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 Le Temple du Faune

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ALIN V
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ALIN V


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MessageSujet: Le Temple du Faune   Le Temple du Faune EmptyMar 2 Juin 2020 - 13:32

Le Temple du Faune Tdf_cover_web-1
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Automne 1781 : les vents de la Raison et des Lumières balayent violemment toute l’Europe. Vous incarnez Gianluca Avogadro, un jeune moine dont l’Ordre du Mont-Carmel vient juste d’être dissous. Ballotté de monastère en monastère en Italie, vous décidez de rejoindre l’un des derniers refuges tenus par vos sœurs les Carmélites. Perdu dans les chemins montagneux, à la nuit tombée, vos pas vous guident vers un temple étrange. A l’intérieur, vous ne le savez pas encore mais votre destinée va se jouer. Votre piété et votre volonté seront mises durement à l’épreuve, afin de connaître le sort qui sera réservé à votre âme.  Une AVH dans un univers fantastique, dans laquelle votre propre morale et vos choix influenceront la destinée d’un moine pétri de doutes. Serez-vous assez vertueux pour terminer l’aventure, ou vos propres penchants pour l’un des 7 péchés capitaux, condamneront notre pauvre moine aux pires affres de l’Enfer.Vous le saurez en testant votre moralité au sein des épreuves du Temple du Faune !
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Fitz
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MessageSujet: Re: Le Temple du Faune   Le Temple du Faune EmptyMer 17 Juin 2020 - 19:16

Deuxième aventure de suite dans lequel je joue un moine, le cas n'est pas près de se reproduire! Mais après une brève introduction légèrement érudite mais pourtant élégante, me voici déjà glissé dans la peau de ce jeune Carmélite égaré dans les montagnes transalpines. Le style est plaisant. Dommage qu'il y ait pas mal de petites fautes qu'une nouvelle relecture effacerait aisément.

Les règles du jeu sont simples mais étonnamment aléatoires : un unique dé pour déterminer les caractéristiques, toujours un seul dé pour les combats comme dans la collection Histoires à Jouer. Heureusement pour moi, j'ai pas mal de chance au tirage. Peut-être que j'aurais trouvé l'aventure moins évidente avec des scores plus moyens.

Le récit, les personnages et les scénettes sont plaisants, souvent originaux (le démon et l'inhumation, Diogène et le chien, Pasiphaé, la vache de Troie et le taureau...) tandis que le scénario est lui beaucoup plus commun. J'étais un peu déçu qu'il ne s'agisse que d'une succession d'épreuves pour sortir du temple.

Par contre, si les sept péchés en variable constante sont une idée intéressante, dans les faits le jeu ne fonctionne pas trop. Comme on est prévenu en amont de l'objectif chiffré (terminer avec aucun péché en positif), les bons choix à faire sont trop intuitifs et il est donc assez facile de faire diminuer les scores. Bien sûr, on peut échouer si on rate des tests mais comme ceux-ci sont très aléatoires (à cause du tirage initial), c'est frustrant d'échouer ainsi. Peut-être ne faudrait-il pas parler de l'objectif à atteindre dans les règles. Comme ça, le joueur s'amusant à se laisser aller à un péché connaîtrait l'une des fins funestes bien méritées des annexes.
Les règles de combat et l'Endurance me semblent de trop car je n'ai vu qu'un seul combat (et il est facile à éviter).
Pour ma part, j'ai quand même échoué une fois, à la toute fin en faisant un mauvais choix devant la balance. La seconde lecture fut la bonne. Les soeurs carmélites peuvent m'accueillir sans crainte dans leur couvent...

Quant à la thématique, elle est intéressante : un mélange de religion chrétienne et de mythologie grecque. Comme c'est bien narré et avec une chouette mise en page illustrée, ça passe tout seul.
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ALIN V
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MessageSujet: Re: Le Temple du Faune   Le Temple du Faune EmptyVen 17 Juil 2020 - 12:14

J'ai un passif affectif avec la mythologie, j'ai donc apprécié cette histoire même si je ne suis pas fan des AVH linéaires. De plus que ce soit bien écrit ne fait qu'augmenter le plaisir de la lecture.
Toutefois, je ne sais pas s'il était nécessaire d'avoir autant de règles pour le format 50§ : les dès, les totaux de péchés à comptabilisé (avec des demis en plus). Mais il n’empêche que j'ai passé un bon moment dans ces lignes.
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Damohl
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MessageSujet: Re: Le Temple du Faune   Le Temple du Faune EmptyMer 29 Juin 2022 - 16:34

Fervent auditeur du PDVELH, je me suis téléchargé cette AVH écrite par l’un de ses membres, Frédéric, et proposée sur Littéraction.

