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 67 - Le Fléau de Titan

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alnaro
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MessageSujet: 67 - Le Fléau de Titan   67 - Le Fléau de Titan EmptyLun 23 Déc 2019 - 18:00

Le fléau de Titan

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L'histoire en quelques mots :
La peste Démoniaque, qui transforme les habitants en une sorte de démon, se répand sur l'Allansia. Un antidote existe déjà mais en quantité extrémement limitée. Il nous faudra parvenir au temple de Throff avec le-dit antidote (des fioles "d'huile-fumée"), sur nous pour le faire fabriquer en quantité industrielle par la grande prêtresse.

L'essentiel de l'aventure sera donc un voyage/enquête pour localiser et se rendre jusqu'au fameux temple, caché dans la "Cité Invisible".

Le voyage.
J'ai pris beaucoup de plaisir sur la partie "voyage" du livre.
On adore passer par le Port du Sable Noir même si on y reste pas très longtemps
Spoiler:
 
On passera également par Argenton, Salamonis (une partie conséquente de l'aventure), le défilé de la dent du troll et enfin le temple de Throff
Cette partie voyage du livre est relativement bien soutenue par des interactions nombreuses avec des PNJ

Le temple.
Une fois dans le temple, ca redevient une visite traditionnelle de donjon sauf qu'on peut aller et (re)revenir à notre guise. Ca évite la sensation d'OTP mais pour le coup, on a parfois la désagréable sensation de tourner en rond. Un plan sera certainement nécessaire pour s'y retrouver mais pas de panique, le temple n'est pas très grand non plus. Par ailleurs, l'immersion une fois arrivé dans le temple est assez moyenne je trouve comparé à la 1er partie du livre.

Par contre, j'ai bien aimé le combat final qui est scénarisé.
D'ailleurs à ce sujet, si vous pensez que gagner un combat contre un H 12/ E16 est compliqué, attendez un peu de voir sur quoi vous allez tomber.
Parceque là, je pense qu'on est sur le record du monde !
Spoiler:
 
Mais encore une fois, pas de panique, l'auteur a mis en place ce qu'il faut pour que ce soit gérable.

Niveau jouabilité, ca me semble... jouable :-)
Je n'ai pas comptabilisé le nombre de combats mais il me semble pas très élevé, notamment si on gère bien notre quantité d'antidote et pas de combats insurmontables.
A priori, un seul objet indispensable
Spoiler:
 
que j'ai trouvé facilement et un autre
Spoiler:
 
qui, je pense, à beaucoup d'utilité.
Par ailleurs, pas d'OTP à foison.

Je fais l'impasse sur les illustrations intérieures, je pense que tout a déjà été dit sur le sujet. Par contre, j'aime bien la couverture de Robert Ball avec ce dessin sombre et les épées fluo, style sable laser.
Et sinon, ce grand format est toujours aussi agréable à la lecture.
Bonus de fin avec les archives de l'Allansia :-)

Je pense qu'on a beaucoup de chances d'avoir des inédits.
Celui-ci, je l'ai beaucoup apprécié. Amateurs du monde de Titan, n'hésitez pas !

Note : 15/20
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Dagonides
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MessageSujet: Re: 67 - Le Fléau de Titan   67 - Le Fléau de Titan EmptyMar 24 Déc 2019 - 18:01

Citation :
C'est une belle journée, et s'il n'y avait pas tous ces corps sans vie et l'omniprésence du danger, vous feriez volontiers une halte pour admirer le paysage (131).
Ce passage donne le ton au reste du LDVEH de Charlie Higson : il va y avoir plein de gens morts.

Lu en une après-midi. Le jeu n'est pas dur, car le parcours idéal est fléché si on parle aux bonnes personnes et qu'on prend les bonnes décisions, qui ne sont pas bien compliquées à deviner. On peut toutefois se laisser tenter par des parcours alternatifs, des choix moins intuitifs mais qui peuvent nous amener dans des lieux inattendus, comme l'intérieur du palais du Seigneur Azzur, qui restait inaccessible dans les autres "Défis Fantastiques"...

L'INTRIGUE
Un très courte intro, un peu décevante pour moi en terme d'immersion, plante le décor : un jeune novice guérisseur, sous la férule d'un maître plus expérimenté. Appelons-les : Adso et frère Guillaume. Donc, Adso et Guillaume vont affronter une peste démonique qui s'est abattue sur Titan et qui change les hommes en créatures féroces et avides, on appelle ça le Capitalisme.
Loi des séries (cf. Mungo dans L'Île du Roi Lézard), le vieux Guillaume va bien sûr passer ad patres, expression latine bien choisie puisque la langue des Romains reviendra à plusieurs reprises au fil de l'histoire. Adso se retrouve seul avec son antidote et son couteau pour sauver Allansia... Heureusement d'autres aventuriers se sont mis en route et lui mâcheront en partie le travail. Ce qui d'ailleurs concourt à une certaine crédibilité : en cas de problème qui concerne tout le monde, ce serait surprenant qu'un seul héros se préoccupe de tirer les marrons du feu. Même
Spoiler:
 
a dépêché un héraut, parce qu'il y trouve son intérêt et parce que la fin du monde ne l'épargnera pas plus lui qu'un autre.
Sinon, Nicodème-Harpagon reste semblable à lui-même, il n'accompagne pas Adso et ne lui donne qu'une aide limitée sous des prétextes qui masquent mal sa pingrerie. Smile

