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 Dragon d'Or 01- Le Tombeau du Vampire (édition Megara)

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ALIN V
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MessageSujet: Dragon d'Or 01- Le Tombeau du Vampire (édition Megara)   Mar 24 Jan 2017 - 10:52

DRAGON D'OR

LE TOMBEAU DU VAMPIRE

auteurs : Dave Morris & David Walters

couverture : Sébastien Brunet & Cindy Garretaz

illustrations intérieures : Leo Hartas (cabochons de Dean Spencer)

traducteur : Thomas Pereira & Mikaël Louys

392 §

Le crépuscule tombe dans le Bois du Regret. Tandis que vous pataugez sur un sentier qui n'est guère qu'une ornière boueuse, tremblant sous la pluie glaciale qui vous fouette à chaque rafale, vous vous remémorez les rumeurs étranges et épouvantables entendues au sujet de ce lieu inhospitalier. Il était question de loups, et justement dans le lointain mais se rapprochant, vous les entendez à présent hurler. La nuit approche. Vous réalisez que vous devez vite trouver un lieu pour vous abriter, car vous n'avez aucune envie de vous retrouver piégé au milieu de nulle part dans l'obscurité.
Devant vous, à travers un rideau de bruine, vous voyez un haut mur de pierre recouvert de mousse et de lierre. Un chemin y mène depuis la piste principale, et vous le suivez pour parvenir devant un grand portail s'ouvrant dans le mur. A travers les entrelacs de fer forgé du portail, vous apercevez un jardin lugubre, où des arbres mal entretenus et des buissons semblent se recroqueviller sous la pluie.
Une allée de graviers traverse la pelouse, menant probablement à un manoir où vous pourriez trouver refuge pour la nuit. L'idée ne vous enchante pas, mais tandis que vous entendez les loups gémir de plus belle, vous êtes conscient de ne pas avoir d'autre choix...


Dernière édition par ALIN V le Mar 31 Juil 2018 - 14:09, édité 3 fois
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sly
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MessageSujet: Re: Dragon d'Or 01- Le Tombeau du Vampire (édition Megara)   Mar 9 Mai 2017 - 16:36

D'abord la forme :
Alors là, on est dans le grand format, et c'est quand même un peu la même sensation que de passer d'une 2CV à une berline, le grand confort : autant en lecture qu'en jeu. Les petits bonus sont autant d'options qui ne font qu'ajouter du plaisir et de l'intérêt.
Les illustrations sont pléthores (toute les 2/3 pages) et colorisées finement (et ça le fait grave, plongeons garanti dans l'ambiance gothique) ajouter à cela nombre de cabochons très évocateur et vous êtes bien dedans.
Les 100 paragraphes supplémentaires ne le paraissent pas du tout, ils feraient presque penser que Gallimard nous les a volé (C'EST UNE BLAGUE) Laughing et ils rajoutent une vraie valeur ajouté à ce livre qui rend sa durée de vie plus habituelle.
Enfin, le plus, car oui, il y en a encore, c'est la révision des paragraphes initiaux par Morris himself qui a effacé toute référence médiévale-fantastique pour que l'on se situe plus facilement dans une temporalité plus proche et surtout dans une ambiance plus cohérente et gothique.
Et là est la grande réussite de cette version : la menace du vampire est plus continue, il est le réel maître de ce manoir dont les dimensions internes lui donne presque une certaine vitalité (on croirait pénétrer l'antre du Mal tant la perte des repères par rapport au réel est intense). Alors c'est sûr ce n'est pas un vampire à la Bram Stocker, mais c'est bien la prétention (réussie) de Morris, c'est un vampire de la Hammer qui évolue avec un environnement fantastique à sa mesure. Les PNJ sont aussi présents d'une manière plus cohérente et offrent à l'ensemble une dynamique conflictuelle favorable/défavorable selon ce qu'ils sont (devenus pour certains) tout à fait réaliste.
La difficulté me semble plus grande (l'apport de nombre d'objets améliore grandement nos chances de survies avec des manières de les récupérer parfois très insolites) et les risque de se cramer bêtement suffisamment bordées d'indices pour qu'on les évite. Ce qui n'empêche pas de se planter quand même car les risques de se cramer intelligemment sont forts nombreuses Laughing
Bref, si vous avez aimé la version Gallimard, vous adorerez la version Megara, si vous avez savouré la version Gallimard, vous idolâtrerez la version Megara, par contre si vous n'avez rien compris au talent de Morris, je ne peux plus rien pour vous.
Pour tous les amateurs de plans, il y a de quoi se faire bien plaisir.

