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 FILMS D'HORREUR 2

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AqME
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Lun 5 Mar 2012 - 18:02

Détour mortel 4


Résumé:

Un groupe d'amis, pour leur vacances d'hiver, partent faire de la motoneige. Après s'être égarés, ils se retrouvent dans un ancien asile où ils seront bientôt la proie de trois anciens patients...

Avis:

Il est tout de même assez bizarre de voir débouler de part nos contrées un quatrième opus de la saga Détour Mortel. Il faut croire que de l'autre coté de l'Atlantique, la série se vend bien et fait des émules. Par contre, de part chez nous, depuis le premier film, on a droit qu'à des sorties directement en DVD et ces films sont beaucoup moins ancrés dans les mémoires d'amateurs de films de genre qu'un la colline a des yeux par exemple. Néanmoins, et surtout après un premier film convaincant et des suites regardables et sympathiques, j'étais assez emballé de voir ce quatrième opus. Mais est-il aussi décevant que le quatrième Indiana Jones? Est-il aussi pourri que le quatrième Star Wars à être sorti (la menace fantôme pour les nuls)? Va-t-il déplaire aux fans comme le quatrième Die Hard? Bref, ce film est-il le plus mauvais de la saga comme bien souvent dans des filons qui commencent à s'effilocher?


Comment devenir une femme girafe quand on est blonde

Le scénario est le scénario de base pour un film d'horreur. D'ailleurs, même un handicapé mental pourrait suivre et comprendre le film sans problèmes. Cela en est presque insultant pour nous et notre intelligence. Pour faire simple, et de toute façon, je ne peux pas faire plus simple, sinon je ne dis rien, on va suivre une bande de jeunes qui partent faire de la moto-neige. La nuit tombe et ils sont perdus. Heureusement, ou plutôt malheureusement, ils trouvent un vieil hôpital désaffecté dans lequel se réfugier. Sauf que quelques années auparavant, ce sanatorium traitait des cas très dangereux, dont nos trois compères difformes bouffeurs de chair fraîche, et ils habitent toujours dedans. Le massacre peut alors commencer. Ben oui, parce qu'en plus d'aimer la viande humaine, nos trois bigots sont très cruels et aiment torturer leurs victimes avant de les becqueter. Bref, on est devant un scénario qui tient sur le nombril de Mimie Mathy et qui n'est qu'un prétexte à un massacre en bonne et due forme. On est certain d'être devant un film oscillant entre survival et gore.

Je n'ai rien contre les préquels, si ce n'est qu'elle démontrent d'un grand manque d'inventivité de la part des scénaristes, mais l'on peut toujours trouver des idées assez intéressantes, et espérer trouver des réponses aux origines de nos monstres préférés ou autres. D'ailleurs, je préfère largement un préquel à un remake insipide pour notre jeunesse crétine. Mais le problème, c'est que l'on sent plus une volonté de sortir un énième épisode pour faire des thunes plutôt que de fournir des renseignements sur des origines. Un peu comme dans Cold Prey 3, nos renseignements, on peut se les foutre au cul, car on n'aura aucune info à part que nos débiles cannibales étaient internés dans un asile et qu'ils s'en sont échappés en tuant et bouffant tout le monde. Pfiou, je ne sais pas si je vais me remettre d'une telle information. Du coup, la sensation d'être pris pour un dindon est assez grande et on sera plutôt en colère face à ce genre de film. Mais ne nous arrêtons pas à ce genre de gamineries et essayons de trouver des bons côtés pour finalement passer un bon moment.


Merde, je ne savais pas que Jésus Christ était toubib!

Le casting est assez sympathiques. Aucun acteur n'est vraiment connu et c'est tant mieux car cela offre de la chair à canon pour pas cher. Et puis en général, ces gens là sont prêt à tout pour se faire connaître et ils acceptent plus facilement les scènes de baise qui sont bien présentes dans le métrage. Je vais dissocier les acteurs hommes et les actrices, car contrairement au film précédent qui parlait de détenus face aux pécores, dans ce film, on fait la part belle aux actrices féminines. Du coté de la testostérone, on retrouve un casting assez transparent et sans réel envergure. Les mecs vont vite se faire dézinguer et ils ne servent que de pseudo protecteur aux gentes damoiselles. Mention spéciale tout de même à l'homme qui crie comme une gonzesse en voyant sa copine se faire décapiter avec du fil barbelé. Pour les actrices, c'est un peu mieux, même si la black lesbienne en fait des tonnes pour essayer d'avoir un brin d'épaisseur. Et vas-y que je t'aguiche avec un clin d’œil, et vas-y de je lèche les nichons de ma copine en regardant la caméra, bref, elle aurait plus sa place dans un porno. Pour le reste, on retrouve tous les clichés de ce genre de film avec une héroïne sérieuse et qui ne baise pas du film, mais qui est quand même attirante. En gros, on n'a pas ses seins donc elle peut encore vivre. Bref, un casting sympathique.

Par contre, et depuis le deux, la saga s'est beaucoup plus penchée sur le coté gore que sur le coté survival et ce quatrième opus ne déroge pas à la règle. Les amateurs de gore et d'hémoglobine seront comblés. Il faut dire que tout cela est plutôt bien fichu et que les morts restent inventives. Pour faire une liste non exhaustive, on a un écartèlement et une décapitation au fil barbelé, des décapitations avec autre chose que du barbelé, un coup de foreuse géante dans le bide et surtout, surtout, une fondue bourguignonne humaine. D'ailleurs, le film vaut le détour pour cette scène, à la fois drôle et très gore et qui reste totalement inattendue. Bref, les amateurs apprécieront fortement. Malheureusement, la fin est complètement inutile et ne sert à rien. D'ailleurs pour ceux qui le verront, je me demande encore pourquoi ces deux connasses ne sont pas aller directement sur la route au lieu de prendre un virage et de... vous verrez par vous même.


O-Pack, le nouveau boys band venu d'Europe de l'est

Au final, Détour mortel 4 (ou wrong turn 4 bloody beginnings pour les anglophones) est un film sympathique mais pas inoubliable. Il est loin d'être le plus mauvais de la série et on voit bien l'évolution de Declan O'Brian, le réalisateur de ce film et du précédent. Mieux maîtrisé et encore plus gore, ce film vaut peut être le coup d’œil pour les fanas de la saga. Malheureusement, le titre avec son accroche de préquel est une pure arnaque et ne sert qu'à nous resservir un massacre de jeunes débiles en bonne et due forme par trois dégénérés consanguins. Si vous aimez le gore, le gras et les jeunes gens qui se font dézinguer, alors vous serez comblés. Les fans de la première heure, avec son coté survival seront fortement déçus pas cet opus. Pour ma part, c'est en demi teinte, mais au dessus de bien d'autres films d'horreur contemporains.

Note: 12/20

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Requiem
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Lun 5 Mar 2012 - 18:06

je ne savais même pas qu'il existait un 4 !

et du coup ca donne grave envie de le découvrir surtout s'il est mieux que le 3 qui m'avait super décu

tu donnerais quoi comme classement à la saga du meilleur au moins bon AqME ?

1,2,4,3 ?

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AqME
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Lun 5 Mar 2012 - 18:09

Ouais, je dirai ça je pense, même si le 1 et le 2 je les classe au même niveau car ce n'est pas le même genre de film pur moi.

Le premier est un survival constamment sur la brèche avec un bon suspens. Le second est un film gore décomplexé et assumé!

Le trois est un film gore avec des effets numériques imbuvables, mais il se regarde.

Le quatre n'apporte rien de nouveau, à part les scènes gores, c'est vide... Mais drôle.
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Lun 5 Mar 2012 - 20:17

Moi j'ignorais carrément qu'il y avait eu des suites ! Shocked

J'ai un assez bon souvenir du premier par contre.
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Mer 7 Mar 2012 - 5:32

Triangle


Résumé:

Un groupe d'amis, suite à une tempête, est forcé d''abandonner son yacht pour se réfugier à bord d''un paquebot. Celui-ci semble abandonné, les horloges du bord se sont arrêtées, mais les naufragés réalisent vite qu''ils ne sont pas seuls et que quelqu''un les traque...

Avis:

J'avoue qu'en mettant ce film je n'étais pas plus emballé que ça, m'attendant à un bon vieux slasher des familles, je pensais passer tranquillement ma digestion devant un huit-clos maritime où l'héroïne, seule rescapée du tas, se fait inlassablement poursuivre par un boogueyman aux tendance génocidaires déguisé en abajour. Impression renforcée également par les nombreuses photos tirées du film où l'on voit la blonde enfant se cacher dans tous les coins et recoins du paquebot en tirant une gueule si catastrophée qu'on pourrait croire qu'elle vient de lire l'intégralité de l'oeuvre de paul Vernon, c'est dire ! Et le moins que je puisse dire c'est que j'ai été très agréablement surpris par le scénario, car qu'on se le dise: Triangle est tout sauf un simple slasher lambda.


Encore une preuve que les blondes aiment les gros engins

Le jeu des acteurs est vraiment bon pour un type de film qui généralement se contente du minimum syndical, les liens psychologiques entre les personnages sont rapidement et efficacement amenés et en à peine un quart d'heure on sait ce qu'ils ressentent les uns vis-à-vis des autres sans plus besoin de fioriture. Mais c'est vraiment l'héroïne qui décroche la timbale, portant tout le film sur ses frêles épaules, l'actrice campe un personnage ambigu et complexe avec une extrême justesse, mère d'un enfant autiste, elle vient rejoindre ses amis sur le quais avec une mine torturée, et bien qu'on ne sache pas pourquoi, on devine qu'elle le sait mais préfère demeurer évasive, ça change quand même de l'héroïne gentille et conne comme une fontaine dont le background tient sur un timbre poste... Personnage touble, elle est pour beaucoup du sentiment d'oppression qui se dégage du film, en plus c'est quand même une bombe aux gros seins, ce qui n'a rien à voir mais mérite malgré tout d'être amplement souligné.


