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 PREMIER PARAGRAPHE

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gynogege
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptyLun 30 Avr 2018 - 13:43

Bon ben ça promet tout ça ! Curieux de voir ce que ça va donner, en tous cas ça doit être très stimulant comme le dit VS !
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptyVen 14 Sep 2018 - 14:49

Tiens, j'ai oublié…
Donc :


ALSHAYA (Tome II de ma trilogie sur Shamanka)
Introduction et premier paragraphe

Vous reprenez lentement conscience, de manière confuse et incertaine. Comme si votre esprit remontait de gouffres lointains où il aurait erré indéfiniment. Les sensations vous reviennent en même temps que la conscience de votre propre existence, vos extrémités remuent doucement, vos membres s'animent, vos nerfs engourdis sortant du sommeil… Des sons, des couleurs, des formes confuses se détachent pour prendre progressivement des contours plus précis… Vous reposez, nu, sur un tapis de coussins. Des parois et un plafond de toile, la lueur sourde d'une lampe… Vous vous redressez lentement, encore engourdi, une sensation de soulagement au flanc, là où vous découvrez une large bande de linge maintenant un pansement de tissu. Un rabat s'écarte, dessinant un rectangle de lumière et laissant entrevoir un ciel bleu sombre empli d'étoiles.
- Oh, mais tu ne dois pas te lever, tu es encore trop faible ! Ta blessure va se rouvrir !
Une voix douce, des mains aux doigts frais sur votre peau enflammée, des bras qui vous repoussent doucement, vous forçant à vous rallonger.
- Où suis-je ? Que s'est-il passé ? murmurez-vous.
- Tu es au campement Osaman, non loin de la rivière Enedi. Je suis Yali, je te soigne et te veille depuis que nos hommes t'ont trouvé, à moitié mort, il y a plusieurs lunes. Tu ne te souviens pas ?
Les souvenirs remontent lentement dans votre esprit embrumé. Votre propre campement, quitté au lever du jour, le désert écrasé de soleil et vibrant de chaleur… Le [iTanagra][/i], le rite de passage… La dernière étape pour être admis parmi les guerriers au sein de votre peuple, les fiers nomades Bektis. Tuer le lion des sables, l'un des plus redoutables prédateurs du Désert de Talishan. Les souvenirs se font plus précis, se bousculent désormais : la chasse, la traque à travers les dunes, votre longue lance au poing, le bouclier rond au bras, la découverte du fauve près d'un point d'eau. Explosion de férocité animale, éclaboussure de sang, le choc quand votre lame a transpercé le large poitrail velu, votre bouclier volant en éclats… La douleur, fulgurante, quand les griffes ont déchiré votre flanc, lacérant la chair en une rouge brûlure… Le corps lourd et massif, encore chaud, vous clouant au sol, l'odeur écœurante du sang, le vôtre et celui de l'animal, la douleur… Et puis, les ténèbres.
Vous tournez lentement la tête vers celle qui baigne vos tempes avec un linge frais. Une jeune pousse d'à peine vingt printemps, gracieuse, le visage ouvert et souriant, sa peau mate luisant doucement dans la pénombre. Elle ne porte qu'une longue et ample robe bleu sombre, des bracelets de cuivre à ses chevilles tatouées, un turban de tissu rouge enserrant son visage à l'ovale délicat.
- Yali…
- Oui, c'est mon nom. Ne bouge pas, je vais nettoyer ta plaie et changer ton linge.
Alors que la jeune fille s'active avec des gestes précis, vous blêmissez à la vue de votre blessure : soigneusement recousue, elle présente une véritable balafre, boursouflée, la chair décolorée, tâchée de restes de pus, d'humeurs et de sang séché. La toile s'ouvre à nouveau pour laisser entrer un vieil homme, digne et encore droit, drapé dans sa longue robe, une canne à la main. Son visage veiné de bleu aux joues creuses, aux traits marqués, n'en est pas moins ouvert et souriant.
- Ah, notre invité reprend enfin ses esprits. Tu nous inquiétais à rester ainsi inconscient, brûlant de fièvre. Mais Yama n'a pas voulu ta mort, la divine chasseresse, maîtresse des animaux sauvages, t'a épargné. Et tu as tué le grand lion, nous avons trouvé son corps près du tien, ta lance plantée dans son cœur. Dieux, quel combat cela a dû être !
Appuyé sur un coude, vous remerciez le vieil homme (qui semble être le chef de ce camp inconnu) mais il secoue la tête et sourit :
- Nous sommes un peuple pacifique et l'invité qu'envoient les dieux est sacré. Repose-toi maintenant, il te faut reprendre des forces avant de pouvoir retourner chez les tiens. As-tu fini ma fille ? Alors viens, laissons-le dormir.
Une fois seul, vous regardez autour de vous. Un plateau contenant des tranches de pain, de la viande froide et un flacon de vin de palme a été posé non loin, une odeur de camphre et d'encens flotte dans l'air tiède, vaguement écœurante. Dehors, un luth joue en sourdine et des éclats de voix vous parviennent. Près de votre couche, un miroir à main est posé et vous le prenez, scrutant votre reflet avec avidité. Dieux, est-ce bien vous ? Ces joues creuses, ces yeux bordés d'un cerne mauve, ce corps amaigri, fébrile… Vous semblez avoir fondu, ne laissant apparaître que des muscles nerveux et secs. Vos tatouages rituels eux-mêmes semblent n'être plus que des traînées sales sur votre peau. Ces braves gens ont eu de la chance de ne pas vous croire mort à votre vue. Avec un soupir, vous vous rallongez doucement et ne tardez pas à vous rendormir comme une lampe que l'on souffle.
Et maintenant, rendez-vous au 1.