18/20 (parce que le Pirate des septs mers met vraiment la barre très haute)

NB : il faudra envisager un nouveau topic pour les solutions et les cartes de cette version.
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cdang
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MessageSujet: Re: Dragon d'Or 01- Le Tombeau du Vampire (édition Megara)   Jeu 9 Nov 2017 - 14:29

Je recopie une critique laissée sur le forum Casus Non Officiel
https://www.casusno.fr/viewtopic.php?f=28&t=30024&start=90#p1638922

pseudo » lundi 18 septembre 2017 à 11h32 a écrit:

Le tombeau du Vampire, dragon d'or n°1 (Edition collector)

Je suis passé totalement a coté de la série des « Dragon d'or » lors de leur sorties dans les années 80. Pourtant j'avais un pote (en avance de 10 ans sur le mouvement goth) qui ne jurait que par cette série. Je lui reprochais de ne pas avoir assez de § (les 350 de « Loup solitaire » c'était ma limite inférieure, donc je n'ai jamais lu de « Loup*Ardent » non plus, à mon grand regret maintenant). Et il n'y avait pas non plus de valeur d'Habilité pour les monstres, donc les règles devaient être trop simplistes. En fait, je pense que les couvertures me foutaient les jetons et que je craignais que le texte ne soit trop terrifiant.

Cette version collector est augmentée de 100 § pour un total de 392. Ces nouveaux paragraphes sont signés David Walters, sous la supervision de Dave Morris. Les illustrations interieures ont ete colorisée par leur illustrateur original Leo Hartas. Cela donne un coté tres luxueux a cette version.
Ne connaissant pas l'œuvre originale, je n'ai pas pu déterminer quels passages avaient été ajoutés. Je n'ai pas senti de raponce dans le fond ou la forme.

L'aventure reste assez courte et intense, et pas trop difficile (reussite à la deuxieme tentative). L'ambiance « film de la Hammer » est présente sans le coté grotesque que l'on trouve dans La Nuit du loup garou, ni le gore du Sang des Zombies pour des exemples récents dans la collection « Défis fantastiques ». En fait on est plus proche d'une exploration de donjon avec un vernis gothique que dans une aventure d'horreur. J'aurais donc pu le lire à 10 ans sans faire de cauchemars (même les illustrations sont gentillettes). Les combats sont assez rares et certains peuvent être évités avec une utilisation judicieuse d'objets. Les pièges aussi sont bien mis en oeuvre, le texte donne de bonnes informations pour deviner ce qui risque de se passer. Pas de mauvaises surprises et de fin d'aventure injuste. La préface m'a appris que Dave Morris était un rôliste acharné avant d'écrire des LDVELH, et on ressent bien le soucis du maître de jeu de proposer une aventure intéressante et équilibrée dans cet ouvrage.

J'ai vraiment apprécié les règles de combat. Ne pas avoir a faire d'addition entre les dés et la valeur d'habilité fluidifie vraiment les affrontements. Il suffit de jeter 2d6 et de se référer au texte pour savoir si c'est le héros ou le monstre qui perd de l'endurance et combien. La combativité des adversaires est donc modulée par les chances de toucher et d'être toucher (le total des 2d6) ainsi que les valeurs de pertes d'Endurance. Certains objets permettent d'infliger des dégâts directement. La valeur d'Habilité du héros, en combat, ne sert qu'a fuir. Si l'on fait moins que sa valeur avec 2d6 on fuit sans dommages, sinon on prend un dernier coup. C'est brillant et ça m'a incité a faire vraiment les combats, ce que je fais rarement dans un LDVELH.

En résumé, avec 30 ans de retard, je suis satisfait d'avoir découvert la série « Dragon d'or » et j'espère que le tome 2 The temple of the Flame dans sa version collector sera traduit prochainement.

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Dagonides
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MessageSujet: Re: Dragon d'Or 01- Le Tombeau du Vampire (édition Megara)   Sam 23 Déc 2017 - 19:45

La grisaille d'une après-midi d'hiver. Le vent qui siffle dans les arbres, sur les flancs de la montagne. Une bibliothèque chichement éclairée par deux appliques. Sur le plateau de bois nu de la table de travail : une paire de dés et Le Tombeau du Vampire de Dave Morris, version 2.0.

