauf votre vie. Non, ils se contentèrent vous le torturer jusqu'à l'aube, bien après que vous eussiez crié grâce. Ses bourreaux partirent alors, et vous n'avez guère de souvenirs d'eux. Vous conservez cependant dans votre mémoire, comme si elle avait été marquée au fer rouge, la ténébreuse silhouette du Roi Noir qui, le dernier, vous frappa de son fouet, avant de vous abandonner, attaché à l'un de rares arbres encore debout. Mais, — malheur à lui ! — vous en avez réchappé, grâce à l’aide providentielle d’un voyageur miséricordieux, et vous vous tenez là, devant la ville. La folie hante votre esprit, et le désir de tuer le Roi Noir obsède vos pensées. La lucidité a en grande partie déserté votre esprit, et ce qui reste est, avec votre intelligence, au service de votre ultime dessein. Pendant de nombreux jours, vous avez marché à la recherche de Get-Hor, vivant comme une bête, traquant vos proies comme un loup, dormant comme un chat, tout les sens aux aguets, même au plus profond de vos rêves de vengeance. Vous n'êtes d'ailleurs guère éloigné de l’animal ! Car votre âme a perdu la faculté d'éprouver la plupart de sentiments propres aux humains, tels que la compassion, l'amour, la jalousie et maints autres encore. Seul reste le désir de vengeance. Que vous allez bientôt accomplir. Un sourire tord de nouveau votre face à cette idée. Votre main descend, sous votre cape, au niveau de votre ceinture, où elle sent la poignée d'un poignard, seul souvenir que vous ayez d'Ak-Ryad. C'est par cela que le Roi Noir mourra — ou que vous vous suiciderez, si, aux premières lueurs de l'aube suivante, votre cible n'est pas morte. Vous souriez une dernière fois, puis vous rejoignez la grande Porte Sud de la Cité, votre bâton de marcheur à la main. Tandis que vous avancez ainsi, les Forges du Roi Noir commencent de concert à exhaler leur fumée sombre, bien visible dans le ciel céruléen du matin. Vous voyez un présage de mort dans ces vapeurs obscures et, bien que vous ne sachiez à qui il s’adresse, estimez que c'est de bon augure…
Lisez les règles, puis rendez-vous au 1.
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Capricorne Coq
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MessageSujet: Encore un matin !   Sam 21 Jan 2012 - 10:16

Je me lance dans ma première AVH. Pas de système de règles. Par contre, il faudra comptabiliser deux paramètres dans l'aventure.

Je ne me souviens plus vraiment qui est cette superbe brune pulpeuse.
Tout ce que je sais, c'est que j'ai envie de me la taper depuis un bon moment, qu'elle n'est pas farouche et toute disposée à répondre à mes avances.
Dès que l'on s'était vu, sur un quai de gare, nous avions directement commencé à nous tripoter.

Maintenant, nous sommes sur le "point de", et je me suis presque entièrement déshabillé (j'ai encore mon tee-shirt et mes chaussettes), dans ce qui a l'air d'être ma chambre.
Mais voici que la porte s'ouvre en grand fracas.
Entrent alors dans la pièce mes parents, mon frangin, ma grand-mère.
J'ai juste le temps de dire à ma belle brune sous la couette : "On se retrouve un peu plus tard, surtout ne t'en vas pas".
Là j'ai complètement la honte, toute la famille me dit que je devrais aider pour faire la vaisselle (il me semblait pourtant qu'on avait un lave-vaisselle, merde !).
Curieusement, personne ne semble remarquer que je suis à poil et en train de bander.

Je suis obligé de m'habiller et de descendre au rez de chaussé. J'esquive la tache ménagère, et sort dans le jardin par une porte située dans l'escalier.
"Oooh hé Ohé". Où es tu ma belle brune ?
Bon sang de merde, à tous les coups elle s'est tirée, et moi je reste là à bander ferme.
Il faut vraiment que je me soulage, là !

