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 66 - L’Anneau des Serpents de Feu

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Warlock
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MessageSujet: 66 - L’Anneau des Serpents de Feu    Lun 16 Avr 2018 - 19:54


L’ANNEAU DES SERPENTS DE FEU






Sous l'influence de Zanbar Bone, le redoutable Prince-Démon, des hordes de squelettes se relèvent de leurs tombes pour terroriser les vivants. C'est à VOUS que revient l'immense tâche de repousser ces créatures infernales dans les Ténèbres d'où elles viennent. Votre but ? Mettre la main sur l'Anneau des Serpents de Feu, dont les pouvoirs magiques vous permettront de vaincre Zanbar Bone. Êtes-vous prêt à affronter votre pire cauchemar ?



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Gagadoth
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MessageSujet: Re: 66 - L’Anneau des Serpents de Feu    Sam 21 Avr 2018 - 16:40

Après l'abomination qu'avait été le dernier chef d'oeuvre de Ian Livingstone ("le sang des zombies) je m'étais juré de ne plus acheter la prochaine oeuvre de ce monsieur. Mais bon, comme c'était à prévoir, j'ai finalement craqué. Ai-je eu tort ou raison? Difficile à dire...

Ici, Livingstone nous fait revenir aux sources, avec une aventure en extérieur se déroulant sur ce bon vieux continent d'Allansia avec sa forêt des ténèbres, son Port de Sable Noir, ses collines de la pierre de lune et aussi ses personnages célèbres comme Mungo, Yaztromo, Nicodème...et Zanbar Bone! Ces nombreuses références, si elles ravivent pas mal de souvenirs chez les vieux routiers des défis-fantastiques donnent néanmoins l'impression que tout cela est un peu gratuit et très "fan service".

En ce qui concerne l'histoire proprement dite, nous y incarnons un aventurier assez classique se retrouvant un peu par hasard sur la piste d'un fabuleux trésor avant d'affronter une menace bien plus sérieuse. C'est assez classique, mais force est d'admettre que le scénario se tient bien et sort un peu des sentiers battus. En outre, dès le départ, je m'étais lancé dans la lecture avec à l'esprit que, Livingstone obligeant, la difficulté allait être atroce comme à son habitude. Je m'étais déjà préparé à récolter des tonnes d'objets farfelus, à affronter des adversaires à la force démentielle...et bien non! La difficulté s'avère très faible  (à part peut être vers la fin) voire même trop faible une fois que l'on connait les quelques pièges à éviter. Si on me l'avait dit, je ne l'aurais sans doute pas cru!

Si je n'ai pas passé un mauvais moment à lire et à jouer "l'anneau des serpents de feu", je ne me suis pas vraiment éclaté non plus. Peu, voire aucun, moment marquant ne m'est resté en mémoire. Et c'est bien là le principal défaut. J'ai eu l'impression que Livingstone a limité au maximum la prise de risques, se contentant d'étaler du fan-service à tous les étages et de proposer une aventure au final très plan-plan et dans laquelle on baillerait presque aux corneilles. Le manque d'ambiance et de moments forts est flagrant.

De plus, si le résumé nous promettait Zanbar Bone et une armée de squelettes semant la terreur, ces derniers n'apparaissent que dans les 10 derniers paragraphes de l'aventure. On serait presque tenté de crier à l'escroquerie. Même Zanbar Bone fait office de guignol et pose cette grave question:
Spoiler:
 

Bref, c'est sympa à lire à une fois, mais il y a fort à parier qu'après cela, vous l'oublierez très vite et pour toujours au fond de votre bibliothèque.

Note: 12/20

Nb: je n'ai pas parlé des illustrations (couverture+intérieures) que je trouve absolument hideuses mais c'est très subjectif.
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Dagonides
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MessageSujet: Re: 66 - L’Anneau des Serpents de Feu    Jeu 3 Mai 2018 - 16:42

L'OBJET LIVRE
Belle édition grand format. Des reliefs sur la couverture et un bord noir brillant, c'est réussi. En feuilletant, on remarque les fausses taches d'encre et fausses traces de brûlé sur le bord des pages et entre les paragraphes : ça donne un beau visuel de grimoire. Les collectionneurs regretteront de voir la maquette et le format changer tous les deux ans, semant une belle pagaille dans leurs étagères...
Dans le cadre d'une opé librairie, j'ai reçu le livre avec deux dés argentés dans une petite bourse. Je les ai donnés à Lowbac, je reste fidèle aux vieux dés blancs de Yatzé qui accompagnent tous mes livres-jeu depuis mon premier DF Smile


LA FINE EQUIPE
Scriptarium a été associé au développement du tome : on leur doit le sympathique dossier final, et certainement le respect du canon (toponymes + noms de personnages). Peut-être aussi l'apparition d'une carte de Léo Hartas, correctement francisée.

