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 67 - Le Fléau de Titan

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alnaro
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alnaro

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MessageSujet: 67 - Le Fléau de Titan   67 - Le Fléau de Titan EmptyLun 23 Déc 2019 - 18:00

Le fléau de Titan

67 - Le Fléau de Titan Product_9782075135696_195x320
L'histoire en quelques mots :
La peste Démoniaque, qui transforme les habitants en une sorte de démon, se répand sur l'Allansia. Un antidote existe déjà mais en quantité extrémement limitée. Il nous faudra parvenir au temple de Throff avec le-dit antidote (des fioles "d'huile-fumée"), sur nous pour le faire fabriquer en quantité industrielle par la grande prêtresse.

L'essentiel de l'aventure sera donc un voyage/enquête pour localiser et se rendre jusqu'au fameux temple, caché dans la "Cité Invisible".

Le voyage.
J'ai pris beaucoup de plaisir sur la partie "voyage" du livre.
On adore passer par le Port du Sable Noir même si on y reste pas très longtemps
Spoiler:
 
On passera également par Argenton, Salamonis (une partie conséquente de l'aventure), le défilé de la dent du troll et enfin le temple de Throff
Cette partie voyage du livre est relativement bien soutenue par des interactions nombreuses avec des PNJ

Le temple.
Une fois dans le temple, ca redevient une visite traditionnelle de donjon sauf qu'on peut aller et (re)revenir à notre guise. Ca évite la sensation d'OTP mais pour le coup, on a parfois la désagréable sensation de tourner en rond. Un plan sera certainement nécessaire pour s'y retrouver mais pas de panique, le temple n'est pas très grand non plus. Par ailleurs, l'immersion une fois arrivé dans le temple est assez moyenne je trouve comparé à la 1er partie du livre.

Par contre, j'ai bien aimé le combat final qui est scénarisé.
D'ailleurs à ce sujet, si vous pensez que gagner un combat contre un H 12/ E16 est compliqué, attendez un peu de voir sur quoi vous allez tomber.
Parceque là, je pense qu'on est sur le record du monde !
Spoiler:
 
Mais encore une fois, pas de panique, l'auteur a mis en place ce qu'il faut pour que ce soit gérable.

Niveau jouabilité, ca me semble... jouable :-)
Je n'ai pas comptabilisé le nombre de combats mais il me semble pas très élevé, notamment si on gère bien notre quantité d'antidote et pas de combats insurmontables.
A priori, un seul objet indispensable
Spoiler:
 
que j'ai trouvé facilement et un autre
Spoiler:
 
qui, je pense, à beaucoup d'utilité.
Par ailleurs, pas de PFA à foison.

Je fais l'impasse sur les illustrations intérieures, je pense que tout a déjà été dit sur le sujet. Par contre, j'aime bien la couverture de Robert Ball avec ce dessin sombre et les épées fluo, style sable laser.
Et sinon, ce grand format est toujours aussi agréable à la lecture.
Bonus de fin avec les archives de l'Allansia :-)

Je pense qu'on a beaucoup de chances d'avoir des inédits.
Celui-ci, je l'ai beaucoup apprécié. Amateurs du monde de Titan, n'hésitez pas !

Note : 15/20


Dernière édition par alnaro le Mer 11 Mar 2020 - 19:12, édité 1 fois
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Dagonides
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MessageSujet: Re: 67 - Le Fléau de Titan   67 - Le Fléau de Titan EmptyMar 24 Déc 2019 - 18:01

Citation :
C'est une belle journée, et s'il n'y avait pas tous ces corps sans vie et l'omniprésence du danger, vous feriez volontiers une halte pour admirer le paysage (131).
Ce passage donne le ton au reste du LDVEH de Charlie Higson : il va y avoir plein de gens morts.

Lu en une après-midi. Le jeu n'est pas dur, car le parcours idéal est fléché si on parle aux bonnes personnes et qu'on prend les bonnes décisions, qui ne sont pas bien compliquées à deviner. On peut toutefois se laisser tenter par des parcours alternatifs, des choix moins intuitifs mais qui peuvent nous amener dans des lieux inattendus, comme l'intérieur du palais du Seigneur Azzur, qui restait inaccessible dans les autres "Défis Fantastiques"...