Homme à gros fusil, homme à pti kiki

Ne voulant pas défleurer le mystère je m'en tiendrai là pour le scénario ou le méchant, moins vous en saurez plus vous risquerez d'apprécier les surprises qu'il tient en réserve. Le film n'est pas très gore, pas de morts détonantes ou capilotractées, on s'en tient à du conventionnel car là n'est pas la force horrifique du film, car oui Triangle est oppressant et met mal à l'aise, oui on a vraiment l'impression d'assister au cauchemar que vit l'héroïne, et on a envie de rester jusqu'à la fin pour voir si elle va réussir à se sortir de ce vrai merdier dans lequel elle est jusqu'au cou. Seulement il y a quelques ombres au tableau, d'abord l'originalité tordue du film si elle mérite le coup d'oeil, aurait mérité bien plus de boulot scénaristique en amont pour tenir ses apparentes contradictions jusqu'au bout. Au lieu de ça le film se contente bien souvent de les enjamber l'air de ne pas y toucher, ce qui est assez frustrant. Par exemple l'héroïne fait parfois montre de réactions assez invraisemblables qui prennent complètement à rebrousse poil les nôtres, le but du suspens étant idéalement que le réalisateur sachant très bien ce à quoi on va penser et quelles émotions il va susciter en nous, nous induise en erreur pour nous surprendre et nous prendre au piège, or ici on a l'impression que le réalisateur a lâché la rampe en court de route, ne sachant probablement plus lui-même comment s'en sortir. Ce manque de cohérence quant au personnage principal crée un sentiment d'inachevé, car n'empruntant pas les voies qu'on serait les premiers à prendre pour des raisons qui vous le verrez sont évidentes, et ne collant pas aux réactions qu'on aurait à sa place, ça donne au guêpier dans lequel elle se retrouve fourrée (non il n'y a pas de scène de cul) un aspect artificiel qui met un peu mal à l'aise et vis-à-vis duquel on se sent passablement exclu. Ces contradictions gâchent pas mal le pourtant gros potentiel du film, et si les scénaristes avaient su les rayer ou les utiliser comme des hameçons pour nous prendre à notre propre piège, c'aurait vraiment été un très bon film.


Puisque c'est comme ça je vais faire caca derrière le canapé, na !

Mais bon, malgré les défauts de ses qualités, qu'à cela ne tienne, Triange vaut quand même le déplacement (bon j'aurais eu mal au cul de mettre 20 euros dedans hein), il peut en effet se permettre de se passer de gros effets gores puisqu'il instaure cependant une ambiance réellement cauchemardesque avec une héroïne tout autant singulière que très bien interprétée. Il dispose aussi d'un potentiel rétroactif, une fois le film terminé, on a envie de le revoir pour justement chercher à cibler ce qu'on avait pas perçu la première fois. Mon sentiment à son égard est donc plutôt mitigé, si je le trouve vraiment bon d'un côté, ce sentiment s'en est trouvé pas mal érodé au final à l'épreuve des défauts de poids qu'il abrite.

Note: 13/20
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AqME
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Mer 7 Mar 2012 - 16:15

Die: le châtiment


Résumé:

Six inconnus se réveillent prisonniers d'étranges cellules vitrées au sous-sol d'un immeuble. Un mystérieux bourreau leur propose alors de laisser le hasard décider de la suite de leur captivité. Que font-ils là ? Survivront-ils ? À eux de lancer les dés pour le découvrir…

Avis:

Plus thriller que horreur, la comparaison de ce film avec la célèbre et inégale saga vénérée par les amateurs de Torture-Porn j'ai nommé Saw est quasiment indéniable tant ce métrage se sert des mêmes codes tout en s'en éloignant pour faire quelque chose de plus soft et de résolument plus fauché. Die le châtiment est un film qui est sorti chez nous en direct to vidéo et qui est passé assez inaperçu. Néanmoins, on connait beaucoup de films qui sont très bons et dont la sortie est passée plus qu'inaperçue, comme pour le Labyrinthe de Pan dont une seule salle le passait sur Avignon à l'époque de sa sortie dans les salles obscures. Alors ce Die, est-ce un bon film malgré sa volonté d'utiliser des facilités pour se faire acheter? Ou bien est-ce encore un énième torture-porn infâme, filmé à la louche (ou par Lelouch, c'est pareil) et avec des acteurs aussi inspirés qu'une actrice porno dans un drame familial?


Me force pas à faire ça Aqme, met une bonne note!

Le scénario tout d'abord. De prime abord, on est certain d'être devant un énième sosie de Saw et puis petit à petit... on est bien devant un énième Saw. Alors bien entendu, il ne s'agit pas d'une pâle copie, le métrage essaye de s'en démarquer le plus possible, mais le premier Saw a tellement marqué les esprits que tout film se rapprochant un tant soit peu de celui-ci semble s'en inspirer. Pour faire simple, nous avons ici six personnes enfermées par un homme un peu bizarre. Il les prend les uns après les autres, ouvre une mallette avec un dé et six doses de quelque chose, des balles pour un revolver, des doses de médicaments de plus en plus fortes, etc. Une personne enfermée va devoir jeter le dé et son résultat donnera les balles à mettre dans le revolver, ou les doses à donner. Bref, il ne s'agit pas de torture avec une épreuve et la liberté à la clef, mais plutôt d'un hasard qu'un hypothétique Dieu serait le seul maître. Alors bien entendu, les morts se succèdent et la police se met sur la piste, notamment une jeune femme dont la mort du père semble lié à cette affaire. Bon, ça rappelle fiévreusement le premier Saw, même si le twist final est très différent et pas du tout à la hauteur de son modèle.

Le seul problème vient certainement de l'ambiance se dégageant de Die. En effet, les premières minutes sont agréables, l'image est belle et les teintes oscillant entre le jaunâtre et le noir de la nuit est du plus bel effet. Malheureusement, les scènes dans le sous-sol avec le bourreau sont d'une platitude assez ennuyeuse. Là où le premier Saw instaurait une ambiance putride, malsaine, mettant les nerfs à rude épreuve, Die nous propose une ambiance gentillette entre un méchant faisant le minimum syndical et des personnages pas super attachants. De plus, tout cela reste très propre, voir trop "technologique". Les prisons font presque science-fiction et on ne ressent pas le coté sale presque nécessaire pour installer un climat horrifique ou tout du moins stressant. C'est d'ailleurs là la plus grosse faiblesse du métrage qui met en avant des meurtres horribles commis de force par des personnes faibles d'esprit mais dans une ambiance banale et qui ne crée pas la tension chez le spectateur.


T'as vu mon aquarium, j'ai pêché un thon!

C'est bien dommage, parce que les acteurs sont dans l'ensemble assez fins et jouent plutôt bien. On retrouvera la belle Caterina Murino dans le rôle de l'inspectrice, mais son personnage est sous exploité et elle n'a pas un très bon background. Elle ne semble d'ailleurs pas super impliquée dans cette affaire alors que son père est décédé de la même façon que les morts qu'elle retrouve. Le tueur est assez sympathique, mais il n'a pas la charisme et la tête de taré de Tobin Bell, du coup, il fait lui aussi le minimum syndical et il n'inspire ni crainte, ni peur. Même physiquement, il semble assez prenable, ce que va tenter de faire l'un des personnages dans le film. On retrouvera aussi Elias Koteas, habitué des séries américaines et de grands films comme Shutter Island, Crash ou encore la ligne rouge. Il joue ici un ancien flic ayant fait une bévue, un personnage lambda, sous exploité. D'ailleurs, on sait pourquoi chaque personnage a été kidnappé, mais malgré cela, on ne prend aucun de ces bonhommes en pitié et on se fout un peu de leur sort, ce qui est bien dommage.

Par contre, si vous espérez trouver des morts affreuses, des crimes inventifs, de la tripaille partout sur le sol, de la cervelle répandue sur les murs, des écartèlements, de la castration, il faudra repasser. En effet, Die le châtiment est un film très gentil et trop soft. C'est d'ailleurs très triste de voir que tout reste si propre dans ce métrage. Pour les mises à mort, il faut avouer qu'elles sont assez bien trouvées, car elles ont un rapport avec le passé du personnage, par exemple, la droguée va se voir enfoncer une dose plus ou moins sévère de cocaïne, tant et si bien que si on tire un six, c'est la mort assurée. On retrouve cela dans toutes les mises à mort et certaines sont assez sympathiques, comme lorsque le dé représente le nombre de minutes à rester en apnée sous l'eau. Néanmoins et malgré les bonnes idées, tout cela reste bien trop net et bien trop propre pour susciter un dégout ou du mépris envers le tueur. Le twist final est ridicule et il est purement et simplement improbable.


Je comprends qu'il faille mettre le dé dans le revolver, mais je fais quoi des six trucs oblongs à droite?

Au final, Die le châtiment reste un film regardable, pas si ennuyeux que cela, mais qui reste trop propre et trop gentil. Les acteurs semblent impliqués dans ce récit, mais malheureusement, leurs personnages sous sous-exploités et surtout ils ne possèdent pas assez de profondeur. Si l'idée de base était sympathique, et qu'ici il vaut mieux rater son jet d'habilité, on reste devant un énième film dont sa sortie correspond avec la fin des Saw, espérant ainsi relancer la franchise des films de torture. Bref, un film à réserver aux amateurs du genre, mais il sera certainement plus destiné à ceux qui apprécient les thriller et pas à ceux qui aiment les Saw. Un film moyen en somme.

