La Taverne Des Aventuriers

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 Le Topic des Aventuriers-Explorateurs

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MessageSujet: Re: Le Topic des Aventuriers-Explorateurs   Ven 23 Sep 2016 - 21:03

Ces bestioles sont adorables, on dirait des furets : hyperactifs, curieux, joueurs, irrésistibles.

Sinon, une précision importante : ne croyez pas qu'à votre arrivée, vous allez voir tous les animaux du parc débouler... Et c'est valable pour tout le continent. Vous pouvez passer une journée entière sans voir grand-monde, sinon rien. La plupart (les prédateurs principalement) se repose et se tient caché, ne sortant qu'à la nuit tombée. D'où l'importance d'avoir un guide expérimenté qui connaît les bêtes, leurs habitudes, les endroits où elles se rendent fréquemment, sait repérer leurs traces. Mais encore une fois, ce n'est pas parce que vous êtes entrés dans un parc animalier que tous les animaux du coin vont venir aussitôt prendre la pose pour vous...
De même à l'autre bout du monde : une amie partie dans une réserve de tigres en Inde y a passé trois jours sans en voir la queue d'un. Ce n'est que le dernier jour que le seigneur rayé a daigné se montrer et d'après son guide, c'était un coup de bol...

Ou alors, vous pouvez aussi passer devant un lion dissimulé et ne rien voir du tout. Rassurez-vous, lui de son côté vous a déjà repéré depuis longtemps...
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MessageSujet: Re: Le Topic des Aventuriers-Explorateurs   Sam 24 Sep 2016 - 11:01

(If you own the copyright for any image and want it removed, email me and it will be immediately reviewed)


Nouvelle étape avant de vous laisser quelques jours...

Retour à la civilisation, direction Cape Town et  plus particulièrement sa fabuleuse côte, qui n'a rien à envier à la côte californienne...

Cape Town est "la cité-mère" de l'Afrique du Sud, fondée par les hollandais. A l'époque, le Canal de Suez n'existait pas, pour rejoindre l'Extrême-Orient, il fallait contourner l'Afrique avant de remonter par l'Océan Indien. Il fallait donc un port à mi-chemin, afin que les navires puissent faire relâche, réparer d'éventuelles avaries, se ravitailler, principalement en eau douce mais aussi fruits et légumes pour lutter contre le scorbut, inévitable après des mois en haute mer.
Ce fût donc Cape Town, blottie au pied de Table Moutain, "la montagne de la table", ainsi nommée en raison de son aspect étonnant, au sommet parfaitement plat :


Sommet auquel on accède par la route (déconseillé à pied à moins d'avoir des mollets de dieu) ou par le téléphérique (pris d'assaut, prévoyez d'attendre). Et arrivé là, on découvre dans toute sa splendeur la magnifique topographie de la région et de la côte...


Aujourd'hui, Cape Town, victime de son succès, voit affluer les touristes, éblouis par cette ville prise entre les montagnes et l'océan, séduits par ses vieilles maisons à l'architecture hollandaise inattendue, souvenir des premiers colons, son jardin botanique parmi les plus réputés au monde, son climat d'une grande douceur et sa vie nocturne animée sur Long Street. Oui, ça construit beaucoup à Cape Town et ça devient même bobo dans certains quartiers... Malgré tout, la ville reste bien plus détendue et cosmopolite que Johannesburg ou Pretoria, vous vous y sentirez plus à l'aise. Mais mieux vaut prendre la voiture et longer la côte. Et là, on en prend, pour parler familièrement, plein la gueule...

Voici, à quelques minutes de route, les plages de Clifton :


Elles sont quatre, bien séparées par de grands rochers en granit et bien abritées. Chacune a son style : la première est prisée des surfeurs, la seconde est fréquentée par la communauté gay, la troisième est très familiale et la quatrième voit défiler le gratin de la mode et des jet setters de la région.
Poursuivons pour atteindre Camps Bay, le "Monaco" de l'Afrique du Sud, aux pieds des "douze apôtres", douze géants de granite surplombant la baie :


C'est sans doute la plus belle plage de la côte mais vous passerez plus de temps à bronzer qu'à vous baigner... L'endroit est très venté, les vagues très fortes et les eaux froides, en cause les courants froids qui remontent du Pôle Sud. De toute façon, on vient plus à Camps Bay pour se montrer, sur la plage et dans les bars et restaurants de la promenade. Là-haut, perdues dans la pinède, se cachent les villas modernes et luxueuses des élites, blanches le plus souvent, il faut bien le reconnaître...