Coup de chance, je la retrouve, elle m'appelle, à moitié nue, depuis une cabane en cuir située au fond du jardin.
Nous commençons à nous rouler des pelles et rapidement débutons d'autres actions mutuellement délicieuses.
Mais soudain un bruit énorme : VRRRRRROOUMMM PET PET PET "passe à gauche Marcel, droit devant maintenant".
Le toit et ce qui reste de la cabane s'envole complètement, dépiautés par un énorme tractopelle.
Ma brune et moi sommes totalement à découvert, déjà emboités dans une des multiples positions du kamasutra.
En fait, j'avais jamais vraiment réalisé que notre jardin était au milieu d'un énorme chantier de construction.
Il y a deux douzaines d'ouvriers qui nous matent, auxquels s'ajoutent des dizaines de passants sortant d'une bouche de métro à proximité.
Impossible de continuer à forniquer dans ces conditions.
Je dis à ma brune de me retrouver dans un endroit plus calme.

Là ça urge, ça urge mortel. Il faut que j'arrive à conclure, quoi qu'il arrive.
Je cherche désespérément ma brune (qui a disparue après l'histoire de la cabane).
Impossible de la trouver, elle a peut être définitivement foutu le camp. Saleté de bordel de putain de merde, je vais pas pouvoir tirer mon coup avec cette nana si bonne qui me rend barge.
Je cours vers l'entrée d'un building comme on en voit dans les séries américaines.
Il y a des plantes, des gens partout, pleins de bureaux "open space", et un grand kiosque au milieu qui semble être une plateforme d'accueil.
Oh miracle !
Ma brune est justement habillée en hôtesse derrière le bureau d'accueil, et elle me fait signe, en passant sa langue humide sur ses lèvres tendres.

Plus rien à foutre, ce coup ci plus rien ne m'arrêtera !
Je saute derrière le bureau d'accueil, nous reprenons là où nous en étions resté.
Les gens qui font la queue au bureau d'accueil et qui nous matent peuvent aller se faire voir. C'est plus ça qui va nous émouvoir.
Ma belle brune en veut autant que moi, notre excitation est à son comble et nous pouvons nous en donner à cœur joie.
Je nage en pleine volupté, je sens que ça va venir, ouais, ça va venir là, j'ai juste besoin d'un peu de temps encore et .....
Tititititiiiiiiiit Tititititiiiiiiiit Tititititiiiiiiiit Tititititiiiiiiiit Tititititiiiiiiiit Tititititiiiiiiiit Tititititiiiiiiiit .....

Rendez-vous au 1.


1


Aaahhrrr, Ahhhaaaarrrrrrrrr.........
Je ressuscite d'un gouffre sans fond, d'un endroit chaud et doux qui était située au plus profond de moi-même.
Saleté de réveil qui me sort du sommeil le plus total.
Je suis fracassé, complètement fracassé.
Il faut que je bouge, mais je ne peux pas. Et l'autre qui continue sa sonnerie, mais il ne faut surtout pas que je le coupe maintenant, je risquerais de me rendormir.
Tititititiiiiiiiit Tititititiiiiiiiit Tititititiiiiiiiit .....
Et ce maudit rêve, je n'aurais pas pu le faire plus tôt dans la nuit ?
J'aurais pu conclure ! Et pourquoi tous ces gens qui m'empêchent de conclure aussi !
C'était quand même pas compliqué comme situation !

J'ouvre l’œil, et regarde le réveil...
QUOI ?!?!
Il s'est déjà passé 10 minutes ?
J'ai pas pu divaguer pendant 10 minutes, c'est pas possible.
Il faut que je me lève, j'ai plus le choix.
Il faut que je me prépare, que je m'habille, que j'aille bosser.
Mais je suis complètement amorphe, c'est trop dur d'être réveillé en plein rêve.
Tout va être très difficile à faire ce matin, je le sens, et ce début de journée complètement foiré m'a mis en rogne.
Je me connais bien, toutes les fois où j'ai commencé une journée comme ça, j'ai été de mauvais poil.
Et je ne peux quand même pas faire supporter ma mauvaise humeur à mes collègues, qui, par chance, sont des gens sympathiques.

D'abord je coupe le réveil, ensuite j'ai deux objectifs :
- J'ai 60 minutes pour arriver à mon boulot.
- Sur une échelle abstraite, mon niveau de mauvaise humeur serait de 10, et je dois le descendre à zéro avant d'arriver au taf.