1

Les jours qui suivent ressemblent presque à une renaissance. Vous voilà reprenant force et appétit, bientôt capable de vous lever et sortir. L'occasion pour vous de découvrir le campement Osaman : bien moins grand que le vôtre, constitué de petites tentes disposées en cercle autour d'un vaste espace où brûle un feu la nuit venue. Une ceinture de broussailles et d'épineux entoure l'ensemble, destinée à le protéger des serpents et des chacals, un enclos où sont parquées quelques chèvres… Vous n'avez pas rencontré de guerriers jusqu'ici, ces gens semblent pacifiques, menant une vie simple et tranquille. Mais leurs enfants ont de bonnes joues, leurs femmes sont coquettes et tous vous saluent d'un sourire alors que vous déambulez parmi eux. Au loin, vibrant dans la lumière, se découpe la masse impressionnante des Montagnes Rouges, gigantesques falaises barrant l'horizon et vous isolant de Shamanka, les Royaumes Noirs, plus au nord. Un monde de brousse et de savane où vivent les peuples noirs et où vont et viennent éléphants, gazelles et buffles. Un monde où se dresse l'ancienne cité de Méroé, bâtie autrefois par une civilisation mystérieuse aujourd'hui disparue. Tout cela, vous le savez de manière assez floue, étant bien trop jeune encore pour y avoir mis les pieds. Mais vous savez que le monde ne se limite pas à ce désert qui se déploie jusqu'à la mer, loin, très loin au sud. Une mer que vous n'avez jamais vu d'ailleurs. Très vite cependant, la réalité vous revient... Le Tanagra... Comment prouver aux sages de votre peuple que vous avez réussi à tuer le lion car vous ne pourrez ramener son corps, sans doute déjà dévoré par les charognards... Une angoisse diffuse vous creuse le ventre alors que vous observez en silence les dunes déployées sous le soleil ardent. Peut-être même les vôtres vous croient-ils mort ? Vous pouvez certes rentrer chez vous mais, faute de preuves, vous ne serez pas reconnu comme ayant réussi l'épreuve, vous ne serez pas reconnu comme un guerrier. Vous ne pourrez pas arborer le symbole rituel sur votre front ni le voile bleu réservé aux hommes libres. Quelle honte pour votre père et vos ancêtres...
Vous refusez néanmoins de céder au désespoir et, porté par l'enthousiasme de la jeunesse, vous prenez soin de vous dans les jours qui suivent, recouvrant force et vigueur. Ce petit matin, la chaleur est encore supportable bien que le soleil soit déjà haut dans le ciel. Un groupe de jeunes filles se prépare à aller chercher de l'eau, leurs calebasses sous le bras, escortées par quelques hommes portant le couteau d'obsidienne au flanc et le bâton au poing. Parmi elles se trouve Yali, la fille du chef, qui vous a soigné et veillé avec patience. Vous la saluez d'un hochement de tête et elle vous sourit timidement avant de rejoindre ses compagnes d'une démarche gracile. Vous vous sentez bien ce matin, presque rétabli, malgré ce grain de sable qui crisse à la place de votre coeur. L'inaction de ces derniers jours vous pèse cependant et vous regardez autour de vous depuis le seuil de votre tente...
Vous pouvez vous joindre au groupe des jeunes filles et les accompagner si vous le désirez. Dans ce cas, rendez-vous au 26.
Vos hôtes ont également ramené votre arme, votre grande lance brisée en deux, lorsqu'ils vous ont amené ici. Vous pourriez aller voir le forgeron du camp, peut-être pourrait-il vous la réparer ? Car qu'est-ce qu'un Bektis sans arme ? Rendez-vous au 102.
Enfin, vous pouvez aller consulter le prêtre dans sa tente, peut-être saura-t-il vous aider et apaiser votre tourment ? Rendez-vous au 393.


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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptyVen 8 Mar 2019 - 21:04

Je me rends compte que je n'avais jamais posté le début de Transduction.

Voici un extrait (qui n'est pas à proprement parler le premier paragraphe, mais le début d'une longue intro):

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptyVen 8 Mar 2019 - 22:47

Très brut, primitif, premier. L'impression d'assister à la génèse de tout un monde dans un chaos sismique et sensuel… J'aime.

Je me permets quelques remarques, toutes personnelles et qui n'engagent que moi :

- Un peu de mal avec "vaporiser" et "hydrater". Cela me paraît trop léger pour des montagnes de glace et au vu du contexte. Je partirais sur un vocabulaire plus fort, plus adapté à cet aspect cataclysmique. Pas évident toutefois, sinon en modifiant la phrase… Peut-être : "Alors vinrent d’autres montagnes, de glace celles-là, qui se fracassèrent, grondantes et fumantes, inondant avec bonheur notre peau desséchée."
- "Portée à ébullition" me paraît trop recette de cuisine quelque part… Peut-être : "Notre eau se mit à bouillonner tout simplement.
- "La chaleur torride de notre peau". Torride ne va pas : si on touche la peau de quelqu'un, on peut dire qu'elle est chaude, brûlante, fiévreuse mais pas torride. L'idée est ici celle d'une brûlure alors que torride évoque plus quelque chose d'étouffant, de lourd… Peut-être : "apaisant le feu qui couvait sous notre peau".
- Enfin, pour Et vint le temps où de l’union de leurs esprits évolués, ils formèrent une voix pure, je suggère: " Et vînt le temps où de l'union de leurs esprits évolués naquit une voix pure ". Cela allège la phrase et de plus, le verbe naître s'accorde bien ici à l'idée générale qui est celle d'une naissance, d'un avènement.

Bonne continuation !
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptyVen 8 Mar 2019 - 23:18

Merci VS thumright

Je retiens tes suggestions!
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptySam 9 Mar 2019 - 10:07

chapeau ! chapeau !

J'attends toujours avec impatience de découvrir ton AVH romaine en tous cas.
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptySam 9 Mar 2019 - 10:31

Voyageur Solitaire a écrit:
chapeau ! chapeau !

J'attends toujours avec impatience de découvrir ton AVH romaine en tous cas.