Laissons Camps Bay et sa jetset pour rejoindre la route côtière la plus incroyable de toute l'Afrique, Chapman's Peak Drive :

Plus de 9 kilomètres et 114 virages entre Hout Bay et Noordhoek, creusée le long des falaises d'un côté et des rouleaux de l'Atlantique de l'autre... Epoustouflant, grandiose, on se croirait sur la Pacific Coast Highway... Attention, les éboulements sont fréquents, dans ce cas la route est fermée par les autorités. Vous pourrez alors vous rabattre sur la Constantia Nek Pass, moins spectaculaire quand-même.



Les deux vous permettront de relier Hout Bay à Noordhoek où vous attend une plage magnifique (si vous montez à cheval, de nombreux clubs vous proposeront un galop sur la plage ou une simple promenade si vous n'êtes jamais monté en selle) :


Poursuivons encore pour rejoindre Simon's Town et sa plage de Boulders pour aller à la rencontre de ses étranges occupants :


Plus de 300 manchots, venus un jour du Pôle et qui ont décidé de rester... Depuis des années maintenant, ils vivent ici et attirent les foules. On peut les approcher de très près sur la plage, voire même se baigner avec eux, leur curiosité et leur familiarité étant très grandes. Ces derniers temps cependant, afin de les perturber le moins possible, des pontons de bois surélevés ont été installés, permettant de les admirer de loin. De toutes façons, vous ne les approcherez pas très longtemps en raison de leur odeur, très forte et très désagréable, j'ai testé pour vous...

Et enfin, le point ultime, très loin au sud.


Voilà, vous y êtes, comme vous l'indiquent les panneaux. Où ? Mais au bout de l'Afrique du Sud, au bout de l'Afrique tout court, à la pointe du continent ! Devant vous, le Cap de Bonne Espérance et au-delà, en face (assez loin quand-même...), le Pôle Sud. Il ne vous reste plus qu'à grimper en haut du phare, face à l'océan et à crier :"Je suis le roi du moooonnnde !!" ou, plus prosaïquement, à poser devant les panneaux vous indiquant que vous êtes à l'extrémité du continent. Soit dit en passant, l'endroit est également une réserve naturelle de toute beauté.

Quelques conseils :
- Attention : on roule à gauche !
- Restez prudent au volant. Les panoramas et vues sont à couper le souffle mais la route reste sinueuse, étroite par endroits et peut se révéler dangereuse si on ne fait pas attention. Une photo ou un selfie à prendre ? Arrêtez-vous sur le bas-côté, vous serez plus tranquille. Par contre, la route est bien entretenue et asphaltée, comme souvent en Afrique du Sud.
- Les éboulements sont fréquents sur Chapman's Peak Drive. Dans ce cas, la route est fermée et des messages sont diffusés par les autorités, renseignez-vous avant de l'emprunter. Ces derniers temps, des filets de protection ont été mis en place sur les parois. Attention, beaucoup de cyclistes également.
- Soyez prudent si vous vous baignez. Les courants sont forts, les vagues puissantes. Préférez les plages de Clifton, les plus abritées. Attention, en raison des courants venus du Pôle Sud, l'eau est souvent froide, voire glaciale. Elle n'est vraiment agréable qu'en été, à partir de décembre.
- Si vous ne conduisez pas, pas d'inquiétude. La majorité des localités peuvent être rejointes depuis Cape Town en bus, en taxi (bon marché surtout si vous êtes plusieurs) ou même en train pour les plus éloignées.
- N'hésitez pas à partir au pif. Tout le long de la côte se succèdent de petits villages, de petites localités très sympas, à découvrir. Vous serez surpris par l'architecture hollandaise, avec ses maisons à pignons qui vous donneront l'impression d'être à Amsterdam... Cape Town elle-même est très européenne d'allure, ça fait partie de son charme, l'impression d'un morceau d'Europe importée en Afrique. Par contre, beaucoup de monde, beaucoup de touristes, c'est un peu la Côte d'Azur du pays, réputée pour ses plages, sa gastronomie, ses vins, son art de vivre... En raison des origines de la ville et de son histoire, la population blanche est plus représentée ici mais l'atmosphère est très balnéaire et plus détendue qu'en d'autres endroits du pays. Attention à la nuit tombée quand-même...
- Evitez de louer un petit bateau pour vous rendre au large, histoire de vous retrouver seul au monde. Car vous risquez alors d'avoir de la visite...


Bon, en général, il évolue loin au large... Mais n'oubliez pas : comme le lion en plaine, il est ici chez lui...