Maintenant, je dois tout faire le plus vite possible, alors que je suis dans l'exact état psychologique où l'on a rien envie de faire du tout.
Par quoi commencer ce matin ? et est-ce que l'urgence de la situation me permet de faire comme d'habitude avant de partir bosser ?

Je reste encore un petit peu au chaud sous la couette histoire de bien me réveiller (Rendez-vous au 4)
Je vais faire pipi (Rendez-vous au 7)
Je fais bouillir de l'eau pour prendre vite fait un café soluble, en surfant un petit peu sur internet (Rendez-vous au 31)
Je vais faire caca (Rendez-vous au 18)
Je vais me laver, me raser, m'habiller, me brosser les dents (Rendez-vous au 9)
Je m'habille directement sans me laver, sans me brosser les dents (je prendrais un chewing-gum airwave pour l'haleine), et me rase vite fait (Rendez-vous au 14)
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Sam 21 Jan 2012 - 13:30

De quoi enchanter mes heures de libre Enchanteur appréciant l'idée d'un "Pas de système de règles";;;. Ce serait cool sinon de te présenter dans la section dédiée du fofo : Présentations. Merci à toi.
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Dayne
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Mer 29 Fév 2012 - 21:21

*


Dernière édition par Dayne le Mer 31 Oct 2012 - 21:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Jeu 1 Mar 2012 - 16:41

CHASSEUR DE PRIMES /1

LE DERNIER SOLDAT.


(à lire de préférence après l'introduction disponible dans ma signature)

1

"C'est une mission dangereuse, la plus dangereuse de toutes celles qui vous ont été confiées jusqu'à présent. Mais je sais que votre courage n'a d'égale que votre sens du sacrifice. Thémis vivra!»