L'INTRIGUE
Un très courte intro, un peu décevante pour moi en terme d'immersion, plante le décor : un jeune novice guérisseur, sous la férule d'un maître plus expérimenté. Appelons-les : Adso et frère Guillaume. Donc, Adso et Guillaume vont affronter une peste démonique qui s'est abattue sur Titan et qui change les hommes en créatures féroces et avides, on appelle ça le Capitalisme.
Loi des séries (cf. Mungo dans L'Île du Roi Lézard), le vieux Guillaume va bien sûr passer ad patres, expression latine bien choisie puisque la langue des Romains reviendra à plusieurs reprises au fil de l'histoire. Adso se retrouve seul avec son antidote et son couteau pour sauver Allansia... Heureusement d'autres aventuriers se sont mis en route et lui mâcheront en partie le travail. Ce qui d'ailleurs concourt à une certaine crédibilité : en cas de problème qui concerne tout le monde, ce serait surprenant qu'un seul héros se préoccupe de tirer les marrons du feu. Même
Spoiler:
 
a dépêché un héraut, parce qu'il y trouve son intérêt et parce que la fin du monde ne l'épargnera pas plus lui qu'un autre.
Sinon, Nicodème-Harpagon reste semblable à lui-même, il n'accompagne pas Adso et ne lui donne qu'une aide limitée sous des prétextes qui masquent mal sa pingrerie. Smile

MECANIQUE
Les combats ne sont pas trop nombreux, souvent évitables en utilisant l'Huile-Fumée. Certains artifices servent de toute façon de joker ou de point de sauvegarde pour éviter d'avoir à rejouer tout le livre, par exemple
Spoiler:
 
brillante trouvaille, c'est intégré dans l'histoire et en même temps ça contourne l'écueil habituel du genre.
Les points d'HABILETE, ENDURANCE, etc. se gèrent comme à l'ordinaire, mais les armes ont des dégâts et des malus variables selon leur poids ou autre. Une liste précise est donnée en début de volume, les amateurs de JDR apprécieront. Un autre écueil est ainsi évité, celui de "l'épée, seule arme existante".
L'HABILETE et l'ENDURANCE démesurées de la Horde Démoniaque finale pourront être abaissés par l'usage efficace de la magie. Epique.
Peut-être un bug : après les Portes de la Mort, on nous demande si on porte telle pièce de vêtements, alors qu'on n'est supposé pouvoir emporter aucun objet avec nous à ce moment.

EXPLORATION
Le joueur taquin ou curieux explorera les multiples possibilités ouvertes par l'auteur : attaquer les alliés, refuser une aide manifeste, se détourner du bon chemin. Le récit semble gérer cela, cela ouvre des voies insoupçonnées. Cela explique les 470 paragraphes au lieu des habituels 400.
Salamonis est conçue comme un petit labyrinthe à points cardinaux, on peut s'amuser à la visiter en tous sens, ou se rendre directement au bon endroit puis en partir au plus vite.
Le Temple de Throff s'avère un vrai labyrinthe, je recommande d'en dresser un plan. On croyait entrer dans une banale église avec une statue, peut-être une crypte et c'est tout. On se retrouve à enfiler les ailes et les couloirs comme dans le Château Heydrich ou le Castel Argent. La forme des portes ou les symboles qui y sont gravés servent de repères : la porte de la bibliothèque est en forme de... livre. L'exploration du temple est une partie du livre qui m'a intéressé, car la banale ballade à travers Allansia m'a trouvé blasé. Ce temple est toutefois bien grand et surtout bien vide.