L'expérience du minibus...


A faire, pour vraiment s'immerger et bien pratique si on est un peu coincé niveau budget.
Ce sont de petits vans, aménagés pour une dizaine ou une vingtaine de personnes, ça dépend. Ils passent en certains endroits de la ville et l'assistant du chauffeur fait coulisser la porte et crie alors le nom de sa destination, par exemple :
"Clifton ! 'going to Clifton !"
C'est votre destination ? Agitez le bras pour le faire stopper, montez. Vous voilà assis ou debout, calé contre la paroi, tandis que le chauffeur démarre en trombe. Yep, c'est bondé, ça balance un peu, ça klaxonne ferme... L'assistant du chauffeur crie le nom du prochain arrêt, quelques minutes avant d'arriver. Vous descendez là ? Levez-vous et réglez-lui votre course et descendez.
Le gros avantage ? Le prix de la course est vraiment modique, voire dérisoire. C'est un transport très populaire, très prisé, vous pouvez être assis à côté d'un type en costard-cravate et smartphone à l'oreille, d'un ouvrier qui rentre du boulot ou d'une mama noire, son bébé dans les bras. Les gens discutent, se poussent pour faire de la place... Une vieille dame qui se déplace difficilement ? Le chauffeur n'hésite pas à la déposer devant chez elle, quitte à faire un détour et personne ne proteste en général. C'est l'un des avantages : si vous avez une bonne tête et demandez gentiment, on vous déposera là où vous demandez si c'est possible, on vous laissera descendre alors que le véhicule est arrêté à un feu... Question de bagoût, de feeling. Ce sont souvent des jeunes qui conduisent et gèrent ces véhicules, c'est le moyen pour eux de se faire un peu d'argent.

Expérience personnelle :

Fin d'après-midi à Camps Bay, votre Voyageur guette un taxi à la station, nonchalamment appuyé à un arbre. Soudain, en face, de l'autre côté de la rue, un minibus freine, la porte latérale coulisse, un grand et jeune gaillard noir m'apostrophe :
- Going to Cape Town, Man ?"
Surpris, je fais signe que oui. Un grand geste du bras :
- Come on !
Après une hésitation, je traverse la route en courant, je monte, pas le temps de m'asseoir, ça redémarre, je manque me casser la gueule... Une dame noire souriante se pousse un peu pour me permettre de poser mes fesses sur un bout de siège. Je regarde autour de moi, c'est bondé, ça roule, ça klaxonne, ça discute, j'ai l'air étonné, surpris. Ma voisine me demande :
- Tourist ?
Je réponds que oui et là, voyant que je parle anglais, on m'interroge, on me demande d'où je viens, comment c'est chez moi, si je suis marié et si j'ai des enfants (question récurrente en Afrique où le célibataire sans enfants est une espèce rare...). Le temps passe, Cape Town, mon arrêt, est annoncé. Je me lève, me fraie un chemin... Sorry... Excuse me... On me dit combien je dois, je crois avoir mal entendu tellement c'est modique. Freinage à la Fast and Furious, la porte qui coulisse, on descend, d'autres montent. Pas le temps de vraiment réaliser, voilà notre minibus qui repart déjà sur les chapeaux de roues...

C'est très populaire, assez bon enfant et pittoresque, un peu rock'n roll même, on peut en trouver partout en ville, c'est un bon moyen de rencontrer les vrais sud-africains, ceux de tous les jours et c'est modique au niveau du prix.
Faire gaffe quand-même pour ne pas tomber sur n'importe qui au volant... En général, si vous voyez des femmes avec des enfants monter, vous pouvez y aller. Beaucoup de ces véhicules font le même trajet tous les jours, les gens finissent par connaître les jeunes qui les conduisent et savent s'ils peuvent leur faire confiance ou pas. Si la conduite du chauffeur vous semble dangereuse, descendez au prochain arrêt. Si vous rentrez à la nuit tombée, prenez plutôt un taxi.
A noter qu'actuellement, c'est la guerre entre ces minibus et les taxis officiels, ça a même dégénéré en bastons violentes et véhicules incendiés... Mais ça reste un moyen de transport très apprécié de beaucoup, très populaire.
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MessageSujet: Re: Le Topic des Aventuriers-Explorateurs   Sam 1 Oct 2016 - 18:27

Pretoria, "Jacaranda City"

Nous voici maintenant à l'autre bout du pays, à Prétoria, siège de la Présidence et du Parlement. Prétoria, autrefois capitale de l'Apartheid et où siège aujourd'hui un président noir, beau symbole.