D'habitude vous n'appréciez pas vraiment ces sermons, mais le général Thirbaël a toujours eu le don de galvaniser ses troupes avant le combat. Pourtant, en ce jour naissant, vous n'êtes que sept à écouter cette exhortation dans ce hangar secret, perdu quelque part dans les Monts Huzuqek: le général, cinq de vos plus fidèles compagnons et vous-même. Sept paires d'oreilles, à peine moins que le nombre de personnes impliquées dans la mission qui vient de vous être confiée. Un secret soigneusement entretenu, tant il est déterminant pour l'avenir de toute la planète: c'est aujourd'hui qu'un commando va détruire l'Anneau de Feu. Ce commando a été soigneusement choisi par Thirbaël en personne, la crème des pilotes résistants. La chose n'a pas été facile, ni humainement, ni techniquement. Les six volontaires qui composent le commando proviennent de quatre régions différentes et de cinq réseaux de résistance distincts; autant dire que Thirbaël a mis tout son poids dans la balance dans le recrutement de ses hommes. Vous connaissez assez bien Ilfal pour l'avoir déjà cotoyé dans votre propre réseau de résistance. Cet ancien mineur, à la machoire carré, est avare en mots mais l'intensité de son regard, caché d'épais sourcils déjà blanchis, en dit bien plus sur sa détermination que de longs discours. Il est l'unique survivant d'une famille nombreuse, décimée par une expédition punitive zélosienne; peut-être est-ce là une explication du caractère taciturne du personnage que la Mort ne semble effrayer car c'est une vieille compagne de route… Vous vous remémorez une mission à laquelle vous aviez participé tous les deux et durant laquelle, au mépris de toute prudence, Ilfal avait affronté seul et à découvert les phaseurs d'une centaine de Zélosiens déchainés. Uthlaur apparait dès lors comme l'exacte antithèse d'Ilfal: jovial, toujours le sourire aux lèvres en même temps qu'une cigarette Hermienne, cet ancien pêcheur de la côte Londothique n'a guère de mal à se faire des amis au sein de ses compagnons d'infortune. Pour lui, la vie est une partie de pêche à tous les niveaux: la mission du jour ne s'apparente pour lui qu'à aller récupérer du corail au milieu d'un banc de dangereux cérens, ceux-là même qui lui ont ôté trois doigts à la main gauche. Comparés à ces deux personnalités opposées, Harvan et Easlur apparaissent comme des caractères effacés. Kuliatha, enfin, est la seule femme de l'équipe. Cette grande blonde, au chignon strict, en impose par son allure et sa détermination; sa poigne de fer est en tout cas celle qui vous a été la plus douloureuse à serrer depuis des lustres. Quant à vous… Dans une autre vie, celle d'avant la guerre, vous viviez de cette espèce d'osmose qui consiste à s'enrichir des biens de riches propriétaires thémisiens. En d'autres termes, vous étiez un voleur… Les premiers mois du conflit d'ailleurs n'ont pas été pour vous une période délicate, loin de là. Peut-être parce que vous résidiez dans un hameau reculé, où la présence zélosienne se résumait à quelques patrouilles clairsemées; sans doute aussi parce que la guerre peut être source de profits substantiels pour qui sait faire des affaires. Le trafic d'armes, outre quelques sueurs froides, vous a permis de vivre pendant plusieurs mois d'une rente confortable. Tout a basculé un soir, lorsqu'un enfant terrorisé est venu frapper à votre porte: gravement blessé au bras, il était le dernier représentant d'une famille qui venait de se faire massacrer par un officier zélosien. Vous n'aviez jamais imaginé qu'on puisse oser ainsi s'en prendre à la vie d'un innocent. Ceci explique sans doute pourquoi vous avez pris un plaisir sadique à trancher un par un les tentacules de cet officier, avant de le laisser se vider de son sang dans les égoûts où il doit encore pourrir… De voleur, vous étiez devenu un chasseur de primes. Non pas que les sommes que vous remettaient des familles éplorées pour retrouver un proche (et accessoirement régler leur compte à quelques aliens…) vous soient importantes… sauf peut-être au début. Les exactions commises par l'occupant vous devenaient en fait de plus en plus insupportables. La suite - votre entrée dans un réseau de résistants - n'a été que l'aboutissement logique d'une «carrière» jusqu'ici peu glorieuse.
En dépit de leurs différences, toutes les personnes rassemblées ici présentent un point commun: ce sont des pilotes hors pair. Car Thirbaël a aussi relevé le défi de rassembler dans la base six navettes zélosiennes. Vous n'avez pas osé l'interroger sur la manière dont il s'y était pris, mais nul doute que le général a su faire jouer toutes ses relations. «Dans ces engins, nos ingénieurs ont déjà chargé les codes d'identification dans les ordinateurs de bord. Vous devriez pouvoir traverser les défenses de l'ennemi sans trop de difficultés; réussissez, les amis! Cette information a coûté la vie de huit de nos hommes…». Vous sentez, à l'étranglement dans sa voix, qu'un poids encore plus important pèse sur vos épaules…
Vous passez une main sur le nez d'un des appareils: ces navettes sont des chasseurs d'escorte de la flotte zélosienne, des machines plutôt rustiques aux dimensions restreintes, adaptées au physique de leurs concepteurs. Vous serez contraints de vous introduire à l'intérieur en vous glissant dans une espèce de conduit exigu où vous n'aurez pour ainsi dire aucune marge de manœuvre. Vous avez le choix entre deux types de vaisseaux: le chasseur léger, un engin rapide, élégant, d'une très grand manœuvrabilité mais au blindage réduit et à la consommation élevée; ou alors le chasseur lourd, plus lent, moins manœuvrable mais puissamment armé. Si vous préférez le premier type d'engin, rendez-vous au 7; si vous optez pour le second, rendez-vous au 8.

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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Jeu 1 Mar 2012 - 20:01