Note: 11/20

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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Mer 7 Mar 2012 - 18:05

syphil a écrit:

Ne voulant pas défleurer le mystère je m'en tiendrai là pour le scénario ou le méchant, moins vous en saurez plus vous risquerez d'apprécier les surprises qu'il tient en réserve. Le film n'est pas très gore, pas de morts détonantes ou capilotractées, on s'en tient à du conventionnel car là n'est pas la force horrifique du film, car oui Triangle est oppressant et met mal à l'aise, oui on a vraiment l'impression d'assister au cauchemar que vit l'héroïne, et on a envie de rester jusqu'à la fin pour voir si elle va réussir à se sortir de ce vrai merdier dans lequel elle est jusqu'au cou. Seulement il y a quelques ombres au tableau, d'abord l'originalité tordue du film si elle mérite le coup d'oeil, aurait mérité bien plus de boulot scénaristique en amont pour tenir ses apparentes contradictions jusqu'au bout. Au lieu de ça le film se contente bien souvent de les enjamber l'air de ne pas y toucher, ce qui est assez frustrant. Par exemple l'héroïne fait parfois montre de réactions assez invraisemblables qui prennent complètement à rebrousse poil les nôtres, le but du suspens étant idéalement que le réalisateur sachant très bien ce à quoi on va penser et quelles émotions il va susciter en nous, nous induise en erreur pour nous surprendre et nous prendre au piège, or ici on a l'impression que le réalisateur a lâché la rampe en court de route, ne sachant probablement plus lui-même comment s'en sortir. Ce manque de cohérence quant au personnage principal crée un sentiment d'inachevé, car n'empruntant pas les voies qu'on serait les premiers à prendre pour des raisons qui vous le verrez sont évidentes, et ne collant pas aux réactions qu'on aurait à sa place, ça donne au guêpier dans lequel elle se retrouve fourrée (non il n'y a pas de scène de cul) un aspect artificiel qui met un peu mal à l'aise et vis-à-vis duquel on se sent passablement exclu. Ces contradictions gâchent pas mal le pourtant gros potentiel du film, et si les scénaristes avaient su les rayer ou les utiliser comme des hameçons pour nous prendre à notre propre piège, c'aurait vraiment été un très bon film.

[ce


j ai bcp aimé ce film
bonne actrice et scenario malin
une très bonne série B fantastique
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syphil
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Mer 7 Mar 2012 - 18:40

l'aventurier du dimanche a écrit:


j ai bcp aimé ce film
bonne actrice et scenario malin
une très bonne série B fantastique

Oui mais
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Mer 7 Mar 2012 - 18:45

syphil a écrit:


Oui mais
Spoiler:
 

Voyons c'est toute la beauté de la contradiction et de l'incohérence féminine, donc ça reste crédible de ce point de vue là Razz
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syphil
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Mer 7 Mar 2012 - 18:56

lol mais n'importe quoi hein !
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Dim 11 Mar 2012 - 14:17

Douce nuit, sanglante nuit 2


Résumé:

Cinq ans plus tard, Ricky le frère de Billy, interné dans des hopitaux psychiatriques, est fortement marqué par les événements précédents. Rien ne garantit que le prochain noël se déroule normalement..

Avis:

Si vous vous demandez encore aujourd'hui comment faire un film durant initialement 20 minutes et le tendre jusqu'à une bonne heure vingt, il suffit de regarder douce nuit sanglante nuit 2. Suite logique d'un premier épisode sympathique sans être exceptionnel, ce métrage fait figure de gros vol à main armé tant le sentiment de s'être fait arnaqué est immense. C'est avec ce genre de film que l'on comprend que le père noël est une ordure, ou pire encore, qu'il n'existe pas. Je ne vais mettre cette citation en spoiler étant donné que peu d'enfant de six ans ou moins lisent ce que j'écris et regardent ce genre de films. Enfin, il ne faut jurer de rien, quand on voit les énergumènes que l'on se traine à l'école. Mais revenons en au film. Y-a-t-il quelque chose à sauver de métrage? Pourquoi le film est-il une telle arnaque? Est-ce que Lee Harry, le réalisateur s'est inpiré des films de Godfrey Ho? Que de questions...


Non, pas le cul s'te plait, pas dans le cul!

Le scénario est vraiment d'une facilité déconcertante, même s'il fait directement suite au premier épisode. Dans cette histoire, on va suivre Ricky, le jeune frère du premier père noël psychopathe. Interné pour folie, il livre sa vie et la vie de son frère à un psychiatre qui enregistre tout ce qu'il dit. Seulement voilà, tous ces souvenirs vont faire remonter une folie furieuse dans la tête à Ricky et il va péter son câble. Bref, que dire sur ces quelques lignes de scénario, qui s'en tiennent au minimum et qui n'innovent pas un seul instant. Tout cela reste bien plat et assez insipide. Je ne sais pas si le premier film a connu un grand succès au box office américain mais je suppose que oui, vu la pléiade de suites qu'il y a eu, mais il faudrait tout de même se poser la question sur les bienfaits de l'arnaque visuelle. Car outre un scénario anorexique, c'est tout le film et la réalisation qu'il faut revoir.

Il faut dire que le film fait fort. En fait, si on espère voir un film différent du premier opus, il faut aller vers le troisième (dont la critique ne serait tarder) qui est lui aussi une grosse daube. Pourquoi je dis ça? Parce qu'à l'instar des films de Godfrey Ho, Lee Harry fait exactement la même chose. Pour faire un petit rappel, Godfrey Ho est un réalisateur qui s'est fait un nom par la médiocrité de ses métrages tels que Black Ninja, Ninja exterminator ou encore challenge ninja et qui s'amusait à mettre des scènes d'autres films pour que la pellicule soit plus longue. Avec douce nuit sanglante nuit 2, c'est la même chose, car durant les 40 premières minutes du métrage on se tape l'intégralité du premier film en version rapide. Alors pour ceux qui n'ont pas vu le premier film, ça peut être sympathique, mais généralement, quand il y a un deux marqué dans le titre, c'est pour intéresser les fans du premier. Du coup on se sent vraiment flousé et ce n'est pas la dernière partie qui va relever le niveau avec une ambiance aux abonnées absentes, et un tueur aussi charismatique que miss France au salon de l'agriculture.


Vas-y coco, joue la terreur, non pas la constipation, la terreur je t'ai dis!

Il faut dire qu'au niveau des acteurs, c'est très mauvais. L'acteur jouant le nouveau tueur, et donc le frère du premier bourreau est vraiment, mais alors vraiment une caricature du tueur maniaque à tendance psychotique parce qu'il n'a pas eu une enfance facile. Aussi lisse qu'une limace écrasée par un 38 tonnes, il parvient tout de même à nous faire rire grâce à un rire forcé à chaque fois qu'il bute une personne dans la résidence où il a décidé de tirer avec un flingue. Je crois que même les miss France sont plus crédibles quand elles font un sourire ou quand elles essayent de nous faire croire qu'elles sont surprises d'être parmi les miss. Par contre, il est assez difficile de juger des autres comédiens étant donné que la première partie concerne le premier film, et que la suite ne montre que les quelques meurtres pas innovants du petit frère. N'ayant pas le courage de parler des différentes victimes faisant environ une apparition de trente secondes chacune, je vais m'arrêter là concernant le casting.

Si vous cherchez des effets gores dans la hôte du père noël, ce n'est dans ce film que vous allez en trouver. Lee Harry est un petit malin et il sait comment s'y faire pour nous faire croire qu'il a fait un film d'horreur. Les seuls effets gores que l'on verra sont ceux du premier film. En effet, le frère racontant ce qu'à commis son grand frangin, le réalisateur nous montre alors tous les crimes du premier film, même ceux que le petit frère n'a pas pu voir étant donné que durant les faits, il était encore dans son orphelinat avec les bonnes sœurs. En plus, on nous prend pour des cons! Les vingts dernières minutes sont aussi palpitantes qu'une saison de Derrick, puisque notre tueur marche en rigolant dans un lotissement et bute tous ceux qui se trouvent dehors, sauf une petite fille en vélo, histoire de bien montrer que l'on assume pas ce que l'on fait. C'est pénible à voir mais cela nous arrache tout de même quelques bons moments de fou rire non voulus.


Je te tiens au courant!

Au final, douce nuit sanglante nuit 2 est une daube infâme, le genre de film réalisé à la va vite pour faire un maximum de thunes à la suite du succès du premier. Si certains n'ont pas vu le premier, peut être y trouveront-il leur compte, et encore il ne faut pas qu'ils soient difficile. Pour ceux ayant vu le premier opus, il faut obligatoirement passer son chemin devant une telle arnaque! Bref, un slasher des années 80 complètement à coté de la plaque, qui ne fait pas honneur au premier et qui ne se sauve que par un rythme soutenu. Ben merde, il n'y a pas que le père noël qui est une ordure, il y a aussi l'industrie du cinéma!

Note: 03/20

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oorgan
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Dim 11 Mar 2012 - 14:31

Clash !

Je ne regarde jamais de film d'horrreur, mais j'adore tes critiques, Aqme Wink
En plus, on a regardé le Père Noël est une ordure hier (film culte lol).
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AqME
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Dim 11 Mar 2012 - 20:19

Merci Oorgan, mais tu sais, je m'y suis mis très tard aux films d'horreur.

Je devais avoir à peu près ton âge quand le premier Scream est sorti et je refusais de le voir, cela m'effrayer car je me disais que des fous pouvaient voir ce film et faire la même chose.

Après j'ai eu le déclic en en voyant un puis deux, et puis j'ai trouvé cela génial. Personnellement, pour moi, le cinéma d'horreur est le genre le plus inventif dans le septième art.
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Lun 12 Mar 2012 - 21:41

Moi c'est l'inverse, j'en étais friand très jeune, à l'époque où canal + en passait un par semaine pratiquement, je sautais sur le moindre truc à effets spéciaux sanguinolants. C'est en veillissant que je suis devenu plus sensible et pendant toute une période je pouvais plus en voir. J'y suis revenu que depuis peu.
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AqME
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Mar 13 Mar 2012 - 20:58

Douce nuit, sanglante nuit 3 coma dépassé


Résumé:

Ricky, meurtrier du précédent "Noël assassin" entre en contact psychique avec une femme aveugle...

Avis:

Bonjour, je me présente, je me nomme Steven Gaydos, je suis scénariste, et je vais vous raconter mon histoire à propos d'un très grand film d'horreur dont je suis l'inventeur. Tout le génie qui imprègne cette pellicule, c'est mon génie. Et pourtant, je reste parfaitement inconnu! Pour pallier à cette erreur monumentale, je déverse par écrit toute l'histoire qu'à du traverser ce film pour enfin arriver sur vos écrans. Il aurait été plus que préjudiciable si la majorité de la population des années 90 ne voit pas ce chef d'oeuvre du septième. Alors voilà, je ne comprends pas pourquoi toute cette haine s'est déversée sur moi et sur mon bébé, mais pour bien cibler l'imbécilité des grandes boîtes de production, j'écris cette lettre qui pourrait sembler être un testament. A vous de vous faire une idée! Seulement n'oubliez pas que je suis un génie et que bien souvent les génies restent incompris.