Vous avez compris que je me mets dans l'ambiance avant de jouer...!



RETOUR VERS UNE MADELEINE DE PROUST
Ah, la série "Dragon d'Or" ! Le trait rond, naïf et pourtant puissant de Léo Hartas. Les intrigues simples, du donjon crawling basique avec des situations aisément dénouées, mais avec pourtant une capacité d'évocation qui laisse durablement des images dans la tête. Du patrimoine, quoi ! Le PDVELH de Xav&Fred m'a récemment convaincu de sauter le pas et de commander le tome revu par David Walters, avec 102 nouveaux paragraphes et (fin du fin) des illustrations colorisées.


L'OBJET LIVRE
Les images en couleurs de Léo Hartas m'ont soufflé. D'habitude je n'aime pas ce genre de retape ; mais là, elles gagnent un côté glauque (au propre comme au figuré : couleur vert-gris / ambiance sinistre) qui n'est pas sans rappeler l'image des films Hammer... le rouge si particulier du studio, dans ses films de vampires. La filiation est d'ailleurs revendiquée par Dave Morris dans une préface. Il nous éclaire sur les conditions de production des premiers livres-jeu dans les années 80 (y compris la question des contrats et de l'argent). Laissez-moi vous dire qu'il envoie du bois, et que Games Workshop se prend quelques buches dans le mou au passage : un mythe qui tombe !

La préface rappelle que l'éditeur originel était Dragon Books, d'où (je suppose) le nom de la série "Dragon d'Or". On apprend aussi que l'un des tableaux de la galerie de portraits représentait le propre père de Léo Hartas (de là à dire que la femme qui apparaît sur un autre tableau, dans  une des illustrations additionnelles, serait, serait... devinez !). J'ajoute que le Barbare du 237 ressemble furieusement à Schwarzie / Conan.

Le travail intérieur est du Megara nouvelle période. Travail soigné, à un important détail près : les illustrations sont souvent situées à la page qui suit le paragraphe illustré, au lieu d'être en vis-à-vis. Il aurait suffi d'une page blanche entre les règles et le 1 pour régler le problème. Ah, deuxième détail : l'illustration du combat final, étalée sur deux pages dans la V1 (quel choc à mon premier feuilletage du vieux livre, ce personnage qui plonge son regard dans le mien) est ici réduite sur une seule page. C'est dommage. Reste le côté ensorcelant de cette image colorisée ! Et le fait qu'ici, elle illustre l'avant-duel, plutôt que gaspillée pour illustrer un PFA (c'était le cas dans la V1).

Le fin du fun aurait été de trouver une petite bio ou interview de David Walters, histoire d'en savoir davantage sur la "réformateur" et continuateur de la "Voie du Tigre".

Question traduction, le rendu est très bon (on se rappelle que j'avais marmonné ailleurs pour une autre VF), je n'ai trouvé aucun coquille, le style est précis et évocateur, nickel ! La traduction est signée Thomas Pereira & Mikaël Louys.


L'HISTOIRE / LE JEU
La réécriture menée par Dave Morris & David Walters a détaché le livre du cadre médiéval-fantastique pour le raccrocher à une fin de Moyen Âge / début Renaissance peuplée de monstres gothiques. Les créatures trop codées méd-fan ont été travesties : l'Elfe Archer du début devient une sorte de Mousquetaire, le Barbare est un Cosaque... Mais les illustrations sont inchangées, ce qui provoque une sorte de comique involontaire...

Les ajouts au jeu : un nouveau parcours différents à partir du milieu des Cryptes, et des personnages ou salles additionnelles à plusieurs endroits. Par exemple il y a une cuisine, histoire de faire manger les monstres. La Bibliothèque et ses grimoires servent enfin à quelque chose dans l'histoire (une déception qui me restait de la V1). Les apparitions du Vampire au fil de l'aventure, ou de ses sbires qui surveillent la progression de l'aventurier, sont plus fréquentes. Le premier étage du château, vide dans la V1, gagne un tout petit peu en épaisseur dans la V2 : on y trouve un atelier de peintre abstrait. Il faut bien que les portraits de la galerie viennent de quelque part, non ? Wink L'aventure reste courte et facile malgré tout.