Hum depuis le temps que j'aurais dû le faire Razz

L'écume des temps

Chapitre I: Le prélude des temps
1

Abandonné à la contemplation de l'immensité céleste parsemée d'étoiles, seul royaume ayant échappé à la laideur du monde, vous êtes tiré de votre rêverie par un grognement étrange, vous-vous redressez sur votre séant pour apercevoir juste devant vous, une ombre inhumaine.
-Réveille-toi ! bouillonne-t-elle…
-Debout sale chien !
Vous ouvrez un œil, réveillé en sursaut par les cris gutturaux du contremaître. Ca a commencé il y a environ quatre mois, d'abord espacé, ce rêve, ou est-ce plutôt un cauchemar, vous semble à chaque fois un peu plus réel, vous livre à chaque fois à un réveil d'autant plus difficile à négocier. Suivant toujours cet impérissable schéma, cet immuable scénario solidement planté à la lisière de votre conscience en dépit des sentiments nouveaux qu'il réveille en vous au fil du temps… D'abord, la lumière radieuse des étoiles plongée dans votre regard semblant moquer votre petitesse de toute leur inaccessible splendeur, perdues dans cette infinitude de mondes que jamais - vous le savez- vous n'explorerez. Cet instant de béatitude est rapidement rompu lorsque ce râle vous interpelle, il est rauque, rocailleux, rampant dans le silence nocturne. C'est ainsi que cette… silhouette inquiétante dont vous n'avez jamais pu identifier les traits vous exhorte à vous réveiller. Et instamment c'est ainsi que les choses se déroulent. Au début vous n'y prêtiez que peu d'attention, vos journées se ressemblant toutes votre esprit n'ayant rien de nouveau à se mettre sous la dent, n'aurait donc rien d'autre à produire, non ? Vous n'y aviez vu qu'un signal insensé, de stupides élucubrations d'une conscience sclérosée bafouillant n'importe quoi.

Pourtant ce rêve devint très rapidement votre seule échappatoire, le seul moment où la peur quittait vos tripes, vous devinant plus que vous ne vous devinez vous-même il crût en vous comme un objet de fascination devenant la seule source d'exaltation dans votre misérable existence, la seule chose capable de maintenir la sensation de ne pas être qu'une foutue machine organique. Habillant vos jours de vos songes nocturnes il est de ces phénomènes étrangers à la raison qui échappent aux lois établies par l'esprit. Vous le simple anonyme noyé parmi la masse, le pauvre orphelin de guerre n'ayant ni lieu de vie ni famille restante, utilisé comme main d'œuvre sur les nombreux chantiers et ruines environnants ce pays mutilé de cicatrices comme autant de stigmates d'un monde qui s'efface.
Que les chantiers succèdent aux ruines puis aux architectures n'y changera rien. Leur seule fonction assumée et avouée, est la domination; enchevêtrée à la conscience des masses, elle crèvera toujours ses espoirs de révolte contre ceux qui l'étouffent.
Ponctuant ses dires le cinglant coup de pied dans les côtes du contremaître vous arrache un râle sourd, et vous vous tordez sur vous-même.

-Lève-toi misérable ! Tu vas me finir d'aller casser ce mur et plus vite que ça. Lance-t-il par dessus son épaule avant de quitter la tente.

Il laisse à votre disposition pour ce faire, une masse que vous pouvez noter comme arme dans votre feuille d'aventure et qui vous permet des DOMMAGES équivalents à 1 D + 1. Mais qu'allez-vous décider de faire à présent ?


Allez-vous obéir à ses injonctions en vous traînant jusqu'au 47 ou préférez-vous vous tailler une petite balade matinale alentour en allant au 89 ?
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Mer 14 Mar 2012 - 18:36

Voilà ce qui serait le premier de ma première AVH:
PERSECRET
L'Epopée des Monts Oubliés

Vous prenez une grande bouffée d'air en regardant l'horizon depuis la fenêtre de votre chambre à l'auberge, et serrez un peu plus fort votre Amulette de Pouvoir. C'est un cadeau que chaque Persecret se vois remettre avant sa première exploration. C'es votre première véritable expédition que vous vous apprêtez à faire, et la plus périlleuse sûrement. Mais pas la dernière, oh non! Du moins c'est l'état d'esprit avec lequel vous partez. Vous allez percer tous les mystères qui nimbe ce massif légendaire et devenir le Persecret du Siècle!
Vous êtes arrivés il y a quelques jours dans le dernier des villages qui se tient le plus près des montagnes, où vous avez fait une escale pour terminer vos préparatifs. Votre détermination est sans faille,et vous avez la certitude que votre périlleuse expédition sera un succès…
Après avoir pris un grand petit déjeuner et avoir terminer vos affaires, emportant un lot de provisions, vous quittez l'établissement en payant la note au comptoir. Vous vous dirigez vers une petite maison située à l'extérieur du village. Elle ne paie pas de mine, ses murs gris couverts de lézardes par endroits, son toit auquel manque quelques tuiles qui devaient être rouges à l'origines mais se rapprochent maintenant plus d'un pâle orange. Les fenêtres en verres sont elles plutôt opaques que transparentes, et leur couleur les confond presque avec le mur. La grande porte de bois n'a pas non plus fière allure: les planches, dont le bois est en phase de pourrir, qui grincent à chaques coups de vent ne sont plus entières, et l'air pénètre à sa guise dans le bâtiment. Sur la façade est accrochée une plaque de bois en tout aussi mauvais état, sur laquelle l'encre presque effacé dessine ces lettres:
«Persecrétariat: Les Monts Oubliés»