Oui, je sais, j'ai merdé en signant dans ce film, ce n'est pas une raison pour me regarder ainsi!

Première étape: Hollywood pictures (parce qu'il faut toujours viser plus haut). Bonjour monsieur, je me permets de venir vous déranger pour le plus grand film d'horreur que vous n'avez jamais produit. J'ai eu une idée de génie. Vous vous souvenez de douce nuit sanglante nuit 2? Non! Bon, je vous fais un petit topo. Dans le deuxième film, on a le frère du premier tueur, qui joue donc dans le premier film, qui pète un câble comme son frère et qui dézingue tout un quartier en poussant de terribles rires sardoniques. Ça ne vous dit toujours rien? Toujours pas! Bon, je continue. Ricky, c'est le nom du frère qui tue dans le premier, il se fait buter à la fin par des flics. Mais tout mon génie est là! Dans le troisième film, on le fait revenir à la vie en reconstituant partiellement son cerveau. C'est possible, je l'ai lu dans "la médecine selon Spock", c'est un éminent chercheur dans le domaine de la médecine neurologique, et notamment sur le lien entre les oreilles pointues et l'intelligence. Mais je ne m'arrête pas là! Ricky reprend vie et il entre en contact permanent avec une médium aveugle et il va la courser pour la tuer! Bien sûr on va mettre un flic sévère à sa recherche et un médecin utopiste. Comment ça je dois sortir d'ici!? Comment ça mon idée, c'est de la merde! Comment ça je suis un gros con! Vous ratez un génie mon vieux, un génie!!

Deuxième étape: MGM (parce que j'aime les lions), après avoir raconter mon scénario. Alors là monsieur, je vois que mon histoire vous plait. Si, si, je le vois à la façon que vous avez de vous frottez les tempes avec vos index, c'est un signe qui ne trompe pas. Alors pour l'ambiance, je vois vraiment un truc énorme, un truc du genre qui se passe dans la nuit et que l'on voit rien du tout! Parce que je sais que la plupart des gens ont peur du noiret notre film se fera exclusivement dans le noir. Après, on filmera un hôpital plutôt vieux, avec des couleurs décolorés, comme ça, les gens, ils auront l'impression d'être dans un lieu assez malsain et pas propre. Et il ne faut pas oublier que comme c'est un film d'auteur dont je suis l'auteur et le génie, il faut que ce soit lent. Lent mais avec des discussions existentielles notamment sur la condition des meurtriers, que l'on peut remettre sur le droit chemin grâce à des discours mystico-prophétique et une grosse dose d'électricité. Si c'est possible, je l'ai lu dans "l'électricité selon les neurologues Bogdanov", de grands génies incompris dont le cerveau se trouvent dans le menton. Comment ça je sors d'ici? Comment ça je suis cinglé! Vous ratez un génie, pépère, un génie!


Prends une lampée, c'est le seul moyen de survivre au film


Troisième étape: Lionsgate (parce qu'ils ont fait plein de films d'horreur et qu'ils sont canadiens et qu'ils sont moins prétentieux et beaucoup plus intelligents que les américains), après le scénario et l'ambiance. Vous voyez que vous appréciez mon génie, si, si, je le vois à votre bouche grande ouverte et à la bave qui s'écoule sur la commissures de vos lèvres. Vous voyez, moi, je suis fan d'un certain type d'acteur. Le genre bad guy, à la gueule bien particulière, un peu comme Ron Perlman, mais le problème, c'est qu'il est trop cher tout comme le premier acteur qui incarnait Ricky. Non, là j'ai discuté avec Bill Moseley, on s'est rencontré dans un bar à putes et il cuvait un vieux whisky parce que sa septième femme l'avait quitté. Bon, il a trouvé mon idée géniale et il a accepté le rôle. Bon le problème, c'est qu'il est sur la pente descendante et il doit faire une cure de désintox, mais après le film. Bon après, j'ai un petit problème, c'est que je me suis inspiré des membres de ma famille pour faire le scénario. Ma grande soeur est aveugle, mon cousin est gros avec les cheveux frisés et les poils qui dépassent toujours de la chemise, à et ma grand-mère à Alzheimer et elle oublie tout le temps qui est qui, du coup, tout mon scénario comporte des gens comme ça, donc le mieux c'est de les embaucher. En plus, j'ai lu quelque part que c'était de travailler avec sa famille, c'était dans "le manuel de survie en famille de Bush", un grand philosophe amateur de bretzels. Comment ça je sors! Comment ça je ne suis qu'un imposteur? Vous ratez un génie, vieille bique, un génie!

Quatrième étape: Europacorp (parce que Luc Besson a peur de rien, la preuve il a produit Taxi 4), après le scénario, l'ambiance, les acteurs. Oh je crois que vous allez signer un contrat. Si, si, je le vois à votre tête baissé à la recherche d'une feuille et d'un stylo. Bon, alors pour les effets spéciaux et les effets gores, parce qu'un film d'horreur sans effets gores, c'est comme un homosexuel sans vaseline, ça fait mal pour où ça passe. Bon alors, je vois déjà un effet du tonnerre qui va déchaîner les foules. Comme on a reconstituer le cerveau de Ricky, on va lui mettre sur la tête un faux cerveau dans un bocal avec du sang qui s'agite à l'intérieur. Ça fera un putain de rendu de malade, et puis ce ne sera pas ridicule, vous imaginez vous, un type qui se balade avec un verveau dans un bocal, il y a de quoi devenir fou. Ensuite, je pense faire que de l'abstrait, ça pourrait plaire aux bourgeois et puis de toute façon, vu que c'est dans la nuit noire, les gens ne verront rien. Donc on mettra que les conséquences du meurtrier. Je pense à une tête sur une table par exemple ou à une vieille morte (même si ça me fait chier de tuer ma grand-mère). Parait que faire du suggéré, c'est mieux, je l'ai lu dans un très grand ouvrage, ça s'intitule "montre mais ne fait pas de Rihanna", bon maintenant, elle a sorti une suite qui montre et fait tout, mais je ne l'ai pas encore lu. Monsieur, monsieur Besson, vous dormez monsieur Besson.


Il est con ce réalisateur, il veut me faire sortir dehors, par temps orageux avec ce truc sur ma gueule, l'est pas fou!

Je jette un regard à gauche, je jette un regard à gauche. Je contourne le bureau. Trouve le tiroir des contrats. Prends la main de Besson et fait une fausse signature. Je file en douce. Malheureusement, je me fais choper à la douane avec tout le nécessaire pour faire mon film d'horreur. Les douaniers trouvent l'histoire, la lisent et prennent ça pour des aveux. C'est alors qu'arrivent des personnes qui m'entourent dans une chemise blanche immaculée. Sublime d'ailleurs la chemise. Mais c'était assez bizarre car les manches s'attachaient dans le dos. Ils m'ont emmenés dans une charmante demeure, bien qu'un peu bruyante car les autres hôtes étaient assez agités, et j'ai eu une chambre toute tapissée en blanc et très silencieuse. Bon entre temps, j'ai eu le temps d'envoyer le scénario à mon pote, Richard Gladstein, le deuxième scénariste. Et voilà mon film en 1989, exactement comme je l'avais vu. Je suis une génie, un génie!!!!

Note: 01/20



Dernière édition par AqME le Sam 31 Mar 2012 - 14:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Mer 14 Mar 2012 - 7:27

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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Mer 14 Mar 2012 - 15:00

Douce nuit, sanglante nuit 4: l'initiation


Résumé:

Une femme en feu tombe d'un toit... la vie de Kim, la journaliste chargée de l'enquête, bascule peu à peu dans l'horreur. Pour ses recherches elle se rend dans une librairie spécialisée dans l'occultisme pour y trouver un livre sur la combustion spontanée ... c'est son premier pas vers "l'initiation"

Avis:

Que peut-on espérer d'une série de films dont le premier est un film sympathique mais qui ne casse pas des briques, d'un second épisode réellement mauvais et d'un troisième épisode encore plus mauvais, qui mériterait sa place au panthéon des plus mauvais films d'horreur? Avec un quatrième film qui sort en 1990, il y a de quoi être plus que craintif et d'hésiter longuement sur les raisons qui nous poussent à regarder, ou plutôt subir le visionnage de ce genre de métrage. Bref, c'était sans compter sur ma témérité et mon envie de voir si la série pouvait encore plus s'enliser dans la merde. Premier constat, on a Brian Yuzna à la réalisation. Cela signifie que l'on peut avoir du bon (il suffit de voir les notes sur les deux films du dentiste), mais que l'on peut aussi avoir du très mauvais (ses films à partir de 2004 sont de grosses daubes). Deuxième constat, la saga prend un tournant décisif et n'a plus rien à voir avec le premier opus de la série. Adieu père noël assassin, bonjour magie noire et succubes. Mais finalement, ce virage est-il une bonne chose? Tout cela est-il mieux que précédemment?


Qu'est-ce que deux trous dans un trou? Mon nez dans ton cul!

Du point de vue du scénario, on abandonne complètement le père noël tueur psychopathe des deux premiers opus. Le seul lien entre ce film et la saga, c'est que cela se passe durant la période de Noël. A ce rythme là, tous les films se déroulant à noël auraient pu s'appeler douce nuit sanglante nuit. Bref, ceci dit peu importe le titre, ce qui est intéressant, c'est le contenu. Le film débute sur une mort bizarre. Une jeune femme tombe d'un toit et son corps est à moitié carbonisé. Une journaliste souhaite prendre en main l'enquête. Malheureusement, elle est un peu moquée par ses collègues masculins et va essayer de faire cavalier seul. Pour cela, elle va se rendre dans une bibliothèque occulte et va rencontrer une patronne encore plus bizarre que son enquête. Elle va se lier d'amitié avec cette femme et elle va aussi voir des insectes géants de partout dans sa maison. Bref, en gros, la femme possède une sorte de secte composée essentiellement de femmes et notre héroïne va comprendre que le meurtre et cette secte qui voue un culte à Lilith sont liés. Le mot qui me vient le plus à l'esprit, c'est bizarre. Mais parfois, le bizarre peut être génial, sauf que là, le bizarre ne prend pas la sauce et on se demande où veut en venir le film. Pourquoi ce film a-t-il été fait. bref, niveau scénario, c'est beaucoup trop obscur.