Tu connais mon rythme d'écriture VS! Tu devrais découvrir ça pour ta retraite guy gardner
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptySam 9 Mar 2019 - 12:58

1er paragraphe de Transduction (« Transductioooon... Mystère. ») : j'aime le côté poétique de toute la partie en italiques. Je serais partisan d'y gommer des termes trop précis scientifiquement : « eau » ou « biote », qui diminuent légèrement la poéticité de cette voie portée des étoiles, énigmatique.

Le passage en corps normal : je raccourcirais en supprimant le passage sur Flammarion et Mulder pour en venir plus vite au 1er ministre canadien.

Ce n'est que mon modeste avis perso qui n'a d'autre valeur que celle-là Smile
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptySam 9 Mar 2019 - 14:49

Bravo pour cette intro Vador ! J'aime beaucoup le description des planètes au début.
Je suis content aussi de découvrir le début d'Alshaya. On sent bien la parenté avec Shamanka, le même souffle.
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptySam 9 Mar 2019 - 15:00

@ Gynogege: Merci !
Alors, cadeau (comme ça vous avez les trois) :

LE RIRE DE GORULGA (Tome III de ma trilogie sur Shamanka)
Premier paragraphe

Vous vous réveillez en sursaut, haletante, le cœur serré par l'angoisse. Autour de vous, tout semble pourtant normal. Dans la pénombre mauve, vous distinguez les formes de vos guerrières endormies ici et là sur leurs nattes, autour de votre couche. La nuit est silencieuse, étouffante, pas un souffle d'air ne fait bruisser les palmes. Au-dehors, une lune argentée baigne les dômes de Gambuju d'une pâleur sédative. Vous vous asseyez, frissonnante. Ces rêves, ces cauchemars… Ils ne vous quittent plus ces derniers temps… Visions terrifiantes et démoniaques, surgissant soudainement comme une éclaboussure de sang et disparaissant dès que vous tentez de vous en souvenir. Et ce rire, infernal, insupportable, qui résonne à travers vos songes jusqu'au réveil, brutal et soudain. Vous en êtes certaine à présent, une sombre sorcellerie est à l'œuvre, quelqu'un se cache derrière tout cela. Mais qui ? Qui oserait s'en prendre à la reine des Amazones noires de Shamanka ? Qui serait assez fou pour oser vous défier ici, au cœur de votre palais, de votre cité ? Du pied, vous poussez doucement une des guerrières endormies et cette dernière s'éveille aussitôt avant de venir s'asseoir à vos côtés, passant ses bras chargés de bracelets autour de vos épaules :
- Ma reine, qu'y a-t-il ? Encore ces terribles rêves ? chuchote-t-elle.
Vous hochez la tête et Kalia, votre favorite, tente d'apaiser vos craintes :
- Ce n'est qu'un rêve ma reine, un rêve. C'est sans doute Shamu, dieu des illusions et des apparences qui se joue de toi, rien d'autre. Regarde, le jour ne va pas tarder, je vais réveiller les autres. Nous allons te baigner, te masser, te coiffer et te parer et tu oublieras vite cette mauvaise nuit.
Au-dehors, la nuit pâlit et une lumière blafarde éclaire progressivement la ville et la jungle. Dans les jardins, les perruches s'éveillent et s'agitent. Vos guerrières se redressent et s'étirent en baillant sur leurs nattes et coussins. Très vite, tout s'active : on apporte la bassine de cuivre et l'eau pour le bain, les flacons de parfums et d'huiles, le linge frais… Vous vous laissez baigner, masser et coiffer avec indifférence mais ne pouvez vous empêcher de sourire à votre reflet dans le miroir : ce corps souple et splendide, cette peau noire et luisante, ces seins lourds aux mamelons rose sombre, cette chute de reins insolente… Se voir belle est une telle assurance. Alors que l'on vous passe une robe quadrillé de noir et rose et que l'on pique un magnolia dans votre chevelure, Kalia vous annonce les évènements du jour. C'est aujourd'hui que les Anaptis, les trafiquants d'esclaves, doivent arriver en ville avec leurs dernières prises. Ces diables d'hommes font partie des rares mâles avec lesquelles vous entretenez des relations car ils sont habiles à vous fournir des esclaves de qualité. A Gambuju, seules les femmes sont libres, les tâches subalternes sont réservées aux hommes, population servile et inférieure. Kalia vous annonce également que Mélycinte le baladin vient d'arriver, tout le monde en parle déjà. Encore un homme autorisé à pénétrer à Gambuju : tout Shamanka connaît, reçoit et respecte Mélycinte, fils de Kalinka la poétesse, celui dont les chants et la musique ravissent l'âme. La cité se réveille, s'anime, les premiers bruits, les premières odeurs vous parviennent. Assise devant une collation de bière fraîche, de poisson séché et de fruits secs, votre singe préféré sur les genoux, vous réfléchissez…
Allez-vous vous rendre au marché pour assister à la vente aux esclaves (rendez-vous au 52) ?
Vous pouvez également accueillir en personne Mélycinte le baladin en le faisant venir au palais. Dans ce cas, rendez-vous au 103.
Mais vous pouvez également vous rendre au temple de Yama, la divine chasseresse, protectrice de Gambuju, afin d'interroger les prêtresses sur ces cauchemars qui vous hantent depuis des lunes. Si telle est votre décision, rendez-vous au 91.
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptyVen 15 Mar 2019 - 19:08

