La Taverne Des Aventuriers

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 PREMIER PARAGRAPHE

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cdang
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Jeu 21 Juil 2016 - 11:52

Pour pas se casser la tête, on peut dire que le socle granitique présente des dépressions, des cuvettes qui se sont remplies de roches détritiques (résidus d'érosion portés par le vent : sable, végétaux décomposés) qui a pu former un humus et donc localement permettre à de la végétation de pousser. Pour la source, faut surtout voir la pluviométrie ; mais qu'une dépression en hauteur recueille des précipitations et les rebalance en bas sous forme de cascade ou par un boyau que l'eau aurait creusé au cours des millénaires, ou bien, si c'est dans la continuité d'un massif montagneux, qu'une rivière descendant de là-haut passe souterraine et rejaillisse, permettrait d'expliquer ça (je ne sais pas si c'est possible géologiquement, mais 'est suffisamment plausible pour en pas rompre la suspension consentie de mon incrédulité).
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PileouFace
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   Jeu 16 Fév 2017 - 18:39

L’épopée du Moine Guerrier - Volume 3

Paragraphe 1
(texte non définitif)

Vous frappez à la porte du Monastère de Fistufle avec l’espoir de vous détendre enfin. Ce qui ressort tout d'abord de l'examen du bâtiment, c'est le désir de donner au Monastère la plus grande étendue possible, surtout en largeur. Les lourdes portes s’ouvrent, et c’est un Moine aux épaules larges qui vous accueille d’un ton bourru. Vous lui parlez de la missive de l’Abbé Chamel et il vous invite sans tarder à le suivre pour rejoindre l’Abbesse Hildegarde de Bingen à la salle capitulaire. A votre grande surprise, votre arrivée au Monastère passe presque inaperçue. Vous qui avez bravé les dangers du Bois Joli, fait tomber la Tour du redoutable Omortzay, côtoyé les plus grands à la cité de Lutarius, vous voilà redevenu un pèlerin ordinaire qui demande l’asile à ses frères.
La plupart de vos coreligionnaires vous ignorent, trop occupés à s’entrainer dans le rectangle du cloître avec des épées en bois. Vous leur rendez leur mépris en tournant la tête vers les galeries du cloître. Malgré une variété de piliers, colonnettes et chapiteaux, tous témoignent de la sobriété de l’architecture de l’Ordre de la Stricte Observance. Les colonnettes placées en quinconce forment une suite de trépieds soutenant plus aisément le poids de la voûte. Les arcades sont pourvues de frises sculptées au feuillage décoratif, et des crucifix sont installés au-dessus de chaque porte, comme le veut la coutume monastique. D'autres écoinçons remarquables ornent les murs, comme les armes de l'Archevêché de Shamutantine, ou la première représentation connue de Saint François Debout.
— HAN ! HO ! Pas si fort !

Les cris des pugilistes finissent par avoir raison de votre morgue, et vous les regardez se battre un instant. Les traits juvéniles des combattants vous frappent, vous qui avez l’habitude de côtoyer des vieillards. Vous vous attendiez aussi à ce que Fistufle soit plus peuplé, peut-être que le corps expéditionnaire dépêché pour sauver Calebotte n’est pas encore revenu. Le Moine qui vous accompagne s’appelle Frère Marc, et il cherche à répondre à vos inquiétudes de sa voix grasse :
— Ne crains rien, les hommes envoyés sont les plus aguerris du Monastère. Ce sont des Chevaliers Buboniques.
— Pardon, des quoi ?
— Des Chevaliers Buboniques, mon garçon. Les Moines masqués qui étaient chargés de tuer tous les malades dans les villages pour stopper l’épidémie de peste. Sans eux, nous ne serions pas en train de discuter tranquillement comme nous le faisons, mais devant la porte de Saint Pierre avec les oreilles en chou-fleur… Tu ne connais vraiment pas leurs hauts faits ? C’est à croire que vous êtes coupé de tout, à Calebotte.

Quand vous l’interrogez plus précisément sur la situation de l’Abbaye, Frère Marc vous dit être hélas toujours sans nouvelle. Mais il cherche à vous rassurer aussitôt en désignant le ciel :
— Ceux qui se confient en l'Eternel renouvellent leur force, ils prennent leur envol comme les aigles.

Voilà des explications qui vous font lever les yeux en l’air. Dieu, vous ne l’avez jamais rencontré que dans les livres durant vos activités d’enlumineur au côté des copistes du scriptorium. Les fesses talées par le banc, le dos cassé sur le lutrin, les doigts crispés sur la plume d’oie, vous redoutiez ce travail plus que tout au monde. Et toujours la même règle de Saint Benoît quand vous vous plaigniez : Ora et labora, comme si cela était d’un quelconque réconfort. Enfin, il y a longtemps que vous n’aviez pas pris de recul pour songer à votre passé, et vous êtes heureux, car cela signifie que vous avez trouvé la paix.
Vous déclarez en caquetant à Frère Marc que vous aimeriez bien apprendre à devenir un Chevalier Bubonique, mais doucement n’est-ce pas, sans faire trop d’effort en raison d’une convalescence imaginaire. Il vous regarde avec incrédulité et répond :
— Heu… Comment dire, l’ère de Mort Noire est terminée, mon garçon. Les Chevaliers Buboniques qui restent ici sont des vétérans imposant le respect. Si tu désires rester assez longtemps, nous pourrons t’apprendre à te battre selon nos techniques et nos règles, bien sûr. Mais les Chevaliers Buboniques appartiennent à l’histoire.

Vous passez devant les cuisines et glissez la tête dans l’entrebâillement de la porte. La pièce est baignée dans les ténèbres et vous ne distinguez que les reflets métalliques sur les casseroles suspendues aux murs. Vous demandez avec une flamme dans les yeux quelle est la collation matinale à Fistufle. Frère Marc répond avec un sourire :
— Notre entraînement militaire exige une nourriture saine, mais en abondance. Ici, nous attaquons la journée par un potage de courge au lait d'amandes et du blanc-manger.

Lorsque Frère Marc vous apprend qu’il n’y a ni cuve à cervoise ni chicorée au Monastère, la flamme s’éteint aussi vite qu’elle s’est allumée dans votre regard. Il va falloir chercher des racines de chicorée sauvages, les plantez, les récolter… Tant de temps va s’écouler avant que vous ne puissiez porter de nouveau ce délicieux breuvage à vos lèvres que votre moral chute dans vos chausses. Frère Marc vous tape amicalement dans le dos en voyant votre mine déconfite. Vous lui demandez en vous tordant les lèvres par crainte d’une réponse négative, si la bibliothèque est bien chauffée par un poêle.
— On a bien une bibliothèque qui jouxte le scriptorium, mais mon garçon, tu sais ici on n’a pas le nez dans le livres de… Quoi ?!…
Frère Marc n’a pas fini sa phrase qu’un bruit sourd suivi d'un tremblement agite les enceintes du Monastère.

A suivre…
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