Par contre, il y a un point sur lequel Yuzna ne s'est pas trop planté, il s'agit de l'ambiance. Le réalisateur nous propose une galerie de personnages à la fois glauques et inquiétants et ponctue cela avec une ambiance qui oscille entre les cultes malsains faisant appel au corps et à l'inceste et la transformation, voire même la métamorphose du corps passant d'un stade larvaire à un stade adulte complètement différent. De ce point de vue là, le film arrive à dégager quelque chose de dérangeant, de gluant, de sale et le rendu est plutôt pas mal. Malheureusement, la faiblesse du scénario ne parvient pas à sublimer cette ambiance si particulière et ses jeux de lumière rose pâle rappelant la chair humaine. De plus, le film reste ponctué de scènes assez ennuyeuses où notre héroïne, ne comprenant pas elle-même ce qu'il lui arrive se pose des questions existentielles sur ces femmes si bizarres et sur sa relation avec les hommes.


Bah oui, c'est sûr, si tu utilises de la super glue et qu'après tu croises tes doigts, t'es dans la merde.

Au niveau des acteurs et des actrices, ça reste assez moyen tout de même. Le plus gros problème provient de trois choses. La première concerne l'actrice principale, qui tient assez bien son rôle mais qui ne parvient pas à s'attirer la sympathie du public. Son personnage reste lisse, sans grande envergure et on peine grandement à prendre peine de son sort. La deuxième chose concerne la grande méchante, la libraire, qui ressemble à une personne lambda et qui ne dégage rien de vraiment maléfique même lors des rituels un peu cochons et malsains. Du coup, on se fout aussi de son sort et on se dit qu'elle ne peut pas vraiment être si méchante. La troisième et dernière chose concerne un acteur, celui qui joue le clochard au service de la libraire. En plus d'être complètement affreux, il nous sert un rôle grossier de mongolien, et même si le personnage rentre bien dans le domaine qu'on lui demande, il reste gênant dans le film, comme une tâche sur un col de chemise.

Enfin, au niveau des effets spéciaux et des effets gores. Le film reste assez dépourvu d'effets gores. Il s'agit plutôt d'effets sales, d'effets de transformation du corps. Par exemple, on va voir plusieurs fois le corps de l'héroïne se transformer en une sorte d'insecte géant ragoutant. Ses doigts se regroupent pour forment une sorte de masse de chair ou encore ses jambes s'associent pour former une sorte de membrane gélatineuse. Sans être très gore, ces effets restent tout de même bien dérangeants et ce n'est pas plus mal, mais encore une fois, l'incompréhension générale du scénario me fait dire que tous ces effets ne servent qu'à dégouter le spectateur et rien de plus. D'autres effets feront appel aux dégouts des spectateurs comme les insectes géants, ou encore les espèces d'asticots géants que trouve le clodo dans des conduits d'aération avec beaucoup de bruits de succions et de gel translucide bien épais s'écoulant sur le sol.


Tu sais les insectes, c'est la bouffe du futur, faudra t'y faire!

Au final, douce nuit sanglante nuit 4 l'initiation n'a que peu de rapport avec les trois épisodes précédents. Délaissant le slasher made in 80, Brian Yuzna se penche vers l'occultisme et la sorcellerie à grands renforts de rites dégueulasses et d'ambiance glauque avec des personnages ragoutants. Un chouette cocktail me direz vous, mais il n'en n'est rien. Le scénario, trop alambiqué propose une galerie de personnages improbables avec des insectes en mousse et surtout une histoire peu passionnante dans laquelle il ne se passe pas grand chose et on se demande pourquoi ce film a été fait. Bref, une grosse déception et même si ce film est meilleur que le précédent (il n'en fallait pas beaucoup), il reste médiocre à bien des égards. Si vous aimez les cafards géants et les clodos pourtant un masque de Pinocchio, alors peut être que ce film vous plaira.

Note: 05/20

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AqME
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Sam 17 Mar 2012 - 17:24

Douce nuit, sanglante nuit 5: Les jouets de la mort


Résumé:

Ce film tourne autour d'un jeune garçon qui a vu son propre père se faire assassiner quelques jours avant noël par des jouets meurtriers. Il fait sa petite enquête et celle-ci va le mener au créateur des jouets maléfiques, un certain Joe Petto...

Avis:

Après une longue, très longue, trop longue série de films relativement médiocres, voici enfin le dernier opus des "douce nuit, sanglante nuit". Après avoir mis des pères noël tueurs, puis un père noël zombie tueur, puis des femmes faisant un culte à Lilith avec des insectes géants, il ne manquait plus qu'une seule chose pour que la série soit complète dans le non-sens. En effet, le dernier épisode fait mettre en scène des jouets tueurs, qui sont visiblement doués d'une vie après l'ouverture des cadeaux au pied du sapin. Mais en parlant de sapin, est-ce que la série sent le sapin justement? Ce dernier opus est-il celui de trop (sachant que du 2 au 4, ils étaient déjà de trop)? L'idée des jouets tueurs n'est-il pas une facilité dans les années 90? Bref, après un clodo déguisé en Pinocchion, nous voici avec un père noël alcoolique qui se nomme Joe Petto, ça laisse déjà rêveur...


Ote ta main de mon cul petit sacripant!

Le scénario, s'il faut l'expliquer, surfe sur la vague des films de Chucky et des Puppet Master qui ont été produit entre 1988 et 1991. Le succès de cette dernière série a surement du plaire aux producteurs des douce nuit, sanglante nuit et ils ont du y voir le filon doré pour faire un maximum de blé. Ici, il ne s'agit pas d'une seule poupée, mais d'une quantité de jouets qui prennent vie pour la retirer justement. L'histoire commence avec un enfant qui reçoit un cadeau la veille de noël. Il commence à l'ouvrir mais il se fait chopper par son père juste avant. Il met le gosse au lit et, il va ouvrir le cadeau pour voir de quoi il s'agit. Il découvre alors une boule à l'effigie du père noël qui fait de la musique. Sauf que cette boule va se jeter à la bouche de l'homme qui va finir asphyxié. La maman va mener l'enquête et va découvrir que tout cela provient d'un magasin de jouet artisanal qui n'a pas beaucoup de succès. Sans être passionnant, le film se révèle être tout de même assez curieux, notamment sur les raisons du gérant du magasin et sur son fils qui semble être très bizarre. Donc, niveau histoire, ça se laisse suivre, même si tout cela n'a plus aucun rapport avec le premier douce nuit, sanglante nuit.

D'habitude, un film d'horreur est censé faire peur. Au delà de tout l'aspect gore, sanglant ou encore fantastique, un bon film d'horreur doit instaurer une ambiance particulière qui va mettre le spectateur mal à l'aise, ou qui va le surprendre et le mettre aux aguets. Malheureusement, ce film reste d'une platitude décevante et malgré l'idée d'exploiter les jouets de noël, on ne sera pas beaucoup surpris. Il faut dire qu'entre quelques scènes un peu gore ou déroutante, comme la chenille qui prend vie dans la voiture d'un mec, on se tape des scènes qui dédramatisent toute la tension et qui prêtent plus à sourire qu'à avoir peur. Je prends pour exemple le gosse avec les patins à roulettes qui prennent vie et qui se retrouve à faire le zouave dans la rue, à la manière des mecs de Jackass, ou encore lorsque un jeune couple commence à baiser et qu'une main en plastique va palper les fesses du mec avant de l'étrangler. Bref, tout cela ne sert pas trop à faire peur.


Le père Noël, c'est moi, alors tu veux toujours t'asseoir sur mes genoux?

Au niveau des acteurs, ce n'est pas la panacée non plus. Le rôle le plus important revient au fils un peu bizarre qui crée et offre des cadeaux plus que chelous et qui se terre le plus souvent dans la cave. L'acteur l'incarnant reste sympathique mais pas inoubliable. Et le plus gênant, c'est que c'est la même chose avec tous les acteurs du film. L'enfant découvrant les cadeaux maudits et se faisant kidnapper n'est pas très intéressant, sa mère reste dans la norme mais ce n'est pas non plus à sauter au plafond, et je ne parle même pas du père héros mais que l'on apprend de qui il s'agit qu'à la fin histoire de rajouter en plus un twist inopportun. Reste le rôle de Joe Petto, un vieux bouffi qui reste malgré tout assez crédible, oscillant entre le gros méchant et l'homme qui subit une sorte de malédiction. Bon, c'est toujours pareil, il n'y a pas de quoi être extasié. Ah, et j'oubliais le jeune couple qui baise! Bon, ben, y'a pas à dire, ils sont très mauvais et pas du tout crédibles même pendant le scène de baise.

Il nous reste à espérer un petit coté gore, un petit coté malsain et bien dégueulasse. Mais ce n'est pas ce qui est prévu au programme. De toute façon, depuis l'épisode trois, les effets gores sont passés aux oubliettes. Alors il est vrai que cela ne garanti pas un bon film d'horreur, mais tout de même, suivant les tueurs et les morts, cela rajoute un petit plus non négligeable. Bon, dans celui-ci, on a quelques effets spéciaux pas dégueulasses, mais parfois franchement visibles. Je pense notamment à la toute fin où l'on voit la combinaison de l'acteur qui joue le méchant et ce n'est pas le top. Après, il y a bien la scène de l'espèce de chenille qui tue le conducteur ou encore lorsque la multitude de jouets attaque le jeune couple qui baise et que par moments on envoie le sirop de framboises, mais sinon, c'est plutôt vache maigre. La fin reste sympathique et assez inattendu, et pour le coup, elle vaut le coup!


Cette année, le père Noël est défectueux, donc vous n'aurez pas de cadeaux bande de sales mioches!

Au final, douce nuit sanglante nuit 5, les jouets de la mort demeure le moins mauvais des quatre suites. Je l'ai tout de même trouvé moins bon que le premier qui reste bien plus sympathique bien que très basique. Néanmoins, des défauts majeurs viennent un peu pollué ce métrage dont des acteurs pas très marquants, une histoire pas géniale qui surfe sur le succès des jouets tueurs et surtout le fait qu'il n'y ait plus aucune attache par rapport au tout premier film. Bref, un film moyen avec des qualités minimes, comme une fin surprenante et quelques effets spéciaux rigolos. La série des douce nuit, sanglante nuit est une bien piètre saga. Comme quoi, la quantité ne supplante pas la qualité.