Jouer une femme à la peau noire, au moins ça nous sort du tout-venant ! cheers

A mon tour de présenter l'intro des orgues de Mélopée


Déchaînement


La Vierge vous retenait enchaînée depuis plusieurs semaines déjà, sous une anfractuosité de la falaise. Une torche éclairait faiblement votre geôle où à intervalles réguliers la marée venait lécher vos pieds blessés. La Vierge espérait récolter une belle rançon et elle avait affecté à votre garde deux de ses hommes les plus loyaux. Ils lui étaient voués corps et âme mais n’avaient pas succombé sous ses charmes.
C’est un poisson mort échoué à vos pieds qui vous permit d’entrevoir la délivrance : l’Ichtios de la baie d’Arion, réputé pour ses arêtes rigides et effilées, souvent utilisées par les brigands et autres coupe-jarrets comme arme de fortune. Vous avez affûté votre pointe plusieurs jours durant contre la roche, puis avez attendu l’heure crépusculaire où l’un de vos geôliers viendrait accoster pour déposer votre gamelle. Vous l’avez appelé dans un râle agonisant, et alors que le bonhomme ricanait en caressant vos cheveux de sa main épaisse, vous avez saisi sa nuque de votre main libre pour lui pointer l’arête sous la gorge. Le ruffian ne s’attendait pas à tant de vivacité de votre part, et s’il était dévoué il n’était pas courageux pour autant. Sans peine, vous l’avez convaincu de défaire vos entraves, avant de l’égorger calmement.
Vous étiez libre. Ou tout du moins ce qui pouvait s’en approcher le plus à ce moment-là. Vous auriez pu remettre la barque à l’eau et tenter la traversée de la baie d’Arion vers un havre plus accueillant. Vous auriez pu à ce moment-là retourner vers ceux-là mêmes que vous veniez de fuir. Mais vous aviez un autre plan en tête. Vous avez dissimulé la barque au plus profond de la grotte et, après avoir prélevé quelques haillons sur le macchabée, chaussé ses bottes et réquisitionné son poignard, vous êtes grimpée sur les rochers pour attendre le moment où la Vierge elle-même se présenterait à l’entrée de la grotte. Vous aviez déjà entendu de nombreuses histoires sur elle et sur son masque.
La Vierge viendrait la nuit. Elle viendrait accompagnée de l’autre ruffian pour vérifier ce qu’il était advenu de son acolyte bedonnant. Vous n’auriez qu’à vous laisser tomber sur l’embarcation pour vous débarrasser rapidement du matelot. Le reste serait un combat de femme à femme.
Tout se passa comme prévu. Si la Vierge était une redoutable combattante, sa rapière n’avait pas suffi à déjouer votre dextérité au poignard. Elle gisait sur la grève, saignant abondamment du flanc, ses longs yeux noirs vous dévisageaient sans aucune colère. Vous avez passé un doigt le long des dessins qui sillonnaient le cuir rouge de son masque, puis votre main est descendue jusqu’aux attaches, plantées sur le pourtour du crâne comme les dents d’une tique assoiffée. La Vierge arrêta votre geste. Elle avait deviné votre plan, pourquoi vous ne vous étiez pas enfuie après vous être délivrée.
« Le masque tombera de lui-même lorsque je rendrai mon dernier souffle… Prends-le ! Tu le mérites et ils t’obéiront. Mais tu connais la malédiction qui l’accompagne. Tu seras l’Epouse de Pangara, tu lui appartiendras...»
Vous avez acquiescé. Le masque avait été volé aux disciples de Pangara, le dieu des Vents : celui qui le portait était assuré d’éviter les tempêtes ou les accalmies trop dangereuses, il arrivait toujours à bon port. Mais il ne pourrait plus retirer cette cuirasse de son visage jusqu’à la mort et surtout il, ou elle, ne pourrait jamais connaître l’amour. Et nul ne pouvait enfiler le masque s’il n’était vierge.
Tout cela ne vous inquiétait pas à ce moment. Lorsque vous avez retiré le masque, vous avez contemplé pendant quelques minutes le visage de la Vierge : sa peau mate, ses lèvres charnues, une indicible expression de tristesse… les cicatrices des agrafes s’évanouissaient peu à peu sur sa peau. Après une inspiration profonde, vous avez porté le masque à votre visage...
Qui entendit le cri de douleur que vous avez poussé, jusqu’où le vent l’a-t-il porté ? Le cri des mouettes s’est tu et vous vous êtes écroulée aux côtés de vos victimes.
A votre réveil l’aube pointait, les contours de la roche découpaient devant vous un morceau de ciel jaune et rose. Vous vous êtes levée, les jambes lourdes, et d’un pas pesant vous avez rejoint l’embarcation de la Vierge, qui vous attendait, arrimée paresseusement à un pieu. C’était un voilier léger, qui pouvait à peine contenir quatre à cinq personnes. La Vierge du Vent n’a pas besoin de rames. Vous l’avez détachée et vous vous êtes laissée porter doucement par les flots, debout, les bras croisés et le vent dans votre dos.
Pendant la traversée vous observiez avec appréhension vos mains blanches et leurs taches de rousseur. Si vos cheveux blonds, coupés à ras, étaient bien dissimulés par votre foulard, vos yeux bleus et votre teint clair trahiraient immédiatement votre crime.
La voile vous ramenait progressivement en vue du navire de la Vierge pirate, La Mélopée. Toujours debout sur l’embarcation, vous avez accosté à bâbord, et aussitôt l’échelle de corde vous fut déroulée. Vous avez risqué un œil au-dessus de vous. Aucun visage ne vous guettait.
Une fois sur le pont, les hommes se sont rassemblés silencieusement, un à un autour de vous Ils ne manifestaient aucune hostilité. Vous avez lu la curiosité sur leurs visages, puis la dévotion, et surtout quelque chose qui ressemblait à l’amour…
Vous avez pointé le bras vers l’éperon qui prolongeait la proue du navire et vous avez crié :
« En route, compagnons ! »
Un vivat a retenti et les hommes se sont précipités aux manœuvres, riant et chantant à tue-tête.
C’est ainsi que VOUS êtes devenue la Vierge des Vents.