Pour une fois ce n'est pas C. Degolf à la traduction, mais Sophie Brun. Merci Google : Sophie Brun a étudié la traductique à Paris de 1982 à 1985, et on lui doit entre autres des VF de la Bibliothèque du Voyageur, d'un ouvrage de coaching chez Dunod, et de plusieurs romances façon Harlequin un peu, heu, épicées. Elle a traduit plusieurs titres pour Gallimard : encore un livre de voyage, les textes d'un album de photos sur les femmes célèbres et les chats... Une bibliographie originale qui tient de l'inventaire poétique à la Prévert.

Aux manettes ou plutôt à la palette, Vlado Krizan, un artiste slovaque qui travaille surtout en numérique. Sa page artstation.com contient surtout des démos de SF et des militarias soviétiques. Une esthétique industrielle léchée, plusieurs de ses démos me plaisent vraiment ! Bémol : quand les scènes ne sont pas statiques (mouvements rapides), ça rend moins bien. Dans le livre, après feuilletage, et bien que dire... Il y a de bonnes illu', certes dans un style inhabituel chez DF. Ça renouvelle, c'est sûr.
S'il y avait quelque chose à améliorer, je dirais :
1) les postures, mouvements, visages, regards... tout cela fait souvent figé, emprunté.
2) les fonds, qui sont des à-plats ou des flous.
Je sais, la critique et facile, l'art est difficile !

Enfin comme auteur... Ian VifCaillou ? Je me moquais ailleurs (sur RDV1) des remarques de Dave Morris concernant la paternité du bouquin, mais après lecture, et bien, et bien... Je commence à me ranger à son avis.



CE QU'EST-CE QU'ÇA RACONTE
Un chasseur de trésor cherche un trésor et trouve une Ninja. Quoi, ça vous suffit pas ?

Bon, ajoutons qu'au final il cherche Zanbar Bones pour lui en mettre plein sa face (d'os), et qu'au passage il croise des magots lanceurs de boules de feu (amateurs de petits gâteaux mais pas fortiches en maçonnerie). Ça tourne vite à la campagne de JDR, c'est pas mal mené d'ailleurs. L'Anneau des Serpents de Feu peut soutenir, par bien des aspects, la comparaison avec La Sorcière des Neiges.

Je note un souci de rendre l'aventure et les péripéties cohérentes, et le héros comme les PNJ crédibles. Souci de décrire certains lieux (les étendues herbeuses, les plains couvertes de blés, les paysans qui récoltent...). De logique interne à l'univers, avec les flux marchands, la sempiternelle Pièce d'Or qui a enfin une subdivision (la Pièce de Cuivre) pour les petits achats. Ah, en parlant logique interne, j'aurais bien voulu savoir ce qui permet à Zanbar Bones de survivre à tout et de se réincarner. Même un petit prétexte, un truc vague !



GAMEPLAY
J'ai joué avec un héros HAB 12 / END 18 / CHAN 10 + la Potion de Bonne Fortune. J'ai un peu pataugé au début dans la ville de Calice, j'ai sans doute raté de bonnes occasions ! J'ai utilisé le logiciel DF créé par ViktoR_TroP_ForT, merci à lui ! Ça facilitait grandement les combats.

Arrow Choix : hum, souvent des fausses alternatives du type « Voulez-vous pénétrer dans la maison ou non ? » Comme si un aventurier digne de ce nom allait passer à côté... Ceci dit, ça nous joue souvent des tours, surtout dans Calice. L'auteur sait jouer avec nos attentes et nos petites habitudes  Twisted Evil

Arrow Combats : les adversaires ont en général HAB 6, donc je les éliminais en deux coups de cuiller à pot, sans même transpirer. Bestiaire inhabituel.