Note: 07/20

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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Sam 17 Mar 2012 - 19:13

avec cette série y'a pas à dire AqME tu t'es fait violence pour aller jusqu'au bout Mr. Green

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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Dim 18 Mar 2012 - 17:14

Ah ce niveau ce n'est plus de la violence, c'est de la résignation...

Conte de noël


Résumé:

En 1985, dans une ville côtière, cinq amis, Koldo, Peti, Tito, Eugenio et Moni, tombent sur une femme vêtue comme le Père Noël, coincée dans un trou au fond des bois ..

Avis:

Les films exploitant la jeunesse sont relativement nombreux. Je pense aux Goonies, à Stand by me ou encore, en plus récent, à 20th century boys. Maintenant, dans le domaine de l'horreur, c'est vachement plus délicat d'aborder ce sujet ou de mettre en avant une bande de jeunes sans tomber dans le pathos gore pour déconner (feast 2 critique à venir) ou encore le gentil mignon avec le méchant monstre dans le placard ou sous le lit. Mais si l'on met le cinéma espagnol dedans, pays qui sort régulièrement des métrages horrifiques de qualité (Rec, A louer, l'échine du diable ou encore abandonnée), on peut s'attendre à quelque chose de relativement couillu et un peu hors des sentiers battus. Alors qu'en est-il de conte de noël, film très court faisant partie de la sélection des Peliculas para no dormir, sorte de master of horror version espagnol? Le film est-il une réussite ou n'arrive-t-il pas à se trouver? Aurons-nous droit à un "ça" version espagnole?


Eh les mecs, il ne nous manque plus que Dagobert et on peut faire un épisode du club des cinq!

Le scénario du film reste assez simple dans sa globalité, mais il se veut une référence aux films mettant en avant une bande de jeunes et aux gros nanars des séries Z avec des zombies, des actrices idiotes aux gros nichons et au héros gominé et écervelé. Ici, on va suivre un bande de cinq enfants, quatre garçons et une fille, tombant sur une femme habillé en père noël dans la forêt. Sauf que la dame est dans un trou avec une jambe cassée. Ils essayent de la remonter et de prévenir la police sauf qu'en allant au poste, deux des garçons reconnaissent la mère noël comme étant une dangereuse criminelle ayant voler un petit magot. Ils décident alors à l'unisson de la garder dans le trou, de la rationner jusqu'à ce qu'elle dise où est caché le trésor. Sauf qu'il va se passer quelque chose d'imprévu. Je vais m'arrêter là pour ne pas dévoiler la suite qui reste une ode aux nanars zombiesques, mais il faut savoir que tout ne se passe pas comme à cause de deux jeunes de la bande, fans de mauvais films de morts-vivants. Du coup, le scénario reste sympathique et on ne peut que se prendre d'affection pour au moins 2 des mômes de la bande, dont la fillette.

Mais outre un scénario sympathique qui ne prend parti ni pour les enfants, ni pour la mère noël, la réalisation est vraiment impeccable. Dès le début du film, on ressent un amour pour le cinéma de genre qui est totalement assumé. D'ailleurs, on débute avec un le début d'un film de zombies complètement débile et on se demande bien où l'on est tombé. La présentation des cinq enfants est très fun avec une belle musique rock et les noms s'affichant avec des arrêts sur image, un peu comme le ferai un Robert Rodriguez. Mais l'ambiance, plutôt bonne enfant, va descendre petit à petit vers une horreur, d'abord de la part des enfants qui décident de faire chanter la pauvre femme, puis avec une situation inverse plutôt stressante dans un vieux parc aquatique désaffecté. Les jeux de lumière sont très bons, et les plans de caméra sont judicieusement choisis. Bref, une ambiance très année 80 qui est foutrement bien rendue.


Oh putain j'étais tellement saoule hier que je ne suis pas rendue compte que je m'étais endormie dans une tanière de sangliers

Mais le plus difficile je pense dans ce genre de film, c'est le choix des acteurs jouant les enfants. En effet, je pense qu'il faut une complicité entre les acteurs pour que cela crée une vraie impression de groupe et une certaine cohésion. Et c'est exactement ce qui marche dans conte de noël! En effet, les cinq enfants jouent vraiment très bien et s'entendent à merveille. Ainsi, on a la petite fille que tout le monde protège, le fan de karaté kid qui rêve de faire la prise du dragon, le chef gentil et le chef méchant qui veut être chef à la place du gentil et son acolyte. Si tout ça peut faire cliché, il n'en ai rien car les interactions entre eux sont vraiment crédibles, tout comme leur passion dévorante pour les films d'horreur bis, d'ailleurs, cela m'a un peu rappelé ma jeunesse avec les bandes de potes à faire les 400 coups. Mais autre chose de très important, c'est l'actrice jouant la méchante, absolument géniale du début à la fin et qui inspire méfiance au début, puis pitié et enfin horreur. C'est une grande réussite de ce point de vue, car on ressent vraiment les différentes étapes émotionnelles pouvant se dérouler dans la tête de la bonne femme.

Ce qui est le plus marrant dans tout ça, c'est que le film ne va pas dans le pathos gore pour rigoler, ni dans le gentil mignon avec une éponge mort-vivante sous l'évier (idée géniale qui me reste de mes lectures de gosse dans la série chair de poule). Sans être gore pour autant, le film joue surtout sur une ambiance nostalgique au début puis purement horrifique, avec une femme déguisée en père noël, boitant et trainant une lourde hache pour faire la peau à ses sales gosses. Si quelques effets gores, plutôt bien foutus d'ailleurs, vont venir ponctuer le métrage, Paco Plaza, le réalisateur et pote de Jaume Balaguero, ce n'est pas sûr ça qu'il faut miser. On s'attachera beaucoup plus à la stratégie des enfants pour s'en sortir et à la frayeur d'en voir un se faire dézinguer à coup de hache. La fin reste très sympathique, car elle relève du nanar, mais elle entre parfaitement dans le métrage sans pour autant le rendre moins crédible, un grand coup de force pour le réalisateur.


Qu'est-ce qu'on fait, on le sort du trou, il nous a mis une bonne note quand même, non?

Au final, conte de noël est une franche réussite, même si parfois il peut paraître un peu long car le chantage mené par les enfants et les interactions entre les membres du groupe occupent une grande partie du film. Mais avec une montée crescendo de l'angoisse et une volonté de montrer la face monstrueuse des deux partis, les enfants et la femme, Paco Plaza réalise un film qui se pose entre les goonies et ça. Bref, un métrage plaisant, drôle, nostalgique et surtout effrayant dans sa dernière partie, pas étonnant que le type est réalisé ensuite Rec. Je conseille donc ce film!

Note: 15/20

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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Mer 21 Mar 2012 - 12:26

Dans l'ombre


Résumé:

Au décès de sa mère, Bryan Karter apprend qu'il vient d'hériter d'un vieux monastère reconverti en un centre de traitement contre les addictions. Tout en ignorant que sa mère effectuait des expériences sur les patients, Bryan se rend dans le bâtiment en compagnie de 5 amis. Le cauchemar commence...

Avis:

Je pense que toute personne a des addictions. Par exemple, moi, j'ai une addiction aux films d'horreur. D'ailleurs, je suis tellement accro que je peux mater n'importe quel film d'horreur pourri jusqu'à la moelle. Alors oui, je suis même prêt à voir five across the eyes ou encore Trolls 2. Dans le film que je critique maintenant, Dans l'ombre 3D, une médecin se propose de donner vie à nos addictions. C'est con pour elle, elle n'a pas pensé à prendre Rocco Sifredi et son addiction au sexe, car jaurai aimé voir la gueule de son addiction en relief. Bref, partant d'un postulat assez original et d'une affiche tapageuse à souhait, avec sa brume et son apparition ectoplasmique, le film va très rapidement tomber dans un gouffre de platitude et de nullité crasse. Alors pourquoi tant de haine envers ce film? Pourquoi suis-je si méchant? Je serai bien tenté de vous dire "parce que!", mais mon subconscient perfectionniste se propose de faire dans le développement de mauvais gout. C'est par ici la suite!


Aaahhh! Aide-moi, le réalisateur veut voir ma chatte!!!

Le scénario, comme je l'ai dit auparavant part d'une bonne intention et d'une idée qui aurait pu donner quelque chose d'assez satisfaisant. Pour faire rapidement, un jeune homme ressemblant plus à une loque qu'à un être humain héritage d'un monastère à la mort de sa mère. Poussé par des amis véreux voulant en faire un hôtel de luxe, il se décide, avec des amis à aller voir le monument. En le visitant, ils se rendent compte qu'en fait, ce monastère servait de laboratoire. En effet, la maman du héros voulait débarrasser les gens de leurs addictions en les extirpant du corps et en leur donnant vie. Et cela grâce à la toxine d'une mouche qui agit sur le cerveau. Alors, évidemment, en rentrant dans le monastère, les disparitions vont s'enchaîner et des apparitions vont... apparaître! Pitch classique d'un film d'horreur avec des monstres/fantômes, cette histoire ne brille pas par ses rebondissements et par l'envergure de ses personnages. En effet, on suit cela comme on regarderait le miel et les abeilles et les disparitions vont s'enchaîner sans grande surprise.

Il faut dire que si l'on veut explorer le domaine des addictions et faire un bon travail, il vaut mieux se renseigner et proposer des personnages ayant un solide background. Je veux dire, on ne peut pas décemment proposer de la viande fraîche sur un film qui se veut psychologique ou tout du moins explorant une face cachée de notre subconscient. Je pense aussi qu'il aurait mieux valu instaurer une ambiance plus glauque, plus sale, car là, on évolue dans un monastère/laboratoire assez propre où tous les couloirs se ressemblent et où l'horreur ne surprendra jamais. Rien n'est lourd, rien n'est pesant et on ne sent aucune menace guetter les protagonistes. De plus certains effets se voulant angoissant tombe complètement à l'eau à cause d'une ambiance inexistante et d'un manque cruel de travail efficace. Concrètement, ça sent vraiment le travail bâclé et la volonté de faire dans la facilité en incluant la nouveauté des addictions.