Le système de combat conserve ses spécificités :

1°) c'est simple, un seul jet de dés indique l'issue de l'assaut. Les duels se règlent en 3 ou 4 lancers sans modificateurs. J'aime.
2°) les gros monstres peuvent être vaincus par l'usage judicieux d'un objet du décor. Parfois avec ces astuces un peu enfantines qui donnent leur sel à la série, je trouve ! Utiliser le Pot de Poivre Noir sur un monstre invisible et taper là où ça fait « Atchoum »... Trouver du courage au fond du Bock de Bière pour affronter sans crainte un Revenant... Jeter un no-nosse au gentil Molosse à sa maman...

Si vous ne me croyez pas pour le côté enfantin, gentillet, naïf, rappelez-vous la couverture US des années 80...


Quelques trucs intéressants dans le déroulé de l'intrigue, là encore des choses simples mais étonnamment efficaces :

Arrow au moins deux possibilités de voyager dans le Temps. Le héros est ramené aux portes du château ou projeté dans le combat final.
Arrow le combat final, à exécuter à la manière bourrin (pour perdre, probablement) ou en finassant :
Spoiler:
 

Morris récidivera dans Le Dieu perdu, rappelez-vous
Spoiler:
 
qui donne accès à des lieux dont on ne soupçonnait pas l'existence. Et l'astuce qu'il a révélée récemment sur son blog, sur la manière de vaincre le Double du Miroir.


OBJETS
Arrow l'inventaire du Moine Hosanange s'est élargi, on peut lui acheter des potions et des gris-gris, l'or sert enfin à quelque chose !
Arrow l'objet le plus utile de tous semble être le
Spoiler:
 
donné par Hosanange, mais il y en a un autre à trouver ailleurs.
Arrow des objets servent de "jokers" dans diverses situations désespérées, mais ne servent qu'une fois :
Spoiler:
 


IMPRECISIONS
Arrow Pistolet, balle... quid de la poudre ?
Arrow Le Cosaque/Barbare conserve une quantité impressionnante de bouffe (y compris du Poivre Noir pour donner du goût et de la Bière pour faire passer tout ça) et on ne peut même pas manger pour regagner de l'ENDURANCE ? La tradition des Repas +4 END se perd...
Arrow Le PSI est supposé impossible à augmenter, mais on nous propose parfois de gagner +1 PSI alors qu'on n'en a pas perdu. J'ai considéré que le PSI (la sensibilité au surnaturel) pouvait augmenter et donc pris ces bonus.


ARRIERE-PLAN
Le background gagne en cohérence, les Ténébron deviennent une vraie famille :

Arrow la famille a désormais un blason, évoqué dans la dernière partie des Cryptes.
Arrow un prêcheur itinérant nous donne quelques infos sur les autres branches "saines" de la lignée, façon Rougon-Macquart.
Arrow le mausolée du premier Baron issu de la branche dévoyée, peut être visité. Donnant un nouveau sens au titre français...

Par contre, la suppression de l'intro avant le 1 fait perdre un peu de sa saveur au début de l'histoire, si classique soit-elle : un soldat / aventurier / mercenaire fatigué, une nuit sans lune, un raccourci que jamais il ne trouva.... David Vincent les a vus, les Env...

En parlant arrière-plan, je n'avais jamais fait attention à quel point Le Tombeau du Vampire lorgnait du côté du Sorcier de la Montagne de Feu. Le Molosse de Feu avant le duel final // le Dragon avant Zagor. Le Vieillard à l'Echiquier // le Maître du Labyrinthe. L'intro de la V1 // l'intro du Sorcier. Normal : tout était largement à faire (en 1984), Le Sorcier était le prototype du genre ; difficile pour un nouvel auteur de s'en détacher dès son premier livre. Car comme Dave Morris le rappelle, c'est là son premier opus, après une période à jouer les petites mains talentueuses dans le domaine du jeu vidéo et du JDR.

Trente ans après, c'est avec plaisir que j'ai reparcouru les couloirs et les cavernes sous le Château Ténébron, muni du plan d'Alnaro et d'une paire de dés - la même depuis le premier livre-jeu Gallimard que j'aie lu.

Ah, que de souvenirs.

Note : 18/20
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MessageSujet: Re: Dragon d'Or 01- Le Tombeau du Vampire (édition Megara)   

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