CLINS D'OEIL
172 : variation sur le thème de la Bibliothèque de Babel de Borgès. Ou du Bourgeois gentilhomme de Molière : « Marquise, vos beaux yeux d'amour me font mourir... »
236 : le Poisson aux Mille Voix fait penser au Babelfish dans Le Guide du voyageur galactique.
257 : l'archiviste de bois, un ancien homme-arbre très âgé qu'on rafistole façon Frankenstein avec du bois rapporté et des vis, me fait penser au navire de Thésée à Athènes. Réparé souvent, on se demandait si c'était toujours le même bateau puisqu'il n'y avait plus le moindre bout de bois d'origine, à la longue.
333 : on peut faire l'acquisition de « trois très belles cartes » des continents de Titan, signées par le cartographe « Evett Luxtonas », tiens donc...
458 : réapparition d'une des pierres de magie du Marais au Scorpion, ça faisait longtemps.
470 : la conclusion du récit cite une des phrases favorites de Ian Livingstone en dédicace.
Divers monstres piochés dans le bestiaire DF : Bête aux Griffes, Géants d'Obsidienne, etc.
NB, une horde de démons qui s'abat périodiquement sur un royaume (au hasard : le Harn), un novice qui va affronter un prince-démon dans un temple puis aux Enfers, une lame démoniaque qui seule pourra trancher dans le vif du sujet... ahem, "Loup*Ardent", tout ça...

REMARQUES DE BAS DE PAGE OU PLUTÔT DE TOPIC
Le traitement de l'autre monde m'a paru plus juste que dans Les Esclaves de l'Eternité. La description des Portes de la Mort fait froid dans le dos, celle de la Horde Démoniaque dégoûte (c'est l'effet recherché) comme un gros plan sur de la fange. L'auteur évite le poncif, il ne se contente pas de dire « C'est une armée de centaines de Gobelins et d'Orques ». Les combats épiques sont gérés d'une manière logique, on ne fait pas comme si un adversaire géant pouvait être affronté de manière normale.
Perplexité : pourquoi l'offrande pour Throff est-elle
Spoiler:
 
Une expérience intéressante sans toutefois constituer un DF inoubliable. L'intérêt est peut-être dans l'appendice signé Scriptarium sur l'histoire et la géographie des lieux visités Smile

Note : 11/20




Dernière édition par Dagonides le Mer 11 Mar 2020 - 22:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 67 - Le Fléau de Titan   67 - Le Fléau de Titan EmptyMar 10 Mar 2020 - 16:29

Et voilà, lecture terminée du dernier Défis fantastiques en date. Verdict? Moyen, à l'instar de l'Anneau des Serpents de Feu.

Dans un premier temps, j'ai trouvé ce livre bizarre, je sais pas, j'ai eu une sensation étrange en la lisant, comme s'il ne s'agissait pas d'un livre dont vous êtes le héros de mon enfants. A mon avis, cela a dû venir sur la manière d'écrire. Exit le terme "feuille d'aventure" quand on ramasse des objets, et adieu les "rendez-vous au " à la fin de chaque paragraphe. Je crois que c'est ça qui m'a un peu dérangé. Aussi le fait qu'on incarne plus vraiment un aventurier comme très souvent, mais un jeune disciple accompagnant son mentor, et qui ne possède pas d'équipement de départ. Il n'y a plus la sempiternel épée de début d'aventure, ni de provision, de potion, etc. Il y a juste une liste des différentes armes que nous pourrons trouver au fur et à mesure de l'aventure. Du coup, la découverte de ce nouveau défis fantastiques a été quelque peu... déconcertant.

Après ce premier constat, penchons un peu maintenant sur l'histoire. Une sorte de peste se répand sur tout l'allusion, transformant les personnes touchées en de créatures aussi difformes que démoniaques. Hum, il s'agit d'un sujet plutôt d'actualité vu l'épidémie de Coronavirus qui est en train de se répandre partout. Cette anecdote mis à part, j'avoue que l'intrigue est bien pensée et ma foi plutôt originale, car hormis Les Druides de Cener, 13ème opus de la saga Loup Solitaire, les épidémies restaient relativement discrètes et rares dans les livres dont vous êtes le héros. Du coup, il suffisait de remplacer les démons par des zombies pour nous retrouver dans un Walking Dead dans un univers d'héroic-fantasy.