Ah ben voilà, on cherchait bien une salle d'accouchement non?

Mais comme je l'ai dit auparavant, là où l'on voit que le travail est un vrai torchon, c'est au niveau de l'épaisseur scénaristique de tous les personnages. Je veux dire, même le héros du film, fils de la médecin taré, ne possède aucun charisme et a une histoire aussi plate que du papier filigrane. C'est bien simple, tous les autres personnages ne servent à rien et ne proposent rien. On a un couple qui ne pense qu'à manipuler le pauvre héros pour qu'il ouvre un hôtel de luxe, on a l'ancienne petite amie qu'il aime toujours, le frère de la petite amie avec sa copine et la mystérieuse femme faisant visiter le monastère. Alors bien entendu, on ne connait pas leur histoire et puis on s'en fout. Même les comédiens s'en foutent. La preuve, quand l'un des leur meurt, ils ne vont même pas le chercher, ne se posent même pas la question de savoir où il se trouve et ce qu'il lui est arrivé. C'est juste hallucinant de crétinerie et de bêtise. Je ne parlerai même pas des gamins jouant les méchants (merde j'ai spoilé, mais vous vouliez vraiment voir ce film?!) et de la mystérieuse femme faisant visiter le monastère qui est en fait la mère des gamins qui sont en fait les addictions de la femme. Vous avez compris? Oui, voilà, en gros on a un twist final des plus merdique. Et devinez quoi? Le héros doit sauver son ex petite amie dont il est encore amoureux! Inédit n'est-ce pas!

Mais au-delà du fait que tout ceci soit une infâme mascarade, les effets spéciaux sont à peu près du même niveau! J'ai d'ailleurs du mal à croire que le film soit très récent. Alors au niveau des mouches tueuses, le design s'impose. Un croisement entre un papillon de nuit et une luciole avec un vague aspect de mouche à merde. Mais surtout, outre un design merdique (logique pour des mouches à merde), les images de synthèse sont imbuvables et digne d'un film Asylum. Même lorsqu'elles se déplacent en bande, c'est moche. Mais finalement, le pire dans tout ça, ce sont les deux gamins qui vont des apparitions grossières, leur tentacule s'échappant de leur bouche faisant un effet numérique des années 90 et surtout leur jeu d'acteur aussi proche du néant qu'un trou noir. En plus si vous cherchez des effets gores, ce n'est pas dans ce film que vous en trouverez. Misant sur une horreur ambiante et une atmosphère oppressante, le film essaye de faire dans le propre sans jamais effrayer personne, ni dégouter. Un échec sur toute la ligne.


Ne bouge pas chérie, il faut juste que je mette ce gros tuyau dans ton...

Au final, Dans l'ombre 3D est un mauvais film d'horreur. Si l'image peut paraître belle, elle n'est en faite qu'une astuce pour cacher un scénario partant d'une idée originale mais qui la saccage dans un imbroglio incompréhensible et débile au possible. L'ambiance inexistante, pourtant l'atout voulu par le réalisateur est un désastre et les effets spéciaux montrent le budget plus que limité qu'a du avoir le metteur en scène. En bref, un film raté, mou et qui ne fait pas peur, c'est con pour un film d'horreur non? Dans l'ombre, c'est bien là que le film devrait rester, car il ne propose rien de bien.

Note: 03/20

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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Ven 30 Mar 2012 - 18:48

Episode 50


De: Joe Smalley et Tess Smalley

Avec Josh Folan, Chris Perry Natalie Wetta

Année: 2011

Résumé:

Une équipe de télé spécialisée dans le paranormal est parvenue à entrer en contact avec des fantômes 49 fois en trois ans. Mais voilà que pour le 50ème contact des problèmes surgissent...

Avis:

Des films de fantômes, il y en a une palanquée. D'ailleurs, je crois qu'ils ont été vus sous toutes les coutures, de la comédie avec Poltergay, au drame avec Ghost, en passant bien évidemment pas la case horreur avec Poltergeist ou la série des Paranormal Activity. Maintenant, la nouvelle mode se veut au documenteur. Cela consiste à faire des films ressemblant davantage à des documentaires, des reportages, tout en y incluant une dose de surnaturel pour faire plus vrai, plus réel et donc pour donner une frousse plus intense. De ce point de vue là, les avis divergent et soit on aime, soit on déteste. Je n'ai pas beaucoup d'expériences dans ce genre là, mais il faut dire que Blair Witch m'a fait gerber et qu'Apollo 18 ne m'a pas convaincu. Alors qu'en est-il de cet Episode 50, surfant sur la vague de Grave Encounters? L'ennui nous guette-t-il? Le film présente-t-il des scènes de frousse mémorables? La caméra à l'épaule est-elle utilisée à bon escient? Bref, beaucoup de questions pour un film qui n'en mérite peut être pas autant!


Indique moi vite les toilettes, j'en peux plus!!

Le scénario part sur des bases assez solides et relativement intéressantes. D'ailleurs, l'introduction est très bien faite, mais j'en reparlerais plus tard. Le but de ce film est de confronter deux idéologies opposées sur le thème des fantômes et des maisons hantées. Pour faire simple, un homme très riche va embaucher deux équipes de tournage très connus pour voir si un ancien hôpital est hanté. Mais les deux équipes ont des visions totalement différentes sur la présence des fantômes. On va suivre principalement celle qui est très sceptique et qui au fil des 49 autres épisodes a su démontrer les raisons de bruits ou de visions de manière rationnelle, avec des défauts de fabrication ou des émanations de produits toxiques. Arrivée sur le lieu de tournage, cette équipe va rencontrer leur ennemi, une équipe de culs bénis avec une médium, et une sorte de bataille va se dérouler pour montrer qui a raison. Si le pitch semble alléchant et que le début est plutôt prometteur, l'histoire va très vite s'emmêler les pinceaux et le spectateur va se retrouver paumé au milieu d'une histoire d'esprit vengeur qui souhaite retrouver sa pleine puissance.

Il est vrai que le film demeure très décevant et pour plusieurs points. Le premier point, qui est surement le plus important dans les films de fantômes, c'est l'ambiance. Il ne se dégage pas grand chose du film. Il faut dire que celui-ci est très généreux en palabres et que bien souvent, on s'ennuie devant autant de discours évidents et d'inepties. Mais, il faut reconnaître que parfois le film sait se faire efficace. En effet, malgré une ambiance plate et qui sent le micro budget, certaines apparitions et certains moments restent tout de même de bonne facture et ponctuent le film de manière à ne pas faire perdre l'attention du spectateur. Bon, il n'y a pas de quoi sauter au plafond, s'accrocher à son lustre en grelottant et redescendre une fois le générique de fin terminé, mais ça reste assez sympathique. Le plus gros défaut viendra aussi de la rapidité à laquelle le scénario se déroule sans que l'on y comprenne quelque chose. Il faut dire que le format d'une heure et quart n'est pas idéal et que le passage de la découverte de l'entité et de la résolution se déroule beaucoup trop rapidement, ce qui provoque une certaine incompréhension.


Tout ça, c'est des conneries, les chemises à carreaux, c'est la mode du moment mec!

Au niveau des acteurs, c'est assez déroutant. Il n'y a aucun acteur de connu là-dedans mais cela ne veut pas dire grand chose. En effet, on a vu d'excellents sans un casting quatre étoiles, alors que l'on a vu des films possédant un casting de fou furieux et qui restent pourtant relativement nuls (les bronzés 3 par exemple). Mais ici, si l'équipe de tournage des sceptiques restent assez correct, je serai beaucoup moins gentil avec l'équipe des fanatiques. Le chef de la seconde équipe n'est pas très crédible et ne semble pas du tout investit et à l'aise dans son rôle. Pour preuve, il est prêt à risquer la vie d'une médium pour prouver l'existence des entités maléfique et donc l'existence de Dieu. ben oui, le mal ne peut exister sans le bien, c'est très connu. Mais n'y-a-t-il pas une phrase qui dit tu ne tueras point? Bon c'est vrai qu'au final ce n'est pas lui qui tue mais tout de même! Ensuite, il n'y a rien de bien marquant chez tous ces acteurs, et même chez le héros qui semble assez fade et c'est bien dommage.

Comme il s'agit d'un film d'entité ectoplasmique hantant un milieu hospitalier, vous vous doutez bien qu'il n'y a pas d'effets gores. Dans ce métrage, il n'y a que des effets de peur liés à des apparitions brutales ou encore à des bruits suspects, ou des ombres mouvantes. Bref, vous l'avez compris, les amateurs de membres déchiquetés et de cervelle éparpillée sur le sol pourront passer leur chemin. Par contre, certains effets, bien qu'éculés depuis de nombreuses années, fonctionnent assez bien et les fantômes ont une bonne démarche. Mais là encore, il y a un gros point noir, car l'utilisation de la caméra à l'épaule n'est pas toujours utilisée et on se retrouve assez des incohérences et des scènes qui n'auraient pas pu être filmée. De ce fait, la crédibilité du film en prend un sacré coup. La fin, expéditive, est quasiment incompréhensible et enfonce le film dans le grand guignolesque. L'effet final est très mauvais, on se croirait dans Doom premier du nom, avec son démon en pixels, et je trouve cette histoire de foi en Dieu bien malvenu.


Fantômes et hôpitaux, ça sent pas le déjà vu?

Au final, Episode 50 est un film moyen, pas dégueulasse, mais moyen. Il est vrai que les dialogues sont assez creux et que certains effets sont très prévisibles, mais il n'en reste pas moins un film qui se laisse suivre sans trop de problèmes. L'introduction, réussi grâce à un effet de preuves démontant les fantômes dans une baraque vaut le coup d’œil. Bref, un film sans grande prétention, mais dont le format fait défaut, expédiant une histoire d'esprits malsains en moins d'une heure et demi et dont la tournure finale prend une direction faisant vraiment too much. Tout cela reste assez moyen en somme...

Note: 10/20

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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Lun 2 Avr 2012 - 21:16


De: John Gulager

Avec Eric Dane, Navi Rawat, Krista Allen

Année: 2005

Résumé:

Dans un bar perdu au fin fond du Texas, la soirée se déroule paisiblement quand brutalement, la nuit tourne au cauchemar. A quelques pas de là, des créatures mutantes, affamées, se sont échappées d'une base de recherche militaire ... Et elles ont faim de chair humaine ...