MECANIQUE
Les combats ne sont pas trop nombreux, souvent évitables en utilisant l'Huile-Fumée. Certains artifices servent de toute façon de joker ou de point de sauvegarde pour éviter d'avoir à rejouer tout le livre, par exemple
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brillante trouvaille, c'est intégré dans l'histoire et en même temps ça contourne l'écueil habituel du genre.
Les points d'HABILETE, ENDURANCE, etc. se gèrent comme à l'ordinaire, mais les armes ont des dégâts et des malus variables selon leur poids ou autre. Une liste précise est donnée en début de volume, les amateurs de JDR apprécieront. Un autre écueil est ainsi évité, celui de "l'épée, seule arme existante".
L'HABILETE et l'ENDURANCE démesurées de la Horde Démoniaque finale pourront être abaissés par l'usage efficace de la magie. Epique.
Peut-être un bug : après les Portes de la Mort, on nous demande si on porte telle pièce de vêtements, alors qu'on n'est supposé pouvoir emporter aucun objet avec nous à ce moment.

EXPLORATION
Le joueur taquin ou curieux explorera les multiples possibilités ouvertes par l'auteur : attaquer les alliés, refuser une aide manifeste, se détourner du bon chemin. Le récit semble gérer cela, cela ouvre des voies insoupçonnées. Cela explique les 470 paragraphes au lieu des habituels 400.
Salamonis est conçue comme un petit labyrinthe à points cardinaux, on peut s'amuser à la visiter en tous sens, ou se rendre directement au bon endroit puis en partir au plus vite.
Le Temple de Throff s'avère un vrai labyrinthe, je recommande d'en dresser un plan. On croyait entrer dans une banale église avec une statue, peut-être une crypte et c'est tout. On se retrouve à enfiler les ailes et les couloirs comme dans le Château Heydrich ou le Castel Argent. La forme des portes ou les symboles qui y sont gravés servent de repères : la porte de la bibliothèque est en forme de... livre. L'exploration du temple est la partie du livre qui m'a le plus intéressé, car la banale ballade à travers Allansia m'a trouvé blasé et peu enclin à la badinerie, Adso est jeune mais moi je vieillis.

CLINS D'OEIL
172 : variation sur le thème de la Bibliothèque de Babel de Borgès. Ou du Bourgeois gentilhomme de Molière : « Marquise, vos beaux yeux d'amour me font mourir... »
236 : le Poisson aux Mille Voix fait penser au Babelfish dans Le Guide du voyageur galactique.
257 : l'archiviste de bois, un ancien homme-arbre très âgé qu'on rafistole façon Frankenstein avec du bois rapporté et des vis, me fait penser au navire de Thésée à Athènes. Réparé souvent, on se demandait si c'était toujours le même bateau à la longue.
333 : on peut faire l'acquisition de « trois très belles cartes » des continents de Titan, signées par le cartographe « Evett Luxtonas », tiens donc...
458 : réapparition d'une des pierres de magie du Marais au Scorpion, ça faisait longtemps.
470 : la conclusion du récit cite une des phrases favorites de Ian Vifcaillou en dédicace.
Divers monstres piochés dans le bestiaire DF : Bête aux Griffes, Géants d'Obsidienne, etc.
NB, une horde de démons qui s'abat périodiquement sur un royaume (au hasard : le Harn), un novice qui va affronter un prince-démon dans un temple puis aux Enfers, une lame démoniaque qui seule pourra trancher dans le vif du sujet, tout ça c'est de la madeleine de JH Proust Smile

REMARQUES DE BAS DE PAGE OU PLUTÔT DE TOPIC
Le traitement de l'autre monde m'a paru plus juste que dans Les Esclaves de l'Eternité. La description des Portes de la Mort fait froid dans le dos, celle de la Horde Démoniaque dégoûte (c'est l'effet recherché) comme un gros plan sur de la fange. L'auteur évite le poncif, il ne se contente pas de dire « C'est une armée de centaines de Gobelins et d'Orques ». Les combats épiques sont gérés d'une manière logique, on ne fait pas comme si un adversaire géant pouvait être affronté de manière normale.
Perplexité : pourquoi l'offrande pour Throff est-elle
Spoiler:
 
Une lecture intéressante, d'autant plus qu'elle se prolonge par l'appendice signé Scriptarium sur l'histoire et la géographie des lieux visités Smile
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