Le début commence dans le Port de Sable Noir toujours aussi mal fréquenté, après que notre bateau a échoué. Notre héros est le seul survivant en compagnie de son vieux mentor. Bien entendu, celui-ci ne fera pas long feu. Nous rencontrons rapidement notre premier contaminé, et là, l'auteur n'hésite pas à prendre bien son temps pour bien décrire la transformation, ce qui est une bonne chose. Ensuite, suivant nos choix, nous tomberons soit sur Nicodème, soit nous ferons un petit détour par le palais du Seigneur Azzur. Une fois au dehors de la ville, l'aventure peut commencer. Notre mission: amener le reste d'antidote à une prêtresse afin qu'elle en crée en grande quantité pour soigner tous les habitants atteints de ce mal.

Pour l'aventure elle-même, en dehors d'un PNJ féminin sympathique, du début dans le Port de Sable-Noir et d'une visite d'une ville infestée de démons, il n'y a pas vraiment grand chose d'intéressant ou de très palpitants à se mettre sous la dent. Si le passage mentionné ci-dessus dans la ville reste sympathique, car bien stressante avec tous ces démons qui nous pourchassent, elle demeure néanmoins entaché par un côté labyrinthe un peu gonflant et redondant, juste à base de est, ouest, nord, etc. Dommage. Hélas, on retrouvera le même procédé vers la fin, dans le temple final qui demeure au final peu peu passionnant, notamment la fin.

En effet, au début je vous ai dit que l'histoire de départ était originale avec cette épidémie, du coup, j'ai été franchement déçu lorsque j'ai compris qu'il s'agissait une fois de plus d'un KTS. Surtout que la raison pour laquelle la grande méchante en est arrivée là n'est pas franchement terrible.

Mais ce que je déplore le plus, c'est l'ambiance globale du bouquin: c'est vraiment trop enfantin pour un sujet si sombre. Sincèrement, ce DF sous la plume de Green aurait été tout bonnement génial. Là, le livre accuse le coup d'être sorti après les chefs d'oeuvres de Green, et ça se ressent clairement. Et on ne peut pas dire que l'histoire a été bien desservie par des illustrations. Celles-ci sont juste horribles (et pis c'est quoi ce monstre avec des fesses qui parlent? Comment peut-on avoir eu cette idée??). Au mois, dans l'Anneau des Serpents de Feu, il y avait une ou deux illustrations qui sortaient du lot, mais là, que dalle, et en plus, c'est le même illustrateur.

Concernant les mécaniques du jeu, d'après ce que j'ai vu, il ne s'agit pas d'un OTP. Il y a certes plusieurs objets nécessaires pour arriver au bout de l'histoire, mais ceux-ci se trouvent quasiment tous sur le chemin principal, donc il reste très difficile de passer à côté. Les ennemis ne sont pas très difficiles, rarement au-dessus de 8 voire 9, d'ailleurs, les combats se font plutôt rares. En plus, on a l'occasion de regagner souvent des points de vie.

Bref, au final, rien de transcendant, surtout après les bons opus signés Green.

Note 12.5/20
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MessageSujet: Re: 67 - Le Fléau de Titan   67 - Le Fléau de Titan EmptyMer 11 Mar 2020 - 18:33

Le Fléau de Titan

Premier Défis fantastiques écrit par Charlie Higson, scénariste et acteur britannique de 59 ans lors de son écriture (la valeur n'attend pas le nombre des années). Du sang neuf pour la série ce qui n'était pas arrivé depuis... 1992, avec l'unique contribution de K. Phillips pour le Siège de Sardath. Question immédiate : Le Fléau de Titan atteint-il l'excellence de ce dernier?
Non.