Vous poussez la porte doucement, sentant le bois s'effriter sous votre main. Avançant lentement, vous arrivez dans une petite pièce sombre où, à votre grand étonnement, personne ne vous attend. Pour tous meubles, quelques chaises en bois recouvertes d'un tissu fin, dont le créateur devait avoir un sacré mauvais goût, reposent sur les côtés de la pièces et devant une large bureau lui aussi taillé dans le bois, plus sombre, et qui semble, trahi par l'épaisse couche de poussière, tout comme le fauteuil derrière lui, ne pas avoir été nettoyé depuis quelques temps. Avec cela, une unique commode s'émiettant sous l'invasion des mites se tient dans le fond de la salle.
Vous vous approchez curieusement du bureau. Ce Persecrétariat était sensé être l'endroit où recueillir vos dernières infos, et votre matériel d'escalade que vous aviez oublié! Mais à la place de ça, vous voilà dans un endroit totalement délabré et à l'abandon!
A votre grand surprise, sous ce qui ressemble à un reste de chandelier, est plié une note à votre nom. Vous la dépliez avec précaution de peur qu'elle ne devienne poussière et lisez à haute voix, comme pour vous réconforter de l'atmosphère si troublante du lieu:

«Chers Persecrets, bienvenue au Persecrétariat des Monts Oubliés.
J'ai du m'absenter quelques temps et j'ai donc rédigé à votre attention cette note. Je pense que toute mise en garde sera inutile, malheureusement.
Je me résouds donc à vous informer sur les trois routes que vous pouvez emprumpter en partant d'ici:
-La «Route Perdue»: suivez simplement la seuel route tracée qui part vers le nord. Elle s'efface petit à petit, jusqu'à vous abandonner dans le massif.
-La Vallée: une vallée bien distinguée se trouve au nord-ouest d'ici. Large, vous ne mettrez pas beaucoup de temps avant de pénétrez dans le massif.
-Le Col du Neld: ce col du nord-est est indiqué par des panneaux et doit figurer sur votre carte. Entamez son ascencion est chose tranquille du moins au début.
En vous souhaitant bonne route.»
Le Persecretaire

Vous reposez la note sous le pseudo chandelier, pensant plutôt que le Persecrétaire en avait eu marre de devoir vire ici, sachant que la région était totalement «morte». Vous vous empressez de quitter la maison et profitez du bon air frais de l'altitude. Maintenant, il vous faut choisir votre itinéraire, malgrès le peu d'informations que vous avez.

Si vous optez pour l'énigmatique Route Perdue, allez au 2.
Si votre choix se porte sur la Vallée, rendez vous au 3.
Enfin, si vous préférez les hauteurs du Col du Neld, allez au 4.
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oorgan
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Jeu 15 Mar 2012 - 0:17

Cela a l'air sympathique, ma foi Wink Quelques fautes d'orthographes de ci et là, mais c'est moins grave que quand j'avais ton âge.
Quelques remarques en vrac :
C'est pour une AVH humoristique ? C'est un peu l'idée que donne le ton...
Ca me rappelle Harry Potter (enfin, le peu que j'ai lu.)
Quelle taille ? As-tu une idée ?
Tu devrais signaler ton AVH dans l'Avancement des Projets N ; Oiseau la signalera ainsi sur xhoromag.
Sinon, il serait bien d'en savoir plus sur les Persecrets, parce ce que cela ne me parle pas ; ça me rappelle un peu le nom que pourraient avoir certaines créatures Bit-Lit (ce qui n'est pas la meilleure littérature). Mais ça passera beaucoup avec + d'informations.
Je crois que l'on souhaite une bonne lecture avant que le lecteur lise...
Et que vient faire exactement le héros dans les Monts Oubliés ? Percer leur secret ? Il serait bon de l'indiquer, je pense...

Voilà, c'est tout ce que j'ai à dire ; bonne continuation !
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