La Mélopée

Cornelius Twigan était de ces gens qu’on remarque à peine et qui n’escomptent pas que ça change. Rondouillard, rougeaud et le crâne dégarni, c’était un besogneux sur les navires, souvent relégué aux corvées d’épluchage, de calfeutage ou de nettoyage à cause de sa corpulence. Le soir, si le temps était clément, il s’accoudait au bastingage et fumait la pipe en contemplant les cieux étoilés.
Personne ne sait au juste pourquoi ni comment l’idée lui prit de tailler une flûte dans un bout de roseau. Les marins racontent qu’il avait décidé d’arrêter de fumer mais cette hypothèse est peu vraisemblable car longtemps après il tirait encore quelques bouffées à l’occasion. Toujours est-il que l’instrument était apparu comme par sortilège entre ses doigts grossiers et que l’agilité avec laquelle il le manipulait enchantait les âmes des marins endurcis au coeur des longues nuits hivernales.
Cornelius se tailla rapidement une réputation et les armateurs l’engageaient dorénavant d’abord pour ses talents musicaux. Pour accompagner ce changement de statut inespéré, le petit bonhomme avait confectionné un syrinx d’une grâce merveilleuse et les meilleurs capitaines du Golfe d’Arion ne tardèrent pas à remarquer que l’influence de sa musique allait beaucoup plus loin que la normale. Elle pouvait insuffler le courage ou la peur, l’amour ou le désespoir, à tel point que d’aucuns s’effrayaient maintenant de son art, certains allant jusqu’à l’assimiler à une pratique démoniaque. Cependant, les sourires candides de Cornelius Twigan estompaient bien vite les soupçons.
Etait-ce à dessein ou fut-ce un effet inopiné de son art ? Une des principales victimes de ses enchantements fut la femme du capitaine Stergen qui faisait appel régulièrement à ses services. Stergen était un roturier qui s’était d’abord fait un nom dans la flibuste avant d’être engagé par le patriarche de la Maison Azzur dans sa marine marchande, sur la frégate La Galopade. Celui-ci considérait, non sans raison, que seul un forban de sa trempe serait à même de déjouer les périls des longues traversées jusqu’aux îles.
Aussitôt promu, Stergen s’enticha d’une danseuse au teint olivâtre et au regard de braise, qui succomba autant à son nouveau prestige qu’à son charme quadragénaire, espérant voguer vers de nouveaux horizons. Hélas pour la courtisane, chaque fois que son corps embarquait avec son époux, son esprit, lui, restait désespérément à quai. Elle se languissait des lumières et des danses de taverne tandis qu’elle attendait seule dans la cabine, comme la dame qu’elle était devenue, que Stergen ait fini de s’enivrer avec ses hommes. La musique de Cornelius, qui répétait sur le pont, vint peu à peu la réconforter, dans la froideur de ses nuits,
Il arriva ce qui devait arriver : Cornelius céda aux charmes de sa beauté ténébreuse et Stergen les découvrit un soir dans ses appartements, qu’il regagnait en titubant. Effrayée, sa jeune épouse rejeta l’entièreté de la faute sur le musicien, qui l’avait dévoyée et violentée au son de ses mélodies perverses. Au vrai l’amour-propre du capitaine n’attendait que cette explication, persuadé qu’un tel bougre ne saurait rivaliser avec lui sans une quelconque magie, et il fit aussitôt jeter Cornelius aux fers. D’un coup de talon il brisa le syrinx, source de son humiliation, et précipita ses débris dans l’océan.

On raconte encore aujourd’hui dans tous les bouges du Port des Crabes que l’on entendit siffler le malheureux prisonnier toute la nuit, un air que nul n’avait jamais entendu. Et le lendemain c’est à fond de cale que Cornelius vécut l’assaut qui vit La Galopade mise à sac par une bande de pirates. Il entendait avec angoisse les clameurs et les râles de ses camarades, estimant que ses dernières heures étaient venues. Le soleil s’engouffra et le fit cligner des yeux lorsqu’une main découvrit la trappe au-dessus de lui. Deux ruffians vinrent le délivrer pour l’amener à leur commanderesse, la Vierge des Vents.
La réputation sanguinaire de ces boucaniers des Iles Rocheuses n’était plus à faire ; mais par bonheur pour Cornelius Twigan les vents du Noroit avaient également porté sa réputation jusqu’aux oreilles de la Vierge. Pour un pirate de cet acabit, Twigan était une prise précieuse et lorsqu’elle lui demanda de rejoindre son équipage ce n’était pas une proposition mais une injonction. De toutes façons le petit homme n’y réfléchit pas, tous les membres de La Galopade ayant été massacrés, y compris le capitaine et même sa fougueuse épouse engloutie par l’océan. A cette nouvelle d’ailleurs il ne semble pas que Cornélius Twigan ait manifesté la moindre émotion, si bien que les racontars spéculent encore sur la réalité de ses sentiments pour la danseuse barbare. A ce jour on ne lui a pas connu d’autre conquête.
La Vierge n’eut pas à se plaindre de ses services. Elle décida de s’approprier La Galopade. Il est vrai que le brigantin à l’aide duquel elle avait abordé contenait avec grande peine dix marins et la frégate de la Maison Azzur était un bâtiment en tous points remarquable. La Vierge avait deviné que les talents du musicien lui seraient utiles mais c’est lui-même qui allait s’employer avec zèle à transformer à la fois le navire et les techniques d’assaut de la bande.
Pour commencer il s’acoquina avec un dénommé Mazatreff, un barbon à moitié sorcier et à moitié escroc qui revendait des charmes de piètre qualité aux malfrats de la Crête Noire. Mais il faut croire le vieil homme avait de réels talents cachés, et surtout une passion certaine pour la musique. Pour Twigan et la Vierge des Vents, il conçut un imposant orgue composé de tuyaux de toutes les matières : l’un en bronze, l’un en fer, l’autre dans un bois évidé, l’un des tuyaux même, le plus petit, fut fondu dans l’or du butin de la bande. Les deux comparses firent installer l’orgue sur le gaillard d’arrière et c’était là que Twigan désormais officierait, puisque le vent soufflait toujours par l’arrière. Mais l’appareil ne se limitait pas aux tuyaux. Grâce à un ingénieux mécanisme reposant sur des rouleaux de parchemins percés de mystérieux motifs, il suffisait au musicien de tourner une manivelle pour faire retentir la musique. Twigan et Mazatreff avaient concentré leur magie dans ces parchemins uniques et chaque mélodie produisait un effet particulier. Cet arsenal pour le moins inattendu fut à l’origine de bien des succès pour la Vierge des Vents.
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptyVen 15 Mar 2019 - 20:51

Pour Le rire de Gorulga, j'ai fait fort question originalité puisqu'on y incarne effectivement une femme, reine et noire (et préférant les femmes).