Le pitch est visionnaire, prophétique même. Nous jouons un disciple de Throff, déesse majeure de la vie sur Titan. L'Allansia est en proie à une épidémie unique qui change les victimes en démons. Nous quittons notre île isolée aux côtés de notre supérieur pour le continent afin d'y trouver la cachette secrète d'une grande prêtresse. Notre mission : lui donner une de nos fioles curatives spéciales qui lui permettra de créer un vaccin à grande échelle. Evidemment et malheureusement, notre compagnon va durer 3 paragraphes. Quant à l'épidémie démoniaque, nous allons apprendre en chemin qu'elle annonce l'arrivée sur Titan d'une entité destructrice, celle qui donne son titre au livre. Bien sûr, le sauveur du monde, ce sera nous.

Jouer un apprenti-prêtre aurait pu être original. Mais à part la dizaine de fioles curatives anti-démons que nous possédons, nous n'avons pas le sentiment d'être différent de l'aventurier lambda des DF : doué au combat et très endurant. Pour le reste, ce DF est tellement compliqué à évaluer que je vais le faire de manière mathématique.

La Forme
Illustrations 0/3
Nulles. Vraiment. Sans doute que le choix de Vado au style indéfinissable était pour attirer les jeunes lecteurs, sachant que les vieux achèteraient quand même. Mais au cas particulier, cela en devient repoussant de laideur et d'immaturité. Je n'aime pas les jugements catégoriques, surtout en matière de dessin où moi-même ne suis pas un spécialiste. Mais là, ça décrédibilise tout le reste. C'est le ressenti général du livre, sa qualité globale qui en pâtit. il est difficile d'en faire abstraction. Si on gratifie Le Hurlement du Loup-garou des services de Vlado, on obtiendra pas le même engouement au final. Heureusement que le livre grand format est agréable à utiliser avec une police de caractères adaptée, mais c'est une trop maigre compensation.

Style 1,5/4
Pas génial. On n'est pas habitué au grand luxe avec la série Défis Fantastiques mais les phrases sont quand même brèves, pauvres en vocabulaire, et les dialogues très plats. Ceci dit, l'auteur écrit avec un certain enthousiasme. D'où des sections plutôt longues et des descriptions souvent originales et précises. J'ai en mémoire ce poirier auquel m'accrocher pour m'introduire dans une résidence, ces nombreux démons aussi différents visuellement les uns que les autres (oui, oui, fesses-de-face...) et des objets souvent incongrus, qui flirtent avec le burlesque. Mais bon, ce n'est pas très accrocheur, ni immersif. Juste différent et plus coloré que le centimètre-étalon Livingstone.

Le Fond
Scénario 2/4
L'histoire n'a rien d'inédit. Du voyage, de la visite de ville, des péripéties en campagne, beaucoup d'exploration, trop même. Quelques surprises, quelques sous-quêtes, quelques PNJ notoires, mais rien n'est poussé très loin. En fait, l'auteur semble fourmiller d'idées, il est loin d'être paresseux et ne se cantonne pas aux poncifs du genre. Ses créatures sont très originales, on a droit à de nombreuses séquences marquantes (les yeux/oreilles/bouche du Seigneur Azzur, l'homme-bois et l'homme-poisson, la fuite devant la horde de démons...) mais chacune est seulement esquissée avant de disparaître après deux sections. Idem pour les PNJ. La dame de la calèche, notre mentor, l'aventurier venu des Doigts-de-Glace... Tous intéressants à la base mais bien trop fugitifs. On a un patchwork d'une multitude d'idées créatives mais l'ensemble n'est pas cohérent ni vraisemblable. Au crédit de l'auteur : une volonté malgré toutes ces excentricités de coller au monde d'Allansia et d'enrichir même l'univers construit par les LDVELH précédents. Autre qualité notable : on évoque régulièrement des personnages et des lieux que l'on devra visiter ultérieurement, ce qui apporte une certaine motivation.