Le contexte en est original (même s’il n’aura malheureusement pas beaucoup d’influence sur l’action) : dans l’Europe des Lumières, nous incarnons Gianluca Avogadro, un moine florentin dont l’Ordre du Carmel s’est vu soudainement dissout par les réformes de l’Empereur Joseph II. Fuyant à travers l’Italie, nous cherchons refuge dans un couvent de Carmélites en Emilie-Romagne. Pour y arriver, nous devons quitter la Toscane en franchissant à pied un col des Apennins. C’est dans ce paysage montagneux que nous trouvons un temple gréco-romain dont la traversée constituera notre aventure.

Au niveau de l’intrigue, j’ai apprécié le fait que nous y rencontrons des personnages de la mythologie et de l’histoire grecques, ou d’y lire un vers de L’Enfer de Dante, autant de contenus sollicitant notre culture générale.

J’ai relevé en outre ce détail intrigant : tous les PNJ (à l’exception du tout dernier, Minos), se caractérisent par un regard flamboyant : la bergère qui nous indique le chemin dans le prologue a « les yeux aussi vifs que deux soleils » ; ceux de Jésus dans le confessionnal sont « dorés », « brillent légèrement dans l’obscurité » ; ceux du démon Goap « brillent comme deux brasiers », « deux feux crépitants », sont nimbés d’une « auréole d’or » ; ceux du satyre Marsyas sont « jaunes », « dorés comme la lune pleine » ; la nymphe Aemilia vous hypnotise par son « regard ardent » ; on distingue chez Diogène de Sinope des « yeux tirant sur le miel », ceux de Pasiphaé brillent dans le noir d’une « diffuse phosphorescence lumineuse », « pareils à ceux des félins ».

Ce point commun pourrait être l’indice que, tout au long de nos péripéties, notre personnage n’est en fait confronté qu’à une seule entité protéiforme, nous accompagnant et s’incarnant devant nous en un avatar différent (ou des avatars differents) à chaque pièce traversée. D’ailleurs, au dernier paragraphe, Pasiphaé se transforme en Marsyas, dont nous remarquons « une lueur, à la fois dorée et maligne dans les yeux ».

Concernant le système de jeu, je pointe l’originalité dans la gestion des sept péchés capitaux. Chaque mauvaise action nous pénalise en augmentant notre score dans tel ou tel péché (voire dans plusieurs simultanément), alors que les choix prouvant notre vertu et notre piété nous les font baisser. Pour échapper aux tourments de l’enfer, nous devons terminer l’aventure avec un score nul ou négatif pour chacun de nos sept péchés. Si tel n’est pas le cas, notre moine est envoyé dans l’un des sept PFA où il subit le châtiment correspondant à son inconduite.

Il est intéressant également que ces bonus et pénalités n’apparaissent pas toujours immédiatement, mais tombent parfois en bloc, quand nous quittons une pièce, ou quand une scène se termine. Le texte « règle les comptes » en nous demandant alors quel a été notre comportement, et en nous attribuant en fonction les pertes et gains en points de péchés.

Contrairement à d’autres, la linéarité de l’intrigue ne m’a pas dérangé. J’ai perçu cette enfilade de salles comme une épreuve initiatique, jalonnée de tentations, dont doit triompher notre moine.

Par ailleurs, vers la fin de l’aventure, une mauvaise décision (assez facile à cerner) nous fait recommencer l’AVH au paragraphe 1. Auquel cas nous avons le choix entre conserver nos scores ou les reprendre tels que déterminés au début de l’aventure (autrement dit, reprendre à zéro). Opportunité judicieuse, qui nous permet d’esquiver le jugement final, de nous rattraper en refaisant l’aventure et en évitant de commettre les mêmes erreurs.

Pour ce qui est des réserves, en ce qui concerne le fond, je regrette des contradictions, des carences explicatives, amenant parfois des choix contre-intuitifs.

Par exemple, à quoi rime le cadavre de ce vieillard en robe de bure, étendu en forme de croix, en image inversée de la crucifixion, que nous découvrons dans la petite église, au début de l’aventure ? Et quel est l’intérêt du démon Goap à nous inciter à lui donner une sépulture ? Et pourquoi déposerions-nous des pièces sous ses paupières, puisqu’il s’agit d’un rite païen ? Il est paradoxal qu’en tant qu’ecclésiastique nous perdions des points de péché en suivant précisément les instructions d’un démon ! Pourquoi sommes-nous grevés d’une pénalité en « Envie » si Diogène nous donne un objet de son plein gré ? (Et la fourmi attachée par un fil au fond d’une coquille d’escargot se rapporte – il me semble – à Dédale plutôt qu’à Diogène.) Enfin, pourquoi devrions-nous, en tant que chrétien baptisé, subir le jugement de Minos plutôt que celui de Dieu ?