Arrow Objets : sérieusement, faut arrêter avec ces empilements absurdes d'objets inutiles... On s'en tient au basique, au simple, à l'essentiel ! A la longue je n'étais même plus sûr d'avoir, ou non, tel item. Et on pense à disséminer quelques Repas, pas juste un bout de fromage +2 END par-ci, par-là, sacrédiou !

Arrow Equilibrage : bon, mais comme je partais avec HAB 12, ça aidait beaucoup... Dans l'ensemble, j'ai l'impression que c'est tout à fait jouable par un héros avec 10-12 en HAB et ne déméritant pas trop dans les autres scores. Je veux dire par là qu'il y a des regains ponctuels. Et question tests injustes autant que mortels, c'est pas la bonne vieille Crypte du Sorcier des familles. Je n'ai pas eu à tricher (enfin, presque pas), ça change !



MON RESSENTI
On y perd en quantité comme en qualité dans les illustrations, ne serait-ce que la Feuille d'Aventure. L'objet livre a par ailleurs des qualités dans sa prise en main, sa maquette de couverture...

Le style me surprend, j'ai l'impression de traductions littérales de certains noms. L'Epée « Unique Œil », non mais allô quoi ! Par ailleurs les dialogues sont étranges. Les PNJ parlent de manière ampoulée, peu naturelle. Le soudard de base du Seigneur Azzur qui nous vouvoie et parle avec des mots et tournures choisies... Est-ce que ça tient à l'auteur ou à la VF, aucune idée.

On va clairement vers quelque chose de plus enfantin : le phrasé, le bestiaire (qui fait un peu album petite enfance), certains choix illustratifs.

Content de relire une bonne vieille aventure DF façon campagne méd'fan, et qui ne soit pas un OTP comme les premiers J. Green. Un peu déçu de ne pas retrouver une ambiance visuelle / d'écriture qui avait fait mes beaux souvenirs et mes belles madeleines de Proust.



ERRATAS
Spoiler:
 


Note : 13/20
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macbeth
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MessageSujet: Re: 66 - L’Anneau des Serpents de Feu    Jeu 10 Mai 2018 - 13:57

Un nouveau Défis Fantastique ! Et écrit par Ian Livingstone en plus ! Que vaut et opus ?


Déjà, je dois dire être un grand fan des livres de Livingston en général. Je n'ai pas lu le sang des zombies (n'étant pas fan des DFs non Fantasy), mais j'avais trouvé l'Oeil d'Emeraude tout à fait correct (cf ma critique), du coup j'allais vers ce livre dans un état d'esprit plutôt positif.

Dans l'Anneau des Serpents de Feu, Vous incarnez... un clodo ! On va pas se mentir, au début de l'aventure le héros n'a pas un sous en poche, il fait les poubelles pour manger et il dors dehors. Moi j'appelle ça un clodo. Le héros tombe donc complètement par hasard sur deux ivrognes qui sortent d'une taverne et qui discutent d'une carte qui soit disant mène à un mirifique trésor. Bon, eux-mêmes se rendent compte que cette carte est bidon, et donc ils la jettent. Vous, comme vous faites les poubelles, vous la récupérez et vous disant que vous n'avez rien de plus intelligent à faire, vous partez en quête de ce trésor.

Le pitch de départ n'est déjà pas dojo, mais l'exécution est encore pire. On est trimballé de droite à gauche sans aucune cohérence, on rencontre des gens qui nous orientent vers un nouvel objectif sans qu'on ait rien demandé à personne, bref, l'histoire n'a ni queue ni tête. On rencontre certaines anciennes connaissances, mais tout cela semble plutôt être des références nostalgiques lancées de ça de là pour faire plaisir aux vieux fans sans que ça rime à grand chose. Quand à l'affrontement final... Mon Dieu qu'il est naze !

La couverture est vraiment moche, mais c'est un Botticelli par rapport aux illustrations de l'intérieur. Sans rire ?? OK, c'est une série pour les enfants, mais dans les années 80 aussi, et même dans des récents comme le Nécromancien les illustrations faisaient matures. Là on dirait des images de la Bibliothèque Rose !

Bref, tout ça pour dire, je ne mettrais pas plus que... 7/20
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Fitz
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MessageSujet: Re: 66 - L’Anneau des Serpents de Feu    Mer 23 Mai 2018 - 21:23

Un titre qui change des "Cité de la Mort ou "Crypte de la Malédiction" mais qui n'est pas tellement révélateur de l'histoire. Bien que cet objet soit essentiel au dénouement, il reste à l'arrière-plan des pérégrinations du héros.