Structure 1/3
Il s'agit d'une longue aventure. L'histoire en elle-même est plutôt linéaire car ponctuée de nombreux lieux obligatoires, même si quelques itinéraires alternatifs existent, surtout au début. Et dans chaque lieu, la liberté d'action est grande car les choix sont rarement exclusifs. Une structure un peu comme celle de La Tour de la Destruction par exemple. Pour sortir d'un lieu, il faut trouver l'indice, le personnage ou l'objet adéquat avant de pouvoir continuer. Sachant qu'on a 470 sections et qu'elles sont plutôt longues, on a donc beaucoup à lire avant de parvenir à la section finale.
Personnellement, je n'aime pas trop ces explorations libres où l'on peut revenir sur ses pas, tant qu'on n'a pas trouvé la "clé" pour se débloquer. Cela crée un peu de lassitude et diminue l'intensité, car on passe d'un mode survie à un mode enquête pépère.

Gameplay 0,5/3
Là on est très éloigné du DF standard. La Chance sert peu. Pas beaucoup de tests en général. Les combats sont en nombre limité... à l'inverse des objets que l'on peut récolter dans notre équipement. De ce côté-ci, on atteint presque l'inutile boulimie du Retour à la Montagne de Feu. On pourrait penser que cette limitation de l'aléatoire rendrait le jeu plus intéressant, moins rébarbatif que dans d'autres opus ou les morts injustes et l'avalanche de lancers de dés peuvent agacer. Malheureusement, les choix à faire en fin de section ne sont pas très intéressants. Les meilleurs sont évidents, peu subtils à trouver. Quant aux situations périlleuses, notre foule d'objets permet de s'en tirer trop facilement. Enfin, les parties "exploration" de Salamonis ou de la Cité Invisible s'apparentent à des labyrinthes plutôt vides. Décrits avec un certain soin certes (dans la Cité finale tout au moins).
A noter une liste d'armes diverses que l'on va trouver en cours d'aventure. Amusant mais très anecdotique.

Challenge 1/3
Plutôt faible, surtout eu égard à sa grosseur. Je l'ai remporté sans souci à mon 4ème essai avec une Habileté initiale de 10, et quasiment sans utiliser les nombreux systèmes de points de sauvegarde dont l'histoire est truffée (pas ma tasse de thé, ça casse l'immersion pour moi). Mes échecs initiaux sont survenus en début d'aventure où il existe quelques PFA brutaux et quelques combats jamais évidents quand on démarre à 7 ou 8 en Habileté. Mais ce fut ensuite la promenade de santé : adversaires faiblards, presque aucun piège affaiblissant (ah si une fontaine maudite qui fait perdre 1 PE), des remèdes en nombre archi-suffisant et des choix trop intuitifs donc. Quant aux explorations-dédales, elles ne font pas assez appel à l'intelligence du lecteur pour être intéressantes.
La séquence du combat final est quand même pas trop mal. Mais là encore, une formalité si l'on est un minimum sagace.

Conclusion, pas un titre qui va révolutionner la série.

6/20
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Gagadoth
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MessageSujet: Re: 67 - Le Fléau de Titan   67 - Le Fléau de Titan EmptySam 2 Mai 2020 - 23:11

"Le fléau de Titan" était un livre dont j'ai longtemps attendu la sortie VF. Le fait qu'il soit écrit par un auteur ayant déjà fait ses preuves dans la littérature jeunesse et le thème abordé m'avaient alléché. Une peste démoniaque ravageant Titan, nous sommes chargé, nous, un modeste disciple apprenti guérisseur, d'aller rapporter à une grande prêtresse les flacons qui pourront sauver Allansia de la destruction. La couverture montrant une méchante monstrueuse et la promesse de visiter le royaume des morts avaient achevé de me donner envie de découvrir cet opus.
Cruelle fut ma déception.