Ton premier paragraphe est intriguant, ça sent l'iode, le sel et l'air marin, les boucaniers et la course à travers les mers. Un exotisme certain, ça donne envie de s'embarquer...
La phrase chaque fois que son corps embarquait avec son époux, son esprit, lui, restait désespérément à quai., franchement bien tournée.
La présence de la musique, avec ce personnage d'aventurier musicien et cet orgue inattendu, bonne surprise aussi. On ajoute une danseuse barbare et on a le genre de clientèle que j'aime rencontrer au fil d'une AVH, personnages atypiques et originaux, loin des clichés habituels.

Mon seul vrai bémol, c'est que, surtout dans le premier paragraphe, tes phrases manquent de liant : on a l'impression d'une énumération de phrases, les unes après les autres, sentiment renforcé par la répétition du Vous. Il faudrait rendre l'ensemble plus fluide, plus rythmé, lier certaines phrases entre elles, en alléger d'autres.
Par exemple :
- L'appelant dans un râle agonisant...
- Vous étiez libre ou tout du moins ce qui pouvait s’en approcher le plus à ce moment-là.
- Dissimulant la barque au plus profond de la grotte...
- La Vierge viendrait la nuit, accompagnée de l’autre ruffian...
-  Vous avez rejoint l’embarcation de la Vierge, qui vous attendait, arrimée paresseusement à un pieu. Un voilier léger, qui pouvait à peine contenir quatre à cinq personnes...
- Pointant alors le bras vers l’éperon qui prolongeait la proue du navire, vous avez crié...
- Arriva ce qui devait arriver...

Mais franchement, je suis agréablement étonné : ces personnages atypiques, cette histoire de masque (qui me rappelle furieusement La saga d'Huasti de Tanith Lee), ces noms originaux (Mélopée, Vierge des Vents), cette ambiance maritime, ce soupçon de Steampunk avec cet orgue inattendu... Tout annonce une histoire et un univers originaux, loin des clichés usés jusqu'à la corde.
Le truc qui me mets l'eau à la bouche.
Bonne continuation !
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptyVen 15 Mar 2019 - 21:07

Ichtios... référence à l'Ichtyosaure?

Sinon, juste une remarque: on n'accoste pas sur un bateau (mais sur une côte), on aborde un navire. De plus, la Vierge étant la maîtresse de bord, elle ne peut aborder que par le côté noble, c'est-à-dire par la droite (à moins que ces usages n'aient pas cours en Arion...)

@VS: j'avais pas vu ton intro, je vais me pencher dessus derechef!
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptyVen 15 Mar 2019 - 21:32

Merci de vos conseils ! Je ne suis pas un spécialiste de la navigation, du coup c'est chiant...

Pour le style tes conseils sont vraiment précieux VS. Le côté saccadé et haletant du premier paragraphe est volontaire, mais un peu exagéré c'est vrai. Le deuxième est beaucoup plus fluide et mélodieux, mais j'avais peur que ça soit aussi un peu trop...
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptyVen 15 Mar 2019 - 21:56

Disons que pour ton premier paragraphe, l'emploi de l'imparfait accentue ce côté saccadé, cette impression d'une succession de phrases indépendantes. Si c'est l'effet voulu, tu peux te contenter de fluidifier un peu ici et là, à toi de trouver ton équilibre.

Pas mal de tes phrases pourraient être reliées pour n'en former qu'une, ce qui allègerait l'ensemble, d'autant plus que tu as des phrases longues en général.
- Dans la description de ton orgue par exemple, tu pourrais écrire : " composé de tuyaux de toutes les matières : bronze, fer, bois évidé... L’un d'eux même, le plus petit, fondu dans l’or du butin de la bande".
- Toujours dans cette phrase d'ailleurs, je pense préférable d'écrire "il conçut un orgue imposant", plus fluide et meilleur au niveau sonorité que "Il conçut un imposant orgue".
- "Dernière heure" s'emploie au singulier en général. "Estimant que sa dernière heure était venue" me paraît donc plus juste.
- "Entièreté", j'ai toujours énormément de mal avec ce mot, je suggère "intégralité" ou "totalité" plus mélodieux.
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptySam 16 Mar 2019 - 8:25

Voyageur Solitaire a écrit:
Ces braves gens ont eu de la chance de ne pas vous croire mort à votre vue

Pour chicaner, j'aurais davantage lu: "ces braves gens ont eu de la chance de ne pas vous croire mort à la vue de ce corps décharné".
Du grand VS, sinon... On sent l'air frais de l'aube caresser notre joue, enveloppé dans la mélopée mystérieuse du chant du désert.

Le rire de Gorulga (Kristina) est très prometteur avec cette inversion des rôles homme/femme. On a envie de voir notre reine succomber aux charmes d'un ténébreux esclave aux yeux pers...
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptySam 16 Mar 2019 - 9:15

Merci pour ta remarque Vador.
Je me rends d'ailleurs compte que ma phrase est fausse : c'est le héros qui a eu de la chance que ces gens ne le croient pas mort. Il faut donc écrire : " Vous avez eu de la chance que ces braves gens ne vous croient pas mort ". Comment j'ai pu laisser passer un truc comme ça bordel ?