Pour changer de l'ordinaire, nous n'avons pas de but précis au départ, hormis la volonté de sortir de notre relatif dénuement. Enfin si. On tombe d'une manière grotesque (ou parodique si l'on préfère) sur une carte au trésor et on va donc chercher ce butin caché dans les Collines de la Pierre de Lune. Mais rien ne presse. La route du centre-ville de Calice vers les portes de sortie est très longue, parsemée d'emplettes et de rencontres mineures à l'intérêt discutable. Le voyage jusqu'aux collines est à l'avenant, sans rien d'imaginatif. Les souterrains où est caché le trésor ne relèvent pas le niveau.
Cette première partie du LDVELH est très linéaire, truffée de non-choix (fouiller la grotte ou passer votre chemin? parler au commerçant ou quitter la place? prendre le butin du monstre ou le laisser?) et sans aucune scènette vraiment originale par rapport à la production antérieure du sieur Linvingstone. En bref, c'est décevant, ennuyeux. J'avais hâte d'en finir après mes deux premiers échecs.

La seconde partie heureusement relève le niveau. Nous faisons la rencontre d'une coéquipière. La linéarité est brisée par des décisions d'importance qui conduisent à des chemins alternatifs. Il s'avère que ces voies secondaires ne sont que des impasses. Invariablement et de manière grotesque, nous sommes ramenés sur le bon chemin. Mais ça a le mérite d'animer les relectures et de donner l'illusion de l'interactivité.
Le scénario s'étoffe enfin avec la menace bis Zanbar Bone. Que du convenu, du revu et réchauffé mais on a un objectif réel, avec des obstacles connus, des ennemis identifiés et redoutés. De notre côté nous rencontrons une petite flopée d'alliés dont certains sorciers de très fameuse renommée. On revisite des lieux légendaires aux yeux des fans de Défis Fantastiques avant un final assez épique et correctement satisfaisant. A ce propos, même si les illustrations sont d'un style nouveau...déconcertant... j'ai beaucoup aimé celle de la bête à tentacules au-dessus de l'armée de squelettes, cthulhesque et effrayant à souhait.

Rien de génial tout de même dans cette seconde partie. Les innombrables auto-références de l'auteur à ses vieux LDVELH d'il y a trente ans laissent planer le spectre d'un manque d'imagination et, si elles caressent notre fibre nostalgique et font légèrement sourire, elles apportent aussi par leur accumulation un soupçon d'ennui. L'effet aurait été bien plus percutant si on avait eu quelques clins d'oeil au sein d'une histoire originale. Il n'empêche que grâce à cette deuxième partie, l'Anneau des Serpents de Feu passe dans la moyenne haute de Ian Livingstone. Dans sa structure, son scénario au long cours, ses multiples rencontres et voyages à l'avenant, cette aventure fait penser à La Crypte du Sorcier. Mais avec un bien meilleur gameplay.

Une amélioration qui tient un peu compte des erreurs du passé. Quel dommage que l'histoire soit aussi linéaire (en compensation en découle une très longue aventure). Regrettable aussi qu'on ait autant d'objets inutiles à noter comme dans Retour à la Montagne de Feu. Sinon, le jeu aurait été très satisfaisant.
La difficulté est devenue raisonnable. Il m'a fallu 4 essais pour parvenir au 400 ce qui, pour un aussi long DF et Livingstonien de surcroît, semble presque facile. Et ma victoire fut obtenue avec les scores initiaux suivants : H8 E 16 C8. Quant aux morts, rien d'injuste ou terrifiant : un PFA pour mauvais choix, un test de chance raté, un objet obligatoire manquant au combat final. On est bien loin de l'époque aux combats obligatoires infaisables sans 12 en Habileté! Des PFA pourtant, il y en a plein, dont des droite/gauche mortels. Mais des indices au préalable permettent de les éviter, tout comme le bon sens lors de décisions judicieuses à prendre.
Enorme progrès de l'auteur, on peut passer à côté d'objets utiles sans que ce soit rédhibitoire mais juste pénalisant. En tout, je crois que seuls trois objets sont indispensables, dont deux très faciles à trouver.
Enfin, concernant la létalité en berne des combats, le phénomène est dû à un changement de philosophie dans les règles.
Déjà, dans son opus précédents Le Sang des Zombies, Livingstone avait beaucoup innové. Là, les règles restent classiques mais les statistiques augmentent tout au long de l'aventure, proportionnellement à la dangerosité des adversaires. Donc en faisant les bons choix, on peut trouver une foule d'armes, armures et objets magiques permettant d'élever significativement ses niveaux d'Habileté et de Chance. Il faut oublier la règle du dépassement interdit du total initial qui est ici selon toute vraisemblance une erreur. Comment expliquer sinon ces possibilités de gagner plus d'Habileté que l'on en perd grâce à de l'armement judicieusement disposé pour nous permettre de vaincre des adversaires toujours plus puissants? Mais surtout, la régénération de l'Endurance connaît une véritable révolution. Hormis la sempiternelle potion de vigueur, il n'existe plus de repas +4E ou d'autres moyens de regagner beaucoup d'énergie d'un seul coup. Par contre, on regagne ponctuellement 1 ou 2 points quand on se repose, qu'on grignote quelque chose lorsque le texte nous l'indique. C'est plus réaliste mais ça me conforte aussi dans l'idée qu'on pourrait très bien dépasser son total initial sans que ce soit exagéré ni cheaté à ce rythme.