Dès l'introduction, j'ai senti qu'un truc clochait. J'ai trouvé le style assez pauvre, lapidaire. Le fait est aussi que pour une histoire aussi sombre que celle proposée ici par Higson, les choses restent quand même bien gentillettes, assez édulcorées. On sent d'emblée que le but était de convenir à un public plus enfantin que dans la moyenne des défis-fantastiques. J'en veux pour prouve les illustrations faites de toute évidence par un enfant. Nul doute que cela conviendra sans doute à certains mais j'ai eu personnellement beaucoup de mal à prendre au sérieux cette histoire, à m'en imprégner. Impossible selon moi de défendre correctement une histoire pareille en ménageant la chèvre et le choux avec un quelque chose d'aussi sage. Le résultat est que même dans les situations censées êtres angoissantes on se contente tout au plus de hausser les sourcils, à la limite de l'ennui.
Pourtant, des bonnes scènes, il y en a. Citons en vrac, la rencontre avec la bouche du Seigneur Azzur (non on ne l'embrasse pas, lisez et vous comprendrez! Mr. Green), une rencontre avec Nicodème (nostalgie...), des pnj originaux et sympathiques (Ludo Hypérion que j'ai beaucoup aimé, Lady Webspinn etc.)

Mais ce n'est malheureusement pas suffisant. Même la dernière partie au royaume des morts et face à la méchante m'a paru bien fade et terne, expédiée en trois coups de cuillère à pot.

Soyons clair. "Le fléau de Titan" n'est pas un mauvais DF à proprement parler, mais il parait bien faible à côté des récents opus de Green par exemple. Etant donné qu'il s'agit également de la première incursion de Charlie Higson, je suis également tenté d'être plus indulgent. L'ouvrage est également desservi par ses illustrations d'une incroyable laideur, qui cassent toute tentative d'immersion. Je l'ai lu sans déplaisir mais je n'y reviendrai probablement pas avant longtemps.

Notons quand même une bonne VF et un ouvrage très agréable à prendre en main.

13/20
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VIK
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MessageSujet: Re: 67 - Le Fléau de Titan   67 - Le Fléau de Titan EmptyJeu 21 Mai 2020 - 19:07

Un DF avec une bonne idée de départ, un fléau épidémique flirtant avec les zombies... malheureusement, on est très loin du traitement sombre de la Vengeance des Démons, ou de certains Green : le traitement reste trop enfantin. À mes yeux ce DF manque cruellement de moments marquants ou de passages épiques où l'on ressent le danger, la peur. La faute est multiple mais part d'une bonne intention : une jouabilité ENFIN testée avec des combats faisables (bravo !) , un système de sauvegarde original (mais aux allures de jeux vidéos et qui tue l'immersion pour moi), mais surtout, l'impression d'un point and click téléguidé semé d'indices hyper balisé où finalement, nos choix ont très peu d'importance. On a la triste habitude de croiser un sage par DF qui nous met sur le droit chemin... ici, il y en a une brochette. Le challenge est donc très facile, l'auteur nous mâchant le travail et nous facilitant la tâche. On a l'impression d'un DF d'initiation finalement, malgré son thème paradoxal proche des zombies.

D'autres points négatifs :
illustrations lamentables.
Bestiaire bizarre parfois (Face de F, Voleur des F.)
Liste d'objets bancale (saucisse froide ?)
D'où souvent la sensation d'un What The Fuck anti immersion.
Mais le pire pour moi reste cette sensation d'ennui et de manque de moments marquants. C'est assez fade.

Néanmoins, il y a des points positifs :
- choix original d'arme avec règles sympa
- respect du background et de l'univers de Titan : c'est pour moi l'un des gros points forts du DF. Jamais un DF n'a cité autant de dieux de Titan et ne les a mis aussi en avant. Du coup, pour ceux qui n'ont pas lu Titan, l'encyclopédie de l'univers des DF, ces dieux inconnus ne vont pas nous évoquer qrand chose, et l'on va passer à côté de références historiques. C'est typiquement un DF où la lecture de Titan apporte une grosse plus-value.
- un combat final plutôt nettement au dessus de la moyenne des autres DFs.

Pour ces points positifs et l'effort sur la jouabilité, je lui mets la moyenne.

Dagonides a écrit:


REMARQUES DE BAS DE PAGE OU PLUTÔT DE TOPIC
Perplexité : pourquoi l'offrande pour Throff est-elle
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Réponse :
Spoiler:
 

10/20

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