Je trouve aussi que les allusions au sexe reviennent un peu trop souvent, au détriment des autres vices : nous débarquons dans une orgie où des corps nus s’adonnent aux plaisirs de la chair, nous y sommes tentés par deux femmes, pouvons forniquer avec l’une d’elles avec des râles de plaisir, voire sous le regard des convives qui nous encouragent et poussent des vivats ; nous surprenons Diogène en train de se masturber ; Pasiphaé beugle telle une vache en rut pour exciter le taureau. Il est vrai que, indépendamment de notre score initial en Luxure, notre religieux s’avoue une petite faiblesse envers ce péché et en traîne un certain passif.

Mais mes critiques se rapportent surtout au système de jeu, trop ambitieux pour ce format. Comme d’autres forumeurs l’ont souligné, sept caractéristiques pour les péchés capitaux, plus le Physique, plus la Volonté, plus les Points de Vie, c’est pléthorique pour une AVH de seulement cinquante paragraphes.

D’ailleurs, le Physique et les Points de Vie se trouvent sous-employés : l’aventure ne comporte que deux combats et un seul test de Physique, tous trois évitables et à éviter.

Quant à la Volonté, elle se voit au contraire sur-employée : lors de l’orgie, nous devons systématiquement réussir trois tests de Volonté consécutifs, pour nous abstenir de nous servir au buffet, résister aux charmes de deux femmes, contenir notre colère devant la provocation de Dalila. Si nous échouons ne serait-ce qu’à l’un d’entre eux, nous recevons une pénalité sur notre score de Gourmandise, de Luxure, voire de Colère et d’Orgueil, sans possibilité de nous en débarrasser sur le reste de l’aventure. Autrement dit, défaut bien livingstonien, notre réussite de l’AVH est fâcheusement conditionnée par notre score initial dans une caractéristique et par notre chance aux dés. (Avec un « 1 » en Volonté, il nous faut rouler avec deux dés ces trois résultats successifs : au moins 9, puis au moins 11, puis au moins 9. Je n’ai pas calculé les probabilités de succès, mais elle me paraissent bien minces.)

Par ailleurs, nos choix se révèlent invariablement pénalisants sans gratification ou gratifiants sans pénalité. Par exemple (et ce schéma est immuable) si nous déposons deux thalers contre les orbites du cadavre, nous sommes allégés d’un point d’Avarice, si nous ne le faisons pas, nous en ramassons un. Il n’y a aucun milieu. C’est d’autant plus déplaisant que, comme je l’ai déjà laissé entendre au précédent paragraphe, au vu du nombre des péchés capitaux et de la brièveté de l’aventure, il est difficile voire impossible de rattraper une mauvaise décision, à moins de recommencer.

D’autres scènes me laissent perplexe au niveau de la jouabilité. Ainsi, pourquoi toutes ces circonvolutions (énigme ou combat ou nécessité de faire un bon choix) pour obtenir de Diogène un objet (assorti donc d’une pénalité) qui s’avère de toute manière inutile ? (A la place, nous pouvons indéfiniment passer des tests de Volonté jusqu’à en réussir un.) Je perçois ce schéma comme une taquinerie de l’auteur (« Tu croyais cette coquille indispensable ? Hé bien non, tu t’es escrimé pour rien, nananère. ») mais qui peut aussi apparaître comme du remplissage.

Quant à la séquence avec Pasiphaé, elle se résume à un OTP des familles : on doit suivre tous ses conseils, sous peine d’être lourdement sanctionné.

En conclusion, j’ai ditingué dans cette AVH d’excellentes idées, tant dans le background que dans le système de jeu, mais qui sont corsetées par le cadre étriqué des cinquante paragraphes (sans doute imposé par le règlement du Mini-Yaz) et ne peuvent donc livrer tout leur potentiel.

En fait, j’ai perçu cette aventure comme un projet, une ébauche, une démo, une avant-première, laissant présager un développement prometteur. Je me prends en effet à rêver à l’excellent LDVELH qui pourrait résulter de telles règles appliquées dans un environnement plus ample de plusieurs centaines de paragraphes, dotés d’une structure non linéaire, reliés par une intrigue plus aboutie, intégrant les aspects historiques, géographiques, voire religieux et politiques, de l’époque et du lieu. Sans compter que les tribulations de Gianluca dans les Apennins pourraient inspirer une préquelle (sa fuite à travers l’Italie) voire une séquelle (son arrivée chez les Carmélites de Reggio-Emilia), pour former une alléchante trilogie.

Bref, cette encourageante esquisse m’invite à guetter avec attention les prochaines productions de Tau-Ceti, dont les membres nous ont déjà annoncé une série de LDVELH.

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