Bilan : la première moitié m'a fait craindre le pire, la seconde rattrape le coup. La jouabilité est assez bonne. Reste un livre-jeu trop linéaire à mon goût, guère original et sans surprise. Retrouver la saveur des vieux DF d'antan dans un nouvel opus assez riche en terme de durée de vie, avec d'assez longues sections, est un petit plus indéniable. Mais pour finir sur une mauvaise note, force est d'admettre que le style de Livingstone est vraiment pauvre, même très inférieur à la moyenne des autres LDVELH. Si ce n'est pas grave quand on a dix ans, ça en rend la lecture presque pénible quand on prend de l'âge.

Note : 8/20
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MessageSujet: Re: 66 - L’Anneau des Serpents de Feu    Mer 30 Mai 2018 - 22:59

Voici donc le dernier opus de Ian Livingstone. Le livre part sur une intrigue assez décousue de chasse au trésor avortée pour déboucher sur une mission plus sérieuse de sauvetage de l'Allansia. C'est essentiellement un prétexte pour nous faire parcourir des lieux connus, de la Forêt des Ténèbres à Sable Noir et retrouver force personnages des DF Livingstoniens (que j'éviterais d'énumérer tous ici). On aurait pu craindre une certaine lourdeur, mais en ce qui me concerne j'ai trouvé ce florilège plutôt bien mené et sympathique. Le début de l'aventure est un peu rocambolesque, avec des situations plutôt bizarres (une tentative de cambriolage dans un manoir sans aucune raison, et qui n'aboutit à rien...) mais après la rencontre d'un personnage secondaire féminin assez réussi l'aventure trouve son véritable souffle et je trouve qu'elle est bien menée. Le final face à Zanbar Bone est pas mal, même si ça m'a laissé sur ma faim (
Spoiler:
 
).
Dans l'ensemble l'aventure est plutôt bien équilibrée et pas très difficile. A un point presque caricatural même, puisque sans forcer je me suis retrouvé avec une Force d'Attaque de 17 à la fin... il semble pourtant que je sois passé à côté de pas mal d'objets (ou alors ce sont des erreurs de traduction ?) Bref, quand on rencontre un monstre HABILETE 12, on rigole juste... donc n'attendez pas ici un défi... hum... fantastique.
L'autre problème tient à la présence d'un nombre important de "faux-choix" (comme dans les LS), ou alors de choix directement mortels (pas comme dans les LS...). L'auteur fait tout pour vous faire éviter ces choix, donc ils créent une sensation de liberté un peu factice. Mais ils peuvent être intéressants pour l'intrigue. Et au final le scénario reste le point fort de ce livre par rapport à nombre de ses concurrents.

Bref, si cette aventure n'a rien d'exceptionnel, elle reste agréable et plutôt bien menée.

14/20
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linflas
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MessageSujet: Re: 66 - L’Anneau des Serpents de Feu    Jeu 5 Juil 2018 - 19:35

Mouais... Je préfère la Crypte du Sorcier.

11/20
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MessageSujet: Re: 66 - L’Anneau des Serpents de Feu    

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