Pour Le rire de Gorulga, il y aura un truc comme ça, l'héroïne que l'on incarne rencontrera un homme (ami, amant, je sais pas encore) qui remettra en question ou du moins instaurera le doute sur ses certitudes.
L'action se passant 10 ans après Les Tambours de Shamanka, j'ai très envie que notre héroïne rencontre Ronan, le héros que l'on incarnait dans le premier volume. Ce serait une belle manière de relier le premier et le dernier opus de la trilogie… D'autant plus que dans Alshaya, on peut croiser Olmec adolescent, l'action se passant cette fois 10 ans avant le premier opus. Oui, une manière de relier les trois livres...
J'y réfléchis sérieusement.
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptySam 16 Mar 2019 - 13:23

Ce serait une bonne idée en effet !
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptySam 16 Mar 2019 - 16:21

Dis-moi Gynogege, t'en es où dans ton AVH exactement ?
Parce que, sérieux, ton intro m'a accroché comme rarement...
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptySam 16 Mar 2019 - 19:01

Ben j'en suis à l'intro Smile

Mon problème c'est que j'ai pris beaucoup de plaisir (et de temps) à écrire cette intro mais l'idée que je peux avoir de la suite est très parcellaire... pas encore de quoi débuter vraiment l'AVH.
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptySam 16 Mar 2019 - 19:48

Bien, bien. J'attendrai… Wink
Si tu y as pris plaisir, c'est le plus important.
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptySam 16 Mar 2019 - 20:55

gynogege a écrit:
Ben j'en suis à l'intro Smile

Mon problème c'est que j'ai pris beaucoup de plaisir (et de temps) à écrire cette intro mais l'idée que je peux avoir de la suite est très parcellaire... pas encore de quoi débuter vraiment l'AVH.

En la lisant, j'ai cru que tu écrivais pour le mini Yaz, vu le thème.

Voyageur Solitaire a écrit:
Pour Le rire de Gorulga, il y aura un truc comme ça, l'héroïne que l'on incarne rencontrera un homme (ami, amant, je sais pas encore) qui remettra en question ou du moins instaurera le doute sur ses certitudes.

Non... c'est trop classique... J'imaginais plutôt qu'elle croisait au marché aux esclaves un homme ténébreux qui réveillait en elle des pulsions sadiques inavouables. Occupée à torturer à longueur de journée sa nouvelle acquisition, la Reine allait bientôt devoir affronter une de ses servantes, bien décidée à délivrer le beau mâle... pour mieux mettre fin à ses jours, car c'est lui qui avait assassiné sa douce Malinfa.

Bon OK j'arrête mon gros délire, mais Kristina Gorulga m'a bien inspiré également Joint
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptyDim 17 Mar 2019 - 13:56

J'ai commencé l'intro il y a un an à peu près. J'avais envisagé une AVH d'une petite centaine de paragraphes. Mais c'est vrai que du coup le thème des mini-yaz me titille. Si j'ai une idée qui se précise en avril pourquoi pas ? De toutes façons, ce sera une série...
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MessageSujet: Re: PREMIER PARAGRAPHE   PREMIER PARAGRAPHE - Page 10 EmptyMer 3 Juil 2019 - 20:59

C'est mon dernier grand projet, longtemps resté à l'état de brouillon et de notes, qui devait venir en tout dernier. Mais, saturé de Shamanka et ayant quasiment terminé A la dérive, je me suis surpris à m'y plonger sérieusement et à vraiment bien progresser. Alors je ne sais pas quand elle sera terminée mais elle verra le jour, c'est décidé.
Je vous propose donc le quatrième de couverture, l'intro et le premier paragraphe de Retour à Puerto Virgen, AVH contemporaine, oscillant entre GTA et film d'action.

Trois ans… Trois ans depuis que vous avez quitté Puerto Virgen. Vous hissant à la force du poignet, vous et vos inséparables trois amis avez réussi, depuis le quartier sordide de votre enfance jusqu’à votre situation actuelle. Mais la mort de Scott, un de vos trois compagnons, vous ramène vers la prestigieuse métropole, là où le sordide se dissimule derrière les paillettes et le décor de carte postale. Un accident stupide, une nuit sur la corniche surplombant la ville… Très vite cependant, vous réalisez qu’il ne s’agissait pas d’un accident mais d’un meurtre. Votre ami a été tué, vous et les autres êtes en danger désormais. Qui a tué Scott ? Quel secret se dissimule dans son passé ? Et surtout, quel sort sera réservé à votre groupe quand éclatera la vérité ?