En ce début de printemps, c'est le moment ! Ils se préparent à déployer toute leur éclatante floraison bleue et mauve sur la ville. Prétoria, surnommée "Jacaranda City" en raison des 70 000 spécimens (et non pas 7000 comme je l'ai écrit plus haut) plantés le long de ses avenues :



(photos de/by : southafrica.net)

Vue des collines, la ville paraît quadrillée de lignes mauves sur quasiment toute son étendue. Sur la plupart des avenues, le feuillage des arbres se rejoint, formant une voûte, un véritable tunnel floral où jouent l'ombre et la lumière, sous le bleu éclatant du ciel printanier. Chaque année, le phénomène attire peintres et photographes du monde entier. Dans les galeries de peinture de la ville, c'est un sujet régulièrement représenté, comme la floraison du Namaqualand. Attention : tous les jacarandas de Pretoria sont classés "protégés", il est strictement interdit de les dégrader ou de leur nuire d'une quelconque façon.


(photo de/by : Hannah 0013)
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MessageSujet: Re: Le Topic des Aventuriers-Explorateurs   Dim 22 Jan 2017 - 12:37

Alors...

C'est très amusant d'être en Afrique Australe pour les fêtes de fin d'année puisque c'est l'Afrique et le plein été. Et pourtant, Noël est bien présent, avec la tradition, les chants de Noël, les cadeaux, héritage des anciens colons... Certes, le Baobab ou un autre arbre africain remplace le plus souvent le sapin mais ce dernier est parfois bien présent, décoré, dans les grands centres commerciaux des métropoles et c'est poilant quand il fait 30° et un soleil éclatant dehors....
La fameuse chanson de Noël "Douce nuit", Holly Night en anglais, est très présente aussi mais devenue ici Silent Night et Stille Nag en Afrikaans. Le plus dépaysant reste de se faire un barbecue ou un repas froid pour le Réveillon, étant donné que c'est l'été. Se souhaiter bonne année en chemisette et tongs autour d'un barbecue par une nuit à 20° minimum et passer le premier jour de la nouvelle année sur la plage, c'est franchement dépaysant...

Gaborone, Botswana

Le Botswana est considéré comme la Suisse de l'Afrique pour sa prospérité et comme le Costa Rica africain pour sa protection de l'environnement, ses parcs et réserves magnifiques. Certes, il y a les oubliés du "miracle botswanais" et les ravages du SIDA mais le pays a réussi, dépensant prioritairements les revenus de ses gisements de diamants dans l'éducation et la protection de la faune et de la flore.
On est donc assez surpris par la capitale, Gaborone. Très polluée (surtout en cette saison où la chaleur est lourde et le ciel couvert), c'est la capitale administrative type, laborieuse et calme. Actuellement, le centre-ville est pris de fièvre immobilière et donc de construction, avec des tours modernes, de grands hôtels et des centres commerciaux rutilants et immenses où se presse une population très jeune, plutôt occidentalisée et avide de consommer...


Non, ce n'est pas Los Angeles mais Gaborone...

Au niveau amusant, les regards curieux ou étonnés devant un blanc... Le premier jour, il y a eu bien sûr les obligatoires sorties avec nos correspondants locaux mais très vite, je me suis baladé seul et j'ai eu droit à pas mal de coups d'œil ou regards un peu étonnés... Ici, les rares blancs sont en général des touristes en transit vers les parcs ou alors le personnel des ambassades, les expatriés ne sont pas légion. J'ai donc eu droit à une vive curiosité et pour peu qu'on sympathise, beaucoup de questions dont la fameuse sur ma femme et mes enfants (soupir). Hé oui, en Afrique, le célibataire sans enfants, surtout à 45 balais, est une espèce rare, voire exceptionnelle. Suspecte même (rires).

Mais bon, Gaborone ne m'a pas emballé, cette impression largement compensée par la gentillesse chaleureuse de ses habitants. Ce qui frappe, c'est la jeunesse de la population et un haut niveau d'éducation, les universités du pays sont très réputées et les professeurs et instituteurs ont leur jour national dédié, le Teatchers Day, le premier jeudi de juin de chaque année, où ils sont fêtés et se voient offrir des cadeaux par leurs élèves. Beaucoup de conférences aussi (c'est pas pour rien que j'y étais pour le boulot) avec des conférenciers venus de toute l'Afrique et d'ailleurs, dans des centres d'affaires et de congrès flambant neuf :


Je reviens prochainement pour vous emmener au Lesotho, une autre Afrique, hors du temps celle-là...
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MessageSujet: Re: Le Topic des Aventuriers-Explorateurs   Dim 22 Jan 2017 - 13:02

Allez, dernière étape avec le Lesotho, le "Royaume dans le ciel".