Avis:

Le gore et le fun, ce sont deux choses qui vont super bien ensemble, et un grand nombre de réalisateurs l'ont bien compris. Évidemment, il ne faut pas non plus que cela devienne trop lourdingue au risque de devenir n'importe quoi et de finir dans les oubliettes sauf pour les amateurs de bizarreries et les malades mentaux. Deux acteurs sont assez friands du genre et aiment les choses irrévérencieuses. Après avoir fait un petit tour avec Dogma, film qui a connu son petit moment de gloire et de polémiques, Ben Affleck et Matt Damon décident de produire un film d'horreur à la fois sale et relativement drôle. Le tout à donner Feast, un film qui a fait parler de lui, de part son scénario simpliste et son coté gore assumé qui envoie le pâté. Alors que vaut ce film maintenant que je l'ai vu? Mérite-t-il toute cette polémique et tout ce succès? Ben Affleck et Matt Damon seraient-ils de vrais geeks déguisés en beaux gosses, preuve qu'il est possible d'être passionné par un genre et d'être charmant?


Comment ça j'ai pas le droit à la vodka pour délit de faciès!

Le scénario est on ne peut plus simple. Il faut dire que pour faire un film gore, un post-it suffit, mais ici, avec Feast, je pense qu'un morceau de papier chewing-gum a suffit. On commence le film avec une présentation assez loufoque et plutôt drôle des différents personnages dans le bar. Tout cela annonce la couleur, ne se prenant pas au sérieux, on sait que l'on va être devant un spectacle loufoque et trash. C'est alors que surgit un mec en sang, arme au poing et qui parle de monstres se dirigeant vers le bar et qu'il va les sauver. Sauf que le mec se fait vite décapiter et que les personnes dans le bar vont subir une attaque éclair de bestioles humanoïdes mais redoutablement féroces. Il va falloir survivre et trouver un moyen de se sortir de cette merde. Ce pitch n'est pas sans rappeler un certain Une nuit en enfer, sauf qu'ici les démons ont pris la place des vampires. Bref, on va suivre les différentes tentatives des personnages pour survivre et les attaques éclairs et gores des monstres. C'est simple, mais est-ce que c'est efficace?

L'ambiance rappelle aussi le film de Robert Rodriguez, car on ressent une atmosphère moite, chaude et desséchante. D'ailleurs, les couleurs jaunes, rouges et marrons renforcent cette impression d'étouffement. Néanmoins, cela n'est qu'un bonus de plus car le film ne cherche aucunement à instaurer une quelconque ambiance stressante pour le spectateur. Ici, tout n'est qu'action et sang qui tâche. Mais cela dit, John Gulager, le réalisateur cherche quelques plans intéressants et quelques passages, en plus d'être drôle instaurent tout de même un certain stress au spectateur, comme la nana qui doit aller chercher le semi-remorque au milieu des monstre et que l'on voit la scène dans un trou du bar, et que, finalement, la gonzesse fini par prendre le camion et se barrer avec sans prendre la peine de sauver ses petits camarades. Scène hilarante, mais assez stressante aussi. Malheureusement, un problème de taille réside dans le film, c'est cette foutue caméra qui bouge dans tous les sens lors des scènes d'action. C'est très vomitif et rend la chose plus brouillonne. C'est un peu le mécanisme qui masque les lacunes du réalisateur.


T'avais raison, elle n'était pas bonne cette pizza quatre fromages

Parlons un peu des acteurs. Il n'y a pas grand monde de connu, et personnellement, le seul qui me disait quelque chose, il finit rapidement en chair à saucisse. Il s'agit d'Eric Dane, jouant le docteur Sloane dans la série Grey's Anatomy (comme quoi ça sert d'avoir une fan de ce genre de série à la maison), qui arrive comme une fleur dans le bar et qui s'annonce comme le sauveur beau gosse mais qui va finir comme le beau gosse mort. Pour le reste, il n'y a que des inconnus au bataillon, mais certains tirent leur épingle du jeu. Il s'agit surtout des personnages féminins, car elles possèdent un background beaucoup plus prononcé et sont donc plus intéressantes. Du coté des acteurs masculins, on se retrouve avec une fraternité assez intéressante avec un homme que l'on pense être un connard et son frère handicapé et qui finalement reste assez attachant. Par contre, d'autres personnages restent assez inutiles car la gouine ou encore l'infecté qui pense son temps à saigner des asticots et à faire l'endormi.

Par contre, les amateurs de tripaille, de démembrements, de morts affreuses, de décapitations, bref, les amateurs de gore seront servis. Il faut dire que le film est fait pour ça et que ce soit du sang, du sperme ou du liquide indéterminé, ça gicle dans tous les sens. Alors évidemment, on a toujours les sempiternels arrachage de têtes, les membres qui se coupent, les corps qui se font dévorer, les yeux qui se font arracher, on a toutes ces joyeusetés qui font de Feast une sorte d'orgie gore tellement grosse que ça en devient risible. Mais au-delà de tout cet aspect salace, on a aussi un attrait pour le sexe assez flagrant, car ici les monstres ne se contentent pas d'étriper, même si c'est leur loisir favori, mais ils aiment aussi niquer des cerfs empaillés et ils apprécient encore plus éjaculer dans la bouche d'une lesbienne attachée à des bombes. Bon, personnellement, je trouve cela dégueulasse, mais d'un autre coté, ça s'assume putain! Et rares sont les films récents à s'assumer autant dans l'horreur et dans le gore. Alors oui, ce n'est pas forcément intelligent, mais de temps en temps, ça fait du bien.


Michael Jackson ressuscité, c'est pas beau à voir...

Au final, Feast reste un film gore et drôle alliant allégrement le sang, la sexualité et l'humour noir. Il est vrai que le scénario reste trop simpliste, que les personnages sont souvent fades et ne servent que de chair à canon, mais il faut dire que Feast est un film débile qui permet un moment de détente sale et assumé. C'est sûr qu'il ne plaira pas à tout le monde, surtout à ceux qui aiment les films d'horreur à ambiance, mais il ne faut pas bouder son plaisir devant ce festival de gore décomplexé. Bref, un film simple, efficace et drôle. Malheureusement, Gulager va tirer sur la corde et le deuxième opus sera moins bon et l'occasion de reproduire une critique.

Note: 14/20

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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Jeu 5 Avr 2012 - 22:33

Critique de Feast 2!

http://lavisqteam.free.fr/?page_id=912
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Jeu 5 Avr 2012 - 22:37

Tain je viens de tilter que tu finissais toujours tes critiques par "Au final, -nom du film- est blabla" Laughing
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sunkmanitu
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MessageSujet: Re: FILMS D'HORREUR 2   Ven 6 Avr 2012 - 22:21



Résumé :

L'histoire se déroule en 1988, bien avant les événements du premier opus. Katie et Kristi, deux soeurs, ainsi que leur mère Julie et leur beau-père Dennis, emménagent dans une nouvelle maison et deviennent témoins de phénomènes plus qu'étranges. Pour tirer les choses au clair, Dennis décide d'installer des caméras dans la maison; ce que les bandes enregistrent pendant des nuits sera terrifiant et semble se concentrer autour de Katie et Kristi. Un lourd secret de famille va enfin être révélé.

Critique :


Alors il m'est très difficile de critiquer ce film pour une seule raison : je suis partagé entre la peur et l'ennui à sa vision.
L'histoire ne change aucun des ingrédients utilisés dans les deux précédents films à savoir une famille filmée par des caméras 24/7 qui enregistrent tout, images et sons. Si le principe m'avait bluffé dans le premier métrage (et oui, je suis sensible aux films d'esprits, ils me font vraiment flipper...), la sauce s'est un peu affadie dans le second métrage. Ici, le principe connu ne me dérange pas plus que ça mais les effets sonores (qui sont généralement les plus "effrayants" dans ce genre de prod) ne sont pas assez présents, ou assez perturbants. Quelques images prévisibles sont à noter (du genre, le couloir vide, un perso passe devant la caméra, lorsqu'il sort du cadre, il y a une présence au fond du couloir : en gros ça sent le Halloween-Like de très loin...).
On devait (d'après les trailers) apprendre l'origine des ennuis fantomatiques de Kate l’héroïne du premier film et de Kristi l’héroïne du second : Que nenni ! On apprend une vague chose (que je ne veux pas spoiler, l'intérêt du film tient dans cette révélation !) mais vraiment légère en regard de l'intensité flippante du premier "Paranormal".
Ici, le métrage se borne à aligner les vidéos filmées (de nuit le plus souvent) et les sons exécutés hors champs par les techniciens de plateau (putain si j'avais su lors de mes 15 ans qu'avec un caméscope j'aurais pu me faire les couilles en or, j'aurais agi comme Oren Peli !).



Soit le peintre est un escroc soit entre les deux lits y'a vraiment un truc là...

Le héros mâle du film parait sympa au début mais devient vite très neuneu (il oublie de vérifier certaines bandes de la veille (qui pourtant sont très explicites à nos yeux de spectateurs).
Il reste quelques bons effets mécaniques (et oui lorsque le démon tire une victime hors du lit ou la jette contre un mur, histoire de voir si ça tâche...).

Pour conclure cette analyse, je dirais que la trilogie se regarde tranquillement dans un bon fauteuil, un soir de pleine lune, lumières éteintes et Hauts parleurs à fond.
Paranormal Activity était pour moi original et prometteur (budget faible : 13000$, effet flippe garanti)
Paranormal Activity 2 m'a fait sourire (la fin un peu stressante quand même), trop de resucées empruntées au premier.
Paranormal Activity 3 m'a déçu par son mensonge trailer/film, il ne tient pas ses promesses et affaiblit ainsi la série, reste à voir si le 4 sortira vraiment et s'il remontera la saga.




Papa, Maman, j'ai soif...

La fin du film reste néanmoins un très grand moment de frousse qui m'a fait penser à Rosemary's Baby ou au Locataire, en tout cas on sent le malsain des vieux films de Roman Polansky.


Ma note : 12/20



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