- Monsieur ? Monsieur, nous entamons notre descente, veuillez attacher votre ceinture s'il vous plaît.
Avec un sourire confus, vous vous exécutez avant de replonger dans vos pensées tandis que l'avion perd régulièrement de l'altitude. Votre regard reste fixé sur la photo que vous avez en main, un vieux cliché où sur fond de pavillons de banlieue, de palmiers et d'antennes paraboliques, quatre adolescents sourient d'un air bravache à l'objectif, se tenant par les épaules. Quatre adolescents devenus des hommes et surtout des amis, des frères même. Quatre adolescents issus du même quartier minable, quatre amis qui se sont battus pour s'en sortir. Et qui s'en sont sortis… Teddy Marquez, Scott Eisen, Denis Falker et vous-même. Et aujourd'hui, Scott n'est plus là… Du bout des doigts, vous caressez le visage de votre ami sur la photo. Vous n'avez pas encore vraiment réalisé depuis le coup de fil de Teddy vous annonçant en pleine nuit l'accident ayant coûté la vie à votre ami. La route sur la corniche, la nuit, les pneus qui crissent, la voiture qui s'envole… La gorge serrée, Teddy vous a simplement demandé de rejoindre Puerto Virgen au plus vite pour les funérailles, ajoutant qu'il avait prévenu Denis également. Si vous vivez à Paris et Denis à New York, Teddy et Scott eux sont restés dans la ville où vous avez grandi. Teddy en est devenu le roi de la nuit, régnant sur ses fêtes et ses soirées tandis que Scott en était devenu l'un des plus brillants avocats.
L'avion a traversé la couche nuageuse. Avec émotion, vous voyez se profiler les rivages, les collines et les plages de Puerto Virgen. L'immense statue de la Vierge qui a donné son nom à la ville apparaît au sommet de sa colline, sur votre droite. Progressivement, les détails se détachent sous le soleil éclatant : les tours futuristes et orgueilleuses des beaux quartiers et de Downtown, les petites maisons coloniales aux couleurs vives de Santa Anna et Flores, les plages de Itabala, Inglès… Celle de Corvada avec sa grande roue et son ponton s'avançant dans la mer… Votre appareil se pose en une longue glissade sur le tarmac de l'aéroport Cristobal.
- Mesdames et messieurs, bienvenue à Puerto Virgen. Il est 17h35 heure locale et la température extérieure est de 28 degrés Celsius. Pour votre sécurité, merci de rester attaché jusqu'à l'extinction de la consigne lumineuse…
Sans écouter l'annonce de l'équipage, vous regardez défiler les bâtiments de l'aéroport, les autres appareils en attente aux couleurs de tous les pays. Une fois votre avion positionné et à l'arrêt, vous en sortez enfin et rejoignez, après le contrôle des passeports, le terminal des arrivées internationales. Il fait un temps radieux, les baies vitrées sont grandes ouvertes, laissant entrer la lumière, la chaleur, l'odeur de la mer… Les gens ont l'air heureux, vont et viennent librement. Les hauts palmiers bruissent doucement, des grappes de touristes piétinent, excités, devant les bus rutilants qui les emmèneront à leur hôtel. Ils ne verront de Puerto Virgen que la carte postale bien sûr. Vous, vous savez ce qu'il en est, vous connaissez la face cachée de cette ville, la loi de la rue et du couteau, les trafics et la coke, la lutte pour s'en sortir… La crasse et le sordide derrière les paillettes et les couleurs tropicales… Vous traversez le hall à pas lents, votre sac en bandoulière, regardant à droite et à gauche, encore presque surpris d'être là. Trois ans. Trois ans déjà… Soudain, votre cœur bat plus vite en apercevant une silhouette qui agite le bras dans votre direction, affichant un grand sourire…
Et maintenant, rendez-vous au 1.

1

Teddy et vous restez un long moment dans les bras l’un de l’autre, puis vous vous reculez pour mieux observer votre ami. Egal à lui-même : costaud et solide bien que desservi par une taille médiocre et un peu d’embonpoint, le visage ouvert, le crâne rasé, le collier de barbe noire soigneusement taillé. Et toujours ce sourire à fossettes auquel on résiste mal, ce regard malicieux et coquin, ce rire enjoué qui feraient presque oublier le gamin trop gros, mal dans sa peau et complexé d’autrefois. Ce gamin devenu aujourd’hui un des personnages les plus en vue de la ville et de sa faune nocturne. Qui aurait cru que le petit gros qui se faisait insulter et tabasser par les autres au collège serait un jour un des rois de la ville ? Votre amitié est née le jour où vous l’avez sauvé d’un groupe de lascars qui tentaient de le noyer en lui fourrant la tête dans les WC du gymnase… Votre mère l’appréciait, elle le trouvait gentil et poli quand il venait faire ses devoirs avec vous à la maison. Du moins quand votre père n’était pas totalement défoncé… Ces jours là, elle vous envoyait chez Teddy. Vous vous amusiez et bavardiez, assis à la petite table de la cuisine couverte d'une toile cirée, pendant que sa mère épluchait ses légumes, un œil sur le poste de télé posé sur un meuble. La voix de votre ami vous arrache à des souvenirs que vous aimeriez avoir oublié.
- Tu m’as l’air en forme, tu as fait bon voyage ?
- Teddy, que s’est-il passé ? Scott…
Le visage de votre ami se ferme et il remet précipitamment ses Ray Ban.
- Je te dirais tout ça à la maison, viens, je suis garé pas loin. Fais voir ton sac.
- Et Denis ?
- Il arrive demain.
Quelques minutes plus tard, la Dodge Viper de votre ami quitte le parking et prend la direction de la ville. Les cheveux ébouriffés par le vent, le visage chauffé par le soleil, vous regardez défiler le paysage le long de l’océan, perdu dans vos pensées. A l’échangeur de Coronado, la voiture s’arrête au péage et vous rendez son salut de la main à l’employé mexicain qui vous lève la barrière. Teddy prend alors la bretelle hérissée de panneaux publicitaires géants menant à Dowtown. Vous vous tournez vers votre ami.
- Comment va Puerto Virgen, Teddy ?
- Ho, à écouter le gouvernement, Puerto Virgen va très bien. Fréquentation touristique en hausse, boom de l’immobilier, commerce en plein essor avec toute l’Amérique Latine… Le racisme, la drogue, la prostitution, la corruption à tous les étages ? Allons, foutaises messieurs les journalistes… Fake news...
Vous dissimulez un sourire avant de jeter un œil dans le rétroviseur. Vous regardez derrière vous, puis à nouveau dans le rétroviseur.
- Teddy, on nous suit. Le Hummer aux vitres teintées deux bagnoles derrière nous… Il nous colle depuis l’aéroport.
Votre ami jette un coup d’œil dans le rétroviseur mais ne vous pose pas de questions. Comme vous, il a grandi dans la rue, comme vous, il a appris à sentir ces choses.
- Il faut faire gaffe, il y a pas mal de car-jacking en ce moment entre l’aéroport et la ville, surtout avec les belles bagnoles et les voitures de location. On va bien voir…
L’habileté au volant de Teddy est de 9. Lancez deux dés : si le résultat est inférieur à son habileté, rendez-vous au 51. Si le résultat est égal ou supérieur à son habileté, rendez-vous au 102.
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