Contrairement au Swaziland, le Lesotho est entièrement "inclus" dans l'Afrique du Sud :


On s'y rend donc depuis l'Afrique du Sud, depuis Pretoria, Johannesburg ou Bloemfontein, ville natale de Tolkien, toute proche. Il y a certes un aéroport à Maseru, la capitale, mais bon... Sur place, les infrastructures routières sont très bonnes, comme en Afrique du Sud ou au Swaziland : on peut se déplacer facilement par bus, voiture ou taxis-minibus (sorte de taxi collectif). Pour les hôtels en revanche... Exceptée la capitale Maseru (et encore, on est plus sur du Bed and Breakfast rustique que sur de l'hôtel), il faut se loger dans les nombreux lodges. Comme en Afrique du Sud, beaucoup de réserves privées proposant des lodges, du plus rustique au plus luxueux. Depuis Maseru, n'importe quelle agence de voyages ou office du tourisme peut vous programmer une escapade de deux ou trois jours. Et, pour un européen, payer sur place est bien sûr nettement avantageux plutôt que de réserver depuis l'Europe... Les randonnées à cheval sont nombreuses dans le pays, les Basothos étant bons cavaliers depuis le règne de Moshoeshoe Ier qui, en 1830, utilisa les chevaux pour repousser les attaques des anglais.

Sauvage le Lesotho ? Oui, rural surtout. Petits villages de maisons cylindriques, bergers enveloppés dans leur couverture de laine, veillant sur le précieux bétail avec de petits chiens... Les "basses-terres" sont encore assez semblables aux plaines de l'Afrique Australe mais dès que l'on rejoint les "hautes-terres", on se retrouve en altitude, il fait plus frais, froid la nuit, les matins sont brumeux en hiver, il peut y avoir de la neige... Le relief se fait plus tourmenté, succession de gorges et de ravines encaissées :




Il y a aussi parfois l'apparition, magique, d'un lac au détour d'une crête :


Le royaume reste très pauvre, sous perfusion économique et financière du géant sud-africain. Le SIDA y a fait également des ravages, plus d'un quart de la population est séropositive. Mais le Lesotho n'est pas un royaume de pacotille : dans cette Afrique Australe où l'on ne prend pas les tribus et ethnies à la rigolade, les Basothos sont considérés comme les autres, ils ont leur monnaie, leur langue, leur drapeau, leur culture et artisanat... Ils sont très fiers d'avoir échappé à l'Apartheid et d'avoir repoussé bien des attaques au cours de leur histoire. Et surtout, ils sont incroyablement chaleureux et accueillants.
Malgré tout, il vaut mieux éviter de s'aventurer seul dans certains quartiers de Maseru la nuit et je déconseille de partir seul en randonnée, en "routard" : on est très vite en pleine nature sauvage et comme partout, il faut prendre certaines précautions, vêtements chauds, prévenir de son départ, de là où l'on va, prendre beaucoup d'eau... On est ici en pleine Afrique, il n'y a pas le Wi-Fi à chaque kilomètre ni une station-service ou une prise pour recharger son portable derrière chaque colline... Se rappeler également que les blancs sont rares ici et créent donc la curiosité, ne pas s'attendre à passer inaperçu...

Bien que "petit" par rapport à son voisin sud-africain, le Lesotho a beaucoup à offrir. Pressé par le temps, je n'ai fait que survoler la région au sud de la capitale pendant quelques jours. En d'autres endroits, on peut découvrir le Sehlabathebe National Park ou le panorama à couper le souffle depuis le sommet du Sani Top.
Par moments, on se croirait plus au Kenya ou dans l'Afrique "verte" qu'en Afrique australe. On est très loin ici de la brousse, des déserts d'ocre et de poussière, de la savane. Tout est très vert avec des collines boisées, des montagnes culminant à 3000 mètres, un ciel d'un bleu vif mais qui peut rapidement se couvrir et des nuits pouvant être froides en altitude... Mais on est bien en Afrique comme le montre le culte des ancêtres, les Balimos, et l'omniprésence, dans les villages, du Ngaka, version locale du chamane...

Le retour sur Pretoria et l'Afrique du Sud n'en est que plus surprenant, dès le poste-frontière. Un autre monde...
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